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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:11

Pour conclure cette année sur une note d'humour, quelques pensées personnelles dans le genre brèves de comptoir...


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Voici donc quelques aphorismes qui n'ont d'autre volonté que de servir d'exutoire à mes pensées... et de vous faire rire ou sourire en cette fin d'année. Certains sont plus anciens et ont déja été publié dans des textes sur Acta Diurna, vous trouverez dans ce cas, entre parenthèses, le titre du texte qui les héberge et la date à laquelle il fut écrit. Avec ces quelques mots, je vous souhaite de passer un excellent Noël et que l'année 2011 soit riche en santé, joie et bonheur. Acta Diurna prend ses quartiers d'hiver, on se retrouve, si vous le voulez bien, à la rentrée en janvier prochain...



Angoisse

Pourquoi sais-je pertinnement bien que 2 + 2 font 4 alors que j'aimerais tant que cela fit parfois 3 ou 5 ? J'aurais pu demander une quelconque assistance afin d'étudier la question mais l'idée de confier ma santé mentale à un psy - qu'il fut psychiatre, psychologue, psychanalyste ou psychopathe - m'effraie au plus haut point. Alors je vis avec cette angoisse existentielle qui m'oblige à accepter que 2 + 2 font 4. C'est horrible ! Non pas de vivre avec, mais bien que cela fasse toujours 4... (Arithmophobe, 31 août 2004)

Cinéma

La télévision ne diffuse que très rarement d'excellents films. C'est une situation désagréable pour quelqu'un qui, comme moi, aime le cinéma en tant qu'art mais le déteste en tant que lieu et pour qui rejoindre une salle obscure relève d'un réel sacrifice fait à l'art cinématographique (Maître Stanley, 5 octobre 2005).

Je n'y peux rien, j'ai du mal à appréhender le bonheur des gens qui font la file pour aller s'entasser par centaines dans une salle de cinéma pour y bouffer des chips ou se rouler des pelles...

Le meilleur film de Brigitte Bardot est, sans conteste, L'histoire très bonne et très joyeuse de Collinot Trousse-chemise, non pas que le scénario ou le jeu d'acteurs présentent un quelconque intérêt mais simplement parce que ce fut le dernier dans lequel elle joua (Immonde Bardot !, 14 mai 2003)

Cons

L'intelligence est, assurément, un concept nébuleux ! Ainsi sommes-nous tous persuadé d'en être pourvu, y compris ceux dont le désert cérébral est aussi aride que le Sahara. Et pourtant, un constat s'impose : cela ne fait pas diminuer le nombre de cons qui nous entourent (Une théorie de l'intelligence, 3 avril 2004)

Silvio Berlusconi présente cette particularité exceptionnelle de pouvoir dire des conneries à la chaine. Sa production est continue. Dans ce domaine, finalement, on peut dire qu'il fait les trois-huit !

Mon vieux père m'a souvent répété lorsque j'étais gamin : "fils, quel que soit le boulot que tu choisisses ou que tu trouves, il faut le faire consciencieusement. Tu dois être concerné par ton boulot !". Aujourd'hui, plus que concerné, au travail je me sens souvent cernés par des cons !

Culture

De toute évidence, les sanglots longs ne sont plus ceux des violons de l'automne mais bien ceux de l'écervelée éliminée à 0,50€ la minute par les votes d'un public prêt à claquer un pognon fou pour sauver leur candidat favori (Culture ?, 22 avril 2004)

Au regard de l'abîme culturel dans lequel nous sommes plongés, devant l'électroencéphalogramme désespérement plat des faiseurs de comédies musicales, des candidats de télé-réalité et des chanteurs de rap, devant les comiques handicapés de l'humour, devant la plume tristes des auteurs chiants... Pierre Desproges me manque !

Je suis sidéré par le fait qu'il se trouve des gens pour dire qu'un dictionnaire c'est inutile et que cela coute cher. Si, si, je l'ai entendu il y a peu dans la rue... Le Larousse 2010 coûte 27,90€ soit deux euros de moins que celui de l'année précédente. Il y a, sommes toutes, peu de produit qui se vendent moins cher que l'année précédente, le Larousse en fait partie. 150.000 noms communs définis et expliqués, 28.000 noms propres et 5000 illustrations... 183.000 références culturelles pour 27,90€ soit un coût de 0,00015€ par référence. On peut aussi voir le coût sur la longueur : un dictionnaire coûte 0,07€ (7 cents) par jour et encore, sur le principe de changer de dictionnaire chaque année. Mais un dictionnaire peut servir deux ou trois ans avant de se changer pour une version plus à jour. Celui qui ose dire qu'un dictonnaire est cher est un con ! 27,90€ pour l'achat d'un dictionnaire, je connais des gens sans grandes ressources qui dépensent cette somme en une seule après-midi au troquet en libations inutiles ou encore, sur un mois, en frais de GSM et qui affirment ne pas avoir les moyens de s'offrir un dictionnaire... Andouilles ! (La culture, ça change la vie !, 29 avril 2010)

Misanthropie

Tout comme le chien remue la queue lorsqu'il est content, l'homme frappe dans ses mains... (Clap-Clap, 12 septembre 2005)

Je ne supporte pas l'idée de pouvoir être apprécié des gens que je déteste !

Décidément, ce monde est mal fait ! Il y a ceux qui bouffent des saloperies au quotidien et ceux qui crèvent de faim; ceux qui amassent sans compter et ceux qui tendent la main pour une piécette; ceux qui rêvent de changement mais qui n'ont pas les moyens d'agir et ceux qui pourraient changer les choses mais qui ne le font pas; ceux qui votent et ceux qui ont le pouvoir; ceux qui triment et ceux qui ordonnent; les j'aimerais que et les Monsieur Il n'y a qu'à ou Il faut que; les cons qui servent et les enculés qui se font servir... On est, finalement, toujours un peu l'un et toujours un peu l'autre !

Musique

Faut-il que ceux qui participent à des raves-parties haissent la musique pour prendre leur pied dans ce genre de choses aussi sonores qu'inutiles.

Politique

La politique, aujourd'hui, c'est comme du Sartre : Les politiciens ont Les Mains Sales et les gens du peuple ont La Nausée...

Nous sommes à l'ère de l'écologie alors il en va des hommes politiques comme des déchets. Certains sont usés, d'autres bons à jeter; il y a des encombrants, des PMC (Politiquement Médiocres et Consternants), des Verts, des non-recyclables, des périmés... (Déchets, PMC et compagnie, 30 janvier 2006).

Le Ministre de la Défense, Pieter De Crem a affirmé un jour ne pas être en guerre contre la blogosphère mais qu'il regrette que certains blogs soient mal utilisés. C'est finalement assez pareil pour nous, les blogeurs, on n'est pas en guerre contre les Ministres mais on regrette que certaines compétences ministérielles soient mal utilisées...

impasseHier, en me baladant dans le quartier d'Amercoeur, à Liège, près de la rue Charles Bartholomez, je suis passé par l'Impasse de l'Avenir... A Liège, c'est officiel, les décideurs politiques ont bien décidé, un jour, de mettre l'avenir dans une impasse !



Bart De Wever est capable du meilleur comme du pire mais c'est dans le pire qu'il est le meilleur !


Société

 

Je suis assez opposé à l'idée de voiler une femme, mais je suis encore plus opposé à l'idée d'interdire le port d'un voile (Un voile sur la liberté, 7 janvier 2004).

La mode, lorsque l'on marche dedans du pied gauche, ça porte bonheur (T'as le look con-con, 27 octobre 2010).

Le premier pas sur la longue et insidieuse route qui mène au divorce est incontestablement le mariage !

tecEt pour terminer, je reçois à l'instant - c'est à dire ce 22 décembre à 12h03 - un message du TEC (Transport En Commun de Liège) qui annonce que suite à un arrêt de travail les bus des dépôts de Jemeppe et de Rocourt sont à l'arrêt. C'est laconique comme info mais ça met beaucoup de monde dans l'embarras... Maintenant que les rues ne sont plus recouvertes de neige, que les bus peuvent circuler contrairement au début de la semaine, les chauffeurs se mettent en grève.
TEC : T'es Encore Couillonné ? Transport En Carafe ? ou Terriblement Emmerdé par ces Crétins ?


Bonnes fêtes de fin d'année à tous les lecteurs d'Acta Diurna !

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 13:28

Peut-on écrire tout ? La question mérite d’être posée. Je pense personnellement que l’écriture n’a de limite que l’étroitesse d’esprit de certains lecteurs !

ecrire.jpgA la question de savoir si l’on peut rire de tout, je réponds : oui, mais pas avec tout le monde ! Desproges - je sais que j’y reviens souvent mais il reste la seule référence à laquelle je me soumette en termes d’écriture et de pensée - soulignait justement qu’il est préférable de blaguer à propos les camps de concentration avec un juif que de parler sérieusement avec un représentant du Front National ! J’adhère totalement à cette vue de l’esprit. Par extension, la question « Peut-on écrire tout ? » mérite également d’être soulevée.

Je serais tenté de répondre : tout, oui ; n’importe quoi, non ! Lorsque l’on évoque un sujet délicat, il est préférable de prendre du recul avant d’écrire. Après une analyse, qui peut être succincte mais qui doit toujours être objective et posée, l’auteur peut aborder n’importe quel sujet, en fonction de ses affinités et de ses envies. Il n’est pas, selon moi, de sujets tabous en matière d’écriture ! Sans réflexion, cependant, les mots peuvent, parfois, dépasser la pensée et comme les écrits restent... Si le tout s’aborde posément, souvent le n’importe quoi résulte de la réaction impulsive.

Il y a quelques années, j’avais été attaqué, dans un quotidien local, pour un de mes textes parus, notamment, dans un autre quotidien local. Hormis le fait qu’une attaque se fasse logiquement via le même média que l’article incriminé, je n’ai pu que regretter que mon agresseur scriptural n’ait pas perçu le sens réel d’une phrase. Je l’avoue, humblement, pour qui a l’esprit belliqueux et cherche un motif d’agression la phrase dont question était un peu maladroite. Je vous la livre ici : «Il existe deux types d'humoristes : ceux dont on regrette la mort comme Thierry Le Luron, Coluche et Desproges et ceux dont on regrette qu'ils soient toujours vivants comme Bigard, Lagaf ou Blackswolf»(1). Cette sentence, qui est avant tout l’adaptation d’une pensée de Pierre Desproges à une situation concrète n’était qu’une image, une sorte d’aphorisme. Le cuistre qui m’attaqua avait osé imaginer que je souhaitais la mort de ces humoristes… Jamais, ô grand jamais, au travers de cette phrase ou d’un autre écrit d’ailleurs, je n’ai souhaité la mort de quelqu’un. Dans ce contexte, je regrettais juste que les «comiques» suscités polluent encore de leur présence les scènes et télévisions de Belgique, de France et de Navarre... participant ainsi à la propagation de la bêtise et de la vulgarité ambiantes. Vivant pouvait et devait s’entendre dans le sens «d’avoir du crédit, être présent»...

Je voudrais encore insister sur le fait que regretter quelque chose ne signifie pas automatiquement souhaiter son contraire ! Ainsi, on peut très bien, par exemple, regretter qu’un agresseur scriptural, quel qu’il soit, fut con soit con sans souhaiter, pour autant, qu’il devienne intelligent ! Par là même, j’entends confirmer que je ne souhaite pas la mort de nos trois ersatz d’humoristes !

Attention, la liberté d’écrire entraîne avec elle la liberté de répondre... Cela me paraît évident ! Lorsque l’on s’expose, de quelle que manière que ce soit, on doit prévoir la critique. Mais on en revient au troisième paragraphe de ce texte, la réponse ne doit pas se faire à chaud. Elle mérite aussi réflexion...

Personnellement, lorsque j’écris un texte qui implique mes émotions, je le fais avec du recul jamais sous le coup d’une des ces émotions. Ainsi, je peux affirmer que mes écrits ne dépassent jamais ma pensée. Evidemment, quand on écrit publiquement, on ne série pas ses lecteurs, c’est ainsi que parfois la finesse ou le sens d’un texte, d’une phrase, d’un terme ou d’un jeu de mot échappe au lecteur. C’est normal ! Aussi, on ne peut pas plaire à l’ensemble. C’est un fait ! De temps à autre, il y a un lecteur qui ne comprend pas ou refuse de comprendre... Ce n’est heureusement pas la majorité. Mais il faut aussi composer avec ce type de liseurs de mauvaise aventure !

L’écriture n’a, pour moi, bel et bien de limite que celle fixée par l’étroitesse d’esprit de certains lecteurs !

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extraite du texte «Etonnant, non ?» publié sur Acta Diurna, le 18 avril 2003 et dans le mensuel « l’Info de l’Oie » du mois de mai 2003

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 16:07

Bien sûr que je crois vraiment au Père Noël…

 

papa-noel.jpgChaque année, à pareille époque, ma tendre et douce reçoit une lettre qui vient de Nowhereland, le Pays de Nulle Part, et qui est signée du Père Noël en personne. Je dois dire qu’elle attend, tous les mois de décembre depuis quatorze années que nous vivons ensemble, ce courrier spécial avec une impatience non feinte. Dans chacun de ses écrits, le Père Noël lui parle de moi, lui parle de nous, mais aussi de notre avenir et des nos espoirs ou encore des revers de la vie, de ses petits bonheurs inattendus… J’ai cette inestimable chance d’être ami avec le Père Noël et j’ai parfois l’occasion de converser avec lui. Et à chaque fois notre sujet de palabre est le même, nous devisons de la nature humaine, chaque jour un peu plus individualiste et matérielle, de l’esprit de conquête permanent qui habite les humains au nom d’un sacro-saint progrès… «Est-il réellement fondamental d’aller voir s’il y a de l’eau sur Mars alors que 20% de la population mondiale sont analphabètes, que plus de la moitié vit à la limite ou sous le seuil de pauvreté et que d’aucuns luttent contre la maladie avec la rage du désespoir... Que l’argent et les ressources terrestres sont mal utilisés !» écrivé-je un jour, misanthrope écorché que je puis être… Et le Père Noël, lorsque nous en discutons, de me donner raison car cet esprit conquérant est bien à l’opposé de celui de Noël.

J’ai toujours aimé cette période qui précède les fêtes de fin d’années, celle qui correspond en fait à l’avent. En effet, les villes se parent de leurs plus beaux atours, les chants de Noël envahissent les rues, les maisons se décorent (parfois de manière un peu kitsch d’ailleurs) et les gens courent dans tous les sens pour tenter de trouver le cadeau qui fera plaisir à leurs proches… Enfin, c’était comme ça jusqu’il y a quelques années car j’ai de plus en plus l’impression que la mentalité de Noël s’efface pour laisser place à une consommation exacerbée, à un commerce outrancier que même la crise économique ne peut altérer. Je n’aime pas cette tournure que prends la Noël telle qu’elle s’organise aujourd’hui. J’ai même l’impression qu’elle revêt des atours d’obligation parfois ; absence, hésitations, hypocrisie, faux-semblants… Enfin, ce n’est peut-être là qu’une évolution logique de la société sommes toutes mais je finis par croire que ma douce moitié et moi sommes les deux seules personnes en ce bas monde à encore croire au Père Noël !

Après tout, peu importe puisque je sais qu’il est réel ce bonhomme jovial tout de rouge vêtu ; croire au Père Noël apparait pour beaucoup comme une tare, tant pis je l’assume. Si la normalité c’est d’entrer dans le moule de cette société triste, individuelle et médiocre alors je préfère certainement être taré et affirmer ma croyance en Papa Noël ! Tout compte fait, tant qu’à croire en quelque chose, autant que ce soit au Père Noël plutôt qu’en un Dieu mesquin et inique ou en une quelconque forme d’humanité terrestre… Et puis, finalement, n’est-il pas plus sensé de croire en Papa Noël qu’en Papa Daerden ?

Le grand avantage qu’a le Père Noël par rapport à Dieu - par rapport aux Dieux - est qu’il ne prêche pas la paix sur terre pour tous les hommes de bonne volonté tout en ne permettant pas à ces hommes de bonne volonté d’accomplir cette prédication ! Non, il n’apporte qu’un peu de joie et de bonheur aux enfants de la terre et encore je suis convaincu qu’il est contrit de ne pas pouvoir tous les satisfaire. Il ne se présente pas en messie ou en sauveur mais il n’empêche que pour le passage du Père Noël, le 24 décembre, même les conflits s’arrêtent !!!

Alors, oui je crois au Père Noël parce que c’est peut-être la seule chose qui vaille vraiment la peine que l’on croit en elle. Un jour ainsi le Père Noël m’a-t-il dit : «Continues de croire en moi… Emmène ton amie, ton amour et ton amante toutes trois réunies dans la même personne avec toi. Alors vous toucherez à la sagesse, celle du cœur et de l’esprit. Dans un monde tellement dépourvu de ces deux qualités vous serez les Rois. Vous ne serez pas reconnus par ce peuple ordinaire qui se complait dans une médiocrité faite d’inculture et de haines quotidiennes ; mais vous serez les Rois de mon univers onirique dans lequel s’ébattent sans entrave tous ceux qui croient au Père Noël…». C’est bien ce que j’ai l’intention de faire !

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 09:57

Le Taj Mahal n'est pas une des Sept Merveilles du Monde... enfin pas au sens canonique du terme !

taj-mahal.jpgHier soir, après une longue journée de boulot j'ai eu envie de m'avachir devant la télé. Pas de chance, il n'y avait pas grand chose qui m'attirait alors j'ai laissé la télé sur RTL-TVI après avoir regardé le journal télévisé. Au terme d'une énième série américaine sans grande saveur, il y avait l'émission de télé-réalité "Pékin Express" (petit détail amusant, malgré le nom de l'émission, elle se déroule... en Inde !) qui, audience oblige, met en compétition des peoples sans grand intérêt comme la fille du Journaliste Nelson Monfort ou le champion de roller Taig Khris. L'émission d'hier soir, sur RTL-TVI, amenait les concurrents du jeu au pied du Taj Mahal et plusieurs d'entre-eux se réjouissaient de pouvoir voir l'une des Sept Merveilles du Monde. Cinq ou six fois, il fut répété que cet édifice hommage à l'amour d'un empereur à sa défunte épouse, est l'une des Sept Merveilles du Monde... Ce n'est pas vrai ! Les Sept Merveilles du Monde sont des oeuvres architecturales et artistiques désignée selon une liste canonique - c'est à dire qui répond à des règles strictes - dont le premier critères est d'appartenir au monde antique. Forcément puisque cette liste canonique trouve son origine à cette ère... Dès lors, historiquement parlant, le Taj Mahl ne peut pas être sur la liste canonique des Sept Merveilles du Monde puisqu'il fut construit au 17è siècle, c'est à dire, pour l'Asie, quelque 19 siècle après la fin de l'Antiquité !

La liste canonique des Sept Merveilles du Monde reprend la Pyramide de Khéops (Gizeh, Egypte), les Jardins Suspendus de Babylone (Mésopotamie, Irak actuel), le Phare d'Alexandrie (Egypte), Le Colosse de Rhodes (Grèce), le Tombeau de Mausole (Halicarnasse, Turquie), la Statue Chryséléphantine de Zeus (Elide, Grèce) et le Temple d'Artémis (Ephèse, Turquie)... rien de plus ! A noter que seule la Pyramide de Khéops, les ruines de Temple d'Artémis et quelques fragments du Tombeau de Mausole (au British Museum) sont encore visibles.

Alors oui, en 2007, un projet initié par l'homme d'affaire canado-suisse Bernard Weber a eu pour but de désigner les Sept Nouvelles Merveilles du Monde auxquelles émarge le Taj Mahal tout comme la Grande Muraille de Chine (Chine), la Ville maya de Chichen Itza (Yucatan, Mexique), le Colisée (Rome, Italie), le site de Petra (Jordanie), la Statue du Christ Rédempteur (Rio de Janeiro, Brésil) et le Machu Pichu (Cusco, Pérou). Il s'agit là effectivement de sites d'une très grande beauté et d'un très grand intérêt historique et culturel mais peut-on accorder autant de foi à un projet imaginé par un homme d'affaires du 21è siècle qu'à une liste canonique établie par des philosophes de la Grèce Antique, berceau de la civilisation ? Si l'on répond par l'affirmative à cette question alors il faut aussi prendre en compte la liste des Sept Merveilles du Monde Moderne établie, à la fin du 20è siècle, par La Société Américaine de Génie Civil et qui comprend : l'Empire State Building (New York, USA), le Barage d'Itaipu (Brésil-Paraguay), le Canal de Panama (Panama), la Tour CN de Toronto (Canada), le Golden Gate Bridge (San Francisco, USA), le Plan Delta (Pays-Bas) et le Tunnel sous la Manche (France-Angleterre). Cela fait donc Quatorze Merveilles pour un monde moderne et non pas Sept...

Je pense que lorsque les candidats de Pékin Express vantent le Taj Mahal comme l'une des Sept Merveilles du Monde, ils désinforment le téléspectateur. Il me parait opportun qu'ils précisent alors qu'il s'agit d'une des Merveilles du Monde Moderne ou l'une des Nouvelles Merveilles du Monde. Dans un monde de plus en plus aculturé, la télévision est le médias qui a le plus d'impact sur les masses. Déja que l'on y propose plus que des programmes sans grand intérêt, la moindre des choses est quand même de vérifier que les intervenants ne donnent pas des informations tronquées car le public ne manquera pas de les prendre pour argent comptant !

Le Taj Mahal

Situé à Âgra, en bordure de la rivière Yamunâ, affluent du Gange, le Taj Mal (littéralement Palais de la Couronne) est un mausolée construit, par l'architecte Usad Ahmad, à l'initiative de l'Empereur Mogol Shâh Jahân à la mémoire de son épouse décédée en couche lorsqu'elle donna naissance à leur 14è enfant, le 17 juin 1631. La construction de ce palais de marbre blanc débuta quelques semaines après le décès de l'épouse de l'empereur pour s'achever 17 ans plus tard. Il aura fallut plus de 1000 éléphants pour transporter le marbre, le jaspe, la malachite, la turquoise, le corail, l'onyx et le lapis-lazuli utiles à la construction du mausolée. L'intelligence et le génie civil indiens ont prévu, au 17è siècle, une construction telle que, en cas de tremblement de terre, la lourde coupole centrale et les quatre minarets qui la soutiennent s'écroulent, le cas écheant, à l'opposé du tombeau pour ne pas abîmer celui-ci... A sa mort, en 1666, l'empereur Shâh Jahân fut inhumé dans le Taj Mahal aux côtés de son épouse.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 16:43

De plus en plus de monde ignore ce que symbolise le férié du 11 Novembre. Il y a pourtant, je trouve, un devoir de mémoire à honorer autour de cette date…

 

480px-Waffenstillstand_gr.jpgIl y a ce matin un article qui m’a interpellé dans le quotidien liégeois La Meuse… Cet article évoque le jour férié du 11 Novembre qui semble ne pas évoquer grand-chose chez quantité de Liégeois… et par extension, je pense, chez quantité de monde peu importe d’où qu’ils fussent. En complément de l’article, la journaliste a réalisé un micro-trottoir auprès de quelques personnes afin, justement, de voir ce que le 11 Novembre rappelle à leur esprit. Ce sont les réactions de ces quidams qui sont ahurissantes ! «C’est une fête religieuse»(1) affirme une dame entre deux âges tandis que deux personnes pensent que cela a un rapport avec les attentats du World Trade Center à New York… Elles sont incapables de retenir la date d’un événement qui a eu lieu voici moins de deux lustres, un événement de l’Histoire qu’elles ont vécu, pas un fait historique ancien uniquement relaté dans des livres poussiéreux, non un événement politico-historique actuel qui a toujours une influence sur nos vies. Tout ce que ces deux personnes ont retenu c’est que c’était un 11… que ce fut en septembre et non point en novembre semblât avoir déjà échappé à leur culture !

 

Mais les autres réactions lues dans La Meuse n’étaient guère plus encourageantes. «J’ai l’air d’un gland, je ne sais pas»(1) avoue une jeune fille avec beaucoup de réalisme tant il est vrai qu’elle a l’air d’un gland… «Armistice, je ne sais pas ce que ça veut dire»(1) nous apprend une autre jeune fille qui en plus d’avoir des carences en histoire est lacunaire en vocabulaire également ! L’Armistice, il y a un jeune homme qui sait ce que cela signifie mais il déclare tout de go que celui du 11 Novembre a mis fin à la guerre 40-45… Pas de chance, c’était l’autre ! Un homme, à peine plus âgé, dit «Ca date de l’école, je ne m’en souviens plus»(1), s’il a tout oublié de l’école cela valait-il la peine qu’il y use ses fonds de culottes ? Encore que lui, il a du l’apprendre, cette dernière réaction d’une jeune fille, visiblement étudiante, qui déclare : «Je ne sais pas on ne nous l’apprend pas à l’école !»(1) témoigne du manque d’intérêt pour l’histoire contemporaine dans les programmes scolaires… Je me souviens que, lorsque j’étais en secondaires, j’ai participé plus d’une fois à des dépôts de gerbes de fleurs sur le monument dédié aux soldats morts lors des deux guerres qui était près de l’école… Et l’on nous expliquait pourquoi ces manifestations étaient organisées. Cela semble désuet aujourd’hui !

 

Et le devoir de mémoire alors…

 

Notre génération – celle des quadras – avait la chance, car c’en est une, d’avoir eu des grands-parents qui avaient connus les deux guerres mondiales. Mon grand-père, par exemple, était né en 1912 il a donc connu le premier conflit en tant qu’enfant mais de larges souvenirs, surtout sur la fin de la guerre, l’ont marqué. C’est en adulte qu’il a traversé la guerre 40-45 en tant que déserteur de l’armée allemande puisqu’il était né Polonais en Allemagne avant d’immigrer, en 1928, vers la Belgique pour travailler dans la mine et qu’il n’est jamais retourné en Allemagne pour honorer son enrôlement dans l’armée du 3è Reich. L’Occupation n’a pas été rose pour lui, chaque contrôle de papiers ou tout acte de marché noir (et Diable sait qu’il en posât !) pouvait aboutir à une arrestation et un passage par les armes comme pour tout déserteur… Cette anecdote personnelle juste pour évoquer l’idée que le devoir de mémoire, celui qui doit faire se rappeler aux générations qui n’ont pas connu la guerre ce qu’elle était, était entretenu par nos grands-parents qui ont vécu la ou les guerre(s). Des histoires de guerre rapportées par mes grands-parents j’en ai des tonnes en mémoire… Mais aujourd’hui, les moins de 20 ans n’ont plus de grands-parents qui ont vécu la guerre et la transmission du devoir de mémoire se perd. C’est à l’école de s’en occuper alors mais il semble, si l’on se réfère à la déclaration de cette étudiante citée plus haut, que ce ne soit plus le cas non plus… On arrive donc à une situation où jeunes ne savent pas ce qu’est l’Armistice ni ce qu’il commémore parce que personne ne leur enseigne ce que c’est !

 

L’Armistice signé le 11 novembre 1918 entre les troupes alliées et l’Allemagne est donc une convention de suspension des combats qui a mis fin à la Première Guerre Mondiale. Il fut signé dans le wagon-restaurant du Maréchal Foch, arrêté à Rethondes, dans la forêt de Compiègne (nord de la France), par le Maréchal Foch, ses aides de camp, l’Amiral Wemyss qui représentait la Grande Bretagne et par des représentants du gouvernement et de l’Armée allemande dont Matthias Erzberger, Député du Reichstag. Cette convention de cessez-le-feu décrétait donc l’arrêt des hostilités sur terre et dans les airs dans un délai de six heures, l’évacuation des territoires occupés par l’Allemagne (Belgique, Alsace-Lorraine, Pays-Bas, Afrique orientale…). La durée de l’armistice signé à Rethondes était de 36 jours, c’est le laps de temps qu’avaient les Allemands pour satisfaire aux exigences du document.

 

Cet armistice du 11 novembre 1918 déboucha sur la signature, sept mois plus tard soit le 28 juin 1919, du Traité de Versailles qui détermina les sanctions prises à l’encontre de l’Allemagne vaincue(2) mais aussi la création de la Société des Nations, ancêtre de l’ONU. Les dispositions prises à l’encontre de l’Allemagne par le Traité de Versailles seront sources d’une frustration immense pour les Allemands, une frustration sur laquelle jouera, dans les années ’30, Adolf Hitler pour justifier sa politique expansionniste et belliqueuse qui débouchera sur le second conflit mondial…

 

C’est tout cela que symbolise l’Armistice du 11 Novembre et que beaucoup tendent à oublier au mépris du devoir de mémoire. L’Armistice du 11 Novembre c’est l’engagement du processus de fin du premier conflit mondial qui fit, c’est utile de le rappeler, 18 millions de morts !

 

Ce que l’on sait peut-être encore moins c’est que l’armistice du 11 novembre a été précédé de trois autres armistices :
- celui du 29 septembre 1918, signé à Thessalonique, qui a mis fin au conflit sur le front oriental ;
- celui du 30 octobre 1918, signé à Moudros (Grèce), qui actait la reddition des troupes de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne ;
- celui du 3 novembre 1918, signé à Padoue (Italie), qui a mis fin au conflit entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie.

 

 

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(1) Le 11 Novembre, ça commémore quoi ? par Coline Leclercq, in La Meuse, p. 5, 10 novembre 2010

(2) retour à la France de l’Alsace et de la Moselle, intégration de plusieurs villes (Eupen, Malmédy…) à la Belgique, accession à la mer par le couloir de Dantzig (future ville de Gdansk) pour la Pologne, sanctions économiques et commerciales pour plusieurs milliards de marks à rembourser en plusieurs lustres, renoncement à l’empire colonial africain…

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Published by Olivier Moch - dans Humeurs
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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 13:11

A propos des des ados et de leur look...
  

look-ados.jpgLa mode, lorsque l'on marche dedans du pied gauche, ça porte bonheur ! Le look c'est devenu tellement important... C'est vrai que l'on n'a jamais une seconde chance de faire une première bonne impression et qu'il ne faut pas négliger son aspect extérieur visible. Mais le look c'est aussi devenu une véritable course au n'importe quoi, une course dans laquelle les adolescents s'engouffrent, sans réfléchir, pour avoir l'air au top... Mais sont-ils aveugles au point de ne pas se rendre compte que plus ils essaient de suivre une mode dictée par des peoples sans âme, plus ils ont l'air ridicule ? Et plus ils ont l'air ridicule plus ils se trouvent beaux... En me baladant, samedi dernier, en ville j'ai passé mon temps à regarder des adolescents qui se veulent branchés. Leur tenue témoignent surtout d'un manque de personnalité, de la fonte dans la masse sans âme et sans esprit d'une génération superficielle. On évoque souvent l'adolescence comme étant l'âge bête, c'est ma foi vrai ! On est tous passés par là... Mais je trouve cette génération d'adolescents particulièrement décevante. Pour la plupart d'entre eux, l'univers est limité au paraitre, à une musique débilitante et à l'ambiance glauque des shows de télé-réalité. Oui, je sais que ce n'est pas une généralité, qu'il ne faut pas mettre tous les ados dans le même tube de crème contre l'acné mais, bon sang, j'en connais des tas qui n'ont de passion que pour le futile et de révolte que le moule dans lequel ils se copient par milliers... Il est amusant de constater comme les polarités s'inversent avec le temps, ainsi à 15 ans je tenais les adultes de 25 ans pour des vieux cons alors que, maintenant que je flirte allègrement avec la quarantaine, je m'aperçois que la connerie est l'apanage des ados ! A quinze ans, nous militions contre l'Apartheid et contre la junte de Pinochet, nous avions lu 1984 de Gerge Orwell ou Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley, nous soutenions Greenpeace ou nous arborions la petite main jaune Touche pas à mon Pote au revers de notre blouson. Aujourd'hui la seule chose qui soit importante à arborer sur un vêtement c'est sa marque, D&G, Gucci ou Adidas... peu importe si ce ne sont que de pâles copies achetée sur un marché turc ou espagnol et confectionnée au Laos par des gamins exploités !

Dans un bus, j'ai croisé une adolescente vêtue d'une veste de jogging Adidas Chile 62, noire à parements dorés, horriblement laide. J'étais prêt à parier qu'elle ne savait même pas ce qui s'était passé au Chili, en 1962... Alors je le lui ai demandé. Hormis le fait qu'elle m'a pris pour un vieux con, elle n'a pas été capable de faire le lien entre son vêtement et la Coupe du Monde de Football à laquelle Adidas rend hommage à travers cette collection. C'est ainsi, désormais les ados étalent leur inculture au grand jour, ils en sont fiers parfois. Le massacre de l'orthographe et de la grammaire, à grands coups de SMS, est devenu leur passe-temps favoris. J'en connais même qui sont persuadé que Wilhelm Apolinaris est le dépositaire d'une marque d'eau pétillante, que le Vietnam fut une guerre-éclair remportée par les Américains et d'autres qui ne parviennent pas à imaginer qu'il y a seulement deux lustres le GSM n'était pas cet accessoire de mode totalement surfait qu'ils connaissent aujourd'hui... Ils ne comprennent même pas que l'on ait pu vivre sans ! "Sur mes cahiers d'écoliers, sur les pupitres et sur les arbres. Sur le sable, sur la neige j'écris ton nom" consignait Paul Eluard à propos de la liberté. Sur mes cahiers, j'écrivais "Boycott Apartheid" ou "Les différences de couleurs rien ne les balaie plus que la tolérance et le coeur" ou encore les noms de Mandela, Biko et les paroles Fatigué de renaud... Aujourd'hui, sur les cahiers d'écoliers on peut lire "gros bisous à toi ma best" ! Je le sais, je l'ai lu sur un cahier de ma filleule...

Mais par delà ce manque de culture et d'engagement qui caractérise une grand efrange de l'adolescence actuelle, c'est leur look, j'y reviens, qui est désespérant. C'est normal, c'est la première chose que l'on voit d'eux... Avant même qu'ils aient ouvert la bouche et prononcé le moindre mot, grâce à (ou à cause de) leur look, on est prévenu tant ils ont l'air con. Ceci dit, il y a quand même quelque chose de rassurant, on sait qu'il ne sont pas aussi cons qu'ils en ont l'air ! Non, être aussi con qu'ils en ont l'air, ce n'est assurément pas possible...

Inventaire non-exhaustif d'accessoires d'une mode ado ridicule

 

Le ridicule ne tue pas dit-on souvent, heureusement pour quantité d'ados que le ridicule n'effraie pas !  Vous les connaissez aussi bien que moi car vous les voyez dans la rue, mais je vous propose quand même de passer en revue quelques éléments du look des adolescents.

look-borsa.jpgLe couvre-chef est très tendance ches les ados. Le Fedora et le Trilby reviennent en force. Ils ne savent pas ce que c'est mais le portent. Il s'agit de ces chapeaux en feutre que l'on voyait beaucoup dans les films américains des années 40 et 50. Aujourd'hui, ils sont portés sans goût par des ados qui les posent sur leur tête sans recherche. Ce qui était élégant sur Frank Sinatra, Gary Cooper ou même Al Capone fait ridicule sur la tête des ados branchés de 2010. Mon grand-père aimait à porter le trilby mais il savait l'accorder à sa tenue et en changeait selon qu'il portât le costume ou le pantalon de ville et la veste en cuir. Aujourd'hui, on pose un trilby ou un fédora bleu sur une veste marron sans tenir compte du fait que ces couleurs ne se marient pas...

look-chapka.jpgRayon couvre chef on a aussi la chapka. Depuis qu'un acteur de films débiles est apparu avec une chapka sur le crâne, on voit les ados recourir à cet accessoire qu'ils accomodent mal. Pas plus tard que ce matin, alors qu'il faisait deux degrés à tout cassé, j'en ai vu un qui se baladait en t-shirt avec une chapka sur la tête... La chapka n'a plus aucune vocation protectrice contre le froid, elle sert uniquement d'accessoire (de mauvais goût) de mode pour renforcer un peu plus encore un look sans intérêt


look casquette trop serréeSur les têtes des ados l'on voit aussi beaucoup fleurir ce que je me plais à nommer la casquette-étron, ces casquettes de baseball trop serrées et qui sont posées sur le crâne comme un étron sur le trottoir. En fait, on pourrait aussi la nommer casquette-cerise parce qu'elle se pose comme une cerise sur le gâteau de l'imbécilité... Une casquette, à la bonne tailler, enfoncée correctement sur la tête, ma foi, pourquoi pas mais la casquette-étron relève du plus mauvais goût qui soit...


look-casquette-ecouteur.jpgCe qui vient souvent en complément de la casquette ce sont ces énormes écouteurs qui permettent aux ados d'écouter, au maximum et tant pis pour les tympans et la tranquillité de ceux qui passent à proximité, une musique aussi vide que ne l'est leur univers. Ces gros écouteurs ridicules sont une trace supplémentaire de mauvais goût vestimentaire, une trace qui va à l'encontre de la discrétion, une trace qui renforce l'importance du paraitre qui prime sur l'être !

look-jean-prison.jpgComment ne pas parler du sacro-saint jeans qui pendouille lamentablement à mi-hauteur (voire en dessous) des fesses. Combien savent-ils que cette "mode" vient des prisonniers des quartiers de sécurité des prisons américaines où l'on prohibait les ceintures des détenus dangereux de peur qu'ils ne s'en servent comme d'une arme contre d'autres détenus ou comme d'un garot pour se pendre ou s'étrangler... Sans ceinture, les pantalons d'uniforme de ces détenus se faisaient la malle et glissaient en dessous de leurs fesses. Certains ont gardé ce signe de reconnaissance pour montrer qu'ils étaient des caïds ayant fait de la prison. C'et peut-être aussi pour nous faire croire qu'ils sont des durs que les ados adoptent ce look hideux...

look-sarouel.jpgToujours dans le domaine du pantalon, le sarouel ou le baggy font fureur. Ce n'est pourtant vraiment pas beau ce genre d'accoutrement. Cela manque de la plus élémentaire des élégances, le sarouel est à la tenue vestimentaire ce que le fast-food est à la gastronomie : le degré zéro ! On dirait des futals dans lesquels le propriétaire s'est oublié. Cela pend lamentablement comme un lange alourdi par une défécation généreuse. C'est dire si ceux qui adoptent la casquette-étron et le sarouel ont un look de merde !


look-jogging.jpgDans le style élégant on notera aussi la propension des adolescents à se balader en survêtement. C'est marrant cette manie qu'ils ont de mal interpréter les usages vestimentaires. Ils se baladent en rue ev survêtement et fréquentent les salles de sport en jeans. Il existe des vêtements pour chaque occasion, je n'arrive pas à appréhender l'idée d'aller faire ses courses ou de se balader en ville en jogging et d'aller soulever de la fonte en jeans...

look-coiffure-1.jpgReste un élément fondamental du look ridicule d'une grande partie des adolescents modernes : la coiffure ! Au moins elle est simple, au plus elle est groteque et au plus elle leur convient. C'est ahurissant de voir également comme des coiffures qui semblent différentes sont pourtant très similaires dans leur coupe. Toutes ces coiffures biscornues qui font se pâmer les ados sont, en fait, les mêmes et renforcent la fonte dans la masse qui défini la plupart des ados.

Mais entretenons une note d'optimisme, tous les ados du 21è siècle ne sont pas décevant ! Si la génération n'est pas spontanée, elle n'est pas perdue non plus... pas encore. Il reste des ados de grande qualité, j'en connais une qui s'est engagée sur la voie d'un Master en Ressources Humaines après avoir bouclé de belles études supérieures, qui a été primée pour différents travaux scolaires, dont son Travail de Fin d'Etudes supérieures et qui, en outre, s'habillent de façon tout à fait correcte avec un goût certain même et qui, par ses tenue, relève subtilement les jolis traits de son visage... Vous voyez que tout n'est pas perdu !

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 10:46

Les Français protestent contre le report de l'âge de la retraite à 62 ans, ils sont pourtant les mieux lotis d'Europe en la matière.

retraite.jpgDepuis plusieurs jours, la France est cadenassée par des manifestations contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Le 8 octobre dernier, le Parlement adoptait en effet le report de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans... depuis c'est la grogne dans les rues. Les Français ne veulent pas travailler au delà des 60 ans ! Et pourtant, ils sont les plus jeunes retraités de toute l'Union Européenne puisque seule la France pensionne ses travailleurs, hommes et femmes, à 60 ans. D'autres pays (l'Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Lituanie, Malte...) ont fixé à 60 ans l'âge de la retraite féminine mais dans toute l'Europe, les hommes travaillent au delà des 60 ans; 65 ans étant même la norme dans la plupart des pays. Le Royaume-Uni vient même de porter l'âge de la retraite à 66 ans à partir de 2020. Quant aux Allemands, ils bossent jusqu'à 67 ans...

Hier, j'entendais au journal parlé de 18h00, sur Bel RTL, l'interview d'un correspondant de presse américain à Paris qui expliquait que les Etats-Unis ne comprennent pas que la France soit dans la rue pour protester contre la réforme des retraites. Ce journaliste américain - dont le nom m'a hélas échappé - expliquait, en substance, que les Etats-Unis avait porté l'âge de la retraite à 65 ans depuis 1983 et qu'il n'est d'ailleurs pas rare de voir des Américains travailler au-delà de 70 ans. Le monde change, la situation économique évolue, la France doit évoluer avec elle, s'adapter à cette évolution sous peine de souffrir économiquement disait cet homme. Soyons clair, le système des retraites aux Etats-Unis n'est pas le plus optimal qui soit, loin s'en faut. Il s'apparente même souvent à une grande loterie où les plus chanceux peuvent s'en sortir avec un revenu suffisant et les moins bien lotis peuvent - sauf s'ils ont pris soins de se constituer un capital-pension - crever avec un revenu annuel ne dépassant pas... 5000 dollars ! C'est d'ailleurs pour cela, aurais-je eu envie de dire au journaliste américain que j'ai entendu hier, que l'on trouve autant de septuagénaires encore au travail au pays de l'Oncle Sam... Mais l'homme n'avait pas tort sur toute la ligne ! Ainsi, ajoutait-il, la France est un pays de cocagne par rapport à d'autres dans le monde et il est temps de se dire que l'on ne peut pas tout avoir sans rien donner. Ainsi, pour financer les retraites, si l'on ne reporte pas l'âge de départ au moins jusqu'à 62 ans (voire 65 ou même 67), il faudra raboter les salaires (ndlr en fait ponctionner davantage sur le salaire brut donc diminuer proportionnellemnt le net) d'ici moins de dix ans. C'est pourquoi, personnellement, je ne m'explique pas le soutien des étudiants à ces manifestations... Les salaires rabotés pour payer les retraires d'ici dix ans ce seront les leurs !

Car il faut aussi rester réaliste, me semble-t-il, le vieillissement de la population modifie sérieusement l'équilibre entre population active et retraités. N'oublions pas que les retraites sont financées par les travailleurs (les travailleurs actuels financent les retraites actuelles, les travailleurs de 2030 financeront les retraites de 2030, etc.). Aujourd'hui nous avons grosso/modo 10 travailleurs actifs pour 4 retraités; les projections nous disent qu'en 2050 il y aura 10 travailleurs actifs pour 8 retraités. C'est à dire que, d'ici moins d'un demi-siècle, le même nombre de personnes financera deux fois plus de retraites... En outre, si le ratio de retraités par rapport aux actifs devrait doubler d'ici 2050, il faut ajouter que ces retraités vivront beaucoup plus longtemps et donc que la retraite durera plus longtemps. En Europe, un tiers de la population aura plus de 65 ans en 2050 et le nombre d'octogénaires devrait tripler dans le même laps de temps... L'équation est simple : davantage de personnes âgées + espérance de vie plus longue = augmentation du coût du financement des retraites ! Ce qui revient, une nouvelle fois, à dire que dans un avenir proche c'est sur les salaires des actifs que l'on piochera encore un peu plus pour payer les retraites. Les étudiants français ne semblent pas bien l'avoir compris ! Ce qui m'apparait d'ailleurs aussi abbérant dans le comportement des étudiants qui descendent dans la rue pour protester contre la réforme des retraites c'est qu'ils pensent déja à leur retraite avant d'avoir bosser un seul jour... Ils ne sont pas sûr, dans le contexte socio-économique actuel et à venir, de trouver un boulot fiable mais ça ne semble pas les tracasser, par contre qu'on envisage de repousser l'âge de leur retraite les irritent au point de descendre dans la rue. Avant de penser à la retraite, faudrait peut-être penser à bosser !

La retraite est, pour moi, la pierre angulaire de la solidarité sociale, c'est l'essence même de la solidarité ! Les travailleurs actifs payent pour les ceux qui ont travaillé avant eux, c'est un principe fondamental auquel je suis très attaché. Mais il faut se rendre compte que les choses évoluent et il faut évoluer avec elles. Ainsi si notre espérance de vie augmente, si le nombre de retraités augmente, afin qu'à l'avenir les retraités qui auront payé toute leur carrière active pour la retraite de leur prédécesseurs puissent aussi bénéficier d'une pension de retraite, il m'apparait normal qu'aujourd'hui on reporte un peu l'âge de la retraite. Surtout dans le cas des Français qui gagnent déja, par raport aux Belges, aux Hollandais, aux Allemands, aux Danois et à bien d'autres travailleurs européens, cinq à sept années de travail avec l'actuelle retraite à 60 ans... La déplacer à 62 ans n'a rien de choquant, nos voisins français resteraient quand même dans le peloton de tête des plus jeunes retraités.

Je vois dans ce combat contre la réforme des retraites une forme de mysticisme religieux, un peu comme si on se battait pour un paradis. La retraite c'est un peu l'âge doré de l'existence, celui où l'on profite après avoir bosser toute une vie... Après avoir bossé toute une vie ! L'image d'une retraite qui serait en fait le paradis qu'on nous promet au terme de l'existence m'effleure. Mais si la retraite est un paradis, alors le travail c'est la vie... J'accorderais toujours plus d'importance à la vie qu'au paradis !

Je ne pensais pas écrire cette phrase un jour mais, dans ce cas précis de la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy n'a pas tort ! 

RF2012

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 12:30

En France, à la FNAC, si vous avez besoin d'un renseignement basique, il faut passer par le Président Directeur Général... Bonjour la relation client !

 

fnac.jpgJe voudrais vous rapporter, aujourd'hui, une histoire qui m'est arrivée, qui vient de trouver son épilogue avec un échange de mails et n'a d'autres intérêt que de mettre en évidence un manquement dans le chef d'une grande entreprise française. Il y a quinze jours, dans le cadre de mon boulot, j'ai eu besoin d'un renseignement simple à propos de bons-cadeaux de la FNAC. Il s'agissait de savoir si un bon-cadeau acheté en Belgique est valable en France... Plutôt simple comme demande, la réponse peut se résumer en un seul mot : oui ou non ! Je vais donc sur le site français de la FNAC - qui par parenthèse est plutôt une vitrine surchargée et pas très attrayante - où je trouve, dans le traditionnel espace "Contactez-nous", les coordonnées e-mail d'un service Client, situé apparemment, à Noisy. J'envoie donc un courriel à cette adresse avec ma simple demande... Nous sommes alors le 20 septembre dernier ! Une semaine plus tard, je m'étonne de ne pas avoir eu de réponse mais, occupé, je ne donne pas encore de suite. C'est le 29 septembre que je me décide à relancer ma demande. Sur le site internet de la FNAC, je trouve aussi le mail d'un service Entreprise auquel je renvoie une copie de mon mail précédent en posant également la question simple qui m'occupe. Après tout, me dis-je alors, comme ma demande est professionnelle peut-être suis-je davantage une entreprise qu'un client...

Mais voilà, hier après-midi, 5 octobre soit quinze jours après ma demande initiale, ni le service client ni le service entreprise n'a encore donné signe de vie. J'ai pourtant besoin de ma réponse car si les bons-cadeaux belges ne sont pas valables en France il me faut trouver une alternative pour ce cadeau professionnel que j'ai à faire... Mais je ne peux m'empêcher, quand même, de trouver saumâtre qu'à l'heure du net, du commerce virtuel et de la communication en temps réel, la FNAC ne m'ait pas donné de réponse en quinze jours. Aussi décidé-je de me replonger sur le net afin de voir qui est à la tête de la FNAC en France. Sans aucune difficulté, je trouve le nom de Christophe Cuvillier. Alors, pour la troisième fois, je rédige un mail à la FNAC, je l'adresse au service Client, au service Entreprise et je mets, en copie, Christophe Cuvillier. En fait, j'extrapole son adresse sur base des adresses Client et Entreprise car si j'ai trouvé son nom, je n'ai pas trouvé son e-mail...

Et ce matin... Surprise, je trouve un courriel de Chrisophe Cuvillier dans ma boite ! De façon charmante, il s'excuse pour cette absence de réponse qu'il qualifie lui-même de dysfonctionnement mais, en plus, apporte une réponse claire, nette, précise et motivée à ma demande : les bons-cadeaux belges ne sont pas valables en France car "les organismes financiers opérant ces moyens de paiement ne sont pas interconnectés" m'explique-t-il. Il ajoute, c'est plus que je ne lui en demande, qu'il va diligenter une enquête afin de savoir pourquoi ce dysfonctionnement s'est produit. Mais, et c'est là l'essentiel à mes yeux, quelques heures après ma troisième demande (la première dont Monsieur Cuvillier est en copie), j'ai enfin une réponse concrète !

Ce qui est effarant dans cette petite anecdote c'est que la FNAC France dispose d'un service de relations avec le client, d'un service de relations avec les entreprises mais que c'est, finalement, le Président Directeur Général qui doivent prendre le temps de répondre à la question basique d'un client... Là est le réel dysfonctionnement !

La FNAC est une entreprise de grande envergure, qui a pignon sur rue dans plusieurs pays européens, qui affiche pour 2009 un chiffre d'affaires dépassant allégrement les quatre milliards d'euros et qui emploie plusieurs milliers de personnes... Je ne peux comprendre que sur ces milliers de personnes ce soit le PDG qui ait du répondre à ma demande basique ! Ceci dit, je voudrais quand même remercier ici Christophe Cuvillier qui a pris le temps, malgré un emploi du temps qui doit être, je l'imagine, surchargé, de répondre précisémment à ma requète. Mais il est, peut-être temps de revoir certaines options de management chez FNAC France...

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:27

Il est parfois amusant de voir que des institutions partagent leur acronyme avec des choses qui n'ont rien à voir, qui sont même, quelques fois, leur antithèse...

 

aaaa-copie-1.jpgUn acronyme, je ne vous apprends rien, est une abréviation d'un groupe de mots qui repose sur la première lettre de chacun de ces mots. HLM pour Habitation à Loyer Modéré, par exemple, ou encore URSS pour Union des Républiques Socialistes Soviétiques... Enormément d'institutions, de sociétés, de club de sport ou d'associations prennent un acronyme pour nom afin de s'assurer une meilleure visibilité auprès du grand public. Clairement, UNESCO c'est beaucoup plus visible que United Nations Educational Scientific and Cultural Organisation ! Une corporation qui a recours quasi systématiquement aux acronymes c'est celle des partis politiques. Rares sont ceux qui ne résument pas leur appellation à un acronyme, cela existe (Groen, les écologistes flamands par exemple) mais c'est loin d'être fréquent. Si pour la plupart des partis on sait encore ce que signifie l'acronyme (PS = Parti Socialiste; UMP = Union pour Un Mouvement Populaire; MR = Mouvement Réformateur...), il s'en trouve dont l'abréviation est devenue l'appellation traditionnelle et dont on se sait plus ce que représente l'acronyme. Ainsi qui sait encore que ECOLO, le parti écologiste wallon, signfie Ecologistes Confédérés pour l'Organisation de Luttes Originales ?

 

Lorsqu'on se choisit une appellation, on la prend forcément avec les valeurs que l'on veut promouvoir, les idées que l'on veut défendre ou l'objet de son association. Il serait sot de la part d'une association de soutien aux planteurs de cannabis du sud-ouest de la Poméranie Occidentale de se choisir pour nom Les Gaulois Réunis... Parfois on essaie aussi que l'acronyme puisse former un nouveau mot qui correspondent aux valeurs de l'association comme ECOLO par exemple, mais la plupart du temps, l'acronyme découle automatiquement du nom choisi : nous sommes des agriculteurs du Lubéron et du Vaucluse, on veut se regrouper en association, on s'appellera logiquement les Agriculteurs du Lubéron et du Vaucluse et notre acronyme sera, naturellement, ALV...

 

Mais rarement lorsque l'on a recours à un acronyme on ne vérifie si cet acronyme n'est pas déja utilisé par une autre association ou une autre institution. Ainsi par exemple, l'UMP fondé en 2002 par Jacques Chirac (ndlr UMP signifiait alors Union pour la Majorité Présidentielle)  partage son acronyme avec le Urban Management Program, un programme de développement de la croissance économique et de développement social des Nations Unies... parfois cela peut donner lieu à des situations cocasses, c'est le cas notamment avec le parti indépendantiste flamand N-VA...

 

N-VA est, dans le cas du parti de Bart De Wever, l'acronyme de Nieuwe-Vlaamse Alliantie, c'est à dire Nouvelle Alliance Flamande. mais une recherche basique sur le net nous apprend que NVA peut aussi signifier bien d'autres choses...

 

NVA = North Vietnam Army (Armée Nord-Vietnamienne) c'est à dire le nom de l'armée populaire vietnamienne soutenue, lors de la Guerre du Vietnam, par l'URSS et la Chine. C'est plutôt amusant lorsque l'on sait que le parti de De Wever est largement à droite... 

NVA = National VolksArmee (Armée Populaire Nationale), encore une armée communiste, l'armée officielle de l'ex-RDA créée en 1956. Encore un rapprochement avec l'ancien bloc de l'est qui ne sied guère à l'image de droite que renvoie le parti de Bart DE Wever...

NVA = National Vision Administrators, une société américaine de management dans le domaine des soins occulaires.

NVA = Non-Violence Actualité, une association de prévention de la violence de proximité (dans la famille, à l'école, au bureau, dans les quartiers...). J'ai du mal, je le concède, à associer la N-VA de De Wever à une association de prévention de la violence...


NVA = National Vulvodynia Association (Association Nationale de Vulvodynie), la vulvodynie étant une douleur vulvaire. Là, le point commun entre le parti flamand et la vulvodynie est, peut-être, plus évident, ce sont les cons(1) !


NVA = Normandy Veterans Association (Association des Vétérans de Normandie), qui regroupe les vétérans des armées anglaise et néerlandaise qui ont participé au Débarquement de Normandie.

NVA = Nederlandse Vereniging voor Autisme (Association Néerlandaise de l'Autisme) sans grand rapport avec la N-VA à moins que le comportement de Bart De Wever ne puisse s'expliquer par une certaine forme d'autisme...

NVA = National Videogames Archives (Archives Nationales des Jeux Vidéos), un département du Musée National des Médias, en Angleterre... Peut-être aura-t-on, prochainement, un jeu vidéo intitulé Bartstructor ou Warhammer Bart Battle...

NVA = Natural Vitality Australia (Australie Naturelle et Pleine de Vie), une société australienne qui fabrique et vend des compléments nutritifs et des produits naturels pour une vie saine... L'image de Bart de Wever ne correspnd pas vraiment à leur crédo !

Voila, il y en a encore certainement d'autres que l'on pourrait ajouter mais cela suffit, me semble-t-il, pour s'apercevoir que NVA est un acronyme sur-utilisé et tant qu'à en privilégier un choisissons-en un qui prône la non-violence ou le traitement des douleurs vulvaires, ce qui se cache derrière ces NVA là ont certainement beaucoup plus d'intérêt que la parti séparatiste flamand !

 

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(1) ce mot étant ici à prendre dans son sens originel !

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 14:11

A propos d'une particularité de la langue française que beaucoup utilisent sans savoir qu'ils le font...

 

apocopes.jpgLa langue française est merveilleuse ! Elle regorge d'exceptions (qui confirment la règle…), de tournures imagées, de figures rhétoriques particulières - comme le zeugme utilisé avec maestria par Victor Hugo ou Desproges -, ou encore de pluriels étranges qui font que l'amour est masculin s'il est seul et féminines si elles sont plusieurs…

Nous sommes cernés par les apocopes ! Pas de panique, il ne s'agit nullement d'un ennemi redoutable, d'une catastrophe naturelle, pas plus qu'une maladie cruelle… Mais alors, qu'est-ce donc ? Simplement une particularité de la langue française que nous utilisons quotidiennement sans même nous en rendre compte tant elle est passée dans nos habitudes linguistiques. Utilisons un exemple concret pour illustrer ce propos. La langue de Molière - qui est aussi celle de Balzac, Rimbaud, Dumas, Verne Sartre ou encore Camus et Mallarmé - encore que, personnellement, je préfère nettement Vian, Eluard et surtout Desproges, mais, trêve de digressions intempestives, revenons à notre exemple - est une des plus belle qui soit justement parce qu'elle est imagée. Ainsi, l'exemple suivant est plein d'apocopes :

"Hier, à la télé, on a diffusé un reportage sur la manif des étudiants, ils étaient soutenus par quelques profs. Mais comme il n'y avait rien d'autres que des redifs au programme, je suis allé au ciné".

Vous voyez où je veux en venir ? Bob, c'est ainsi que j'appelle le Petit Robert, en effet, cela fait plusieurs années que j'utilise mon dictionnaire quotidiennement et l'intimité qui existe désormais entre lui et moi m'autorise donc cette petite familiarité… Bob, disé-je, nous apprend que le terme 'apocope' vient du grec 'apokoptein' qui signifie retrancher. Une apocope est, par conséquent, la chute d'une ou plusieurs syllabes à la fin d'un mot; réduire télévision à télé est une apocope, résumer décoration par déco est encore une apocope, idem pour manifestation que l’on peut apocoper en manif. Même les prénoms sont touchés par les apocopes ; combien de fois entend-t-on appeler Benjamin Ben’ ou Kevin Kev’… Par contre, réduire Bart de Wever est un confédéraliste en Bart de Wever est un con n’est pas une apocope. C’est très juste mais ce n’est pas une apocope !

Revenons à nos moutons, dont par ailleurs on notera l’analogie avec les apocopes puisque ces dernières se trouvent par troupeaux, dans le vocabulaire des ados. Rien d'alarmant donc ainsi que je le précisais plus avant ! Encore que je trouve que l'on utilise décidemment trop ce genre de diminutif. C'est une simple constatation personnelle, pas une critique ou un jugement car j'ai aussi tendance à y avoir recours de temps à autre. Mais, c'est toujours pareil ! Un peu, c'est bien, trop cela nuit à la qualité du langage.

Certains journalistes se mettent au diapason. Récemment, le présentateur du journal télévisé de 13h00 sur TF1 faisait état d'une "manif d'agriculteurs en colère". J'ai aussi entendu des enseignants utiliser des apocopes dans le cadre d'un cours qu'ils dispensaient. Ce n'est pas grave à priori mais alors, ne nous étonnons pas que nos enfants - enfin les vôtre, moi je n'en n'ai pas… - trouvent sympa d'apocoper le terme sympathique !

A plusieurs reprises, j'ai entendu - et vous aussi, j'en suis sûr - commander dans un bistrot une 'Jup' afin de se faire servir cette bière bien connue dans la région liégeoise… Quel est l'intérêt de raccourcir l'appellation d'une bière ? Peut-être pour être servi plus rapidement ? Seuls les hommes savent pourquoi ! Et puis, il y a ceux qui réduisent à 'G' ce GSM qu'ils pourraient appeler téléphone portable…

Au risque de me répéter, je n'ai pas d'animosité particulière à l'encontre des apocopes mais, au même titre qu'un arbre ne fera jamais la forêt, une particularité ne fera jamais la langue française. La pauvre est déjà tellement malmenée, tant oralement que dans les écrits actuels. Il faut dire que la mode du SMS est un facteur important de cette agression permanente que subit la langue française… Mais ça, c'est un autre débat !

 

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