Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 12:38

Des catholiques allemands ont décider de boycotter le Père Noël qui ne correspond plus aux valeurs de l'Eglise.

 

noel.jpgNoël est-elle une fête catholique ou une fête païenne ? Cette question mérite, ma foi, d'être débattue ! Les partisans de la fête catholique disent qu'elle est catholique parce qu'elle célèbre la naissance de Jésus de Nazareth; les détracteurs disent, au contraire, que le mot Noël vient de la langue celte et est la contract des mots novo (nouveau) et hel (soleil) et donc que la fête est dédiée, dans la tradition celte, au solstice d'hiver. Le débat pourrait aller plus en profondeur mais là n'est pas le propos d'aujourd'hui. Nous sommes entrés dans cette période dite de l'Avent qui, dans la liturgie de Noël, correspond à la période de quatre semaines qui annonce la venue (adventus, dans le sens de naissance) du Christ. On nage effectivement en pleine fête chrétienne là... Mais voila, pour beaucoup de chrétiens à travers le monde, la fête de Noël revêt, désormais, bien trop d'atours commerciaux que pour être encore parfumée des effluves du catholicisme.

Ainsi, par exemple, les Bonifaciens allemands - des catholiques allemands qui se rangent sous l'égide de Saint-Boniface, l'apôtre des Germains - ont décidé d'éradiquer la Noël de leurs pratiques religieuses. Ils ont même créé ce qu'il appellent la Zone libre du Père Noël (Weihnachtsmannfreie Zone) dont l'objectif est de remplacer toute imagerie liée au Père Noël par des références à Saint-Nicolas. En effet, les Bonifaciens estiment que le Père Noël est devenu un symbole de la société de consommation et qu'il a perdu ses valeurs liées au partage et à l'ouverture vers les autres. "Saint-Nicolas est un samartain qui nous rappelle d'être bons, de penser à notre prochain et d'offrir le bonheur en cadeau" précisent les Bonifaciens sur leur site internet. Bref, Saint-Nicolas correspond davantage que le Père Noël aux valeurs défendues par ce groupe de catholiques. Et de rappeler également que dans les pays allémaniques et bataves, le Père Noël est un personnage dérivé en droite ligne de Saint-Nicolas; Sinterklaas, aux Pays-Bas, et Sankt Niklaus, en Allemagne... A bien y réfléchir, c'est vrai qu'il n'y a pas loin d'un Sinterklaas et d'un Sankt Niklaus à un Santa Claus, appellation officielle du Père Noël dans les pays anglo-saxons...

Et puis, affirment encore les Bonifaciens, l'image du Père Noël telle qu'on la connait aujourd'hui est fortement influencée par Coca-Cola. A l'origine, au 19è siècle, c'est le dessinateur germano-américain Thomas Nast qui esquissa, en premier, le Père Noël comme un vieux bonhomme jovial porteur des valeurs de réconfort et de partage. Mais en 1931, à la demande de Coca-Cola, le publicitaire Haddon Simblon récupère le personnage pour l'adapter aux valeurs commerciales de la firme américaine. L'image que l'on a du Père Noël aujourd'hui repose sur ce personnage retravaillé par Simblon... une image qui déplait aux Bonifaciens. Enfin ajoutent-ils encore, dans des pays qui n'ont pas de tradition chrétienne, comme la Chine par exemple, le Père Noël s'impose de plus en plus mais il n'a pour toute valeur que celle du commerce et de la consommation. Sur base de ces constats, les Bonifaciens militent donc depuis plusieurs semaines pour le remplacement du Père Noël par Saint-Nicolas qui correspond mieux, selon eux, aux valeurs de la chrétienté... Actifs en Allemagne mais aussi en Scandinavie et dans les pays baltes, les Bonifaciens ont déja rallié plusieurs milliers de personnes à leur cause dans ces pays. Mais dans bon nombre d'autres pays, que ce soit en Belgique, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs encore, de plus en plus de voix s'élèvent contre l'aspect de plus en plus commercial des fêtes de Noël. Mais, après tout, cette période n'est jamais que le reflet de la société... Il n'y a pas qu'en décembre que notre société est surconsommatrice ! Pourquoi Noël échapperait-il à cette réalité ?

 

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 09:15

Worcester, dans le Massachussetts, propose un vaccin contre la grippe et un bon-cadeau pour Noël à tous ceux qui ramèneront une arme à feu...

flu-shot.jpgLes initiatives pour diminuer le nombre d'armes à feux en circulation aux Etats-Unis se multiplient ces dernières années. On a eu l'échange d'une arme contre des jouets, à New York; une arme contre un bon-cadeau de Noël à Los Angeles et à Compton ou encore le remplacement d'une arme contre un sex toy à l'occasion de la Saint-Valentin, à Hunstville dans l'Alabama. Mais, on le sait, les Etats-Unis sont aussi le pays des paradoxes puisque d'un côté des autorités diverses (police, Mairies...) battent le rapel des armes en circulation et de l'autre côté des sociétés commerciales offrent des fusils d'assaut à l'achat d'un véhicule (lire à ce propos Buy a truck, get a Ak-47) tandis que les armes restent l'un des cadeaux de Noël les plus prisés dans certains états (lire également Un Mossberg 500A sous le sapin)... Dans un pays où la mortalité liée aux armes a feu est, en moyenne, de 273 personnes par jour, les autorités tentent tant bien que mal de jouer leur rôle préventif alors que les mercantiles s'appuient sur une loi obsolète (lire Un jour l'enfant prend une arme) pour augmenter le nombre d'armes à feu en circulation. Quoi qu'il en soit, la mairie de Worcester, dans le Massachussetts, organise une grande collecte d'armes le week-end prochain. Le but est de récupérer une cinquantaire de fusils et/ou pistolets ! L'an passé, ce sont 40 armes qui avaient été ramenées au commissariat de Worcester. Ce programme est une réussite totale puisque depuis 2002, année de son lancement, ce sont quelque 2200 armes à feu qui ont été retirées de la circulation. Ainsi donc, ces samedis 8 et 15 décembre, les habitants de Worcester pourront ramener leur(s) arme(s) à feu à la police municipal. Afin de motiver la population, chaque arme ramenée sera "échangée" contre un vaccin anti-grippal totalement gratuit (coût pris en charge par la Mairie) mais aussi un bon-cadeaux dont la valeur sera proportionnelle à la dangerosité de l'arme ramenée : 25$ pour une arme de poing, 50$ pour un fusil et 75$ pour une arme automatique...

Ce programme repose sur la collaboration active de quatre partenaires, trois partenaires publics - la mairie de Worcester, les services de santé publique et les forces de police de la ville - et un partenaire privé, une grande surface qui offre une partie des bons-cadeaux. Pour la première fois, les habitants des communes alentours sont également conviés à ramener leurs armes... Plusieurs autres grandes villes américaines mettent en place un programme similaire car les résultats de Worcester sont bons ! Si 2200 armes ont été rapportées depuis 2002, Worcester présente aussi le taux de morts par balle le plus faible de toute la Nouvelle-Angleterre (une région qui s'étend sur six états : le Massachussetts, le Connecticut, le Maine, le New Hampshire, le Vermont et Rhode Island). Les armes ramenées sont systématiquement détruites afin qu'elle ne puisse, d'une manière ou d'une autre, jamais être remises en circulation.

 

Source : Worcester Telegram

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 09:46

L'Agence Nationale de Lutte Contre l'Illettrisme lance une campagne originale pour attirer l'opinion sur les ravages de l'illetrisme et faire de ce phénomène une grande cause nationale en 2013...

anlci2.jpgLe chiffre est rude : plus de trois millions de Français sont illettrés ! Si l'on y ajoute le nombre important d'analphabètes, on arrive au chiffre encore plus effrayant d'un Français sur huit(1) qui ne sait ni lire ni écrire ! Car il est important de faire la distinction entre l'illettrisme et l'analphabétisme : l'illettré est une personne qui a appris à lire et à écrire (au moins des notions) mais qui en a perdu la maîtrise alors que l'analphabète est une personne qui n'a jamais appris à lire et à écrire. Si l'analphabète n'a donc jamais acquis de bases stables d'écriture et de lecture, l'illetré a donc perdu pour diverses raisons ses acquis. Le nombre d'illettrés en France represente quand même 9% des adultes qui ont été scolarisés... Presque un sur dix ! Dès lors, on comprend pourquoi l'illettrisme devrait être fait grande cause nationale de l'année 2013 chez nos voisins hexagonaux. Un collectif de 59 organisations nationales actives dans les domaines de l'éducation, de la culture, de l'insertion sociale ou de l'entrepreunariat a été mis en place sous l'égide de l'Agence Nationale de Lutte Contre l'Illettrisme (ANLCI), son objectif est donc de faire de l'illettrisme une grande cause nationale de l'année à venir afin de prévenir et faire reculer l'illettrisme ! Pour y parvenir, différentes actions ont été mise en place par le collectif baptisé Illetrisme, grande cause 2013 ?, à commencer par deux sites internet (illettrisme2013.fr et anlci.gouv.fr) mais aussi tout une série d'outils (dossiers, kit de communication, brochures, plaquettes...) pour s'informer et agir contre un phénomène qui est aussi un véritable enjeu de société. Un catalogue de ces outils est d'ailleurs disponible en ligne (ici).

Une campagne visuelle percutante !

Cependant, les outils imaginés par le collectif nécéssitent une démarche du public, c'est à lui d'aller vers les outils. Pour alerter l'opinion ce n'est peut-être pas la manière la plus percutante de procéder. Dès lors, l'ANLCI a décidé de diffuser une campagne visuelle pendant tout le mois de novembre via un réseau d'affichage mais aussi à travers certains médias écrits. Une campagne percutante qui prend l'aspect d'un banale campagne de pub sous laquelle est déguisée l'opération de sensibilisation du grand public. Avec le concours d'une agence de communication parisienne, l'ANLCI a donc lancé une campagne qui s'apparente, au premier regard, à des publicités pour une voiture, pour un mascara, pour un club de vacances, pour un mascara ou encore pour un film mais dont le texte diffère fondamentalement du message suggéré par l'imagerie. Clairement, pour comprendre ces (fausses) publicités, le public doit faire appel à ses capacités de lecture, ne pas laisser son cerveau reptilien l'emporter mais faire l'effort d'utiliser son cerveau neo-mammalien pour appréhender le contenu du message. Concrètement, l'image ci-dessous (qui fait partie de la campagne et qui appartient à l'Agence DDB°) renvoie, au premier regard, vers une super promo pour un pc. La photo du portable, le macaron 10% et le logo en bas à droite qui rappelle fortement celui d'une grande enseigne de distribution participent à cette compréhension primaire mais à la lecture du texte on s'aperçoit évidemment que cette "publicité" évoque un domaine totalement différent, celui de l'illéttrisme... encore faut-il pour s'en rendre compte avoir la capacité de lire !

anlci1
Photo copyright DDB°

Sept visuels de la même trempe fleurissent donc pendant tout le mois de novembre en France. L'approche sensibilisatrice est originale, elle doit toucher le plus largement possible l'opinion publique et aider le collectif contre l'illettrisme à faire de ce phénomène de société une cause nationale en 2013. En jouant sur les codes de la grande consommation, le collectif espère sensibiliser le public le plus large possible et inciter un grand nombre de citoyens à signer l'appel pour faire de l'illettrisme un enjeu majeur de 2013

Et en Belgique ?

Notre pays n'est pas mieux loti que la France en matière d'illettrisme et d'analphabétisme ! L'on considère que ± 400.000 Belges (soit 1 sur 27) ne sait ni lire ni écire ! (Lire à ce propos l'article Ni lire ni écrire)

------
(1) Chiffre selon une enquête de l'INSEE en 2005 et donc suceptible d'avoir évolué depuis.

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 09:11

National Geograpic Channel propose un concours pour passer le jour et la nuit de la fin du monde dans un abris antiatomique...

natgeoabris.jpgLa fin du monde est prévue pour le 21 décembre au cas où vous l'ignioreriez encore... L'échéance approche à grands pas ! Enfin c'est ce que plusieurs croyances prédisent, annonçant depuis plusieurs années des cataclysmes et un chaos sans précédent qui marquera la fin du monde ou la fin d'un monde... Les survivalistes en tous genres se gaussent, eux qui se préparent à une catastrophe majeure, qui l'attendent avec autant d'angoisse que d'espoir d'y survivre, qui l'espèrent même pour certains. A titre personnel, je suis opposé à toute forme de fin du monde pour le 21 décembre 2012 pour la simple et bonne raison que j'ai un city-trip prévu à Londres pour la Noël et qu'il est hors de question que ce city-trip tombe à l'eau pour quelque raison que ce soit ! Toujours est-il qu'il existe une frange de la population qui prend ses croyances pour argent comptant et qui se préparent à la fin du monde... National Geographic Channel, la chaine du célèbre magazine spécialisé dans les sciences et la nature, surfe sur cette vague survivaliste pour lancer un concours excentrique qui permet de gagner une nuit et une journée dans un abris antiatomique totalement équipé et permettant de résister aux effets mécaniques et thermiques d'une explosion nucléaire et à ses conséquences comme les retombées radioactives, une brusque variation de température, une pandémie ou encore une onde de choc... Pour ceux qui croient au cataclysme dévastateur prédit par les mayas, les new-ages et autres illuminés, c'est clairement de (sur)vivre au 21 décembre qu'offre National Geographic Channel. Ce concours, baptisé "Familles Apocalypse - Etes-vous prêts ?", est organisé par la filiale française de la société Fox Channel, qui est propriétaire du National Geographic, et repose sur un quiz de six questions sur les thèmes de l'énergie, de la nouriture et de la défense. Chaque réponse apporte un pourcentage de survie, au terme des six question un pourcentage de survie moyen est estimé.

Un site éphémère a été mise en place juqu'au 9 décembre prochain et le vainqueur sera désigné par tirage au sort parmi pourcentages les plus élevés (ndlr "après vérification de leur égilibilté au gain" ainsi qu'il est précisé dans le règlement du concours).
Le gagnant de ce concours recevra, un bunker antiatomique de 15 mètres² qui sera livré chez lui la veille de la fin du monde ! Cet abris peut accueillir jusqu'à six personnes, ainsi l'heureux élu pourra-t-il "sauver" cinq de ses amis ou membres de sa famille... Un vainqueur quasiment fait Dieu par National Geographic !

Bien sûr, il s'agit de prendre ce concours au second degré, n'empêche que de la part d'une référence comme le National Geographic, n'était-on pas en droit d'attendre davantage de sérieux ? Car, bien entendu, le règlement du concours prévoit - à l'article 6 - une autorisation de droit à l'image ainsi qu'une cession de ce droit... Ce qui laisse clairement entendre que la chaine de télévision entend filmer la nuit et la journée passée dans le bunker afin d'utiliser les images façon télé-réalité. Le concours est d'ailleurs associé à un programme intitulé "Famille Apocalypse" diffusé tous les lundis sur National Geographic Channel. Ce programme suit les péripéties de quelques familles américaines qui sont persuadées de l'imminence d'une forme d'apocalypse et qui s'y préparent avec détermination.

Reste la sempiternelle question : survivre dans un monde dévasté en vaut-il la peine ? National Geographic Channel n'apporte pas de réponse à cette question...

Enfin, si vous habitez la France métropolitaine et que vous souhaitez participer au concours cela se passe sur le site natgeotv et c'est jusqu'au 9 decembre.

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:49

Bruxelles a décidé de remplacer son sempiternel sapin par une version moderne, électronique et sociale... Cela ne va pas sans poser de problèmes !

bxlsapin.jpgLes Plaisirs d'Hiver débutent le 30 novembre prochain à Bruxelles, le moment est toujours attendu autant par les autochtones que par les nombreux touristes qui se massent sur la superbe Grand-Place de notre capitale. Créés voici dix ans, Les Plaisirs d'Hiver sont vite devenus un rendez-vous bruxellois incontournable. Cette année, pour la onzième édition, dans un but d'innovation et de modernité, les autorités de la capitale ont décidé de remplacer le traditionnel sapin de Noël par sa version électronique et moderne. Une armature monumentale,  haute de 24 mètres, en acier, habillée de bois, de guirlandes led, de lumières diverses et d'écrans de projection... une version du troisième millénaire, audacieuse, innovante, écologique et qui plonge dans les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC). Bruxelles se voulait donc avant-gardiste pour faire entrer sa période de Noël dans l'ère de la technologie du troisième millénaire. Bien entendu, comme toutes les initiatives avant-gardistes en font l'objet, on pouvait s'attendre à de nombreuses critiques des traditionnalistes qui voient dans l'évolution une forme de rejet des valeurs alors que ce n'est, en définitive, qu'une adaptation des valeurs. Les critiques n'ont pas manqué et différentes formes de réactions se sont mises en place. Cependant, une forme de protestation pernicieuse s'est installée à l'initiative d'une élue CD&V de la Ville de Bruxelles qui a vu dans ce passage aux NTIC un rejet total des valeurs catholiques sous la pression des musulmans !!! Bien que les autorités bruxelloises aient démenti officiellement toute pression de la communauté musulmane, la rumeur - car c'en est une ! - s'est amplifié via les réseaux sociaux pour prendre des relents racistes et islamophobe même pas déguisés ! Des statuts et des commentaires nauséeux ont fleuri sur la toile et à travers les réseaux, les uns exprimant des avis racistes prohibés par la loi, les autres les relayant sans vergogne, engraissant ainsi un sentiment islamophobe déjà bien ancré mais aucun de ces "bons chrétiens" n'a pensé a vérifier l'information avant de la commenter ou de la relayer, non ils se sont contentés de hurler avec les loups... Et pourtant : "La communauté musulmane n'a rien à voir avec la volonté de la Ville de troquer le sapin végétal contre une structure métallique en forme de sapin. Cette année les Plaisirs d'Hivers [...] sont axés sur la lumière. Parmi les cinq projets d'illuminations retenus, il y a cette ode au sapin, une structure métallique qui sera illuminée à l'intérieur et à l'extérieur, sur laquelle les visiteurs pourront grimper"(1) explique le porte-parole de la Ville de Bruxelles à l'Agence France Presse.

Clairement, la Ville de Bruxelles n'a pas cherché à plaire ou à déplaire à une communauté religieuse, quelle qu'elle soit, avec son sapin de Noël. D'ailleurs, faut-il rappeler que le sapin de Noël n'est pas un symbole chrétien ? Au contraire c'est une tradition païenne qui a été récupérée par l'Eglise et qui est devenu, de nos jours, un réel enjeu de consommation. Alors, lorsque certains s'emportent dans des tirades nauséeuses et créent des amalgames dangereux, cela va réellement à l'encontre de l'Esprit de Noël ! D'ailleurs, ce sapin technologique et moderne représente mille fois plus l'Esprit de Noël que les islamophobes qui ventilent des rumeurs... En effet, le tronc de l'armature sera un escalier qui permettra d'avoir accès à une terrasse panoramique à une vingtaine de mètres de hauteur avec une vue unique sur la Grand-Place et sur les Plaisirs d'Hiver. Cet accès sera payant et les bénéfices dégagés seront versés entièrement au SAMU social de Bruxelles. Aider les plus démunis, n'est-ce pas là l'essence même de l'Esprit de Noël ?

En définitive, ce sapin technologique sert d'exutoire à une (grosse) frange d'islamophobes qui se saisissent de l'occasion (ndlr qui détournent l'occasion serait plus juste) pour cracher leur venin raciste. Car la symbolique sera bien présente sur la Grand-Place puisque sapin il y aura... Tout juste ne déboisera-t-on par une forêt ardennaise pour l'installer, c'est tout ! Par ailleurs, d'autres symboles - totalement chrétiens ceux-là - comme la crèche par exemple, seront bel et bien présents aux Plaisirs d'Hiver. Preuve supplémentaire, s'il en fallait une, que la modernisation du sapin n'est en rien liée à des pressions de la communauté musulmane !

Il convient, à mon sens, de mettre en exergue l'initiative de la Ville de Bruxelles qui, avec son sapin 2012, fait entrer de plain-pied son Marché de Noël et ses Plaisirs de Noël dans le troisième millénaire, dans l'ère des NTIC. Des spectacles sons & lumières, des projections sur écrans et diverses ambiances lumineuses animeront le sapin pour apporter un regard neuf et plus moderne sur l'un des symboles des fêtes de fin d'année. La conclusion la plus sensée de cette histoire est à porter au crédit de l'Echevin du Tourisme de Bruxelles, Philippe Close qui rappelle que "tradition et modernité se rassemblent autour d'un projet commun et fédérateur : Bruxelles"(2) !

-----
(1) Polémique islamophobe autour du sapin de la Grand-Place, par AFP, on dhnet.be, 12 novembre 2012
(2) Polémique sur le sapin : Bruxelles a voulu innover, par Nicolas Verstappen (st.), on lesoir.be, 12 novembre 2012

Les petits plus de l'article

A lire également : Une belle histoire de Noël qui évoque un Marché de Noël à la croisée des cultures qui fut un vrai bon moment de partage et d'échanges.

Plaisir d'Hiver, du 30 novembre 2012 au 6 janvier 2013, à Bruxelles, pour découvrir de visu le sapin technologique mais aussi pour profiter de l'ambiance de ce haut-lieu de la capitale belge

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 13:09

Depuis plusieurs mois, les réseaux sociaux jouent les intermédiaires pour des dons de lait maternel entre particulières... Attention danger !

lait-mat.jpgLes réseaux sociaux on y trouve de tout, le meilleur comme le pire, même si c'est souvent dans le pire que les réseauteurs sont les meilleurs ! Partis des Etats-Unis voici plusieurs mois, les Human Milk for Human Babies Global Network, des réseaux d'échanges de lait maternel, gagnent nos contrées depuis peu. Le principe est simple, il s'agit de mettre en contact des mères qui ont trop de lait maternel et qui veulent en faire don avec des mères qui n'en n'ont pas assez que pour allaiter leur enfant. Mais voila, le lait maternel ne s'échange pas comme des images Panini ou des conseils, pas plus qu'il ne se vend sur e-Bay comme un portable dépassé ou une voiture au compteur fatigué. Le lait maternel se conserve après moult examens microbiologiques, toxicologiques et sérologiques. Sa conservation et sa redistribution vers des mamans qui en ont réellement besoin doivent se faire dans un cadre sanitaire précis, en hôpital. Le Service Public Fédéral de la Santé Belge met en garde toutes les mamans qui souhaiteraient se procurer du lait maternel via Facebook, Twitter ou les autres médias sociaux : il y a un danger réel pour la santé du nourrisson ! "Comme aucun contrôle [...], n'est effectué auprès des mères, il y a un risque que le lait offert soit contaminé par des virus ou des résidus de médicaments"(1) explique-t-on au SPF Santé.

L'allaitement maternel reste le meilleur moyen de nourrir un bébé, la valeur nutritionnelle du lait maternel et la protection qu'il offre contre les infections sont sans égal parmi tous les laits de substitution qui peuvent exister. Toutes les mamans n'ont pas la possibilité d'allaiter leur bébé et, dès lors, le don de lait maternel est un geste aussi important que solidaire. Il doit cependant se faire dans des conditions optimales, avec un encadrement adéquat. En Belgique francophone, quatre centres hospitaliers sont pourvus d'un lactarium où il est possible de faire des dons de lait maternel. Chaque don subira une analyse sérologique (dépistage de maladies telles que le HIV, l'hépatite,...), une analyse microbiologique (recherche de virus éventuels) et une analyse toxicologique (recherche de drogues ou de résidus de médicaments). Le lait pourra également subir un traitement par pasteurisation pour assurer une qualité de conservation optimale avant d'être stocké dans une banque de lait maternel. Il sera ensuite redistribué selon les besoins.

Les autorités sanitaires belges - mais aussi celles d'autres pays européens - s'inquiètent réellement de l'essor des échanges de lait maternel via les réseaux sociaux. Afin d'éviter tous soucis, on ne peut que conseiller aux mamans qui ont besoin de lait maternel et à celles qui veulent en donner de passer par une des quatre banques de lait officielles certifiées de Wallonie et de Bruxelles :

- Celle du CHR de la Citadelle (Liège) => plus d'infos ici;
- Celle du CHC Saint-Vincent (Rocourt) => plus d'infos ici;
- Celle de l'Hôpital des Enfants Reine Fabiola (Bruxelles) => plus d'infos ici;
- Celle de l'Hôpital Erasme (Anderlecht) => plus d'infos ici.

Pour la France, le site Allaitement-maternel donne les coordonnées des différentes banques de lait maternel.

------
(1) Le réseau d'échange de lait maternel dans le colimateur du SPF Santé, on levif.rnews.be,24 mai 2011

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 09:03

Plusieurs médecins de l'Hôpital Universitaire d'Anvers lancent un plan de lutte contre le binge-drinking.

binge-drinking.jpgLe binge-drinking - soit l'absorption d'une grande quantité d'alcool sur un temps très réduit -  est un phénomène tendance des soirées d'ados qui trouvent là le moyen d'expérimenter des comportements "bannis" (ou qui devraient l'être) et de s'amuser de ces interdits. Par delà l'aspect éthique de la chose - est-il normal ou moral de devoir s'enivrer pour s'amuser ? -, le phénomène doit alerter les autorités sanitaires car l'intoxication alcoolique, de façon générale, a des répercutions graves sur le développement des fonctions cérébrales. Une absorption massive sur un temps réduit augmente les risques de comas et les besoins d'assistance respiratoire. Par ailleurs, cette alcoolémie rapide a également des incidences sur les comportements, elle agit sur la vigilance et la coordination des mouvements, elle accroit le risque d'agressivité et, surtout, la témérité ce qui débouche sur des comportements à risques (relations sexuelles non protégées, conduite d'un véhicule en état d'ébriété, consommation de produits dangereux...).

Trois médecins de l'UZA (Universitair Ziekenhuis Antwerpen) ont décidé de mettre en place un plan de lutte contre ce phénomène inquiétant. En effet, 43% des adolescents et des jeunes adultes ont déjà pratiqué le binge-drinking(1). Après avoir constitué un groupe de recherche initié sur base du constat que de plus en plus de jeunes arrivent aux urgences de l'UZA suite à une intoxication alcoolique sérieuse, les médecins de l'UZA ont entamé une phase d'étude avec l'aide des services d'urgences, de pédiatrie et les généraliste de tous le pays. De nombreuses données relatives à l'alcoolémie des jeunes (en dessous de 18 ans) seront collectées jusqu'à la fin de l'automne 2013. Une étude néerlandais est menée en parallèle et les résultats de ces deux recherches seront mis en commun afin de dresser un état des lieux de la situation en Belgique et chez nos voisins hollandais. Sur base de ce tableau épidémiologique à venir, une seconde phase d'action sera menée, il s'agira d'une campagne de sensibilisation et de prévention auprès d'acteurs de terrains (assistants sociaux, éducateurs, médecins généralistes...) et des parents dans le but de stabiliser le problème voire de le diminuer.

Chez nous, l'alcool chez les jeunes est un réel problème. Selon une étude du CRIOC, 40% des Belges de 10 à 17 ans sont des consommateurs réguliers d'alcool. Le phénomène des alcooliers (contraction d'alcooliques et d'écoliers) est de plus en plus préoccupant; le binge drinking s'amplifie, alors qu'un autre phénomène, l'alcoolorexie, a pris naissance et se développe. Il est urgent que les autorités belges prennent le problème de l'abus d'alcool chez les jeunes au sérieux. C'est un enjeu sanitaire capital, non pas de demain mais bien d'aujourd'hui ! Dans cette optique, la plan de lutte imaginé par l'UZA est à saluer !

-----
(1) Chiffre 2007 selon l'enquête européenne par l'Européean School Survey Project on Alcohol and Other Drugs

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 08:54

L'OCDE enfonce une porte ouverte mais il est, hélàs, essentiel de rappeler que sans diplôme du supérieur le risque de précarité est accru !

enseignement-ocde.jpgDans la société actuelle, le niveau d'instruction détermine la position de chacun sur l'échelle sociale, au plus on est instruit au plus on peut grimper haut sur cette échelle. Dans son rapport annuel Regard sur l'Education(1), l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) confirme, si besoin en était, cette évidence : les jeunes qui sortent de l'enseignement supérieur trouvent du travail plus rapidement et sont mieux payés que ceux qui disposent uniquement d'un certificat du secondaire ou qui ne possèdent pas de certificat d'études du tout ! Le niveau secondaire n'est plus suffisant pour garantir un emploi valorisant et donc la construction d'une vie stable. Le rapport de l'OCDE montre que, dans notre pays, le taux de scolarité des 15-19 ans est très élevé... mais après ? Beaucoup de jeunes se contentent du strict minimum, le Certificat d'Enseignement Secondaire Supérieur, d'autres abandonnent même sans avoir atteint ce stade minimaliste. Les chiffres du Service de Lutte contre la Pauvreté, la Précarité et l'Exclusion Sociale le montrent, 23,8%(2) de la population ne présentent qu'un faible niveau d'éducation, 11,2%(2) ont un niveau moyen... Il s'agit là de moyenne nationale, les chiffres wallons sont nettement plus alarmistes que les flamands. En 2010, 14%(2) des plus de 15 ans ont décroché un diplôme d'études supérieures de type court, 3,8%(2) un diplôme d'études supérieures de type long et 9,5%(2) une diplôme universitaire. Au total, dans notre pays, seulement 27,3% de la population des 15-26 ans disposent d'un diplôme de l'enseignement supérieur. C'est trop peu !

Avec la crise économique il est de plus en plus difficile de s'insérer sur le marché de l'emploi. Mais le rapport Regard sur l'Education met en évidence que, dans tous les pays de l'OCDE, le taux de chômage des diplômés du supérieur est un tiers moins important que le chômage de ceux qui n'ont qu'un diplôme du secondaire, que dire alors de ceux qui n'ont même pas ce certificat du secondaire ? Pareillement, le rapport met en évidence les écarts salariaux entre ceux qui disposent d'un haut niveau de scolarité et ceux dont les niveau est faible; cet écart varie de 57 à 68% selon les professions et le diplôme supérieur. Mais, on peut dire qu'un diplômé du supérieur aura un salaire au moins plus important de 57% qu'un étudiant qui aura limité ses études à l'enseignement secondaire. Il appert aussi que si la différence entre les diplômés du secondaire supérieur et les diplômes du secondaire inférieur existe encore, elle s'amenuise de plus en plus. Il n'est pas interdit de penser que dans quelques années, il n'y aura plus de différence sur le marché du travail entre le CESI et le CESS, ces deux certificats ne déboucheront que sur des emplois précaires ! Plus que jamais, un diplôme de l'enseignement supérieur est le minimum pour décrocher un bon emploi (entendez par là un emploi non-précaire), avoir un salaire décent et donc s'éloigner de la pauvreté

Le rapport 2012 de l'OCDE met en évidence deux réalités de l'enseignement en Belgique :

1° notre pays table uniquement sur l'enseignement supérieur et ne valorise pas les formations qualifiantes de type enseignement professionnel. Dans beaucoup d'autres pays de l'OCDE, ces formations "professionnelles" permettent plus facilement de trouver un emploi;

2° la Belgique ne lie pas suffisamment les études proposées et la réalité du marché du travail. En clair, on ne dirige pas les étudiants vers les filières qui sont porteuses d'emplois. Il existe des métiers en pénurie (ingénieur industriel, ingénieur civil, TIC Manager, boucher, conducteur d'engins de chantier...) chez nous mais les étudiants n'en font pas le choix et/ou ne sont pas dirigés vers les études qui leur permettraient de décrocher un poste dans les secteurs en pénurie.

Face à la crise, l'instruction à haut niveau reste le facteur le plus efficace pour trouver un emploi stable. Le lien entre la précarisation et le fait d'avoir quitté prématurément les études est avéré (comme celui qui lie le niveau d'instruction à la santé), un faible niveau d'étude (diplôme secondaire ou moindre) est l'un des facteurs d'exclusion sociale majeurs. Et davantage encore pour les femmes puisque si une personne sur sept(3) vit, en Belgique, sous le seuil de la pauvreté, le pourcentage de femmes est plus élevé que celui d'hommes... 

-----
(1) Education at Glance 2012 : Highlights, OECD Publishing

(2) source : Le risque de tomber dans la pauvreté est-il plus élevé chez les personnes peu qualifiées ? www.luttepauvrete.be, consulté le 16 septembre 2012.
(3) sourceCombien de personnes vivent-elles dans la pauvreté en Belgique ? www.luttepauvrete.be, consulté le 16 septembre 2012.

Rapport OCDE Regard sur l'Eduction 2012

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 09:49

Paysage bords de Seine, une huile impressionniste signe Pierre-Auguste Renoir a été achetée pour sept dollars sur un marché aux puces de Virginie... Elle sera revendue plus de 100.000 dollars !

Possible-Paysage-Bords-de-Seine-Renoir.jpgLe Virginia Bazaar est un marché aux puces (flea market en anglais) situé sur l'interstate 95, à proximité du village de Ladysmith, en Virginie. Accessible uniquement les week-ends, il attire la grande foule car il n'est pas impossible d'y réaliser des bonnes affaires, notamment dans le domaine des antiquités. Une bonne affaire, cette dame qui venait par hasard au Virginia Bazaar en a assurément fait une. L'histoire débute voici deux ans, à la fin de l'été 2010, pour meubler une partie de son week-end, une Américaine décide d'aller flaner sur le marché aux puces près de Ladysmith, au gré de ses envies, elle passe d'une échoppe à l'autre sans vraiment trouver des choses qui l'attirent jusqu'à ce qu'elle voit une boite vendue pour sept dollars (± 5,50 euros) qui contient une une vache en plastique, une poupée à l'effigie de Paul Bunyan (un personnage du folklore américain, bucheron de son état) et une peinture un peu floutée dans un cadre doré qui représente une cours d'eau avec des arbres dans des tons verts et roses. Sur le cadre, une petite plaquette en laiton avec l'inscription "Renoir 1841-1919". Le femme n'est guère attirée par cette peinture, elle trouve la vache sympa mais c'est surtout la poupée de Paul Bunyan qui l'intéresse car elle pense pouvoir en tirer un petit bénéfice à la revente. Le vendeur ne sépare pas les trois articles, ou bien elle achète le lot ou bien elle n'achète rien. Elle se décide donc à emporter son lot et règle les sept dollars demandés par le vendeur. Lorsqu'elle rentre chez elle, elle pose la vache en plastique sur la cheminée, conserve la poupée dans l'optique d'une revente et dépose le cadre dans son garage où elle l'oublie pendant plusieurs mois...

Il y a quelques mois, alors qu'elle fait peut-être un peu de rangement dans son garage, la peinture lui retombe sous les yeux. La plaquette "Renoir" attire, cette fois, son attention... le nom lui dit vraisemblablement quelque chose. Une visite sur internet pour s'apercevoir qu'il s'agit d'un des chefs de fil du mouvement Impressionniste et qu'il est à considérer comme l'un des plus grands peintres français. Et si cette toile n'était pas la croute qu'elle a voulu croire ? Alors, elle se décide, sans trop y croire, à demander une expertise de cette toile... Et le résultat est tombé voici quelques semaines, il s'agit bel et bien de la toile Paysage bords de Seine, peinte par Renoir en 1879 et dont on était sans nouvelle depuis les années vingt. En effet, cette toile de petit format - 14 x 23 cm - avait été ramenée aux Etats-Unis, en 1926, par le collectionneur Herbert May qui l'a conservée quelques temps avant probablement de s'en débarasser. En tous cas, on perd toutes traces de cette oeuvre de Renoir à partir du moment où elle intégra la collection May.

Paysage bords de Seine, après avoir disparu de la circulation pendant plusieurs décennies et dormi près de deux ans dans une boite en carton dans un garage de la Shenandoah Valley sera vendue aux enchères dans la galerie Potomack le 29 septembre prochain. Sa valeur actuelle est estimée entre 75.000 et 100.000 dollars(1), le prix de départ de l'enchère sera fixé entre ces deux sommes et, selon les experts de Potomack, les enchères devraient s'envoler. Lorsque l'on demande à l'heureuse propriétaire (pour quelques jours encore) de Paysage bords de Seine ce qu'elle compte faire avec l'argent qu'elle va récupérer de la vente de sa toile, elle répond laconiquement que la première chose qu'elle fera c'est de s'offrir un voyage en famille à Paris afin d'aller  visiter Le Louvre...

Certaines oeuvres ont décidément une histoire hors du commun, un destin formidable ! Peinte à l'époque où Auguste Renoir traverse une période délicate - il vit dans la  misère et les critiques sur ses oeuvres sont souvent mauvaises - Paysage bords de Seine fait partie de cette série de toiles qui marque la fin de sa collaboration avec le groupe des Impressionnistes. Pour vivre, il répond à de nombreuses commandes de portraits comme ceux de Madame Charpentier et ses Enfants, de l'actrice Jeanne Samary, d'Alphonsine Fournaise ou encore de Marthe Bérard. En plus d'être lucratifs, ces portraits permettent à Renoir de développer sa technique et de maitriser davantage les contrastes et les contours. Une évolution technique qui se marquera très fort dans le chef d'oeuvre Le déjeuner au bord de la rivière, peint aussi en 1879 (et plus connu sous le nom Les Canotiers). Paysage bords de Seine est probablement moins célèbre que d'autres oeuvres peintes en 1879 (Canotiers à Chatou, Les Vendangeurs, La fin du déjeuner,...) mais elle n'en reste pas moins un travail abouti signé Renoir. Abandonnée dans un garage parce que jugée sans intérêt par une dame qui l'avait achetée sur un marché aux puces, elle aurait du être détruite mais a été oubliée avant de ressurgir, d'attirer l'attention et d'être, prochainement, remise dans le circuit des collectionneurs et des amateurs d'art... Oui, certaines oeuvres on décidément un histoire hors du commun, un destin formidable !

-----
(1) Renoir painting foud at W.Va. Flea Market likely to fetch $100.000 at auction, par Ian Shapira, in The Washington Post, 12 septembre 2012

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 10:40

Le 5 août 1962, un mythe américain disparaissait de manière plutôt étrange...


mm1.jpgIl y a 50 ans aujourd’hui que mourrait, dans des circonstances qui restent toujours bizarres à l’heure actuelle, l’actrice la plus mythique qu’Hollywood ait enfanté, Marilyn Monroe. La conclusion officielle du décès de Marilyn est : ‘’overdose de médicaments’’ ! La blonde la plus célèbre de l’époque se serait donc suicidée... Et pourtant, il s’en trouve encore pour affirmer que l’actrice a été, purement et simplement, assassinée. Ainsi l’auteur Don Wolfe écrit dans la conclusion de son livre «
Marilyn Monroe : enquête sur un assassinat», paru en 1998, que Marilyn a été supprimée et implique nominativement le clan Kennedy - plus particulièrement Bobby - mais aussi d’autres proches de l’actrice voire la mafia américaine. Le décès de Miss Monroe - née Norma Jean Baker le 1er juin 1926 - était violent, qu’il s’agisse d’un suicide ou d’un homicide et, dès lors, une enquête officielle aurait du être ouverte. Ce ne fut jamais réellement le cas ! Il a été décidé de s’en tenir à la version officielle et une foule de détails plus ou moins importants ont été volontairement écartés :

- Marilyn aurait absorbé sans liquide (aucune trace d’eau dans la chambre) plus de cinquante comprimés divers ;
- si l’on retrouve trace des médicaments dans son foie, il n’y en a pas dans son tube digestif. Il n’existe, selon Wolfe, aucun cas d’ingestion de plus de 12 comprimés sans que l’on n’en trouve trace dans le tube digestif... Cela voudrait donc dire que les médicaments n’ont pas été ingéré par voie orale ;
- l’autopsie confirme d’ailleurs que la star n’a pas avalé les médicaments mais qu’elle est décédée d’une injection... Par voie orale, elle serait morte après l’absorption de 35% des médicaments qu’elle aurait officiellement avalé ;
- le corps de la star présentait une double lividité dos/ventre ce qui démontre que son corps a été déplacé. Retrouvée sur le ventre, elle serait donc morte sur le dos ;
- plusieurs témoins clés n’ont pas été entendu en 1962. Trente ans plus tard, l’un d’eux déclara qu’il avait vu Bobby Kennedy et l’acteur Peter Lawford chez Marilyn dans l’après-midi du 4 août 1962. Une dispute avec échange de coups éclata à cette occasion. Le témoin affirme encore que Bobby Kennedy retourna chez l’actrice ce même jours vers 21h30 en compagnie de deux hommes ;
- il est établi aujourd’hui que le décès de la star est fixé au 4 août 1962 vers 22h30... Son corps ne fut découvert qu’à 6h30, le 5 août ce qui laissa suffisamment de temps aux éventuels coupables de disparaître et de se forger un alibi ;
- la star tenait un journal intime dont certains passages étaient compromettant pour le clan Kennedy (on sait qu’elle se partageait notamment entre John F. Kennedy et son frère Bobby) mais aussi pour certains pontes de la mafia comme Sam Giancanna...

Son côté dépressif et son goût immodéré pour le mélange vodka/médicament auront-ils servis les desseins macabres de quelques hommes de mains du clan Kennedy ? Pour Don Wolfe, en tous, cette hypothèse fait plus que tenir la route. «Tout porte à croire à un crime prémédité. Marilyn reçut une injection en présence de Bobby Kennedy et la dose était assez forte pour tuer quinze personnes» écrit-il dans la conclusion de son ouvrage...

Source : «Marilyn Monroe : enquête sur un assassinat», par Don Wolfe, 1998 Edition Albin Michel

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
commenter cet article