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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:42

Pour faire face à l'évolution de la sphère de l'information quotidienne, Le Monde propose, depuis ce 19 novembre, une nouvelle mouture.

monde.jpgLe Monde va bien, merci pour lui ! Avec un lectorat quotidien estimé de 1,9 millions de personnes(1), le premier quotidien français entrevoit l'avenir avec sérénité. Le Monde fut l'un des pionniers de l'info numérique, il a parfaitement négocié le virage de l'internet - fixe d'abord, nomade ensuite - pour parvenir désormais à un impressionnant total de 11,4 millions de lecteurs, tous supports confondus, chaque mois. Fort de cette réussite, Louis Dreyfus, Directeur du Groupe de Presse Le Monde et Directeur de publication du quotidien, et Erik Izraelewicz, Directeur de la Rédaction, annonce dans l'édition de ce matin que leur journal évolue pour faire face au flot d'informations continues qui abreuve le public. "Le journal papier à un avenir à condition qu'il se transforme !"(1) écrivent Dreyfus et Izraélewicz, "Dans la tourmente où se trouve plongée la presse, nos rédactions doivent constamment s'adapter pour mieux tenir comptes de vos usages (ndlr des usages des lecteurs). L'innovation est devenu une obligation permanente"(1). Cette transformation est palpable dès l'édition de ce 19 novembre 2012. Le Monde s'adapte et passe donc au tout couleur avec une information plus hiérarchisée - plus agréable à lire disent Dreyfus et Izraelewicz - et plus interactive. Concrètement, ce sont quatre innovations majeures qui sont mises en places :
- un nouvelle une, plus claire, plus simple et plus percutante;
- un espace "L'événement" qui fait la part belle à l'événement du jour;
- un espace "Culture et style" qui s'intéresse aux arts et à l'art de vivre;
- une rubrique "Je te fais un dessin" qui, chaque vendredi, permettra de revenir sur l'actualité de la semaine à travers la plume de dessinateurs de presse du monde entier.

Si Le Monde change sur la forme et sur le fond, il change aussi sa méthode de diffusion. En effet, afin de couvrir plus rapidement l'ensemble du territoire, mais aussi dans un souci d'économie et d'écologie, la fabrication du journal sera décentralisée. Finie la production unique dans la banlieue sud-est de Paris, désormais Le Monde sera aussi imprimé à Toulouse (sur les rotatives de La Dépêche du Midi) et à Montpelier (sur le matériel du Midi -Libre) alors que deux autres sites de fabrication sont prévus, d'ici fin 2012, pour établir un maillage de production optimal. Le Monde sera ainsi disponible dans toutes les grandes villes française en début d'après-midi, sa distribution sera plus rapide mais aussi, grâce à ce maillage, plus écologique et plus économique...

Le Monde se porte bien, merci pour lui ! écrivé-je en début d'article, mais s'il se porte bien c'est parce que ses dirigeants travaillent intelligemment à son évolution permanente. La nouvelle version disponible dès ajourd'hui dans les kiosques à maturé pendant 18 mois, elle a été pensée et réfléchie pour ne pas entrer en concurrence avec la version électronique du quotidien car les décideurs du Monde ont bien compris qu'il s'agit là de deux supports différents qui répondent à des attentes et à des besoins différents voire à des lecteurs différents...

A lire également :
  - La communication mobile va révolutionner l'information
  - Internet ne tuera pas la presse papier

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(1) Le Monde se transforme, par Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz, in Le Monde, 19 novembre 2012

 


Source : Communication

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:28

Plus qu’une maladie, le diabète est un phénomène mondial qui a un impact important sur l’économie et sur le social…

 

diabete.jpgLe diabète est un problème mondial qui a un impact au niveau humain, social et économique. A l’heure actuelle, on estime à plus de 250 millions le nombre de personnes qui vivent avec le diabète dans le monde(1). Chaque année 7 millions de personnes supplémentaire développent le diabète. Cette maladie se caractérise par une augmentation du taux de glucose dans le sang, qui peut entraîner des complications au niveau de nombreux organes. Cette maladie peut résulter de facteurs génétiques et environnementaux agissant de concert.

On distingue deux types de diabète :

 

- le diabète de type 1 : diabète insulino-dépendant (DID), parfois appelé diabète inné, est une forme de diabète sucré qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l'enfant ou chez le jeune adulte mais parfois le diabète peut être présent depuis la naissance et ne se manifester qu'à l'adolescence.

- le diabète de type 2 : ou diabète non insulinodépendant (DNID), parfois appelé diabète gras, est une maladie métabolique touchant la glycorégulation provoquant à terme un diabète sucré.

 

Face à ce phénomène, on ne peut que comprendre l’importance de la prévention et de l’éducation du patient. Le thème central de la Journée Mondiale du Diabète insiste, entre 2009 et 2013, sur ces deux axes majeurs.

 

La prévention du diabète

 

Il est actuellement impossible de prévenir le diabète de type 1. Les facteurs environnementaux qui déclencheraient le processus responsable de la destruction des cellules productrices d'insuline du corps humain sont toujours à l'étude. Par contre, le diabète de type 2 peut souvent être évité grâce au maintien d'un poids sain et d'une activité physique.

Ces 30 dernières années ont vu une augmentation très prononcée des cas de diabète de type 2. En 1985, on estimait que 30 millions de personnes étaient atteintes de diabète. 10 ans plus tard, ce chiffre atteignait 150 millions. À ce jour, plus de 250 millions de personnes sont atteintes de diabète et, si aucune mesure n'est prise, la Fédération International du Diabète (FID) estime que ce chiffre devrait atteindre 380 millions d'ici 2025. Il est de plus en plus manifeste que cette explosion du diabète submergera les systèmes de soins de santé partout dans le monde et contrebalancera les avantages du développement économique. Il est donc important que la communauté du diabète communique le message clair que des investissements dans des programmes d'éducation et de prévention permettront d’économiser de l’argent sur le long terme, en plus d'améliorer sensiblement la qualité de vie des personnes atteintes de diabète et à haut risque.

 

La FID préconise notamment l’identification de toutes les personnes à haut risque de développer un diabète de type 2 par le biais de dépistages opportunistes et autonomes. Les personnes à haut risque peuvent être facilement identifiées au moyen d'un questionnaire simple d'évaluation des facteurs de risque, tels que l'âge, le tour de taille et les antécédents familiaux, cardiovasculaires et gestationnels. Les éducateurs en diabète ont un rôle important à jouer au niveau de la prévention primaire en aidant les personnes à comprendre les risques et à fixer des objectifs réalistes pour l'amélioration de leur état de santé. La FID recommande au moins 30 minutes d'activité physique par jour (marche soutenue, natation, vélo ou danse). Il a ainsi été démontré que marcher régulièrement au moins 30 minutes par jour réduit le risque de diabète de type 2 de 35 à 40 %

Parmi les facteurs de risque du diabète de type 2, il y a surtout : 
- l’obésité ou le surpoids

- le manque d'exercice

- une mauvaise alimentation

- un âge avancé

- une tension artérielle et un taux decholestérol élevés

- des antécédents familiaux de diabète

- l’ethnicité

 

L’éducation au diabète

 

Tout au long de leur vie, les personnes atteintes de diabète et leur famille doivent prendre une multitude de décisions liées à la gestion du diabète. Les personnes atteintes de diabète doivent surveiller leur glycémie, prendre des médicaments, faire régulièrement de l'exercice et adapter leurs habitudes alimentaires. De plus, elles sont souvent confrontées à des problèmes engendrés par les complications du diabète et peuvent également être amenées à devoir faire face à des changements de comportement psychologique majeurs. Les résultats dépendant dans une large mesure des décisions prises, il est de la plus haute importance d'offrir aux personnes atteintes de diabète une éducation continue et de qualité, qui soit adaptée à leurs besoins et dispensée par des prestataires de soins compétents.

Sans éducation au diabète, les personnes atteintes sont moins bien préparées à la prise de décisions, moins bien informées aux changements de comportements et à la prise en charge des problèmes psychosociaux ; elles sont donc moins préparées à la gestion efficace de leur diabète. Une mauvaise gestion se traduit par une détérioration de l'état de santé et une augmentation du risque de développer des complications. L'éducation est par conséquent essentielle pour prévenir les complications du diabète et constitue un élément central de la Journée Mondiale du Diabète. Les éducateurs en diabète ont un rôle important à jouer au niveau de la prévention primaire en aidant les personnes à comprendre les risques et à fixer des objectifs réalistes pour l'amélioration de leur état de santé.

La Journée Mondiale du Diabète cherche à mettre l'accent sur une plus grande sensibilisation aux facteurs de risque du diabète et encouragera le partage des meilleures pratiques en termes  de prévention du diabète afin de permettre au patient diabétique d’avoir une meilleure autonomie par une gestion optimale de son diabète.

A l’occasion de la Journée Mondiale du Diabète, diverses actions de sensibilisation, d’information et de dépistage. Renseignez-vous auprès des hôpitaux de votre région, de votre médecins ou via les médias…

 

Plus d’infos sur la Journée Mondiale du Diabète : www.worlddiabetesday.org

 

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(1) source www.worlddiabetesday.org

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 13:16

Le Philharmonique de Bruxelles est entré de plain-pied dans l'ère des partitions numériques

OPB.jpgLes terminaux nomades - smartphones et tablettes - prennent le pas sur les pc, c'est une réalité. La vente de 1,8 millions de smartphones, rien qu'en Belgique, est estimée pour l'année 2012 ce qui signifie qu'un Belge sur cinq dispose dun téléphone intelligent. Quant aux tablettes, les estimations font état de 800.000 unités vendues dans notre pays cette année, un chiffre multiplié par quatre par rapport à 2011. Au niveau mondial, les ventes de PC ont reculé (-1,2%) pour la première fois depuis onze ans, il se vent désormais plus de smartphones que de PC et le marché de la tablette dépassera celui du PC en 2016 selon les prévisions... Bref, nous sommes bel et bien dans l'ère de l'internet mobile ! Une réalité qu'ont très bien comprise les responsables de l'Orchestre Philharmonique de Bruxelles qui vient de présenter son premier concert avec des partitions numériques sur tablettes. Le 7 novembre dernier, à Flagey, le Boléro de Ravel et deux pièces de Wagner ont donc été jouées sans le support des partitions traditionnelles. A leur place, des tablettes sur lesquelles avaient été numérisées les partitions. Chaque musicien a donc du apprivoiser un nouveau geste, celui de tourner les pages de la partition avec le doigt sur l'écran tactile. Globalement, le concert s'est parfaitement déroulé - tout juste certaines oreilles affûtées ont-elles repéré l'une ou l'autre notes moins justes - et le résultat a été concluant. Dans l'ensemble, les 92 musiciens de l'OPB ont apprécié cette entrée dans l'ère du numérique, tous se sont prêtés à l'expérience et ont adopté la tablette, à l'exception notoire du Chef d'Orchestre qui a préféré s'en passer et diriger sans aucun support papier ou numérique.

Le concert de mercredi dernier constituait un réel test et, s'il a été concluant, il reste néanmoins des choses à prendre en compte. Les trois plus importantes étant assurément la petite taille des notes et la luminosité de l'écran qui pourraient entraîner une réelle fatigue oculaire gênante pour les musiciens ainsi que la sensibilité de l'écran tactile qui pourrait entrainer un tournage trop rapide des pages si le geste du doigt n'est pas précis et délicat. Ces points seront discutés rapidement avec le fournisseur coréen des tablettes et la start-up chargée de la numérisation des partitions, mais en définitive, le plus grand obstacle pourrait bien être la nostalgie de certains musiciens attachés à leurs partitions en papier... par contre, deux avantages importants sont à souligner : le premier est écologique et économique puisque beaucoup de feuilles seront économisées par l'utilisation des tablettes, une estimation d'économie de 25.000€ annuels est réaliste dit-on du côté de l'OPB; le second est un gain de temps non-négligeable puisque les musiciens n'auront plus à anoter leurs partitions selon les indications de chef d'orchestre, les notes que celui-ci apportera sur sa propre partition numérisée à l'aide d'un crayon intelligent apparaitront automatiquement sur chaque tablette.

Toujours est-il que l'Orchestre Philharmonique de Bruxelles est entré de plain-pied dans l'ère des NTIV et qu'il utilise ses technologies modernes au service des classiques anciens. La prochaine étape consistera à ajouter un choeur à l'orchestre; viendra ensuite la phase de tests à long terme qui devrait débuter en octobre 2013 et qui verra l'orchestre présenter plusieurs concerts avec des tablettes numérique. Si cette phase de tests est concluante alors la porte sera totalement ouverte pour que la musique classique s'installe définitivement dans l'ère numérique. Quoi qu'il en soit, l'OPB est à mettre en avant pour cette avancée, il est valorisant pour la Belgique d'être pionnière en la matière et de contribuer à écrire une nouvelle page de la musique classique ! Reste que le travail de numérisation de l'ensemble des partitions de la musique classique sera aussi un travail de longue haleine...

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 09:25

Obama est réélu à la Maison Blanche ! L'un des enjeux majeurs de son second mandat sera de reprendre le Congrès afin de préparer le terrain à son successeur.

obama2012.jpgObama n'est que le second Président démocrate à reconduire son mandat depuis la seconde guerre mondiale, le premier étant Bill Clinton. Mais là où Obama marque l'histoire c'est qu'il est le premier Président réélu alors que le taux de chômage est supérieur à 7,2% depuis la Grande Dépression des années '30. Ainsi donc, malgré un bilan économique plutôt mitigé - mais un bon bilan de politique internationale -, le Président sortant retrouvera son siège en janvier prochain; c'est bel et bien lui qui prononcera le prochain Discours sur l'Etat de l'Union. Sans surprise, c'était annoncé depuis longtemps, l'élection s'est jouée dans les Swing States, notamment en Floride, en en Virginie et dans l'Ohio. Les états traditionnellement acquis (ndlr la Californie, New York, l'Illinois ou Washington pour les Démocrates; le Texas, la Louisiane, l'Alabama ou le Tennessee pour les Républicains) donnaient un avantage à Barack Obama : 237 Grands Electeurs contre 206 à Romney. Il suffisait donc au locataire de la Maison Blance de glaner 33 Grands Electeurs pour y rester... La Floride et n'importe quel autre état indécis suffisaient donc à Obama. Contrairement à ce que beaucoup de journaliste ont dit cette semaine, le scrutin n'était pas si serré que cela, Obama avait un avantage certain ! Rapidement, l'on a su que le Wisconsin et ses dix Grands Electeurs tombaient dans l'escarcelle d'Obama, puis ce fut le New Hampshire (4 Grands Electeurs) qui penchait vers le camp démocrate. Romney emportait, comme prévu, l'Indiana et la Caroline du Nord mais, peu avant minuit, l'Ohio livrait son verdict et Obama devenait Président des Etats-Unis pour la seconde fois. L'info devait encore être officialisée, elle le fut vers 5h20 (heure de Paris) lorsque CBS annonçait que Barack Obama venait d'obtenir 274 Grands Electeurs, soit la majorité ! Cinq minutes plus tard, Obama annonçait sa victoire sur Twitter, une victoire que Mitt Romney reconnaissait à 7h07 lors d'un discours devant ses partisans.  Avec 26 états remportés sur les 50 en jeu, avec quelque 68 Grands Electeurs en plus que Romney (303vs235) et avec un vote populaire (voix de préférence) de 49,9% contre 48,6 à Romney, Barack Obama est le vainqueur incontestable de cette élection présidentielle !

Mais, le rendez-vous électoral consistait aussi à réélire le Congrès. Plus précisément un tiers des Sénateurs et l'ensemble de la Chambre des Représentants (435 Députés). Et là, si le Sénat reste dans les mains démocrates (52 Sénateurs démocrates, 44 républicains, 1 indépendant et 3 encore à attribuer), la Chambre qui avait été conquise par les Républicains lors des élections de mi-mandat (Midterm 2010) est restée dans leur escarcelle (240 Députés contre 190 aux Démocrates)... Clairement, cela va compliquer la tâche du Président réélu ! Comme c'était le cas depuis Midterm 2010, Barack Obama se heurtera à un mur républicain au Congrès lorsqu'il s'agira de faire passer des réformes ou des projets de loi. Idéalement, pour mener sa politique, un Président doit pouvoir se reposer sur une majorité de son parti au Congrès (surtout à la Chambre des Représentants) dont la composition est revue tous les deux ans. Alors qu'au début de son premier mandat Obama disposait de cette majorité, elle a basculé dans le camp républicain à l'occasion des élections de mi-mandat, en novembre 2010, rendant sa gestion très compliquée. Désormais, c'est au début de son second mandat qu'Obama ne pourra pas s'appuyer sur une majorité démocrate au Congrès. L'objectif majeur - et essentiel ! - sera de la récupérer aux prochaines élections de mi-mandat, en novembre 2014. C'est essentiel car, ainsi que le prévoit la Constitution américaine, un Président ne peut prester plus de deux mandats. Obama ne pourra donc plus défendre son statut de Président en 2016. Les deux candidats, le démocrate et le républicain, partiront dès lors à égalité ! Si les Démocrates ne remportent pas le Congrès en 2014 cela signifiera que tout le second mandat d'Obama se sera fait sous une majorité républicaine et que peu de réformes ou de projets de loi démocrates auront été adoptés. Dès lors, dans ce cas de figure, le prochain candidat républicain à la présidence pourra axer sa campagne sur le bilan négatif de la présidence démocrate sortante.

Aujourd'hui, comme hier, les USA sont divisés entre un Président démocrate et une majorité parlementaire républicaine. La politique qui sera menée sera forcément une politique de compromis et l'on sait qu'en la matière, les Républicains ne sont pas généreux. La situation est ainsi figée jusqu'en novembre 2014, au moment du renouvellement du Congrès. Pour mener une politique démocrate et pour donner une vraie chance au prochain candidat de son parti, Barack Obama va devoir batailler ferme pour permettre aux Démocrates de remporter les élections de Midterm 2014, la victoire en 2016 passe par  là !  

Quoi qu'il en soit, pour l'heure Barack Obama savoure son succès avant de se pencher à bras le corps sur les vrais enjeux de son second mandat : l'économie, le chômage et la sortie de crise ! Tout ça avec les nombreux bâtons que les Républicains ne manqueront pas de lui mettre dans les roues...

P2012
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:06

A six jours du scrutin, et à travers les articles publiés sur Acta Diurna, retour sur  la course à la Maison-Blanche...

p2012.jpg

Octobre-novembre 2010... Période des élections de Midterm

Un paradoxe américain - Le bilan à mi-mandat d'Obama est loin d'être le pire qui soit mais les sondages annoncent une victoire républicaine aux élections de Midterm. Ils ne se trompaient pas !

Qui pour aller au combat contre Obama ? - Les Républicains remportent les élections de Midterm, ils investissent le Congrès et se cherchent un leader pour affronter Obama en novembre 2012. Une vingtaine de candidats - dont Romney - se dégagent.

Taxez-nous plus - Plusieurs millionnaires américains demandent à être taxés davantage pour aider les victimes de la crisé économique.

Janvier-avril2011... Obama fourbit ses armes !

Obama entame la partie - Dans son Discours sur l'Etat de l'Union, Barack Obama se positionne pour 2012. Mi-âne, mi-éléphant, il appelle Démocrates et Républicains à travailler ensemble pour l'Amérique.

Miss O. - Michelle Obama est la personnalité préférée des Américains, portrait de la FLOTUS.

Obama sera candidat ! - Sans surprise, début avril 2011, Barack Obama annonce, officiellement sa candidature à la Présidentielle de 2012.

Printemps 2011... Les Républicains tapent sur l'économie

P2012 : sur le terrain de l'économie - La mort d'Oussama Ben Laden booste la popularité d'Obama. Les Républicains doivent se positionner sur un terrain qui leur est plus favorable, celui de l'économie américaine qui est au plus bas.

Obama connait son premier anniversaire potentiel - Newt Gingrich est le premier Républicain à annoncer sa candidature à l'investiture de son parti.

Les Etats-Unis vont relever le plafond de leur dette - 14,29 milliards de dollars, la dette publique américaine est à un cheveu de son plafond maximal, il faudra relever ce plafond à l'été.

P2012 : le Club des Huit - Ils sont officiellement huit à vouloir l'investiture républicaine pour affronter Obama. Portrait rapide de ces huit candidats.

Septembre-novembre 2011... Mitt Romney commence à poindre à l'horizon

P2012, Romney et Perry tiennent la corde - A l'issue du grand débat télévisé entre les candidats à l'investiture républicaine, deux noms se dégagent : Mitt Romney, ancien Gouverneur du Massachussetts, et Rick Perry, Gouverneur du Texas. Ce dernier est toujours en tête des sondages même si son parti ne le soutient pas...

Haro sur Perry ! - Alors qu'il est largement en tête dans les sondages pour l'investiture républicaine, Rick Perry est plutôt lâché par son parti.

Novembre 2011... A un an des élections

Le calque stratégique d'Obama - En 2004, le bilan du premier mandat de Bush était catastrophique et pourtant il a été réélu... Les Conseillers d'Obama envisagent de calquer la stratégie de campagne sur celle de Bush en 2004 : valoriser les actes forts du Président en occultant ses points faibles.

P2012 : mode d'emploi - A un an des élections, rappel du fonctionnement de la Présidentielle américaine.

Rendez-vous dans l'Iowa - A 40 jours du premier caucus, dans l'Iowa, qui marquera officiellement le début de la course à l'investiture républicaine, Mitt Romney et Newt Gingrich se détachent dans les sondages.

Premier trimestre 2012 - La course à l'investiture républicaine

Tous les regards convergent vers le Middlewest - L'Iowa, état tradtionnel du premier caucus, est critiqué car il n'est qu'un état moyen. Son résultat donnera cependant la première orientation de la course à l'investiture. Romney s'y imposera...

Revoir le système d'imposition - Barack Obama profite de son Discours sur l'Etat de l'Union pour reprendre la main sur l'économie en réclamant la mise en application de la Règle Buffet, à savoir un impôt équitable à 30% des revenus pour chaque américain.

Obama vs Romney - Les Républicains n'ont pas encore de candidat qui se dégage mais selon les sondages, seul Mitt Romney battrait Barack Obama s'ils s'affrontent. Un premier indice ?

Grand Old Party - Présentation du Parti Républicain

The Democrats - Portrait du Parti Démocrate

Brokered Convention - Aucun candidat ne se dégagent dans la course à l'investiture républicaine alors qu'Obama est déjà en pleine campagne de réélection. La situation préoccupe le GOP, à tel point que les pontes républicains envisagent de faire appel à une personnalité extérieure...

Super Tuesday - Le 6 mars2012 est le fameux Super Mardi, le jour où beaucoup d'états organisent leur primaire ou leur caucus. Il reste quatre candidats en lice : Romney, Santorum, Gingrich et Paul, même si ce dernier ne fait que de la figuration

Obama tire les marrons du feu - Romney remporte le Super Tuesday mais est encore loin de l'investiture, pendant ce temps-là, Obama poursuit sa campagne et creuse l'écart sur tous les candidats républicains potentiels dans les sondages.

Printemps 2012... Obama vs Romney !

Romney a (presque) la voie libre - Romney gagne plusieurs petits états, Santorum a jeté l'éponge, Paul contine de faire de la figuration et Gingrich est loin derrière. L'ancien Gouverneur du Massachussetts n'a pas encore engrangé le nombre requis de Délégués pour obtenir l'investiture mais il rencontre déjà des colistiers potentiels pour la Présidentielle.

Obama soutient le mariage homosexuel - Le Président sortant prend un gros risque en affichant son soutient au mariage gay. Il est le premier Président américain à le faire...

P2012, le mariage gay comme enjeu... - Pour la première fois, un Parlementaire américain contracte un mariage homosexuel. La question divise les clans politiques.

Août-septembre 2012 - Le temps des Conventions

Ticket Romney-Ryan - Mitt Romney est officiellement investi par le Parti Républicain, son colistier est Paul Ryan, Représentant du Wisconsin à la Chambre, un Républicain très conservateur.

Joker de luxe - Longtemps éloigné d'Obama, Bill Clinton apparait comme un soutien de premier plan pour le Président sortant lors de la Convention démocrate, à Charlotte. Clinton reste le Président le plus apprécié des ses 40 dernières années, ses mandats coincidant avec une Amérique forte et prospère.

P2012 : qui soutient qui ? - A quelques semaines de l'Election Day, quels sont les soutiens de poids de chaque candidats ?

Octobre 2012... La dernière ligne droite !

Comme un parfum d'Aurora et de Columbine - La question de la détention des armes à feu s'invite au premier débat entre les deux candidats. Il faut dire que ce débat se déroule non loin d'Aurora et de Columbine, deux villes du Colorado, marquée par des massacres à l'arme à feu...

P2012 : la course aux états indécis est lancée - Alors que les sondages sont serrés, les états indécis devraient faire la différence. Obama y a l'avantage !

Rendez-vous le 6 novembre pour savoir si Barack Obama conservera la Maison-Blanche ou si Mitt Romney la lui prendra...

A lire aussi, le fil info des élections américaines 2012 : P2012 Breaking News...

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 12:23

Windows 8 est disponible dès aujourd'hui avec pour mission de s'imposer sur le marché des tablettes et des smartphones.

w8.jpgNovembre 1985, Microsoft lançait sa première version de Windows (1.0) dans le but de révolutionner l'informatique domestique. Echec retentissant après deux années de travail car le système d'exploitation présentait de nombreux plantages, ne permettait d'ouvrir qu'une seule application à la fois et affichait une lenteur énervante. Bref, l'outil ne constituait pas une réelle avancée par rapport à son prédécesseur, MS-DOS. Depuis, beaucoup d'évolutions ont suivi avec de belles réussites (ex. Windows 95) mais aussi quelques ratés (ex. Windows Vista) mais, quoi qu'il en soit Windows s'est imposé sur le marché des PC en équipant plus de 90% de ces machines (de façon inique puisque le système d'exploitation est installé monopolisitiquement sur le PC). Cependant, ce marché des ordinateurs personnels est en net recul au profit de l'internet mobile. Les smartphones et les tablettes voient leur ventes s'envoler ce qui fait dire à certains que nous sommes bel et bien entré dans l'ère post-PC.... une ère de communication et d'internet mobiles ! Cette nouvelle ère qui fait la part belle à l'internet nomade au détriment du PC est évidemment délicate pour le fournisseur de neuf systèmes d'exploitation domestique sur dix. Il ne faut pas être devin pour prévoir l'importance d'une transition réussie vers le mobile pour Microsoft; selon une étude du cabinet NPD, en 2016 il se vendra plus de tablettes que de PC(1) !

Windows 8, qui sort aujourd'hui, est l'arme imaginée par Microsoft pour s'intégrer sur le marché du net mobile et tenter de grignoter des parts à IOS (Apple) et Android qui s'érigent en leader. Si Windows 8 continuera d'équiper la très grande majorité des PC (car les ventes ne cesseront pas du jour au lendemain, loin s'en faut), il sera installé sur les tablettes produites en série par la firme basée dans l'Etat de Washington. Mais pour réussir sa transition, Microsoft prend aussi un pari, celui de l'éclosion des tablettes hybrides, ces outils à mi-chemins entre pc portable et tablettes tactiles dont l'écran peut se désolidariser du clavier pour devenir une tablette à part entière. Et sur ce créneau, Microsoft se positionne en force en gageant que les hybrides prendront bientôt la place des tablettes. Même si les tablettes sont en plein essor, le pari de l'hybride n'est pas forcément sot puisqu'il offre à la fois les avantages du pc domestique et de la tablette mobile.  Fidèle à sa ligne de conduite, Microsoft a signé de nombreux contrats avec des fabricants - Toshiba, Dell Acer ou Samsung, notamment - pour la mise sur le marché de tablettes hybrides équipées de Windows 8. Derrière ce pari de l'hybride se cache aussi l'enjeu de l'entreprise. Si, à l'heure actuelle, la tablette est en plein boom, son utilisation reste fortement liée à la sphère ludique et/ou de loisirs (jeux, consultation de contenus, e-mail...) alors qu'elle reste marginale dans la sphère professionnelle. Avec l'hybride, Microsoft espère faire entrer de plain-pied l'internet mobile dans cette sphère professionnelle et de productivité. Un outil qui présente les caractéristique du pc portable (ancré dans la sphère professionnelle) et de la tablette pourrait séduire l'entreprise, c'est le second pan du pari de Microsoft...

Dès lors, pour réussir son implémentation dans le segment en pleine croissance de l'internet mobile, Microsoft joue donc sur deux tableaux avec Windows 8 :
- le tableau des hybrides en collaboration avec Samsung, Sony, Asus, HP, Toshiba et Dell pour la commercialisation de machines équipées de Windows 8;
- le tableau des tablettes avec la commercialisation de son outil propre, la Surface, qui a été présentée hier à New York.

Déjà présent sur le marché de la communication et de l'internet mobiles avec sa gamme de smartphone - qui ne prend que 2,7% du marché -, Microsoft espère augmenter sensiblement cette présence avec Windows 8.

Windows  8, tout ce qu'il faut savoir => analyse de PCimpact.

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(1) La tablette supplantera-t-elle l'ordinateur en 2016 ?, par Audrey on demainlemail.com, 3 août 2012

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 12:05

Les Swing States feront la différence... Barack Obama semble y avoir l'avantage !

swing-states-01.jpgLes nombreux sondages qui se succèdent et dans lesquels Barack Obama et Mitt Romney sont quasiment à égalité ne veulent, en définitive, pas dire grand chose. Ils sont généraux et nous savons que la présidentielle américaine se gagne état par état. Nous en avons déjà parlé (lire à ce propos P2012 : mode d'emploi) mais l'élection américaine ne repose pas sur un vote populaire direct mais bien sur des Grands Electeurs dont chaque état (ainsi que le District of Columbia) dispose d'un nombre différent en fonction de son nombre de Représentants au Congrès (Chambre + Sénat). Ainsi donc, des états comme la Californie (55), le Texas (34) ou New York (31) disposent de nombreux Grands Electeurs tandis que d'autres à l'image du Delaware (3) ou des deux Dakota (3) en ont très peu. L'ensemble du Collège Electoral regroupe 538 Grands Electeurs, il s'agit d'en obtenir 270 au moins pour devenir Président des Etats-Unis. On comprend dès lors l'importance de conquérir certains états plutôt que d'autres... Mais l'on sait aussi que, par tradition, certains états votent systématiquement d'un côté ou de l'autre. Ainsi, les Californiens votent usuellement démocrate lors de la présidentielle, les Grands Electeurs de Californie sont donc pratiquement acquis à Barack Obama; à l'inverse ceux du Texas sont la chasse gardée de Mitt Romney. Ce sont donc les états indécis, ceux dont le vote varie d'une élection à l'autre, qui feront la différence pour l'élection. Ces états - que l'on nomme Swing States ou Purple State ou encore Battleground State(*) - sont au nombre de huit : le Nevada (6 Grands Electeurs), le Colorado (9), l'Iowa (6), le Wisconsin (10), la Floride (29), l'Ohio (18), la Virginie (13) et le New Hampshire (4) soit un total de 95 Grands Electeurs pour ces fameux Swing States.

L'illustration publiée sur le site du New York Times est très explicite quant à la situation actuelle :
swing-states-copie-1.jpgLes états en bleu sont acquis par tradition à Obama, ceux en bleu clair hachuré lui semblent promis, ce qui lui confèrerait (ndlr utilisons encore le conditionnel) un total de 237 Grands Electeurs soit un manque de 33 Grands Electeurs pour l'emporter.

Les états en rouge sont acquis à Romney par tradition, ceux en rose hachuré lui semblent promis, ce qui lui conférerait un total de 206 Grands Electeurs, soit un manque de 64 Grands Electeurs pour devenir Président.

Les états en jaune hachuré sont les état indécis, ceux dans lesquels Obama et Romney vont faire le maximum pour l'emporter...

Autant, si pas davantage, que les sondages nationaux cette illustration basée sur les comportements de vote des élections précédentes et les traditions de chaque état est révélatrice de la situation actuelle. Car finalement, si les sondages évoquent un coude à coude entre les deux hommes, la carte des états acquis et des états indécis donne un avantage net à Barack Obama. Le Président sortant ne doit conquérir que 33 Grands Electeurs pour réendosser son costume présidentiel... 33 Grands Electeurs, cela signifie qu'il peut se "contenter" de gagner la Floride et le New Hampshire, par exemple. Ou encore de remporter simplement l'Ohio, le Colorado et le Nevada... Bref, Obama joue avec un peu moins de pression sur les épaules car le spectre des combinaisons gagnantes est plus large pour lui que pour Romney. Le journaliste américain du Huffington Post, Jon Ward, partage cet avis puisqu'il écrivait, le 17 octobre dernier, sur son Twitter, "Pour Obama, tout se passe dans l'Ohio et le Nevada. Même si Romney gagnait la plupart des Swing States, Obama arriverait à 271 avec ces deux états + le Wisconsin"(**).

Le point dans les Swing States

Bien entendu, Barack Obama ne se focalisera pas sur quelques-uns des huit états indécis; il est évident qu'il défendra son bilan et présentera son programme dans chacun des huit Swing States. D'ailleurs, la course est lancée dans ces états. Après avoir déjà visité la Floride et l'Ohio, le Président sortant poursuit son marathon avec le Nevada, l'Iowa et le Colorado dans les jours à venir. Romney suit, à peu près le même chemin en assurant qu'il est l'avenir des Etats-Unis.

A deux semaines du scrutin et en plein rush final, peut-être est-il opportun de faire un point sur les états indécis. Ainsi, selon les derniers sondages publiés(***) Obama est en tête dans cinq états-clés (Nevada, Iowa, Ohio, Wisconsin et New Hampshire), Romney mène dans deux Swing States (Colorado et Floride) tandis que la Virginie renvoie les deux hommes à égalité à 48% d'intentions de vote.
  - Nevada (6 Grands Electeurs) : Obama 49,5% - Romney 46,8%
  - Colorado (9 Grands Electeurs) : Obama 47,6% - Romney 47,8%
  - Iowa (6 Grands Electeurs) : Obama 48,8% - Romney 46,8%
  - Wisconsin (10 Grands Electeurs) : Obama 49,5% - Romney 46,8%
  - Floride (29 Grands Electeurs) : Obama 46,6% - Romney 48,4%
  - Ohio (18 Grands Electeurs) : Obama 47,9% - Romney 45,8%
  - Virginie (13 Grands Electeurs) : Obama 48% - Romney 48%
  - New Hampshire (4 Grands Electeurs) : Obama 48,2% - Romney 47,4%

Selon ces sondages locaux, Barack Obama gagnerait donc 44 Grands Electeurs pour atteindre le nombre suffisant de 281 Grands Electeurs eu total. Romney avec, toujours selon ces sondages locaux, 38 Grands Electeurs remportés disposerait de 244 Grands Electeurs, trop loin du nombre requis que pour être élus, même les 16 Grands Electeurs de Virginie ne changeraient rien à la donne...

C'est donc clairement avec le vent en poupe que le Président sortant s'est lancé dans le sprint final. Inlassablement, il martèle son discours sans se relâcher car, même si le vent est favorable, le sort est loin d'en être jeté !

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(*) Swing State = état balançoire, c'est à dire qui peut basculer d'un côté ou de l'autre
     Purple State = état mauve qui est la couleur que l'on obtient en mélangeant le rouge des Républicains et le bleu des Démocrates
     Battleground state = état champ de bataille où s'affrontent les deux candidats pour l'emporter
(**) source Twitter de Jon Ward (@jonward11), 17 octobre 2012
(***) source : Politico 2012 Live

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:07

La version papier de Newsweek n'existera plus le 1er janvier 2013 !

newsweekNewsweek est une référence internationale de la presse; l'hebdomadaire new-yorkais créé en 1933 tire encore aujourd'hui à près de quatre millions d'exemplaires - trois millions diffusés sur le sol américain, un million pour des lecteurs extra-américains - pour chacune de ses parutions. Cependant, les difficultés liées à la publicité (et donc à ses rentrées financières) dans le milieu de l'édition a amené le Directoire du groupe InterActiveCorp (IAC), auquel appartient Newsweek, a prendre la décision de cesser l'impression du prestigieux hebdomadaire. Ainsi donc, l'année de son 80è anniversaire, Newsweek va perdre son pendant papier pour ne conserver qu'une version numérique. S'appuyant sur la récente enquête du Pew Institute (évoquée il y a quelques jours dans l'article La communication mobile va révolutionner l'information) qui montre que quatre Américains sur dix s'informent désormais en ligne, la direction de Newsweek estime que le moment est opportun pour basculer au tout-numérique. "Nous avons atteint le point critique où nous pouvons toucher nos lecteurs dans un format tout-numérique de la manière la plus efficace"(1) écrivent Baba Shetty et Tina Brown, respectivement CEO et Rédacteur en Chef de Newsweek et du Daily Beast dans un article qu'ils cosignent. L'expérience du Daily Beast sert aussi, probablement, de moteur dans le processus de passage au tout-numérique de Newsweek. En effet, le site d'information The Daily Beast - qui appartient aussi au groupe IAC et dont la rédaction fut fusionnée avec celle de Newsweek en 2010 - fut lancé uniquement sur le net en 2008, par Tina Brown, avec un contenu fait d'articles propres écrit par des journalistes qui émargent à sa rédaction mais aussi d'articles publiés sur d'autres sites d'information. La fréquentation du Daily Beast - dont le nom est une allusion au roman Scoop d'Evelyn Waugh, publié en 1938 - atteint désormais les quinze millions de visiteurs chaque mois... Une fréquentation qui laisse rêveur !

Selon Shetty et Brown, il s'agit là de l'évolution logique d'un média qui a traversé une grande partie du 20è siècle et qui est bien ancré dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) du 21è. "Nous sommes en pleine transition et annonçons un développement important de Newsweek [...] Nous restons attaché à Newsweek et au journalisme qu'il représente [...] Newsweek est produit par une équipe de professionnels qui fournissent un travail brillant et consciencieux''(1) explique encore Baba Shetty et Tina Brown. Cependant, la transition vers le tout-numérique aura un impact important sur cette même équipe professionnelle puisque d'importantes restructurations des rédactions américaines et étrangères ainsi que des équipes commerciales sont prévues, elles seront évidemment couplées à de fortes pertes d'emplois.

Désormais, Newsweek n'aura plus qu'une seule édition mondiale sur le web et sera (re)baptisé Newsweek Global. Le contenu sera adapté aux outils de communication mobile (ce qui tend à confirmer le propos développé dans l'article La communication mobile va révolutionner l'information) et sera accessible sur abonnement. L'ultime numéro papier de Newsweek sera publié le 31 décembre 2012, nul doute qu'il deviendra collector !

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(1) A turn ou the page for Newsweek, par Tina Brown et Baba Shetty, on thedailybeast.com, 18 octobre 2012


Source : Communication

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 13:15

Suivi de l'actualité liée à l'élection présidentielle américaine...

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18 octobre - Obama remporte le second sondage

obamavsromney-copie-1.jpgMardi dernier, à New York, Barack Obama est sorti vainqueur du deuxième débat entre les deux prétendants à la Maison Blanche. Certes, les deux hommes ont eu de grands moments dans une débat de haut-vol (ndlr le meilleur depuis le duel kennedy/Nixon en 1960 selon l'analyste politique Geroge Will qui a vu tous les débats présidentiels depuis 1960) mais tous les commentateurs politiques et la population sondée s'accordent à dire que le Président sortant à pris, cette fois, le meilleur sur son rival républicain. Barack Obama était plus à l'aise que lors du premier affrontement, à Denver, il fut même parfois un peu trop agressif mais il est sorti vainqueur d'une joute verbale très enlevée sur la Syrie. Par ailleurs, Mitt Romney s'est fourvoyé dans un discours sur la place de la femme digne des années '50, un discours qui fait de lui la risée du net depuis lors... Mais ce qui ressort fortement de la soirée de mardi, durant laquelle 80 électeurs ont pu poser des questions aux deux candidats, est bien que l'économie reste le principal souci de la population américaine. Sur ce thème, les deux candidats sont restés dos à dos, se contentant surtout de s'envoyer quelques piques acerbes. Ils devront revoir leur copie sur l'économie pour le troisième et dernier débat qui aura lieu le 22 octobre prochain à Boca Raton, en Floride. Le thème principal de ce débat sera la politique étrangère mais nul doute que l'économie s'invitera dans les échanges...

2 octobre - Comme un parfum d'Aurora et de Columbine

Les armes à feu s'invitent dans le débat télévisé entre Romney et Obama, mercredi à Denver. Lire ici


26 septembre - Ryan n'a pas l'étoffe pour la Maison-Blanche

ryan.jpgIl y quelques semaines, nous évoquions la présence du Représentant du Wisconsin, Paul Ryan, sur le ticket républicain comme possible joker pour Romney. Ryan, ultra-conservateur, pouvait peut-être séduire l'électorat le plus à droite du Parti Républicain... Au GOP, l'on présentait d'ailleurs déjà Paul Ryan comme l'étoile montante et même comme un futur locataire de la Maison-Blanche... Mais voilà, l'électorat américain ne partage pas cette idée ! Selon un sondage Reuters/Ipsos publié le 24 septembre dernier, 46% des personnes interrogées qui voteraient pour le Parti Républicains estiment que la présence de Paul Ryan diminue leur envie de voter pour Romney; 27% d'entre eux affirment même que la présence de Ryan affaiblit le ticket républicain. 29% des sondés se disent renforcés dans leur envie de voter républicain grâce à la présence du Représentant du Wisconsin... Pire encore, lorsque l'on interroge les personnes indécises - celles-là même qui devraient influencer le résultat du 6 novembre par leur vote -, on s'aperçoit que seuls 18% sont favorables à la présence de Paul Ryan sur le ticket républicain. Le reproche majeur fait à Ryan est qu'il reprend trop les habitudes de Romney, c'est à dire qu'il est trop prudent et trop vague dans ses propositions de campagne. Le GOP avait espéré que Ryan déteindrait sur Romney pour dynamiser sa campagne, c'est l'inverse qui semble se produire. Par ailleurs, Ryan apparait comme peu connu du grand public puisque seuls une personne sur quatre le connaissait avant qu'il ne soit intronisé par la Convention Républicaine, à la fin août. Une Convention républicaine qui doit déchanter puisque si elle entrevoyait Ryan comme un potentiel futur Président, l'opinion publique pense largement le contraire puisque seuls 29% pensent que Ryan a l'envergure d'un Président, moins d'une personne sur trois. Ryan un mauvais choix de colisitier ? A première vue, oui mais seul l'avenir pourra le confirmer... Quoi qu'il en soit, les sondages donnent désormais une confortable avance (49/43) à Barack Obama.

13 Septembre - La Réforme Santé d'Obama n'attire toujours pas !

obamacare-copie-1.jpgVotée en 2010 et finalement validée par la Cour Suprême après de longs échanges houleux entre Républicains et Démocrates, la Réforme Santé de Barack Obama doit être totalement opérationnelle en 2014. Elle concerne surtout les quelque 50 millions d'Américains qui n'ont pas les moyens de financer leurs soins de santé. En effet, les impayés liés à la santé sont la première cause de précarisation aux Etats-Unis, ils débouchent souvent sur une faillite personnelle et sur l'expulsion. Beaucoup d'Américains se retrouvent, chaque année, à la rue, livrés à eux même parce qu'ils n'ont pas su, à l'origine, payer une facture de soins de santé. La procédure de recouvrement les laisse souvent sans le sou et sans toit... L'importance d'avoir une bonne couverture est fondamentale, c'est l'essence même de la Réforme mise en place par Obama. Et pourtant, un récent sondage le montre, plus de quatre Américains sur dix y sont défavorables. 44% des Américains ne veulent pas de cette réforme, 38% l'estiment essentielle ! La raison première est l'obligation de souscrire une assurance qui va à l'encontre du principe de liberté individuelle tant aimé aux USA... Mitt Romney ne se prive d'ailleurs pas d'avancer cet argument dans sa campagne électorale. Mais ce rejet peut aussi être lié à une mauvaise communication autour de la réforme de la part du clan Démocrate. Ainsi ont-ils peu mis en avant les aides possibles de l'Etat pour souscrire à l'assurance, inquiétant ainsi les gens les plus défavorisés qui craignent de voir cette assurance exploser leur budget déjà étriqué. La compléxité de la réforme n'a été que peu vulgarisée et beaucoup n'en saisissent pas les tenants et les aboutissants ce qui génère une grande méfiance de leur part... Clairement, les équipes d'Obama ont un réel besoin de bien communiquer auprès du grand public sur cette réforme afin d'infléchir sa mauvaise réputation et de gagner quelques milliers de voix dans la course à la présidence...

6 septembre - Joker de Luxe

Bill Clinton pourrait être l'atout majeur de Barack Obama dans sa quête de réélection. A lire ici.

29 août - Ticket Romney/Ryan

La Convention républicaine, réunie à Tampa Bay, à investi officiellement le ticket Mitt Romney/Paul Ryan pour le course à la Maison Blanche. A lire ici.


29 juin - La Cour Suprême a validé la Réforme de la Santé d'Obama

obamacare.jpgC'est une victoire capitale pour Barack Obama, une victoire qui pourrait bien lui ouvrir les portes de la Maison-Blanche pour un second mandat : la Cour Suprême a validé, par cinq voix contre quatre, le coeur de la réforme des soins de santé voulue par le Président Obama. C'était le chantier majeur de son premier mandat, c'est une victoire importante qui risque de peser dans la balance au moment du scrutin de novembre prochain. Paradoxalement, c'est la Président de la Cour Suprême, le Juge John Roberts, plutôt proche de l'ancien Président George W. Bush qui l'avait nommé, qui a fait penché la décision en faveur de la réforme. Désormais donc les Américains devront souscrire une assurance-santé afin de garantir leur accès aux soins de santé. Avant cette réforme, quelque 40 millions d'Américains n'avaient que peu ou pas accès aux soins par manque de moyens, l'assurance obligatoire sera donc un accès aux soins pour tous ! Cette réforme est aussi un moyen de réduire les dépenses de l'état en matière de santé alors que les coûts médicaux se sont envolés ces dernières années. Pour sa part, Mitt Romney a déjà promis d'annuler la réforme s'il est élu... Faire campagne en prétendant vouloir défaire ce qui a été fait par le prédécesseur n'a jamais été une bonne stratégie ! Obama s'est contenté de dire qu'il s'agit d'un jour historique pour les Etats-Unis car il est bon pour que tous les citoyens aient une couverture médicale qui leur garantit des soins sans être ruinés lorsqu'ils sont malades.


28 juin - Les sondages favorables à Obama

obamasondage.jpegA 130 jours du scrutin présidentiel américain, différents sondages donnent Barack Obama vainqueur. Ce ne sont, évidemment que des instantanés pris à un peu plus de quatre mois du rendez-vous mais ils abondent dans le même sens. Ainsi, selon des enquêtes de terrains commandées par  The Wall Street Journal et NBC, menées entre le 20 et le 24 juin, Obama réunirait 47% des intentions de vote pour 44% à Romney; ceci dit la somme des indécis, soit 5%, pourrait encore faire pencher la balance d'un côté comme de l'autre. L'enquête réalisée par Gallup, au même moment, donne un écart quasi similaire puisque les intentions de vote sont de 46% pour le Président sortant et 44% pour son challenger. Ces instantanés ne dévoilent donc pas de tendances dure mais le sondage qui doit faire davantage plaisir à Obama est celui qui le donne vainqueur en Floride (45%-41%), dans l'Ohio (47%-38%) et en Pennsylvanie (45%-39%). En effet, selon l'Institut de Sondage de l'Uiversité de Quinnipiac, Barack Obama remporterait aisément ces trois états qui sont considérés comme des états-clés dans la conquète de la Maison-Blanche. Traditionnellement, depuis 1960, aucun Président n'a été élu sans remporter au moins deux de ces trois états importants qui n'affichent pas une couleur républicaine ou démocrate indéfectible. Ce sondage de l'Université de Quinnipiac montre, par ailleurs, que Barack Obama a refait son retard sur Mitt Romney en matière d'économie. Longtemps, le candidat républicain était considéré comme le mieux armé pour relancer l'économie du pays, cela ne semble plus le cas. Autre motif de satisfaction pour Obama, sa décision de ne plus expulsé systématiquement les jeunes réfugiés sans papier qui risquait fort de lui causer du tort semble plutôt bien acceptée par les sondés. Finalement, ce qui pourrait générer le plus gros problème du Président sortant pourrait être sa réforme de la santé... ou plutôt la décision que doit prendre la Cour Suprême quant à la validité constitutionnelle de cette réforme. La Cour Suprême pourrait, en effet, décider de bloquer une loi qui a pourtant été votée par le Congrès estimant qu'elle va à l'encontre des libertés constitutionnelles des citoyens américains. Vingt-six états ont déposé plainte auprès de cette instance afin de faire invalider cette réforme, la décision de la Cour Suprême est attendue dans les prochaines heures et du sort de la réforme de la santé pourrait aussi dépendre, selon plusieurs analystes politiques, le sort du scrutin présidentiel. Concrètement, si la réforme de la santé, pierre angulaire de la première campagne de Barack Obama, était bloquée par la Cour Suprême, cela pourrait constituer un échec capital pour le Président dans sa course à la réélection...

30 mai - Romney sera le candidat républicain officiel !

romney texasEn remportant l'élection primaire du Texas, ce 29 mai, Mitt Romney est certain d'être adoubé par son parti pour aller au combat contre Barack Obama, le 6 novembre prochain. En effet, avec les 105 Délégués obtenus hier au Texas, il dispose désormais de 1191 Délégués soit 47 de plus que le quorum utile à sa désignation. Cette désignation sera ratifiée par la Convention Nationale du Parti Républicain, à Tampa Bay (Floride), à la fin du mois d'août prochain. D'ici là, Mitt Romney va pouvoir se consacrer pleinement à sa campagne contre Obama. L'objectif est maintenant pour lui de mobiliser la base stable, l'électorat naturel, du Grand Old Party et de la fédérer autour de sa personne. L'autre cheval de bataille de Romney sera d'attirer à lui les déçus de la présidence d'Obama. Avec l'aide du Super PAC Crossroads GPS, ouvertement contre Obama, le camp Romney vient de réaliser un clip vidéo rapportant l'histoire d'une mère de famille qui a voté Obama en 2008 et qui le regrette. A travers ce témoignage qui sera diffusé sur les chaines de télévision des dix états indécis (les fameux Swing States qui votent tantôt républicain tantôt démocrate) le but est de tenter de rallier une majorité de personne au panache républicain... Pas de doute, cette fois la campagne électorale est lancée entre Obama et Romney !

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2 mai - Gingrich renonce à l'investiture

gingrichrenon.jpegC'est aujourd'hui à 15h00 (heure US, soit 21h00 heure de Bruxelles) que Newt Gingrich confirmera son abandon dans la course à l'investiture ouvrant aisni définitivement la voie à Mitt Romney. Gingrich a d'ailleurs déjà posté son message de remerciement à tous ceux qi l'ont soutenu sur son site de campagne. Désormais, tous les efforts du Parti Républicain doivent se concentrer sur l'affrontement avec Obama. Gingrich n'a pas encore appelé ses partisans à soutenir Romney mais il devrait le faire tout à l'heure lors de son allocution officielle.

26 avril - Romney a (presque) la voie libre

En remportant les cinq états mis en jeu mardi dernier, Mitt Romney s'est quasiment assuré l'investiture républicaine. A lire ici

12 avril - Mitt Romney a le champ libre

romney.jpgCe mardi 10 avril, Rick Santorum a annoncé qu'il renonçait à l'investiture républicaine à cause, apparemment, des problèmes de santé de sa fille. C'est à Gettysburg, haut-lieu de l'Histoire américaine, qu'il a officialisé son abandon. Ainsi donc, l'ultime rival sérieux de Mitt Romney renonce laissant la voie libre à l'ancien Gouverneur du Massachussetts. Avec 668 Délégués (sur 1144 utiles pour obtenir l'investiture), Mitt Romney devance largement ses deux derniers concurrents, Newt Gingrich (135 Délégués) et Ron Paul (50 Délégués) alors qu'il reste 19 états en jeu. Désormais, Romney peut concentrer toute son énergie à une campagne contre Barack Obama plutôt qu'à une lutte fraticide qui a déjà duré trop longtemps au sein du Grand Old Party. Il pourra aussi injecter moins de fonds dans la fin de cette course à l'investiture, des fonds qu'il consacrera à la future campagne contre Obama. Pour sa part, Rick Santorum, qui ne s'est pas encore rangé derrière Romney, renonce juste avant la primaire de Pennsylvanie (24 avril), son état, qu'il craignait de perdre selon certaines sources. Il est vrai que perdre l'état de Pennsylvanie aurait été un sérieux camouflet pour Santorum... Quoi qu'il en soit, on semble enfin y voir plus claire dans cette course à l'investiture républicaine.


2 avril - Gingrich perd son principal soutien financier et recentre sa campagne


gingadelson.jpgSheldon Adelson, un millairdaire qui a fait fortune dans la gestion de casinos, était un soutien important pour le candidat à l'investiture républicaine Newt Gingrich. Etait, car il convient désormais d'employer l'imparfait Adelson ayant décidé de ne plus injecter d'argent dans la campagne de son poulain qu'il juge en boiut de course. "Il ne peut plus gagner la nomination de son parti" a déclaré en fin de semaine Sheldon Adelson. Dès lors, comme tout homme d'affaires qui se respectent, le magnat des casinos - qui est quand même la 13è fortune mondiale - a décidé de ne plus investir à fonds perdus. Par ailleurs, et peut-être y-a-t-il un lien de cause à effet, Newt Gingrich vient également d'annoncer qu'il tournait tous ses regards vers la Convention républicaine de l'été prochain. C'est à cette occasion que sera désigné officiellement le ticket républicain qui sera chargé de conquérir la Maison-Blanche. Si d'aventure Romney ou Santorum devaient ne pas obtenir, lors de la campagne d'investiture, les 1144 Délégués nécessaires, ce qui n'est pas impossible du tout, alors le Grand Old Party devrait avoir recours à la fameuse Brokered Convention. C'est ce cas de figure qui constitue vraissemblablement l'ultime (maigre) chance de Gingrich d'être candidat à la présidence américaine... Si mathématiquement, Gingrich n'est pas encore éjecté de la course à l'investiture, concrètement ses chances sont quasi-nulles c'est pourquoi il a décidé de réorienter sa campagne sur le rendez-vous estival important qui attend les Républicains.

31 mars - Point sur la course à l'investiture républicaine

Les caucus et les primaires se sont enchainés depuis le Super Tuesday du 6 mars dernier. Le Kansas, l'Alabama, le Mississipi, Hawaï, l'Illinois et la Louisiane se sont prononcés. Santorum 'est adjugé le Kansas, La Louisiane et l'Alabama tandis que Romney remportait Hawai, le Mississipi et l'Illinois. La course reste serrée puisque, à ce jour, si Romney dispose de deux fois plus de Délégués que Santorum, l'écart n'est jamais que de 295 Délégués alors qu'il en reste 1258 en jeu... Rien n'est joué, au contraire même. Ci-après la situation au 31 mars 2012. Rappelons qu'il faut 1144 Délégués pour remporter l'investiture.
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12 mars - "Les Etats-Unis vont renouer avec la prospérité !" Barack Obama

obama.jpegLe Président Obama est parti à l'assaut de la Virginie, un état traditionnellement considéré comme crucial dans la course à la Maison-Blanche. Dès lors, tandis que les Républicains s'enlisent dans leurs primaires et leurs caucus, Barack Obama marque son territoire. Vendredi dernier, fort des chiffres favorables du chomage aux Etats-Unis, il a promis une prospérité retrouvée aux Américains. Effectivement, le marché de l'emploi se porte nettement mieux avec un boni de 227.000 emplois sur le mois de février alors que le taux de chomage est stable à 8,3% c'est à dire son niveau le plus bas depuis mars 2009. Cette situation est du pain béni pour Obama puisque ses rivaux républicain ont longtemps martelé que le marché de l'emploi désastreux était à imputer au Président et qu'il était incapable de relancer l'économie. Avec les chiffres favorables de ce début d'année 2012, Obama ampute les Républicains d'un bâton qui servait à la battre...

8 mars - Obama tire les marrons du feu

Mitt Romney a remporté le Super Tuesday républicain mais le grand vainqueur en est certainement... Barack Obama. A lire ici

24 février - Super PAC's

superpacs.jpegLes PAC (Comités d'Action Politique) sont des organisations attachées aux partis politiques ou à des hommes politiques qui collectent des fonds pour financer les campagnes politiques des différents candidats. Ils ont été mis en place en 1905 après la Réforme sur le financement des campagnes électorales voulue par Theodore Roosevelt. Ces PAC sont soumis à des règles strictes édictées tant par le législateur fédéral que par les lois de chacun des états, ainsi les montants alloués par candidat ne peuvent excéder 5000 dollars par campagne. A côté de cela, les PAC peuvent aussi financer les partis qui retourneront alors de façon indirecte l'argent à la campagne de leur(s) candidat(s). Depuis la campagne législative de 2010 (Midterm), un arrêté de la Cour Suprême des Etats-Unis autorise une nouvelle forme de PAC : des PAC qui se présentent comme indépendants des partis ou des hommes politiques et que l'on nomme Super PAC's... La différence est floue car lorsqu'il alloue un montant à un candidat, peut-on dire qu'un PAC est indépendant de ce candidat ? Quoi qu'il en soit, cet arrêté à fondamentalement changé la donne en ce sens que les Super PAC's ne sont pas limités dans les montants qu'ils donnent aux hommes politiques en campagne. De nombreux Super PAC's ont été créés et ils entendent jouer un rôle important dans la campagne présidentielle. American Crossroads s'est ainsi constitué avec pour unique dessein la défaite de Barack Obama et financera avec l'argent qu'il récolte n'importe quel candidat républicain qui fera des propositions, surtout sur le thème de l'économie américaine, susceptible de contrecarrer Obama.


Mais les Super PAC's risquent d'avoir un rôle déterminant dans la course à l'investiture républicaine. Alors que Mitt Romney semblait le mieux armé financièrement, voila que plusieurs milliardaires ont décidé de faire des dons à des Super PAC's qui soutiennent les trois autres candidats. Il semble que les Américains de tendances républicaines ne veulent vraiment pas de Romney comme candidat ! Sheldon Adelson, propriétaire de plusieurs casinos, a donné dix millions de dollars à Winning our Future qui redistribue les sommes récoltées à Newt Gingrich, tandis que Harrold Simmons, un industriel du Texas, à fait don de 14 millions de dollars à American Crossroads qui a aussi reçu des fonds (2,5 millions de dollars) de l'homme d'affaire Bob Perry. Cette somme a servi, notamment à financer des spots publicitaires anti-Romney. Endorse Liberty est un Super PAC qui se positionne derrière Ron Paul, elle vient de recevoir 2,6 millions de Peter Thiel, un gestionnaire de fonds influent.

Le risque est que ces Super PAC's indépendants entament un campagne de dénigrement agressive contre Barack Obama mais les analystes politiques américains estiment que des hommes d'affaires de tendances démocrates ne tarderont pas à soutenir financièrement des PAC's et des Super PAC's pro-Obama...

16 février - Présentation succincte des Partis Républicain et Démocrate

The Democrats

Grand Old Party

8 février - Santorum ressurgit du diable-vauvert pour relancer la course à l'investiture

santo.pngRick Santorum a remporté, hier, les caucus du Minnesota et du Colorado ainsi que la primaire du Missouri. L'ex-Sénateur de Pennsylvanie, Républicain ultraconservateur, a créé la surprise surtout dans l'état du Colorado dans lequel Mitt Romney était donné favori (ndlr il y avait remporté facilement le caucus républicain en 2008) et où il n'a pris que la deuxième pace à plus de cinq points de Santorum. Aujourd'hui, les analystes de la politique américaine entrevoient en Santorum une alternative crédible à Gingrich pour contrer Romney. Le Tea Party, qui ne veut pas de Romney, jugé trop modéré, pourrait donner consigne de soutenir Santorum. Clairement, trois candidats sont encore en jeu, Romney a peut-être commis l'erreur de croire la course gagnée... Rick Santorum s'est repositionné en seconde position de la course avec 45 Délégués dans son giron. Comme le montre l'illustration ci-dessous (extraite du Washington Post de ce jour), Mitt Romney reste largement en tête avec 107 Délégués; Newt Gingrich est troisième avec 32 Délégués. Pour obtenir l'investiture républicaine il faudra réunir 1144 Délégués, on est encore loin du compte... En attendant le Super Tuesday du 6 mars où plus de 400 Délégués seront mis en jeu dans plusieurs états, les candidats du Grand Old Party se retrouveront dans le Maine (11/02), dans le Michigan et en Arizona (28/02) et dans l'état de Washington (3/03). Pendant ce temps, Barack Obama se réjouit de voir les difficultés des Républicains à lui trouver un adversaire.

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5 février - Mitt Romney engrange le Nevada et joue déjà contre Obama

romnevada-copie-1.jpgMitt Romney se positionne de plus en plus comme le candidat républicain à l'élection du 6 novembre prochain. Ce week-end, il a remporté facilement la Primaire du Nevada; une victoire évidemment attendue dans un état où l'on trouve énormément de Mormons, comme lui. Avec cette troisième victoire (New Hampshire, Floride et Nevada), Romney peut sérieusement envisager l'investiture, d'ailleurs il joue déja comme s'il l'avait obtenue en ne faisant plus campagne contre Gingrich ou Santorum mais bien directement contre Barack Obama. C'est, en effet, à l'encontre du Président en fonction que le discour de victoire de Mitt Romney était dirigé. L'ex-Gouverneur du Massachussetts a mis en avant les manquements d'Obama en matière d'économie et a crié haut et fort qu'il fallait aux Etats-Unis un Président capable de relancer l'économie... lui en l'occurrence !

Du côté d'Obama, cela fait quelques temps déjà que l'on axe sa campagne contre Romney. Si désormais Romney axe la sienne contre Obama, il y a de fortes chances que le duel final oppose les deux hommes.


1er février - Obama vs Romney ?


Selon Polling Report, Barack Obama écraserait tous ses rivaux républicains... sauf Mitt Romney. Plus d'infos ici


1er février - Les 50 Grands Electeurs floridiens dans la poche de Romney

romneyflorida.jpegMitt Romney a remis les pendules à l'heure en remportant haut la main l'élection primaire de Floride. S'il n'a pas encore officiellement l'investiture républicaine, Romney a poser un jalon important sur le chemin qui doit le mener à l'affrontement avec Barack Obama. En Floride, Romney à obtenu 46,4% des voix pour 31,9 à Gingrich; Santorum (13,4%) et Paul (7%) ont navigué loin derrière. Pour eux, la course semble d'ores et déja finie, auront-ils l'obstination de continuer ? Pas sûr... Par contre, Newt Gingrich a annoncé qu'il va se battre pour chaque état à venir, qu'il entend être le candidat des "anti-Romney". Plus que jamais les dissensions entre les deux hommes forts du Grand Old Party sont visibles; Romney se pose en rassembleur tandis que Gingrich se veut diviseur, Romney est diplomate, Gingrich sort les crocs... Pour l'heure, seuls quatre Etats se sont prononcés, il en reste 46 à conquérir, la course risque d'être captivante avec en poitn d'orgue le fameux Super Tuesday du 6 mars prochain. En attendant, les candidats à l'investiture républicaine ont pris la route du Nevada pour le prochain caucus qui y aura lieu le 4 février...


23 janvier - suivre la campagne américaine sur le Huffington Post


Le Huffington Post, version française

The Huffington Post, version anglaise

22 janvier - Gingrich met des bâtons dans les roues de Romney

gingrich.jpgNewt Gingrich s'est largement imposé lors de la Primaire de Caroline du Sud. Celui qui fut, officiellement, le premier Républicain à se déclarer candidat à l'investiture - c'était en mai 2011 - était donné favori dans le Palmetto State, il n'a pas failli à son statut en prenant 40 % des suffrages (pour 28% à Romney) relançant par là même la course. Gingrich s'est replacé utilement, lui qui était le mieux placé avant la Noël et qui était écarté après ses résultats moyens en Iowa et dans le New Hampshire. Aujourd'hui, les analystes politiques américains prédisent une longue course à l'investiture alors qu'on la disait quasiment terminée si Mitt Romney s'était imposé en Caroline du Sud.  Et cette course, en plus d'être longue, elle risque aussi d'être dure. Gingrich l'a prouvé avec un spot de campagne très violent dans lequel il attaquait Romney de face, l'accusant d'être un prédateur financier sans vergogne, d'avoir fait fortune au détriment de salariés licenciés dans diverses entreprises. Mais c'est aussi dans les deux débats télévisés de la semaine écoulée que Newt Gingrich a posé les jalons de sa victoire d'hier. Il a tout simplement été étincelant ! Gingrich s'est montré un orateur remarquable, maîtrisant ses sujets sur le bout des doigts et sachant remettre à leur place journalistes et autres candidats qui ont tenté de l'attaquer. A noter que Ginrich a bénéficié du soutient de Rick Perry qui s'est retiré de la course jeudi dernier.

Désormais, le duel semble s'orienter entre Newt Gingrich et Mitt Romney; Rick Santorum et Ron Paul, les deux autres candidats restants semblent condamnés à jouer les faire-valoir et devraient même renoncer plus ou moins vite. D'un côté, celui de Gingrich, il y a un débatteur hors-pair, passionné, effronté, maitre de ses propos et disposant du soutien de Rick Perry mais trainant quelques casseroles (deux divorces, des aventures extra-conjugales...) qui ne plaisent pas forcément aux plus conservateurs des Républicains; de l'autres, celui de Romney, il y a un homme très organisé, disposant de fonds importants, que les Démocrates pointent comme l'adversaire le plus sérieux pour Obama et qui dispose du soutien de Jon Huntsman mais qui présente le désavantage, aux yeux des mêmes conservateurs, d'être Mormon... Prochain rendez-vous : le 31 janvier en Floride !

16 Janvier - Jon Hunstman abandonne !

hunstman.jpegL'ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Chine, Jon Hunstman, s'est retiré de la course à l'investiture républicaine. Selon son porte-parole, Huntsman a préféré s'effacer au profit de Mitt Romney qu'il considère, désormais, comme le meilleur candidat possible pour le Great Old Party. Jon Huntsman, qui fut aussi Gouverneur de l'Utah (2004-2009), était considéré comme le plus modéré de  tous les candidats républicains, il savait qu'il n'avait que peu de chance de briller en Caroline du Sud, lors de la prochaine élection primaire (21 janvier), un état plutôt conservateur qui devrait davantage sourire à Santorum ou Perry. Spécialiste de l'Asie, il fut Ambassadeur à Singapour (1992-1993) et en Chine (2009-2011) avant de devenir Membre du Bureau National des Recherches sur l'Asie.


11 janvier - Romney se positionne en favori pour l'investiture républicaine.

BN02.jpegEn remportant aisément l'élection primaire du New Hampshire (36% des voix contre 24% à Ron Paul et seulement 10% à Rick Santorum qui n'a pas confirmé son résultat de l'Iowa), l'ancien Gouverneur du Massachussetts a clairement pris position en tant que favori pour aller affronter Barack Obama en novembre prochain. D'ailleurs, et c'est un signe qui ne trompe pas, l'état-major d'Obama concentre désormais tous ses efforts de campagne contre Mitt Romney... Celui-ci était donné favori dans le Granite State car il y possède une résidence et a été gouverneur de l'état voisin. Cette victoire lui fait cependant le plus grand bien car après le succès étriqué remporté dans l'Iowa, Romney avait besoin d'asseoir sa candidature avant les autres rendez-vous avec les électeurs républicains. La victoire est d'autant plus importante que Romney a été victime d'attaques personnelles de la part des autres candidats, des attaques assez étonnantes quant à ses positions capitalistes, des attaques pour lesquelles Romney s'était indigné en disant qu'elles ne l'auraient pas surpris si elles étaient venues des Démocrates mais bien de la part de Républicains qui sont présumés partager les mêmes valeurs que lui en la matière...

Le prochain rendez-vous est fixé au 21 janvier, en Caroline du Sud, un état traditionnellement très conservateur dans lequel Romney ne fait pas figure de favori. Cette Primaire sera précédée de deux débats télévisés sur Fox News (le 16 janvier depuis Tampa Bay, en Floride) et sur CNN (le 19 janvier, depusi Jacksonville, en Floride). Jon Huntsman, Rick Perry et Rick Santorum croient en leurs chances en Caroline du Sud tandis que Newt Gingrich, qui fait plutôt pâle figure pour l'instant, vient de recevoir une manne financière de cinq millions de dollars de la part d'un patron de casino, compte (re)lancer sa course à l'investiture. Si Mitt Romney devait remporter la Primaire de caroline du Sud, il ferait assurément pencher la balance en sa faveur, si pas définitivement en tous cas sérieusement.

8 Janvier - P2012 mode d'emploi

Si l'Election Day aura lieu le 6 novembre prochain, le marathon présidentiel a d'ores et déja débuté aux Etats-Unis. Explication simplifiée d'un mode de scrutin pas vraiment simple. A lire ici.


4 janvier - Mitt Romney remporte difficilement le caucus de l'Iowa

BN01.jpegL'ancien Gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney, à remporté le tout premier caucus de la course à l'investiture républicaine, dans l'Iowa. Il a devancé le candidat ultra-conservateur Rick Santorum qui a été, un moment, en tête des résultats, et Ron Paul. La victoire a été ténue, à 8h00 du matin (heure de Greenwich), Santorum devançait Romney de... quatre voix ! A 8h34, le New York Times annonçait le résultat officiel : 30.015 voix pour Mitt Romney, 30.007 pour Rick Santorum. Romney remporte donc la victoire la plus serrée de toute l'histoire des caucus américains. Sans surprise, Romney a fédéré les votes urbains de l'Iowa tandis que Santorum attirait les votes ruraux... Au total, ce sont 122.255 électeurs républicains qui se sont exprimés lors de ce caucus, soit un peu plus qu'en 2008.

3 janvier - Tous les regards convergent vers l'Iowa

La course à l'investiture républicaine débute aujourd'hui dans l'Iowa pourtant le premier caucus de la présidentielle est de plus en plus critiqué... A lire ici.


Retrouvez tous les articles liés à l'élection présidentielle américaine sur Acta Diurna en saisissant le mot-clé P2012 dans le moteur de recherches du site.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 14:12

L'Ecosse va-t-elle s'affranchir, par voie référendaire, du Royaume-Uni à l'automne 2014 ?

scotland.jpgNichée au nord de la Grande-Bretagne(1), au-dessus de l'Angleterre, l'Ecosse est intimement liée à son imposant voisin sudiste depuis des siècles. Depuis 1567, et Jacques 1er, les royaumes d'Ecosse et d'Angleterre sont dirigés par le même monarque alors qu'en 1707, les Actes d'Union signés par Anne Stuart, Reine d'Angleterre et d'Ecosse, fusionnèrent les Parlements anglais et écossais qui restaient encore distincts depuis 1567 et constituèrent le Royaume de Grande-Bretagne que l'Irlande rejoindra en 1801 pour constituer le Royaume-Uni. Bref, l'Ecosse et l'Angleterre ont une histoire commune depuis près de 450 ans... Une histoire commune qui pourrait s'achever dans deux ans ! En effet, hier dans la capitale écossaise, les Premiers Ministres anglais et écossais, David Cameron et Alex Salmond, ont signé l'Accord d'Edimbourg qui prévoit, entre autres choses, un référendum populaire sur l'indépendance écossaise. Concrètement, à l'automne 2014 - dans 100 semaines exactement - la population d'Ecosse devra répondre à une seule question : êtes-vous pour ou contre l'indépendance ? Selon la majorité qui sortira des urnes populaires, l'Ecosse (re)prendra alors sa liberté ou non...

Le processus d'indépendance défendu par l'actuel Premier Ministre n'est pas neuf. En 1998, le Scotland Act réinstaurait un Parlement écossais déjà décidé par voie référendaire l'année précédente. L'Ecosse accédait alors à un statut de semi-autonomie. Lors des premières élections législatives écossaises, en 1999(2), une large frange du Scottish National Party (SNP), des Indépendantistes de centre-gauche, accédait au Parlement, le SNP était même le second parti du pays mais il avait été écarté du pouvoir par une alliance composée des socialistes du Labour Party et des libéraux du SLDP. Même dans l'opposition, le SNP commençait à poser ses jalons séparatistes. En mai 2007, le SNP devenait le premier parti écossais mais, sans majorité absolue, devait composer un gouvernement d'alliance. Les Indépendantistes devront attendre 2011 pour obtenir une majorité absolue et le Premier Ministre élu, Alex Salmond, annonçait rapidement la tenue d'un référendum populaire sur l'indépendance avant 2015, année de la fin de la législature. Dès lors, d'âpres négociations ont débuté avec le Premier Ministre britannique, David Cameron, farouche opposant à l'indépendance mais qui souligna fort justement que le Royaume-Uni ne peut garder en son sein un pays qui ne veut pas y rester... La parole sera donc à la population ! C'est elle qui décidera de l'avenir du pays, seul ou dans l'union. L'Accord d'Edimburg prévoit que :
- le Parlement écossais organisera, de façon légale et reconnue par le Royaume-Uni, le référendum sur l'indépendance;
- ce référendum sera ratifié et donc légalisé, quel que soit son résultat, par le Parlement écossais;
- les parties en présence accepteront le résultat du référendum.

Voila qui doit nourir les desseins d'un certain Bart De Wever... Mais, l'indépendance écossaise n'est pas encore une réalité, loin s'en faut car si Salmond en rêve tout haut, la population n'est pas forcément de cet avis ! A peine 28% des Ecossais sont favorables à un affranchissement du Royaume-Uni(3)... c'est à dire même pas un Ecossais sur trois !

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(1) en Guise de rappel :
  - l'Angleterre, l'Ecosse, la Pays de Galles, l'Irlande du Nord et l'Irlande sont des pays à part entière;
  - la Grande-Bretagne est composée de l'Angleterre, de l'Ecosse et du Pays de Galles;
  - le Royaume-Uni est composé de la Grande-Bretagne et de l'Irlande du Nord.
(2) les premières depuis 1707
(3) British, Scottish leaders sign deal on independence vote, on scottishtimes.com, 16 octobre 2012

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