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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 15:41

Un lézard préhistorique a été baptisé Barbaturex Morrisoni en hommage au leader des Doors qui avouait une véritable fascination pour les lézards...

lizard.jpg"I'm the Lizard King I can do anything" écrivait Jim Morrison dans The Celebration of the Lizard, un poème de 1968. Les reptiles, en général, peuplent l'univers onirique de Morrison. Les serpents notamment qui, dans la symbolique judéo-chrétienne, représentent le mal mais aussi les lézards sont présents dans différentes de ses oeuvres. Par delà les représentations traditionnelles que l'on peut avoir des reptiles (le mal, le phalus, la tentation, la renaissance... pour le serpent; la contemplation, la lumière, la vivacité, la résistance physique... pour le lézard), Jim Morrison y voit surtout le besoin d'un retour pour l'homme vers son cerveau reptilien, le cerveau primitif qui régit les besoins vitaux de l'Homme. Le chanteur des Doors n'a jamais chercher à cacher sa fascination pour les reptiles et pour les lézards en particulier, il fut d'ailleurs parfois surnommé le Roi Lézard.

Au début des années '70, à l'époque de la mort de Morrison, une équipe internationale de paléontologues découvrit, en Birmanie, le fossile d'un lézard géant. Depuis cette époque, le reptile fossilisé est étudié dans différentes universités américaines par des générations de paléontologues. Au terme d'un travail long de plusieurs mois, une équipe de paléontologues américains des universités de Nebraska-Lincoln, de Berkeley, d'Iowa et de Duke vient de parvenir à des conclusions qui ont été publiées récemment dans la revue de la prestigieuse Royal Society(1). Ainsi donc, il semble que ce lézard herbivore, qui vivait à l'éocène moyen-supérieur, dit aussi éocène bartonien, (l'ère cénozoïque, ± 40 millions d'années avant JC... à quelques années près !), soit le plus gros des lézards ayant jamais vécu sur terre. Sa taille avoisinait 1,80 mètre et son poids pouvait atteindre les 30 kilos. "Le réchauffement climatique de cette époque a permis l'évolution de lézards de grande taille, herbivores, capables de rivaliser efficacement avec les mammifères"(2) explique Jason J. Head, Paléontologue de l'Université du Nebraska-Lincoln et Directeur de l'étude interuniversitaire.

Ce lézard cénozoïque a été baptisé Barbaturex Morrisoni par l'équipe de paléontologues qui a rédigé les travaux. Dans leur article, ces paléontologues précisent que l'étymologie s'est construite sur les termes barbatus (barbu en référence à la présence de crètes le long du mandibule qui formaient comme une barbe à l'animal) et rex (roi en référence à la taille du lézard) auxquels ont été ajouté Morrisoni en hommage à Jim Morrison, le Roi Lézard, fasciné par cet animal. "J'ai beaucoup écoute The Doors durant mes recherches. Leur imagerie musicale inclut  des reptiles et des sites archéologiques"(3) explique Jason J. Head, sur le site de l'Université de Nebraska-Lincoln, comme pour justifier l'hommage fait au chanteur du groupe mythique de Los Angeles.

Cette longue étude interuniversitaire est à peine achevée, reconnue et publiée que déjà d'autres questions se posent autour du Barbaturex Morrisoni : ce lézard herbivore géant s'est-il dispersé sur la planète ou ne vivait-il qu'en Asie du sud-est ? Quelle relation existe-t-il entre l'évolution de la taille des reptiles et l'évolution du climat ? Le réchauffement climatique actuel pourrait-il entrainer une nouvelle évolution de la taille des reptiles ? Autant de questions qui engendreront de nouvelles études autour du fossile retrouvé dans les années '70 en Birmanie...

A lire également : les travaux publiés dans la revue de la Royal Academy par l'équipe américaine de paléontologues composée de Jason J. Head, Patricia A. Holroyd, Gregg F. Gunnell, J. Howard Hutchinson et Russell L. Chiochon => Giant lizard occupied herbivorous mamalian ecospace during the paleogene greenhouse in southeast Asia sur le site de la Royal Academy.


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(1) Royal Society of London for the Improvement of Natural Knowledge (Société Royale Londonienne pour l'Amélioration du Savoir Naturel), fondée en 1660 et équivalent britannique de l'Académie des Sciences française.
(2) Un lézard géant baptisé en hommage à Jim Morrison, par Rédacteur Science et Avenir, on http://sciencesetavenir.nouvelobs.com, 5 juin 2013
(3) Lizard King fossil shows giant reptils coexisted with mammals during globallu warm past, on http://newsroom.unl.edu/releases/2013/06/04/%27Lizard+King%27+fossil+shows+giant+reptiles+coexisted+with+mammals+during+globally+warm+past, 6 avril 2013

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:40

Où l'art d'éteindre un feu d'intolérance qui couvait pourtant sérieusement !

york.jpgL'histoire se passe en Angleterre - où pouvait-elle se passer ailleurs pour reposer sur autant de flegme ? -, à York dans le nord du pays plus précisément. York abrite donc une petite mosquée de quartier sans histoire qui s'est intégrée dans la communauté et qui fait aussi office de centre culturel musulman. Cette mosquée dérange pourtant les partisans de l'English Defence League (EDL), un jeune parti politique créé en 2009 dont la philosophie repose sur le rejet de l'islam en Angleterre. Ainsi donc, via Facebook, l'EDL avait appelé à une manifestation de protestation devant la mosquée. Informés de cette action, les responsables de la mosquée ont décidé de la prévenir. Ainsi, une centaine de personnes qui fréquentent la mosquée s'était réunie autour de leur Imam, Abid Salik, et du Président de la Mosquée, Ismail Miah, pour accueillir les manifestants. Une réception amicale et pacifiste avait été prévue pour faire face à l'EDL, en effet les responsables de la mosquée avaient décidé d'aller à la rencontre des manifestants, de leur offrir du thé et des biscuits pour entamer un dialogue. Et c'est ce qui s'est passé ! Il n'y avait, cependant, qu'une demi-douzaine de sympathisants de l'English Defence League qui avait fait le déplacement. L'idée sous-jacente n'était pas d'aller à l'affrontement mais bien de provoquer la communauté musulmane de York dans l'intention de la faire réagir vivement, voir violemment, afin de ternir encore un peu plus après le tragique événement de Woolwich son image aux yeux du grand public. Leur premier et seul geste fut d'accrocher la Croix de Saint-Georges (ndlr le drapeau  anglais à ne pas confondre avec l'Union Jack qui est le drapeau du Royaume-Uni) en face de la mosquée. Probablement rassuré par le peu de manifestants, les responsables de la mosquée ont donc été à leur rencontre les mains chargées de thé et de biscuits avant d'entamer le dialogue.

Au terme d'une quarantaine de minutes déchanges, notamment autour de l'agression mortelle du militaire anglais à Woolwich, les manifestants de l'EDL ont été invités à entrer dans la mosquée, ce qu'ils ont fait montrant ainsi qu'ils n'étaient pas fermés à l'échange culturel. Dans le lieu de prière, les discussions ont repris de plus belle, l'Iman Salik tenant à rappeler qu'il s'agit de ne pas faire d'amalgame honteux : "Sous la bannière de l'Islam, il y a des politiques très différentes : il y a des démocrates, des extrémistes de droite ou de gauche, des centristes. On ne peut pas condamner une communauté entière pour ce que deux personnes ont fait"(1) a expliqué Abid Salik, en référence à Woolwich. A l'issue des échanges, les membres de la mosquée ont encore proposé une partie de football qui devrait avoir lieu prochainement. Les autres autorités religieuses du Yorkshire ont salué la réaction de la communauté musulmane de York. Le Père Tim Jones, responsable de la paroisse de York, a mis en avant le courage moral nécessaire à cette réponse donnée à l'intolérance, la qualifiant "d'exemple pour le monde entier". Pour sa part, l'Archevêque anglican de York, John Sentamu, a précisé que "le thé, les biscuits et le football sont une parade formidable et typique du Yorkshire face aux idées hostiles et extrémistes"(2). Quant aux instances politiques locales, elles ont exprimé leur fierté, "Je n'oublierai jamais ce jour où la mosquée de York a contré la colère et la haine par la paix et l'hospitalité"(2) déclarait un élu local à la BBC.

Il convient réellement de saluer la réaction des dirigeants de la mosquée de York qui ont mis en place un espace de dialogue plutôt que d'entretenir un vent de haine réciproque. Et l'Iman de York d'ajouter que si l'EDL invitait la communauté musulmane, celle -ci répondrait par l'affirmative à l'invitation. Les échanges passent toujours mieux sur le terrain de l'hospitalité que dans la rue à travers des portes-voix.

A noter que depuis le meurte du soldat Lee Rigby, le 22 mai dernier, il y a eu 193 "incidents" anti-musulmans dont dix mosquées qui ont été taggées, un peu partout en Angleterre...


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(1) York Mosque counters EDL protests with tea, biscuits and football..., Ann Czernik, in The Guardian, 27 mai 2013. 
(2) York Mosque praised for offering EDL protesters tea, on bbc.co.uk, 28 mai 2013

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 09:58

Il s'agit du plus ancien des ponts qui relient Manhattan au reste de la Ville de New York.

brooklyn.jpgManhattan est, aujourd’hui, le centre névralgique de New York, autant dire donc du monde, notamment au niveau financier. La presqu’île de 52kms² est reliée au continent par six ponts :
* George Washington Bridge (1931) qui relie le nord de Manhattan au New Jersey ;
* Manhattan Bridge (1909) qui relie le sud de l’île à Brooklyn ;
* Queensboro Bridge (1909) qui rejoint Long Island ;
* Triborough Bridge (1936) qui relie Manhattan, le Queens et le Bronx ;
* Williamsburg Bridge (1906) qui unit Manhattan à Brooklyn ;
* Brooklyn Bridge (1883) qui enjambe l’East River pour relier Manhattan et Brooklyn.

Si la colonie de l’Île débuta au 17è siècle par l’arrivée d’une trentaine de familles des Pays-Bas espagnol qui rachetèrent pour une bouchée de pain le territoire des indiens Manhattes, le véritable développement de Manhattan remonte au 19è siècle avec l’ouverture, en 1825, du canal Erié qui relie le fleuve Hudson (et donc l’Atlantique) aux Grands Lacs. Ce canal permet à New York de devenir un port de premier plan au vu de sa situation face à l’Europe. Manhattan devient le centre administratif et économique de New York aussi la nécessité de relier la presqu’île à Brooklyn qui s’ouvre sur l’Atlantique se fait-elle sentir. C’est le cabinet d’architecte Roebling, de Trenton dans le New Jersey, qui doit réaliser cet ouvrage d’art d’ampleur gigantesque pour l’époque. Il s’agira, en effet, d’un pont suspendu long de près de deux kilomètres tout en acier et en maçonnerie au dessus de l’East River.

C’est en 1867 que Roebling commence les plans du pont. Les travaux débutent au printemps 1869 pour une durée de 14 ans. Deux septennats qui seront tout sauf une partie de plaisir ! Quelques semaines après le début du chantier, John Augustus Roebling, l’architecte, se blesse au pied et la plaie s’infecte, il meurt un peu plus tard du tétanos. Son Fils, Washington Roebling, reprend le chantier mais il est victime, comme de nombreux ouvriers qui travaillaient dans des caissons pressurisés sous l’eau pour bâtir les fondations du pont, d’un accident de décompression qui le laisse gravement handicapé. Washington Roebling est contraint de rester à domicile ; il décide donc de poursuivre les travaux en les observant aux jumelles tandis que son épouse Emily assure la transition entre lui et les ouvriers du chantier. Wilhelm Hildenbrand terminera le chantier.

C’est le 24 mai 1883 que le Pont de Brooklyn est inauguré et ouvert au public. Ce jour là, ce sont 150.000 piétons qui font la traversée dans les deux sens ; 1800 véhicules – des fiacres, des carrosses, des charrettes tractées par des bœufs et même quelques automobiles – traversent également Brooklyn Bridge en ce jour inaugural. Mais il est dit que ce pont n’enjambera pas une longue rivière tranquille car six jours après son ouverture, une rumeur est lancée, elle prétend que le pont n’est pas assez résistant et qu’il est occupé à s’écrouler… La panique générée par cette rumeur provoque la mort de douze personnes sur le pont. Malgré que Washington Roebling avait utilisé des armatures six fois plus résistantes que ce qui n’était utile, la rumeur perdure plusieurs mois, le pont de Brooklyn n’est pas assez résistant dit-elle. Alors, en 1884, pour prouver la fiabilité de la construction, Phineas Barnum propose de faire la traversée du pont avec les 21 éléphants de son cirque, s’assurant au passage une solide publicité. Cette opération achève enfin de convaincre tous les New Yorkais de la solidité du pont…

Aujourd’hui, Brooklyn Bridge accueille plusieurs dizaines de milliers d’automobiliste chaque jour. Le pont propose deux niveaux de circulation, un pour les véhicules motorisés, l’autre pour les piétons et les vélos. La balade est très courues des touristes car Brooklyn Bridge offre une vue panoramique sur Manhattan.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 19:26

L'union Professionnelle des Métiers de la Communication (UPM©) a remis ses traditionnels Prix de la Communication, ce 24 mai au Palais Provincial de Liège.

lauréats 2013C'est dans le cadre prestigieux du Palais de Princes Evêques qui abrite, notamment le Palais Provincial, siège des autorités de la Province, que l'UPM© a remis ses récompenses annuelles à différents acteurs liégeois de la Communication. Cette édition revêtait un caractère un peu spécial en ce sens qu'il s'agissait de la quinzième du genre, un cap ! Les Prix de l'UPM© sont devenus, au fil des années, une véritable institution dans le paysage de la communication liégeoise. Trois catégories constituent ces prix :

- le Prix Etudiant qui récompense un étudiant issu d'une Haute Ecole ou de l'Université de Liège (ULg) dont le mémoire ou Travail de Fin d'Etudes traite d'un sujet reconnu pertinent en matière de communication;

- le Prix Entreprise qui récompense une entreprise liégeoise qui, par une action de communication interne ou externe remarquable, aura fait parlé d'elle ou du Pays de Liège;

- le Prix Evénement qui récompense un événement, ou ceux qui l'ont organisé, qui a marqué les esprits et qui a été porteur de retentissement pour le Pays de Liège.

Les lauréats de la 15è édition des Prix de l'UPM© sont :

Prix Etudiant : Melle Alexandra Pirard (ULg) pour son TFE intitulé "Pisser bleu : les pratiques de communication managériales ches Décathlon";

Prix Entreprise : Chocol@ pour sa communication autour d'un concept unique et original qui consiste a faire envoyer des message court (style SMS) sur des pralines réalisées par le Maître-Chocolatier Jean-Philippe Darcis;

Prix Evénement : le Tour de France en Pays de Liège pour le retentissement international donné par cette épreuve sportive à la région liégeoise pendant plusieurs semaines avant l'événement et pendant les trois jours de l'événement.

L'UPM© fixe d'ores et déjà rendez-vous aux étudiants, aux organisateurs d'événements et aux entreprises pour la 16è édition de ses prix, en 2014.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 10:55

Acta Diurna voyait le jour le 19 mars 2003, le même jour que les premiers missiles américain tombèrent sur Bagdad...

adIl n'y a pourtant aucune relation de cause à effet, non, Acta Diurna est né de mon envie de réagir sur l'actualité et de mon besoin d'écrire. Avec l'avènement du net, la mise en ligne d'un espace qui me permettait de cumuler les deux devenait un jeu d'enfant. Il me faut pourtant reconnaitre que c'est ma tendre moitié qui me poussa à franchir le pas tant j'hésitais à me lancer... non pas par crainte mais parce que je ne savais pas par où entamer le projet. Alors je l'ai mûri quelques temps avant de trouver un hébergeur pour accueillir mes textes. Ce fut Webzinemaker... le temps me prouva que ce ne fut pas le meilleur des choix posés durant toute l'aventure Acta Diurna. Depuis le premier jour, Acta Diurna se veut l'écho d'une actualité souvent moins évoquée dans les médias "traditionnels" et cherche parfois un angle d'approche différent. Mais c'est aussi l'exutoire de certains de mes coups de gueule ou de coeur. Au fil du temps, nous avons évoqué des sujets variés, de la politique au sport en passant par la culture, la santé, la société ou l'histoire en tentant même, parfois, d'ajouter une touche de philosophie. Les élections présidentielles américaines (P2004, P2008 et d'ores et P2012) sont l'un des murs porteurs d'Acta Diurna, le but étant d'apporter un regard extérieur et européen sur ce rendez-vous politique capital et majeur. Acta Diurna prend clairement position car le but est aussi citoyen ! Parfois ces positions dérangent - ce fut le cas notamment en ce qui concerne le port du voile (je refuse d'y être opposé !), l'Islam, le dopage ou les armes à feu - mais elles peuvent susciter le débat... elles doivent susciter le débat.

Je me souviens du tout premier article qui a été publié sur Acta Diurna, il évoquait l'accession à la Présidence de la Chambre chilienne des Députés d'Isabel Allende; un beau pied de nez à l'Histoire que de voir la fille du Président assassiné en 1973 devenir l'une des personnalités politiques les plus influentes du Chili. C'était, pour moi, une belle introduction pour Acta Diurna. Etant donné la défection de Webzinemaker et l'impossibilité de conserver toutes les archives du site, pour conserver une trace de ce tout premier article en voici la reproduction.

acta#1Un article laconique mais qui conservera la particularité d'être le tout premier publié. Cette capture d'écran permet aussi de voir l'évolution graphique d'Acta Diurna !

Hier...

La ligne du temps d'Acta Diurna

19 mars 2003 : création d'Acta Diurna (sur Webzinemaker)
15 mai 2003 : 1000è lecteur
30 novembre 2003 : 10.000è lecteur
10 août 2004 : 500è article publié sur Acta Diurna (sur les ennuis politico-juridique de Bobby Fischer)
3 novembre 2005 : 100.000è lecteur
11 juillet 2006 : 1000è article publié sur Acta Diurna (sur le fameux coup de boule de Zidane)
23 février 2007 : 500.000è lecteur
26 décembre 2007 : création du nom de domaine www.actadiurna.be.ma
17 juillet 2007 : Acta Diurna entre dans le top 10 des sites les plus lus chez Webzinemaker (sur un total, à l'époque de 48.610 sites hébergés)
8 juillet 2008 : 1.000.000è lecteur
4 avril 2010 : 2.000.000è lecteur
21 juin 2010 : déménagement vers Over-Blog
30 juin 2010 : Acta Diurna est sur Twitter
8 mars 2012 : 2500è article (sur le Super Tuesday de la Présidentielle américaine)

Demain...

Acta Diurna c'est avant tout une source d'information libre de toutes attaches ou entraves qui se revendique comme l'interface entre grands sujets d'actualité et informations moins médiatisées, le tout mâtiné d'articles culturels, notamment sur l'histoire musicale du 20è siècle, et de portraits d'hommes ou de femmes qui ont fait l'Histoire ou les histoires. Chacun est libre de s'exprimer sur ce site, soit en proposant des articles soit en réagissant aux articles par le biais de commentaires postables sous chaque article. Avec votre soutien, tant que vous resterez aussi nombreux à lire les articles de ce site, l'aventure continuera. C'est particulièrement chronophage mais c'est aussi, et surtout, passionnant de s'informer pour vous informer, de décourvrir pour vous faire décourvrir...

Factuel

En ce jour anniversaire, Acta Diurna c'est :
- 2638 articles publiés (1895 sur Webzinemaker - 743 sur Over-Blog)
- une moyenne de 1,38 article publié par jour
- des tonnes d'articles en réserve (portraits et intemporels)
- des tonnes d'articles à venir...

Qunize articles-clés d'Acta Diurna

Ci-après le top 15 des articles les plus représentatif d'Acta Diurna soit parce qu'ils sont les plus lus ou les plus commentés, soit parce qu'ils définissent l'esprit de ce blog :

- Il pleut sur Nantes (27 juillet 2003), à propos du final d'un Tour de France palpitant
- Etre connecté ou pas ? (20 septembre 2003), à propos de l'importance d'avoir un accès au net.
- Rêves d'instruction (24 mars 2004), qui évoque une jeune afghane qui pour pouvoir aller à l'école à accepter de jouer dans un film
- Des hommes faits Dieux (31 mai 2006), à propos d'une lecture sartrienne de la politique
- Parce qu'il le fallait (15 décembre 2006), à propos de la fiction séparatiste de la RTBF
- Universitarocratie (11 janvier 2008), à propos d'une société qui érige la théorie en étendard de sa vanité
- Vieillir (26 novembre 2008), à propos du temps qui passe
- Taisez-vous, Madame (5 février 2009), relatif aux propos consternants de la patronne des patrons français
- On achève bien les cons (2 octobre 2009), à propos du vide de la télé-réalité
- Les minarets (30 novembre 2009), à propos des référendums et des consultations populaires.
- Molière et la médecine du 17è siècle (9 septembre 2010), à propos d'une exposition sur la médecine au temps de Molière
- Nu durven veranderen (18 janvier 2011), qui soutenait, bien avant que les autres partis en décident, l'idée de continuer les négociations gouvernementales sans la N-VA
- Montesquieu et Baba o'Riley (5 avril 2012), à propos d'univers musicaux et littéraires étriqués
- Londres, manger de 3 à 85 livres (25 août 2012), quelques bon plans pour bien manger à Londres sans se ruiner.

- Afternoon Tea at Harrods (15 janvier 2013), un moment de délicatesse pure et de bonheur intense à Londres...

Merci à vous tous qui prenez le temps de lire Acta Diurna !

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 09:33

Pourquoi vouloir conserver les pièces d’un et 2 cents ?


1centime.jpgLe Syndicat neutres des Indépendants (CNI), sur base d'un sondage réalisé auprès de plusieurs centaines de commerçants belges, entend proposer au Gouvernement la suppression des pièces de 1 et 2 cents. Selon l'enquête menée par le CNI, 88% des commerçants sont favorables à ce retrait. Depuis le passage à l’euro, ces pièces suscitent le débat, certains sont pour leur suppression pure et simple parce qu’elles posent plus de problèmes qu’elles n’ont d’utilité ; d’autres prônent leur maintien car, après tout, de l’argent c’est de l’argent et les piécettes ont aussi de la valeur. Et puis, ajoutent-ils, si on le supprime, ce sera au désavantage du consommateur, du payeur… Clairement, je me positionne pour la suppression des pièces d’un et deux centimes ! A l’été 2008, deux communes belges - Visé et Waregem - avaient servie de villes-tests pour un projet pilote de suppression des pièces d’un et deux cents. Le bilan avait été plutôt mitigé mais la méfiance était davantage dans les rangs consommateur que dans ceux du commerçant. Beaucoup de commerçants se plaignent de la manipulation des piécettes brunes qui engendrent, selon eux, des files aux caisses et donc le mécontentement de certains clients. Il y a là comme un paradoxe, non ? D’un côté le client est mécontent parce que la manipulation des piécettes entraîne la formation de files mais leur retrait se ferait au détriment de ces mêmes clients mécontents… Cet argument n’a pas réellement de fondement pour moi. Par contre, lorsqu’il s’agit de compter sa caisse en fin de journée cela peut prendre une toute autre importance. Avec des pièces de 1, 2, 5, 10, 20 et 50 cents ainsi que des pièces de 1 et 2 euros cela fait donc 8 catégories de pièces à compter. A la fin du franc belge – soit les 20 dernières années de sa circulation – il y a avait cinq catégories de pièces (50 centimes, 1, 5, 20 et 50 francs) soit nettement moins de pièces à recompter le soir. Dans le cas de grosses entreprises qui acceptent le paiement en liquide, comme un hôpital, une grande surface ou une gare par exemple, cette surcharge de pièces entraîne immanquablement un excédent de boulot en fin de journée…

Deux expériences étrangères nous apprennent que l’absence des pièces de un et deux cents n’a engendré aucun souci. La Finlande, d’abord, qui n’a jamais frappé ces pièces depuis son passage à l’Euro. L’arrondi s’est mis en place de façon naturelle et sans heurt pour toutes les transactions en espèces. Aux Pays-Bas, ensuite, où une expérience pilote comme celle menée à Visé et à Waregem a eu lieu en 2004 ; elle a débouché, quelques mois plus tard, sur le retrait définitif des pièces d’un et deux cents. Des analyses financières menées depuis chez nos voisins ont montré que ce retrait na eu aucune influence sur les prix et donc sur le porte-monnaie des Hollandais…

Revenons donc sur les deux arguments des partisans du maintien des pièces de 1 et 2 cents : le détriment fait aux consommateurs et la valeur intrinsèque de ces pièces.

Le principe de l’arrondi(1) entraîne un avantage tantôt pour le client tantôt pour le commerçant et débouche au final sur un équilibre avéré. L’expérience hollandaise l’a démontré à souhait. Mais pour les plus sceptiques, je me suis livré à une petite expérience en achetant, dans une grande surface de Herstal, un panier rempli de douze produits de consommation courante et normale, des produits que l’on peut trouver chez moi, et j’ai comparé le prix en pratiquant l’arrondi. Voici ce que cela donne :

- 1 litre de lait marque générique de la grande surface : 1,17€ si arrondi = 1,15€
- 1 pain de seigle millénaire : 1.49€ si arrondi = 1,50€
- 1 plaquette de 250gr de beurre marque générique : 1,46 si arrondi = 1,45€
- 2 oranges : 1,41€ si arrondi = 1,40€
- 500 gr de filet pur porc : 5,22€ si arrondi = 5,20€
- 1 sac de 5kg de pommes de terre : 2,29€ si arrondi = 2,30€
- 1 kg de tomates : 1,09€ si arrondi = 1,10€
- 485gr de raisin blanc en promo : 0,96€ si arrondi = 0,95€
- 1 sixpack de crème Danette à la vanille : 1,43€ si arrondi = 1,45€
- 5 tranches de jambon emballé marque générique : 2,89€ si arrondi = 2,90€
- 1 paquet de dosettes de Café Liégeois : 1,89€ si arrondi = 1,90€
- 1 paquet de 500 gr de spaghetti marque générique : 1,18€ si arrondi = 1,20€

Soit un coût total de 22,48€ pour mon panier "normal" et un coût arrondi à … 22,50€ pour le même panier ! Deux centimes de différence, et encore, il s’agit là d’un arrondi sur chaque article du panier. On peut pratiquer l’arrondi sur la somme finale. Dans le cas présent, l’arrondi serait à la somme finale tomberait aussi à 22,50€ mais dans le cas d’un achat, par exemple, de quatre pains de seigle millénaires on arriverait à 4 x 1,49€ soit 5,96€ qui seraient arrondis à 5,95€ donc à l’avantage du client. Clairement, l’expérience pratique des Pays-Bas démontre que la suppression des pièces de un et deux cents et la pratique de l’arrondi n’ont eu aucun impact sur le pouvoir d’achat des consommateurs mais que cela à facilité la vie des commerçants et administrations.

Quant au second argument, celui de la valeur intrinsèque des pièces, il est totalement caduc ! En effet, l’Union des Classes Moyennes (UCM) nous apprend que le coût total de la fabrication d’une pièce d’un centime est de… 1,81 centimes(2), soit presque deux fois sa valeur intrinsèque ! Toujours selon cette même source, on a frappé, en 2007, 60 millions de pièces d’un centimes (une valeur donc de 600.000 euros) pour un coût total de 1.086.000 euros. Quel gaspillage d’argent ! Il en va de même pour les pièces de 2 cents… Le Canada a pris la décision, en 2012, de supprimer ces petites pièces pour cette même raison de coût de production. Une décision sage car l'idiotie de la situation est que l’on doit frapper annuellement plusieurs millions de ces pièces car elles ne circulent pas. On les laisse traîner dans des poches, on le jette dans les fontaines et les canaux où on les stocke dans des ersatz de tirelire qui dorment dans des armoires ou au grenier…

Les pièces de un et deux cents coûtent très cher, elles ennuient les commerçants et les administrations et leur disparition n’entraînerait aucun effet sur notre pouvoir d’achat… Quelle raison reste-t-il donc de ne pas les supprimer ?

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(1) pour rappel : s'il se termine par 1 ou 2, l'arrondi se fait vers le bas à 0. S'il se termine par 3 ou 4, arrondi vers le haut à 5. Par 6 ou 7, arrondi vers le bas à 5. Par 8 ou 9, arrondi vers le haut à 0. Donc : 1,21€ deviennent 1,20€ ; 3,38€ deviennent 3,40€ ; 3,36€ deviennent 3,35€…
(2) in La vie sans pièces brunes : 2 mois après par Marc Bechet, La Libre Belgique du 18 août 2008.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:11

Comme sur les paquets de cigarettes, l'idée de placer des images-choc sur les bouteilles d'alcool circule... Et pourtant, les autorités sanitaires semblent plutôt réfractaires.

alcool.jpgL'Angleterre véhicule une image de "pays de buveurs", une récente enquête de l'université de Londres confirme cette réputation puisqu'il en ressort que 75% des hommes et 80% des femmes dépassent la limite estimée raisonnable de trois à quatre verres d'alcool par jour. L'enjeu devient sanitaire et sociétéal  car les problèmes liés à une surconsommation d'alcool sont évidemment en croissance. Les soins liés aux problèmes d'alcool coûtent quelque 2,5 milliards de livres (± 3 milliards d'euros) par an aux contribuables anglais. Une association de médecins anglais a décidé de réagir et a fait une série de propositions au Gouvernement afin de lutter contre la consommation d'alcool. Parmi ces propositions, deux sont facilement réalisable : l'interdiction pour des fabricants d'alcool de sponsoriser des événements et l'apposition d'images -chocs sur les bouteilles d'alcool à l'image de ce qui se fait sur les paquets de cigarettes. Pourtant, le Ministère anglais de la Santé a immédiatement réagi en se positionnant comme défavorable sur la mise en place d'images et de messages sanitaires sur les bouteilles et les canettes estimant que ce principe qui fonctionne pourle tabac ne fonctionne pas pour l'alcool car "Fumer est dangereux pour  la santé, à tous les niveaux de consommation, ce qui n'est pas le cas pour l'alcool"(1). Est-ce si différent que cela ?

Quelle est la situation en Belgique ?

En Belgique, l’alcool est un véritable problème chez les jeunes qui ont une fâcheuse tendance à associer les notions de fête et d’alcool, un peu comme si l’un ne pouvait aller sans l’autre… Selon une enquête menée par le Centre de Recherches et d’Informations de Organisations de Consommateurs (CRIOC), 40% des jeunes Belges de 10 à 17 ans sont des consommateurs réguliers d’alcool. Les autorités sanitaires européennes attribuent entre 9 et 10 pourcents de la mortalité des jeunes de l’Union à la consommation d’alcool(1). Les alcooliers (ndlr contraction d’alcool et d’écoliers, comme l’on commence à les nommer, représentent un des enjeux sanitaires capitaux de demain ! «
Depuis 1992, la tendance à l’augmentation de l’ivresse chez les jeunes est particulièrement inquiétante. Entre 1992 et 2004, le pourcentage de jeunes déclarant avoir été ivres plus d’une fois est passé de 18% à 26%» déclare-t-on à l’observatoire Jeunes et Alcool(2).


L’alcoolisme est un véritable fléau de la société ! Il touche de plus en plus de personnes et pas seulement les jeunes; en Belgique selon le quotidien Het Volk(3), aujourd’hui un belge sur 20 est alcoolique ! Cinq pourcents de la population belge présentent donc un trouble profond lié à l’alcool… Cela fait 500.000 personnes ! Le pourcentage est même un peu plus important en Flandres qu’en Wallonie puisque 6% des habitants du nord du pays sont confrontés à ce fléau… Pour en terminer avec les chiffres, le Ministère flamand du Bien-être précise encore que l’alcoolisme est plus affaire d’homme que de femmes puisque la population masculine touchée par l’alcoolisme est de 8% pour «seulement» 3,5% chez les femmes…

Alors, alcool et tabac : même combat ?


Depuis quelques années, les autorités sanitaires belges ont pris à bras le corps le problème du tabagisme avec succès car, en quelques années, le pourcentage de fumeurs est passé de 28 à 24% en Belgique(4). Les actions menées pour lutter contre le tabagismee ont été nombreuses depuis les campagnes publicitaires jusqu’à l’interdiction de fumer dans les lieux publics en passant par l’apposition d’une mention avertisseuse de danger sur les paquets de cigarettes, l’augmentation conséquente du prix du tabac ou les campagnes de prévention scolaire… Mais dans le même temps, quelles actions ont concrètement été menées pour lutter contre l’alcoolisme ? Dans un rapport publié par la Cour des Comptes au début de cette année, l’accent était mis sur «l’insuffisante mobilisation des pouvoirs publics pour répondre au problème majeur de santé publique que représente l'alcoolisme». Le rapport regrettait encore que «la place de l'alcool dans la lutte contre les addictions ne fait toujours pas l'objet d'un consensus et les financements demeurent dispersés»…

Il est clair que l’Etat n’a pas concrètement pris les choses en main aussi efficacement pour lutter contre l’alcoolisme qu’il ne l’a fait pour contrer le tabac ! Tout juste peut-on mettre en exergue la création d’un Conseil de Modération et de Prévention, l’interdiction (non-respectée dans près d’un cas sur deux) de vente d’alcool aux mineurs et quelques campagnes de mise en garde sur les méfaits de l’alcool… Mais pas de réel impact direct sur la population comme l’apposition d’une mention avertisseuse de danger sur les bouteilles, pas d’augmentation drastique des prix de l’alcool, pas d’action concrète en milieu scolaire (alors que pourtant les ados ont accès à l’alcool de plus en plus tôt !), pas de d’interdiction de boire de l’alcool dans la rue (et pourtant, il suffit de se promener dans les rue des centres ville pour voir le nombre croissant de buveurs d’alcool)… Puisque l’on a interdit de fumer dans les lieux publics, pourquoi n’interdirait-on pas de boire de l’alcool dans la rue, en ce compris à la terrasse des cafés ? D’aucuns - à l'image du Ministère anglais de la Santé - rétorquent que les deux problèmes ne sont pas similaires et qu’on ne peut donc pas les aborder de la même façon ; que la proportion d’alcooliques est nettement plus faible que celles des fumeurs (5% pour les consommateurs d’alcools contre 24% pour les consommateurs de tabac) ; qu’il n’y a pas d’alcoolisme passif…

Mais à bien y réfléchir, les deux problèmes sont-ils si différents que cela ?

Il s’agit de deux fléaux qui touchent à la santé publique, l’alcool comme le tabac, coûte cher à la communauté et les deux peuvent déboucher sur des addictions sévères et dangereuses tant pour la personne concernée que pour son entourage direct ou indirect… On peut même pousser le parallélisme plus loin en disant que l’alcool comme le tabac est une arme à double tranchant pour l’Etat puisque s’ils constituent un phénomène lié à la santé publique, ils sont aussi sources de rentrées financières importantes via les taxes et les accises ! Par ailleurs, lorsque l’on dit qu’il le problème de l’alcool touche une part moins grande de la population que la tabac, j’aimerais relativiser. Dans les 24% de fumeurs sont comptés ceux qui fument beaucoup et ceux qui ont une consommation quotidienne limitée ou même qui ne fument pas tous les jours. Dans les 5% liés à l’alcool ne sont comptés que ceux qui ont un réel problème d’alcool ; ceux qui boivent un verre ou deux tous les jours ne sont pas comptabilisés, ceux qui s’imbibent une fois de temps en temps, à l’occasion d’une fête de famille ou d’une soirée quelconque ne le sont pas davantage… Mais celui qui boit ses deux verres d’alcools tous les jours n’a-t-il pas une consommation régulière ? Chez ce type de personnes, souvent, l’impasse sur son verre de vin au repas ou de sa bière le soir devant la télé est inimaginable ; c’est même presque un besoin. Alors, parce que ce verre de vin et/ou cette bière ne le rendent pas ivre, n’y a-t-il pas quand même un problème avec l’alcool ? Je pense clairement que si !

Il en va de même pour l’alcoolisme passif ; ceux qui disent que cela n’existe pas sont dans l’erreur la plus totale. Le tabagisme passif consiste à nuire à la santé de celui qui ne fume pas mais qui subit les nuisances de celui qui fume… Quant un alcoolo prend sa bagnole et qu’il va crasher une autre voiture, celui qui est victime de l’accident ne subit-il pas une forme d’alcoolisme passif ? Etre blessé ou, pire, tué, dans un accident causé par quelqu’un en état d’ébriété n’est-il pas une atteinte à la santé ? Il suffit de lire dans nos journaux le nombre d’accidents causé par un conducteur ivre… Tiens, le piéton qui a été fauché à Embourg par un conducteur pochtron n’a-t-il pas été une pauvre victime de l’alcoolisme passif ? Si !

Les jeunes assurent la relève…

Le comportement des jeunes face à l’alcool est en pleine modification ! Ils y ont accès de plus en plus tôt, par le biais de boites types soda (rhum ou vodka coca) qui se laissent boire comme des sodas ou des fameux breezers commercialisés par une marque d’alcool bien connue… A la station service ou je fais le plein de ma voiture, il y a un distributeur automatique où ce genre de boissons alcoolisées est accessible à tous en échange d’une pièce glissée dans la machine. Les fameux magasins low-cost contribuent aussi à faciliter l’accès à l’alcool et à la bière surtout… Aujourd’hui pour à peine un euro vous avez dans ce genre de magasins vous pouvez acheter deux ou trois cannettes d’une (mauvaise) pils. Boire est, aujourd’hui, pour les jeunes une sorte d’intégration dans un groupe… Un peu comme le fait d’allumer une clope voici 20 ans ! Quarante pourcents des jeunes Belges de 10 à 17 ans sont des consommateurs réguliers d’alcool ! Et lorsqu’on les interroge sur leurs motivations, ils répondent que c’est pour être dans l’ambiance et pour s’amuser qu’ils boivent ! Ne sait-on plus s’amuser sans boire ? Oui, les jeunes sont occupés à assurer la relève de la consommation quotidienne d’alcool !

En Belgique, comme en Angleterre et dans les autres pays, l’alcool est un problème de santé publique au moins aussi important que le tabac, il est urgent que les autorités s’en rendent compte et agissent comme elles l’ont fait pour le tabac… Enfin, si l’on considère que c’est le rôle de l’état d’empêcher la population de boire ou de fumer !

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(1) Bientôt des images choc sur les bouteilles d'alcool ? par Rédaction en ligne, on www.lalibre.be, 2 mars 2013
(2) Les Jeunes et l’alcool : comment boivent-ils ? sur le site internet www.jeunesetalcool.be, consulté ce 4 mars 2011

(3) «Minister Vanackere in actie tegen alcohol misbruik» par T.Y. in Het Volk du 19 novembre 2007.
(4) source : Opladis

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:15

La Finlande, les Pays-Bas et la Norvège restent les trois pays les plus optimaux en matière de liberté de la presse.

RSF2013.jpgReporters Sans Frontières vient de publier sont traditionnel rapport annuel sur la Liberté de la Presse. On y apprend, sans grande surprise que la Finlande est, pour la troisième année consécutive, le pays le plus respectueux des droits des journalistes et de la liberté de la presse. Sans étonnement supplémentaire, nous y apprenons aussi que le podium est occupé par trois pays européens puisque les Pays-Bas et la Norvège le complète. A l'autre bout du classement établi par RSF, on trouve trois dictatures : la Turkmenistan, la Corée du Nord et l'Erythrée, pays dans lesquels le libre exercice de la liberté de parole et de presse est périlleux voire impossible. Par contre, le Comité de Protection des Journalistes (CPJ) - une ONG basée à New York - ajoute à ce rapport que ce sont la Turquie (49), l'Iran (45) et la Chine (32) qui comptent le plus de journalistes emprisonnés(1). Ce sont surtout des journalistes kurdes accusés de terrorisme ou de complot contre le gouvernement turc qui sont les principales victimes des ces embastillements arbitraires. Dans son rapport, RSF qualifie d'ailleurs la Turquie de "plus grande prison du monde pour les journalistes''. L'Europe est donc le continent le plus propice à l'exercice du journalisme sans entrave, neuf pays du top10 émargent à la Vieille Europe, seule la Nouvelle-Zélande (8è) vient perturber l'hégémonie européenne en matière de liberté de la presse. Le top30 dressé par RSF fait état de 21 pays européens, 4 pays du continent américain, 3 pays africains et 2 océaniens... aucune nation asiatique n'apparait dans le classement des trente pays les plus respectueux de la liberté de la presse. Il faut descendre à la 47è place pour trouver le premier pays asiatique (Taiwan, en l'occurence). RSF pointe une dégradation générale des conditions de travail des journalistes sur tout le continent asiatique, à l'exemple du Japon qui est passé de la 22è place, en 2012, à la 53è position. En cause, l'interdiction de toute couverture médiatique indépendante des sujets liés à la catastrophe de Fukushima. Deux ans après les faits, on ne parle toujours pas librement de la catastrophe nucléaire de Fukushima !

Sur les autres continents, RSF affirme qu'il n'y a aucune amélioration des conditions sur le continent africain, l'est de l'Afrique (le Soudan, l'Erythrée et la Somalie surtout) reste le "cimetière des journalistes", une trentaine de reporters ont perdu la vie dans cette partie du monde en 2012... Toujours en Afrique, le Mali détient le triste privilège - à cause du conflit qui a débuté en 2012 - de la plus grande chute dans le classement de RSF, moins 74 places pour passer de la 25è place à la 99è. En Amérique du sud, la majorité des pays est en recul à cause de faits aussi variés que des attentats contre des sièges de médias (ex. Bolivie), un coup d'état (ex. Paraguay) ou la fermeture arbitraire de médias (ex. Equateur). Au nord du continent, les USA gagnent 15 places mais leur 32è rang au classement RSF est, en définitive, bien faible par rapport au sacro-saint Premier Amendement derrière lequel les Etasuniens s'abritent en permanence ! Surprise du côté du Canada qui, à cause des entraves liées au Printemps Erable, perd sa première place du continent Américain au détriment de la Jamaïque.


Le classement annuel de RSF est établi sur base de plusieurs critères comme les pression sur les médias ou les journalistes, les entraves à l'exercice de la profession, les garanties du secret des sources, la censure... sur base de questionnaires envoyés à des journalistes des quatre coins du monde. Reporters Sans Frontières pointe le bons élèves, c'est à dire les pays qui ont réussi les meilleures progressions, parmi ceux-là citons le Malawi (+ 71 places) où la fin du régime Mutharika semble avoir réussi aux journalistes, la Côte d'Ivoire (+63) ou encore l'Afghanistan (+22) qui, s'il reste un pays délicat, a fait un effort puisque plus aucun journaliste n'est emprisonné dans ce pays ! De l'autre côté, des pays comme le Mali (-74 places) que l'on a déjà évoqué, la Tanzanie (-63), où plusieurs journalistes ont été assassinés en 2012, et le Sultanat d'Oman (-24), où plus de 50 net-journalistes et net-citoyens ont été enfermés pour crime de lèse-majesté, connaissent les pires régressions en termes de liberté de la presse...

Quid des démocraties ?

Si les pays les moins respectueux de la liberté de la presse sont forcément les dictatures et les pays en troubles, qu'en est-il des pays démocratiques. RSF pointe une stagnation voire même un réel recul de ce droit fondamental inhérent à toute démocratie. Ainsi, en Italie, la Loi Bâillon relative aux écoutes téléphoniques restreint fortement les latitudes des journalistes tout comme la loi qui autorise la poursuite au pénal de la diffamation mais qui ne cadre pas avec précision la définition de la diffamation. En Hongrie, des réformes liberticides ont été mises en place vis à vis de la presse, au Japon, on l'a évoqué déjà, les sujets relatifs à la catastrophe de Fukushima sont sujets à surveillance stricte, en Argentine, de nouvelles lois de régulation de l'audiovisuel restreignent le champs d'activité des journalistes de radio et de télévision, en Grèce la crise économique rend très difficiles les conditions de travail des média alors que dans les Balkans (Croatie, Albanie ou Serbie), les journalistes sont toujours victimes d'acharnement judiciaire et qu'en Russie la réélection de Vladimir Poutine a accentué la répression envers les médias... Toutes ces démocraties sont en chute dans le classement 2013 de Reporters Sans Frontières.

Pour conclure sachez encore que la Belgique occupe la 21è place de ce classement, assez loin devant la France qui ne pointe qu'en 37è position...


Le classement de la liberté de la presse 2013, selon RSF

rsf2013.2.jpg

Lire le Rapport 2013 de RSF.

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(1) Journalistes emprisonnés dans le monde : 2012 une année record, on affaires-strategiques.info, 11 décembre 2012

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 09:22

Le Royaume-Uni va-t-il sortir de l'Union Européenne ?

brixit.jpgLe Premier Ministre anglais, David Cameron, eurosceptique convaincu, l'a évoqué dans un discours très attendu, s'appuyant sur l'article 50 du Traité de Lisbonne qui permet la sortie d'un Etat-Membre, il proposera bel et bien un référendum populaire sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union Européenne. Ce référendum reste, cependant, hypothétique pour l'heure car il est prévu, selon le sociétaire du 10 Downing Street, durant la première moitié de la prochaine législature (soit entre 2015 et 2017). La première condition de la tenue de cette consultation populaire est donc que les Tories soient reconduits au pouvoir. Sachant l'euroscepticisme d'une grande frange de la population britannique, de nombreux observateurs de la politique anglaise ne peuvent s'empêcher de voir dans cette annonce de Cameron un premier geste électoral, voire démagogique, d'autant plus que Cameron avait affirmé, il y a quelques temps, aux dirigeants européens son envie que le Royaume-Uni reste dans l'UE et qu'il y joue un rôle important. Un double discours à géométrie variable selon les publics. Dans les faits, David Cameron ne ferme pas la porte de l'Union ! En effet, il a également annoncé qu'il envisage la négociation d'un nouvel accord sur la participation du Royaume-Uni à l'UE avec, notamment, la possibilité de ne pas prendre part à certaines problématiques... Une participation à la carte, somme toute ! Une négociation qui, cependant, ne s'apparentera pas à une forme de chantage - vous me donnez ce que je veux ou je quitte l'UE ! -, plusieurs (anciens) dirigeants européens - Jacques Delors en tête - ont déjà dit que le Royaume-Uni pouvait se retirer s'il en avait envie. Car un pays, quel qu'il soit, aurait beaucoup à perdre à quitter l'Union Européenne, à commencer par un isolement qui pèserait sur son influence internationale. Barack Obama a d'ailleurs attiré l'attention de Cameron sur cette réalité, enjoignant le Royaume-Uni à rester au sein de l'UE. Mais, d'un autre côté, il est évident que le retrait d'un pays aussi important que le Royaume-Uni affaiblirait également l'Union Européenne sur la scène internationale. Dans les sphères politiques - bien loin des préoccupations de la population - personne n'a rien à gagner à ce que l'Union Jack ne flotte plus aux vents européens... Ce qui pourrait se négocier, par contre, c'est une forme de participation à l'image de la Norvège qui n'utilise pas la monnaie européenne mais qui prend part au marché économique intérieur et au libre-échange en contribuant aux fonds structurels européens(1) tout en ne pesant en aucune manière sur la politique étrangère ou d'autres matières. Cette solution rencontrerait les envies de Cameron - un pouvoir décisionnel moins aliéné à l'Europe notamment - et permettrait à son pays de rester dans l'Union en y apportant sa contribution.

Le Royaume-Uni est franchement eurosceptique, sa position est claire : l'Europe connait une crise structurelle qui ne doit pas rejaillir sur le pays d'Albion; l'Europe s'est bureaucratisée à outrance ce qui ne cadre pas avec la mentalité britannique; l'Europe n'est pas compétitive face aux pays émergents comme la Chine, L'Inde ou le Brésil. Londres est une place forte, un rapport de KPMG (ndlr un réseau mondial d'audit et de conseils économiques et fiscaux), daté de mars 2012 indique que Londres est la ville mondiale la plus favorables pour les investissement(2), devant Shanghai, Hong Kong et Sao Paulo. De fait, de nombreux investisseurs du Moyen-Orient se pressent aux portes de la capitale anglaise avec de nombreux capitaux à investir. Mais le Royaume-Uni ne s'arrête pas aux portes de Londres ! Son fameux Triple A est de plus en plus  menacé par la situation économique globale, cela a été confirmé par les trois principales agences de notation, voici quelques jours... Compte tenu de ces réalités, une sortie de l'UE serait-elle, ou pas, une bonne chose pour le Royaume-Uni ? Ce sera(it) à la population de se prononcer ! Avant d'en arriver à cette consultation, deux étapes sont sur le chemin : la négociation d'un nouvel accord entre l'UE et le Royaume-Uni et les élections législatives de 2015. Des résultats de ces deux rendez-vous importants dépendra forcément la tenue du référendum sur la sortie de l'Union Européenne...

Brixit - Britain Exit(3) - est encore loin d'être une réalité ! Bien par-delà la situation actuelle évoquée plus haut, parce que si la relation qui unit l'Europe et la Grande-Bretagne, pour autant tendue qu'elle a toujours été, est aussi une relation d'amour/haine. Si l'euroscepticisme est une réalité, les Britannique ont déjà eu la possibilité de sortir de l'Europe par la voie référendaire, c'était en 1975 et la population s'était largement prononcée pour un maintien dans ce que l'on appelait alors la CEE.  La situation présentait des points communs : l'Europe était en crise profonde, l'euroscepticisme existait déjà mais 67% de la population avaient choisi le maintien dans l'Union Européenne... Beaucoup s'agitent déjà quant à l'idée d'une désaffection britannique, je dis : attendons 2015 et voyons si ce référendum a lieu, rien n'est moins sûr !

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(1) les fonds structurels sont des fonds qui permettent la solidarité entre les Etats-Membres, en réduisant les inagalités de développement économiques, notamment, dans un but de compétitivité économique de chaque état.
(2) Londres : la plus favorables pour les investissements étrangers, on La Voix de la Russie (french.ruvr.ru), 16 mars 2012
(3) Brixit = Britain Exit, un mot-valise qui résume les velléités britanniques de sortie de l'Europe

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 14:01

Après 30 ans de bons et loyaux services, Philippe Geluck ne dessinera plus Le Chat dans la presse, dès le 23 mars prochain...

aaa-002.jpgLe 23 mars prochain, Le Chat n'apparaitra plus dans la presse ! Philippe Geluck a annoncé cette information vendredi dernier via l'application pour smartphones et tablettes dédiée à son personnage fétiche. "C'est une nouvelle qui risque d'ébranler pas mal de monde. Vous êtes assis ? Alors voila : j'arrête de dessiner Le Chat pour les journaux à partir du 23 mars. Et poum, c'est dit"(1) écrit-il sur l'application, "[...] je me suis dit qu'il faudrait bien arrêter un jour et que le mieux était de décider moi-même"(1). C'est sous le couvert humorisitique cher à Geluck - il annonce se servir de cette annonce pour mesurer l'impact de sa rubrique "Actu" - que le dessinateur choisit de tourner la page. Une décision qu'il annonce mûrement réfléchie et on le croit volontiers. Cela fait effectivement 30 ans que Le Chat est apparu pour la première fois dans le quotidien belge Le Soir avant d'être relayé dans VSD. Après 1560 semaines de présence ininterrompue, ce Chat sympathique et, à sa façon, philosophe a bien gagné le droit de se tourner vers d'autres aventures. Le choix de la date est tout sauf un hasard puisque c'est, effectivement,le 22 mars 1983 que cet anti-héros félin s'adresse pour la première fois aux lecteurs avec son style unique et inimitable. Le Chat ne disparait évidemment pas, Philippe Geluck continuera à publier des aventures de son matou marrant mais il se consacrera aussi à d'autres facettes de son talent comme l'écriture ou la peinture. Par ailleurs, l'application Le Chat reste plus que jamais d'actualité, Geluck a aussi bien compris la transition vers les NTIC...

Dessiné dans un style graphique volontairement simple afin de mettre l'accent sur le texte, sur le discours du personnage, le Chat est un personnage débonnaire et anthropomorphique qui fut créé, à l'origine, pour  les faire-parts du mariage de Philippe Geluck. Lorsqu'en 1983, la rédaction du Soir décide de compléter son quotidien par l'adjonction de nouveaux strips courts, il est fait appel à Geluck qui propose son Chat; celui-ci va rapidement devenir la mascotte du journal. Le Chat est passé, en trois ans à peine, du rang de strip de journal à celui de héros de bande dessinée puisqu'en 1986 Casterman (qui avait pourtant refusé le projet un an auparavant) publie le premier album qui connait un énorme succès en Belgique. Un tel succès que l'album est victime de trois ruptures de stock successives ! Le Chat, fort de son succès, a bien évolué depuis sa création. En 1998, Le Fils du Chat, qui apparaissait de façon irrégulière dans les planches du Chat, devenait, à son tour, une série tandis que le héros original gagnait le petit écran, en 2011, dans une série de capsules intitulée La Minute du Chat... un peu à l'image de ce que fut La Minute Nécessaire de Monsieur Cyclopède, imaginée par le génial Pierre Desproges dans les années '80.

Le Chat fait partie de la tradition belge de la bande dessinée, c'est un personnage majeur de ces trentes dernières années. Une Place du Chat a même été inaugurée, en 2008, dans la petite commune ardennaise de Hotton, preuve de l'impact du héros de papier dans l'imaginaire collectif de la population. S'il n'apparait plus dans Le Soir (ni dans VSD de l'autre côté de la frontière) à partir du 23 mars prochain, notre matou préféré n'en restera pas moins actif ne fut-ce que sur le site internet de Philippe Geluck (www.geluck.com) mais aussi sur la Gazette du Chat, lancée en décembre dernier (voir ici) ou par cette fameuse application pour smartphones et tablettes (que vous pouvez découvrir ici et télécharger via Play Store ou App Store) et, bien entendu, sur les prochains albums qui ne manqueront pas de garnir les rayons des librairies. Quoi qu'il en soit, ça va faire drôle de ne plus retrouver Le Chat dans Le Soir; au bout de 30 ans il y avait comme une forme d'accoutumance...

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(1) The End, par Philippe Geluck, application Le Chat pour smartphones et tablettes, 18 janvier 2013

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