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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 13:58

Décidément, la parité obligatoire n’est pas la solution idéale pour imposer les femmes en politique !

 

parite.jpgLes élections communales de ce week-end en Belgique ont confirmé un état de fait que beaucoup constatent et que certains essayent d’inverser… Les femmes ne font pas recette en politique ! Attention, soyons clair il n’entre nullement dans mon propos l’intention de remettre en cause la compétence des femmes en politique, loin s’en faut ! J’en suis d’ailleurs persuadé, les femmes sont aussi armées que les hommes pour faire de la politique ! Mais clairement, l’électeur et l’électrice n’en veulent pas… Imposer la femme en justifiant sa présence à grands coups de décrets ou de lois est la pire connerie que nos décideurs politiques aient faite pour tenter de permettre aux femmes de s’imposer dans le monde machiste de la politique.

Que nous disent les chiffres du scrutin communal belge ?

13 communes sur les 589 que comptent la Belgique sont dirigées par des Conseils dans lesquels les femmes sont majoritaires soit 2,2% ! En Wallonie, seule trois communes sur 262 sont majoritairement féminines : Esneux, Andenne et Fléron ! Ce sont effectivement les seules villes wallonnes qui comptent plus d’élues que d’élus… Quant aux communes dirigées par des femmes, elles ne sont pas légion non plus, même s’il y en a quelques-unes.

On a donc cherché à imposer des femmes dans la littérature légale ; dans les faits c’est déjà moins évident puisque l’on comptait, au matin des élections de ce 8 octobre, 575 hommes de plus sur l’ensemble de toutes les listes en lice au niveau national ! Comment est-ce possible ? Simplement par le fait du nombre systématique impair de candidats sur chaque liste. Evidemment, pour dégager des majorités, il convient que le nombre de conseillers à élire soit impair. Par corollaire, quasiment toutes les listes présentaient un nombre impair de candidats (à l’exception des listes fantoches qui n’avaient pas suffisamment de candidats que pour pourvoir au nombre de conseillers)… Chaque fois ou presque la dernière place, celle qui reste lorsque l’on a assuré le même nombre de femmes que d’hommes sur la liste, est donc revenue à… un homme ! La parité selon les principes décrétés c’est donc quand il y a 575 hommes de plus que de femmes !

Globalement, selon les Chiffres du Ministère wallon de l’intérieur, la moyenne de femmes présentes dans les conseils communaux sera de quelque 35%. Dans ma commune de Visé, parmi les 25 élus, on compte six femmes soit 24% ; on est largement sous la moyenne annoncée ! L’électorat est composé, grosso modo, d’autant d’hommes que de femmes (je me demande même s’il n’y a pas un chouia davantage de femmes ???). Malgré une parité imposée et un nombre quasiment égal de femmes électeurs, il y a nettement moins de femmes que d’hommes qui siègent dans les Conseils communaux. Les femmes n’ont donc même pas bénéficié d’une forme de solidarité féminine !

Et le phénomène n’est pas localisé au système belge ! En France, l’un des premiers pays au monde à avoir imposé la parité sur les listes électorales, on note une augmentation de 1,4% de la représentation féminine à l’Assemblée nationale… Les représentantes féminines sont effectivement passées de 10,7 à 12,1% depuis l’avènement de la parité. Quant au site de l’Union Inter-Parlementaire (www.ipu.org), il nous apprend que si en Autriche, une femme dirigea pour la première fois le Parlement (Sénat ou la Chambre des Députés) en 1927, il a fallu attendre bien plus longtemps pour d'autres nations comme le Canada (1972), la Suisse (1977), l'Italie (1979) et surtout Les Pays-Bas (1998), l'Espagne (1999), la Belgique (2004 !!!) et Israël (2006). En France, aucune femme n'a dirigé ni le Sénat ni l'Assemblée nationale ! L’IPU nous apprend encore que, aujourd’hui, sur 189 parlements à travers le monde, seuls 29 sont dirigés par des femmes, soit 15,34%. Le véritable souci il est là ! Il conviendrait de sensibiliser le public que les femmes sont aussi compétentes que les hommes en matière de politique et qu’il peut placer sa confiance en elles. Par ailleurs, une fois élues il convient aussi d’attirer l’attention des décideurs politiques sur l’idée que l’on peut aussi confier des postes importants aux femmes.

Cependant, je suis convaincu que la parité obligatoire sur les listes dessert plus les femmes qu’elle ne les sert ! En effet, dans beaucoup de cas, pour constituer une liste qui réponde au critère paritaire, on doit boucher les trous avec des femmes qui ne sont pas volontaires ou qui, si elles le sont, sont incapables de mener campagne. Ainsi, si je prends l’exemple de proximité de ma commune, sur les 20 plus mauvais scores personnels (60 voix de préférence maximum !!!), 60% sont des femmes ! Ces femmes qui n’apportent rien à une liste et qui y sont par obligation jettent le discrédit sur les femmes réellement compétentes qui peuvent briguer de plein droit des mandats à responsabilités…

Clairement, je me positionne contre cette parité hommes/femmes dans l’établissement d’une liste de candidats pour une élection. Les femmes qui ont la compétence pour s’imposer en politique n’ont pas besoin de ce coup de main légal ! Indira Gandhi, Golda Meir, Condoleeza Rice, Simone Veil ou, plus proches de nous, Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet ou Isabelle Durant n’ont pas eu besoin du législateur pour démontrer qu’elles avaient des compétences politiques !

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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 11:22

Jan Ullrich proclame son innocence… Il a raison car, pour l'heure, sa culpabilité n'est pas prouvée !

ullrich21.jpgSur son site personnel, le coureur allemand s’adresse à tous ses supporters et leur explique son désappointement face à l’exclusion dont il est victime. «Je suis profondément choqué et n’arrive toujours pas à le croire. Je n’ai pas pu prendre le départ. C’est un cauchemar ! écrit-il avant de préciser que cette exclusion est la pire chose qui lui soit arrivé dans sa carrière. D’autant précise-t-il qu’il ne sait pas officiellement pourquoi il a été sanctionné : «Je n’ai pas obtenu ni informations ni nouvelles des officiels du Tour. Je ne sais pas ce que l’on me reproche exactement tous mes contrôles antidopages d’avant Tour étaient négatifs». Et Jan Ullrich d’ajouter qu’il s’était préparé comme jamais, qu’il tenait la forme de sa vie pour ce grand rendez-vous. Désormais, le coureur de la T-Mobile (ndlr malgré que son équipe l’ait écarté du Tour, il n’a pas été licencié, preuve que pour l’heure il n’a pas encore commis de faute grave et que son exclusion se base surtout sur des soupçons) va prendre quelques jours de repos avec sa compagne et a confié cette triste affaire à son conseil : «J’ai demandé à mon avocat d’essayer de prouver mon innocence» déclare Ullrich… Essayer car il sait aussi que cette affaire ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices tant il a déjà été jugé par les médias, le peloton et le grand public.

Jan Ullrich conclut son propos en demandant à ses fans de soutenir davantage encore l’équipe T-Mobile afin que, malgré la situation, ses collègues puissent donner le meilleur d’eux-mêmes.

Jusqu’à preuve du contraire… la présomption d’innocence

Jan Ullrich, à l’image des autres coureurs cités dans cette affaire, risque jusqu’à quatre ans de suspension, ce qui signifie évidemment une fin de carrière. Aussi on en peut que comprendre sa détermination à se défendre… La presse allemande le charge mais pour l’heure, comme le précise Olaf Ludwig, ancien coureur et manager de la T-Mobile, «Pour le moment, il n'y a aucune preuve permettant d'affirmer que Jan Ullrich s'est rendu en Espagne auprès du médecin Eufemiano Fuentes, au cœur du réseau, ou qu'il a déposé du sang à son cabinet. Mais rien dans les preuves contre Rudy Pevenage ne permet de l'exclure. C'est difficile de tirer si vite des conclusions»(1).

Alors, je réitère ma question posée dans Raus ! : pourquoi avoir privé Ullrich du Tour de France 2006 si aucune preuve ne confirme vraiment son implication dans un système de dopage ? Au nom d’une charte éthique signée par toutes les équipes du Pro Tour ? Si cette charte à raison d’être, il ne faut pas qu’elle condamne trop vite des hommes, sur base de documents qui ne reflètent peut-être pas la réalité ou qui, en tous cas, ne sont pas des preuves formelles. Parce que alors, au nom de cette même éthique, on est en droit de se demander si France Télévision aurait du autoriser Laurent Jalabert à commenter le Tour de France ! En effet, le nom du consultant et ancien coureur a été cité dans l’affaire récente dite du «Pot Belge»… Jalabert a été chargé - en juin dernier c’est à dire quelques jours avant le départ du Tour - par Laurent Roux, un ancien coureur tout comme il avait été cité voici quelques années par un autre ancien du peloton et dopé avoué, Erwann Menthéour, dans son livre «Secret défonce» en 1999. A cette époque, Jalabert était encore coureur mais malgré que son nom fut cité dans une affaire de dopage, il n’a jamais été exclu du Tour. Assurément cela n’aurait pas été judicieux d’exclure le chouchou du public français de la plus grande épreuve cycliste du monde… en France ! Après les déclarations de Laurent Roux, confirmées selon Le Figaro(2) par un ancien équipier de Jalabert chez CSC, le Président de la Fédération Française de Cyclisme, Jean Pitalier, s’est empressé de dire que Jalabert n’avait jamais été contrôlé positif. Jan Ullrich n’on plus n’était pas positif au départ du Tour 2006 ! Toujours est-il que France Télévision confie, cette année encore, les commentaires du Tour à un coureur qui aurait pu (ndrl remarquez l’usage du conditionnel) avoir recours au dopage lorsqu’il était en activité… Est-ce bien éthique ?

Reste le cas Armstrong, lui aussi cité dans le cadre de dopage organisé dans une enquête publiée dans le livre «L.A. Confidentiel : les secrets de Lance Armstrong» par Pierre Ballester et David Walsh en juin 2004, soit quelques semaines avant que le coureur américain de remporte son sixième Tour de France… Dans ce livre-enquête, plusieurs personnes de l’entourage d’Armstrong n’hésitent pas à dire qu’il a eu recours à l’EPO, aux hormones de croissance et aux stéroïdes notamment ! Cette affirmation était d’ailleurs réitérée le 17 janvier dernier, sous serment, devant le tribunal de Dallas par Betsy Andreu, l’épouse d’un ex-équipier d’Armstrong.

Lance Armstrong et Laurent Jalabert se sont trouvés dans des situations similaires à celle d’Ullrich aujourd’hui : leur nom est cité dans une affaire de dopage à quelques heures du départ du Tour de France mais leurs contrôles sont négatifs et aucune preuve réelle n’étaye les affirmations. Pourtant seul Ullrich a été privé de Tour de France ! Armstrong et Jalabert ont pris le départ dans des situations similaires… Il n’était – et je le répète toujours jusqu’à preuve réelle du contraire – ni plus ni moins coupable que Jan Ullrich ! Oui, pour le coureur allemand, toute cette histoire est bien un cauchemar ! Reste à espérer pour lui, si comme il l’affirme il est innocent, qu’il se réveillera sans dommage. Jusqu’à cette fameuse preuve de culpabilité que j’attends avidement, je reste pour ma part sur l’innocence d’Ullrich et convaincu qu’il aurait du être autorisé à prendre le départ du Tour de France 2006. Et pour conclure cette information donnée dans le quotidien La Meuse de ce jour(3) : 11% des coureurs au départ du Tour de France 2006 (soit plus de 1 sur 10) ont été cités dans une ou l'autre affaire de dopage ! Et La Meuse de donner le nom de tous ces coureurs (Moreau, Brard, Dekker, Di Luca, Garzelli, Brochard, Rous, Simoni et cetera). Ils sont au départ eux !

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(1) in «T-Mobile cherche des coupables», par Ph. Van Holle, La Dernière Heure/Les Sports, 3 juillet 2006.
(2) in «Pot belge : Laurent Roux dénonce un dopage généralisé», Le Figaro, 20 juin 2006.
(3) in "11% du peloton du Tour de France 2006 a déja été cité dan une affaire de dopage", par E.V., La Meuse du 4 juillet 2006.

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10 octobre 2003 5 10 /10 /octobre /2003 15:11

Le 10 octobre 1963 est un jour funeste pour la culture française…


piaf-cocteau.jpgIl y a 40 ans aujourd'hui s'éteignait une des plus grandes voix de la chanson francophone. Edith Piaf mourrait, fatiguée par ses abus d'alcool et de morphine. Bien que décédée sur la Côte d'Azur, son corps fut ramené, par des amis, à Paris, où elle avait souhaité s'éteindre et où son décès sera officiellement constaté. Fille d'un artiste de rue normand et d'une chanteuse lyrique kabyle, Edith Gassion est rapidement confiée à ses deux grands-mères aux origines et aux cultures radicalement différentes. A la fin de  la Grande Guerre, abandonnée par sa mère, Edith accompagne, du haut de ses trois ans, son père dans la rue. Elle tient le chapeau dans lequel les passants jettent une pièce pendant que le paternel fait son numéro… Rapidement, elle prend conscience du pouvoir de sa voix et, à 15 ans, elle quitte son père pour voler de ses propres ailes. Edith chante, à son tour, dans les rues de Belleville et de Pigalle. Elle est repérée par le Directeur du Gerny's, un cabaret élégant de Paris. Son physique fait penser à celui d'un moineau frêle, c'est pourquoi il la surnomme la Môme Piaf (ndlr "petit oiseau", en argot). Rapidement, elle séduit le public et enregistre, en 1936, son premier 78 tours "Les mômes de la Cloche". La carrière de Piaf est alors prise en main par Raymond Asso, un ancien légionnaire - sentait-il le sable chaud ? - qui comprend les multiples facettes de sa protégée et développe ce côté tragédienne que Piaf présentera, désormais, sur scène lors de ses tours de chant. Bien que fille de rue, elle s'amourache de l'immense acteur Paul Meurisse qui est aussi distingué qu'elle est vulgaire. Meurisse tente de lui apprendre quelques manières mais, leurs personnalités sont ainsi faites qu'elles n'évolueront pas durant leur liaison. Mais, cette unité des contraires séduit Jean Cocteau qui écrit pour eux "Le bel indifférent", une pièce de théâtre qui sera le succès de la saison parisienne de 1940.

Après la guerre, Piaf rencontre un jeune artiste dont elle prend la carrière en main et dont elle ne tarde pas à tomber amoureuse; Yves Montand. A cette époque, elle écrit les paroles d'une des chansons les plus populaires du répertoire francophone, "La vie en rose". Elle se produit, désormais, avec un groupe de chanteurs appelé Les Compagnons de la Chanson et entame sa conquête des Etats-Unis. A New York, elle rencontre son plus grand amour, le champion du monde de boxe Marcel Cerdan, pour qui elle écrira le fabuleux "Hymne à l'amour"… Malheureusement, cette histoire d'amour féerique ne durera que deux ans et se brisera net quand Cerdan disparaîtra dans un accident d'avion, en octobre 1949. Piaf, déjà très croyante, se réfugie alors dans le mysticisme. Elle travaille aussi de plus en plus et engage comme homme à tout faire, un jeune compositeur du non d'Aznavour… A l'aube des années '50, suite à deux accidents de voiture, elle découvre la morphine, comme médicament d'abord, comme refuge ensuite ! L'alcool devient aussi son compagnon quotidien… Ces abus, une décennie durant, la conduiront à une lente destruction qui s'achèvera le 10 octobre 1963.

Quelques heures après la Môme, c'est un immense artiste - poète, écrivain, cinéaste, acteur,… - qui rejoignait la scène éternelle. Jean Cocteau s'en allait, à son tour, non sans avoir eu le temps de saluer la mémoire de Piaf par un "Elle s'est éteinte, consommée par un feu qui lui a valu sa gloire !". Cocteau c'était avant tout un esthète, un génie du beau et de la chimère. Marqué par le suicide de son père, la mort et le sang transparaîtront dans son œuvre entière. Issu d’une famille bourgeoise et rentière, il a été initié très tôt au monde des arts par son grand-père. Après la disparition de son père, Cocteau trouve refuge dans l'écriture de poèmes et de quelques petits spectacles qu'il joue ensuite pour lui-même, dans l'inimité de sa chambrette. A 19 ans, il décide d'organiser, par l'entremise du tragédien Edouard de Max, avec qui il s'est lié d'amitié, une lecture de ses poèmes, au théâtre Fémina, sur les Champs Elysées. Dandy cultivé et raffiné, Cocteau va ensuite rencontrer le Directeur d’une troupe de théâtre russe, Serge de Diaghilev. Cette rencontre, en 1910, est un tournant dans la vie du jeune homme. Il ne veut plus fréquenter que l'élite culturelle et artistique de Paris, rejetant la médiocrité et l'inculture. Radiguet, Apollinaire et Nijinski sont ses amis… Il se laisse imprégner par leur talent et y puise sa propre vision de l'art. Ses écrits, parallèlement, connaissent de plus en plus de succès.

Sa poésie, Cocteau décide alors de l'adapter au cinématographe… "Le sang d'un poète" (1931) sera son premier film… Il attendra quinze années avant de réaliser le second, le mythique "La Belle et la Bête" (1946). Entre-temps, il se contentera de faire l'acteur et d'écrire… Suivent "Les parents terribles" (1948), "Orphée" (1949) et "Le testament d'Orphée" (1960), monté grâce à l'appui financier du jeune François Truffaut. Cocteau, comme finalement bien des grands Maîtres de l'art, ne sera pas réellement considéré de son vivant. Son succès grandira à titre posthume.

Piaf et Cocteau n'avaient pas grand chose en commun si ce n'est un talent affirmé ! Lui était élitiste, raffiné et utopiste; elle était populaire, commune et réaliste. Cocteau ne s'affichait qu'avec des artistes au talent confirmé, Piaf préférait faire éclore des talents inconnus… Ils ont, malgré leurs différences, marqué l'Histoire culturelle de France d'une empreinte indélébile !

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20 septembre 2003 6 20 /09 /septembre /2003 08:28

La question ne devrait même plus se poser ! De l'importance de disposer d'un accès à l'internet…


internet.jpgJe ne sais pas pourquoi mais une émission que j'ai vue voici quelque trois paires de mois me revient soudainement en mémoire. Il y était question de l'importance capitale d'internet et du handicap que représentera, à coup sûr, le non-accès à ce média dans les années à venir. Dans cette émission, diffusée sur Arte si ma mémoire ne me trompe pas, un sociologue expliquait clairement que, dans les années à venir (ndlr les années proches, pas dans 10 ans… avant), se priver d'internet serait une tare ! Cet homme envisageait une société qui tendrait vers une dualité riches/pauvres de plus en plus accrue. Et parme les "riches" - entendez par là ceux qui auront un revenu mensuel fixe et stable -, le sociologue distinguait encore ceux qui seront connectés au net et ceux qui ne le seront pas ou qui n'auront qu'une vague idée du concept. Selon lui, ces derniers seront alors, à brève échéance, victimes de l'évolution de la technologie et risquent de se retrouver au ban de la société… Certes, le raisonnement est un peu manichéen, mais il est loin d'être totalement faux !

Si internet était dévolu, à l'origine, dans les années '60, à un usage militaire, il s'est largement développé depuis. Les grandes universités américaines se sont emparées de l'idée, lors de la décennie suivante, afin de se connecter entre elles et de former ainsi un véritable réseau. Il aura fallu attendre la seconde moitié des années '90 pour voir le net se démocratiser et faire son entrée dans les ménages. Aujourd'hui, en Belgique, un ménage sur cinq dispose d'un accès à internet. Globalement, on comptabilise 154 millions(1) d'internautes ayant un accès direct en Europe, pour 180 millions en Amérique du nord (USA et Canada) et 144 millions en Asie pacifique (y compris l'Australie). Il est à noter que le fossé entre pays riches et pays pauvres, dans ce domaine, se creuse rapidement puisque l'on ne comptabilise que 15,3 millions d'internautes en Amérique du sud et 4,1 millions en Afrique… En Europe, les Pays-Bas sont les leaders incontestables puisque 48% de la population batave sont connectés… Le Grand-duché du Luxembourg suit avec 46%, l'Allemagne (28%) le Royaume-Uni (26%) arrivent ensuite… En Belgique, la proportion est de 20% et la France est à la traîne avec, à peine, 17% des ménages connectés ! En moyenne, 27% de la population européenne ont un accès direct au net… Ceux-là ont bien compris l'importance de ce média ! Internet est la plus grande base de données du monde; c'est une bibliothèque universelle où il est possible de trouver le plus infime des détails… Désormais, via internet, n'importe quel écolier peut présenter aisément un exposé détaillé sur l'évolution de la migration des libellules naines en Papouasie… C'est une image, évidemment ! Mais il est réel qu'un étudiant qui a un accès au web sera toujours privilégié par rapport à celui qui ignore le maniement de ce média.

Internet est aussi un moyen de communiquer ! L'e-mail regroupe les avantages du téléphone et du fax avec la possibilité de transférer des documents que l'on peut retravailler… Aujourd'hui déjà, une entreprise qui se passe de la communication par mail est en retrait ! Pour les particuliers aussi, le mail est devenu un outil d'usage journalier… Internet est encore un outil de promotion indispensable pour les PME ou les grandes entreprises. Les hommes politiques, les chanteurs, les sportifs ont aussi compris l'intérêt de se donner une image sur le web… Internet c'est également un outil de partage du savoir, un outil de diffusion de l'information mais aussi un lien social qui permet à d'aucuns de communiquer, de briser le silence off-line qui les entourait…

Sur leur site, les Nations Unies annoncent d'ailleurs, par le biais d'un communiqué de presse, la tenue d'un Forum Mondial sur les médias électroniques, du 9 au 12 décembre prochains, à Genève. A cette occasion, l'importance du rôle des médias électroniques et l'avenir de la société de l'information seront abordés en priorité ! Un site a d'ailleurs été développé à propos de ce forum mondial (accès par ici )…

Bref, l'importance du web n'est plus à démontrer. A l'heure actuelle, en Europe, 27% de la population a un accès au net… c'est encore une minorité mais les chiffres évoluent rapidement ! Lorsque la proportion dépassera les 50%, ceux qui n'auront pas un accès au web seront forcément en position de faiblesse ! J'entends parfois : "Oui, mais internet c'est cher…" Je me gausse ! A l'heure actuelle, un PC s'achète par à tempérament, on ne peut plus aisément, avec un remboursement mensuel aux alentours de 50 euros (soit 1,6 euros par jour); une connexion permanente coûte quelque 39 euros par mois (soit 1,3 euros par jour)… Dès lors, un accès quotidien au net revient à moins de 3 euros par jour ce qui équivaut au prix journalier de deux bières et même pas au prix d'un paquet de cigarettes… Ce n'est pas cher payé pour, vous en conviendrez, pour avoir accès au savoir, à la culture, à la communication, à l'information, et cetera…


Sources :
· www.un.org
· www.lienmultimedia.com
· wemfmedia.org
· www.webonline.com

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(1) chiffres 2001 fournis par le site www.lienmultimedia.com

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22 juillet 2003 2 22 /07 /juillet /2003 13:59

En respectant un pacte tacite de non agression d’un leader au sol, Jan Ullrich a probablement perdu une bonne partie de ses chances de gagner le Tour de France...

luzardiden.jpgPour les amateurs de cyclisme, ce Tour du Centenaire est une aubaine ! Cela fait plusieurs années qu’un tel spectacle n’avait plus été offert sur les routes de France. Il faut probablement remonter à 1990, et au duel LeMond/Fignon sur les Champs Elysées (ndlr victoire finale pour LeMond avec 8 secondes d’avances...) pour retrouver autant de suspens... Encore que dans la 15è étape de ce Tour 2003, Armstrong ait fait un grand pas vers le succès. Pas un pas décisif, non mais un pas important certainement ! Alors qu’Armstrong chutait dans l’ascension finale vers Luz Ardiden, Ullrich choisissait de l’attendre, faisant preuve du plus élégant des fair-play. Et pourtant, lorsque l’on connaît l’enjeu, rien ni personne n’obligeait finalement le coureur allemand à patienter... En effet, alors qu’il roulait un peu trop près du bord de la chaussée, Armstrong a accroché son frein droit dans une musette que tenait un enfant (on le répète chaque année sur le Tour, surveillez vos enfants, bon dieu !)... Arrivé en bout de course, la lanière de la musette s’est tendue soulevant le guidon de «King Lance» et le projetant au sol. Iban Mayo, qui suivait à la roue n’a pu éviter la chute, heureusement sans grand mal pour les deux hommes... Au prix d’un écart et d’un trait de lucidité remarquables, Ullrich parvenait à rester sur ses roues et à ne pas percuter le duo d’hommes au sol. Premier changement de rythme pour Ullrich... Le reste des hommes forts, relégué à quelques mètres constatait avec stupeur la situation : Armstrong au sol et Ullrich seul devant ! Le Tour de France venait-il de basculer en même temps que son leader ? Non, car immédiatement, Ullrich se retourne pour constater les dégâts. Il voit qu’Armstrong se relève et il décide de ralentir pour l’attendre. Quelques minutes plus tard, toutes les oreillettes chauffent de concert ; Armstrong vient de déchausser en plein effort alors qu’il revient sur les hommes de tête qui l’attendent, regroupés quelques dizaines de mètres plus haut... Tyler Hamilton neutralise la course en faisant signe de ralentir encore. Deuxième changement de rythme pour Ullrich...

Finalement, Armstrong revient dans le groupe avec une rage décuplée. Il répond rapidement à une attaque d’Iban Mayo avant de le laisser sur place et de s’envoler vers la victoire. Troisième changement de rythme pour Ullrich... Au décompte final, l’Américain reprend 40 secondes à l’Allemand. Bien sûr, le Tour n’est pas fini mais Armstrong a retrouvé ses jambes et a repris un ascendant moral qui devrait l’avantager jusqu’au terme...


En respectant le pacte tacite de non-agression d’un leader au sol, Jan Ullrich a probablement sacrifié de grandes chances de victoire finale... «Armstrong était trop près des spectateurs et c'est un peu de sa faute mais il était normal que j'attende, je n'ai jamais attaqué un homme à terre, ce n'est pas mon style !» expliquait Ullrich à Luz Ardiden. Ce geste de fair-play est beau mais risque de coûter cher ! Parce qu’en fin de compte, Ullrich n’a rien à voir dans la chute et les trois changements de rythme lui auront été fatals, lui qui déteste cela et qui monte en accélérant progressivement, à l’inverse des vrais grimpeurs. Armstrong serait-il revenu si Ullrich n’avait pas attendu ? Oui, probablement mais l’écart à l’arrivée n’aurait pas été si important ! Par contre, si le geste d’Ullrich est considérable, il convient aussi de mettre en avant la médiocrité du comportement d’Iban Mayo qui a sprinté volontairement pour priver Ullrich de la seconde place et des douze secondes de bonification offertes. En terminant troisième, l’Allemand ne prend que huit secondes soit quatre de perdues dans un duel qui n’a plus été aussi serré depuis longtemps. Depuis le début des Pyrénées, Ullrich emmène les Espagnols orangés, ceux-ci ne se contentant que d’escarmouches finalement peu constructives. Alors qu’il n’a plus rien à espérer au général à cause du dernier contre-la-montre, il m’est avis que Mayo aurait du laisser la deuxième place à Ullrich ! Quatre secondes, parfois, cela peut compter dans la vie d’un cycliste...

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11 avril 2003 5 11 /04 /avril /2003 13:23

Fin mars, la Belgique a décidé d’autoriser la consommation de drogue douce pour un usage personnel et limité. Mais attention, un pétard ça va... Trois pétards, bonjour les dégâts !


oinj.jpgLa Belgique a adopté, fin mars, une loi autorisant la consommation de drogues douces en petite quantité et dans un cadre privé. Les consommateurs seront autorisés à posséder jusqu'à cinq grammes de cannabis pour leur usage personnel sans risquer de poursuite. Le cannabis est un dérivé du chanvre. On le trouve sous forme d’herbe (marijuana), de résine ou de pâte (Haschich) ou encore d’huile. A dose faible, le cannabis (ou ses dérivés) peut provoquer une douce euphorie, une forme de bien-être, des rires et un débit de parole important. A forte dose, la consommation de cannabis engendre des hallucinations, des crises d’angoisse et de la confusion.

Un sondage réalisé en novembre 2000, par le quotidien Le Soir, montrait que 55,1% de la population belge estiment que consommer du cannabis n’est pas dangereux pour la santé. La proportion s’accroît encore dans le nord du pays... Cependant, 34% de ces mêmes sondés estiment également que la consommation de cannabis peut être le point de départ d’une escalade dans la consommation de drogue...

Rappelons quand même aux amateurs du oinj que seule la consommation personnelle a été autorisée. La vente de drogue, même douce, n’a pas été légalisée et reste donc punissable ! Quelle que soit la position de chacun sur cette légalisation, il en va du cannabis comme du tabac ; fumeur ou pas, restons courtois !

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10 avril 2003 4 10 /04 /avril /2003 13:20

Le Sénat belge vient d’invalider une loi permettant aux tribunaux du pays d’ouvrir une information à l’encontre de dirigeants étrangers pour des actes relevant de crimes de guerre, de génocide ou de crimes contre l’Humanité...


competenceuniv.jpgLe 5 avril dernier, le Sénat belge a voté un amendement qui a rendu caduque la Loi de Compétence universelle. Votée le 16 juin 1993, cette loi importante permettait à la Belgique de juger des auteurs de crimes de guerre, de génocide et crimes contre l’Humanité quels que soient le lieu où ils ont été commis et les nationalités des victimes ou accusés... Mais voilà, cette situation embêtait certaines composantes du gouvernement arc-en-ciel belge ! En effet, depuis le début de cette année, plusieurs plaintes ont été déposées sur base de la Loi de Compétence universelle. Parmi ces plaintes, on peut retenir celle à l’encontre d’Ariel Sharon, le Premier Ministre israélien, pour le rôle présumé qu’il a joué dans les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, en septembre 1982, ou encore la plainte déposée à l’encontre de George W. Bush et de Colin Powell pour le bombardement d’un abri à Bagdad (ndlr 403 morts), lors de la Guerre du Golfe en 1991... Evidemment, ces plaintes risquent de ternir les relations entretenues par Bruxelles avec Washington, d’une part, et Jérusalem, d’autre part ! En rendant caduque la Loi de Compétence universelle par l’adoption d’un amendement, le Sénat belge (qui a suivi la Chambre des Députés qui avait approuvé l’amendement quelques jours plutôt) a donc retiré une épine hors du pied de la diplomatie belge...

Cette législation honorait pourtant la Belgique qui, avec la Loi de Compétence universelle, s’érigeait en tant que précurseur en termes d’éthique internationale.

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19 mars 2003 3 19 /03 /mars /2003 15:45

30 ans après le suicide de son père, Isabelle Allende a été élue Présidente de la Chambre des Députés du Chili. Un juste retour de l'Histoire...

allende.jpgLa Députéesocialiste Isabel Allende, fille du Président Salvador Allende qui s'est suicidé dans son bureau lors du coup d'état mené en 1973 par Pinochet, a été élue, le 18 mars dernier, Président de la Chambre des Députés du Chili. Isabel Allende a été élue à l'issue d'un vote serré; 58 voix pour et 57 voix contre. Exilée au mexique durant la dictature d'Augusto Pinochet, Isabel Allende est rentrée dans son pays en 1989. Elle a été élue Députée, dans les rangs du Parti Socialiste, en 1993 et réélue en 1997 et 2001.
A noter qu'il ne s'agit pas de l'écrivain Isabel Allende (auteur notamment de "La Maison aux Esprits", "Peuples Menacés", "Eva Luna",...) qui elle est la nièce du président Allende. On confond fréquemment ces deux cousines suites à l'homonymie de leur prénom.

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19 mars 2003 3 19 /03 /mars /2003 15:40

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