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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 19:30

L’Union Professionnelle des Métiers de la Communication a remis ses Prix annuels de la Communication, ce 15 mai à Liège.

C’est dans le cadre du Musée de la Vie Wallonne que s’est déroulée, ce jeudi 15 mai, la 16è édition de remise des Prix de l’UPM©. Depuis 1999, les Prix de l’UPM© (Union Professionnelle des Métiers de la Communication) deviennent, au fil des ans, une véritable institution du secteur de la communication liégeoise. Trois catégories composent ces prix :

Le Prix Etudiant : qui récompense un étudiant, issu d'une haute école ou d'une Université, dont le mémoire ou travail de fin d'étude de l'année académique écoulée traite d'un sujet reconnu pertinent en matière de communication ;

Le Prix Evénement : qui récompense un événement ou ceux qui l'ont organisé, événement qui a eu lieu à Liège courant 2012, qui aura marqué les esprits par la communication réalisée autour de lui et pour son retentissement sur Liège :

Le Prix Entreprise : qui récompense une entreprise liégeoise, qui par une action de communication interne ou externe a conçu une manière remarquable de communiquer sur elle-même ce qui aura eu un impact sur sa notoriété et aura contribué à l'image de marque du Pays de Liège.

Les lauréats de cette 16è édition des Prix de l’UPM© sont :

Prix Etudiants :

- Maxime Janvier (HEPL) pour son TFE intitulé ‘’Beppe Grillo, populiste 2.0. Décryptage du succès du Movimento 5 Stelle et de sa communication numérique’’ ;

Prix Evénement :

- L’inauguration du Théâtre de Liège, qui est l’événement majeur en 2013, à Liège.

Prix Entreprise :

- Les Editions Etilux pour l’ouvrage ‘’Terres de Liège’’, une balade en 290 images à travers Liège et sa Province.

Née en 2007 de la fusion du Cercle Liégeois des Relations Publiques et de l’Union Professionnelle de la Publicité, l’Union Professionnelle des Métiers de la Communication (UPM©) concerne tous les métiers de la communication. Elle se fixe pour mission, notamment, de renforcer le professionnalisme de la communication par la formation et l'information de ses membres, d’établir des règles de déontologie de la profession et les faire respecter, de contribuer à former les communicateurs de demain en informant les étudiants de la communication et en échangeant les expériences de chacun, d’informer les milieux d'affaires et les pouvoirs publics de l'importance de communiquer de manière professionnelle ou encore de donner à l'extérieur une image positive de la profession de communicateur.

16è édition des Prix de l'UPMC
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 10:56

… revêtait ses plus beaux atours pour accueillir l’exposition universelle !

Alors que celle de 2017 aura lieu à Astana, au détriment de la Cité Ardente, qui s’en souvient ? Pas grand monde en définitive ! C’était en 1905... En France, le travail des mineurs de fond est alors ramené à huit heures quotidiennes tandis que la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat pointe à l’horizon, un Dimanche Sanglant secoue Saint-Petersbourg, Albert Einstein développe sa théorie de la Relativité et impose sa fameuse formule E=MC², Christian Dior, Jean-Paul Sartre et Greta Garbo voient le jour alors que Jules Verne et Alphonse Allais décèdent, En Irlande Arthur Griffith fonde Sinn Fein le mouvement Nationaliste Irlandais qui accouchera des années plus tard de l’IRA, la Belgique commémore le 75è anniversaire de son indépendance… Liège accueille, pour sa part, la 24è Exposition Universelle !

Du 27 avril au 6 novembre, 66 hectares de terrain – répartis aux Vennes, à Cointe, dans le parc de la Boverie et à Fragnée – étaient dévolus à l’évolution technologique et au modernisme. Trente huit nations (pour 15.000 exposants) s’étaient données rendez-vous en Cité Ardente pour présenter à un large public leurs spécificités, leurs points forts, leurs technologies de pointe… Parmi ces pays, des états dits forts comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Angleterre, les Etats-Unis, la Russie ou le Japon mais aussi des nations plus «exotiques» à l’image de l’Algérie, la Perse ou la République Dominicaine… Sur les six mois d’exposition ce sont au total quelque six millions de visiteurs qui se pressèrent à Liège. Certes, en regard des Expositions des Paris (1900), Atlanta (1895) ou Londres (1886), ce chiffre peut apparaître faible – elles attirèrent chacune plus de dix millions de personnes - mais ce serait sans compter sur la dimension de chacune de ces métropoles…

Le début du 20è siècle coïncide avec une période faste pour la Principauté liégeoise. La Ville de Liège développe un pôle minier et un pôle sidérurgique ; Verviers est en pleine expansion lainière. Au niveau architectural, Jaspar et Rogister imposent l’Art Nouveau et de nombreux bâtiments sortent de leurs esprits et de terre… Justement, cet événement fut aussi pour la bonne ville de Liège l’occasion de se doter de nouveaux aménagements. Ainsi, le Pont Mativa (ou Pont Hennebique, du nom de l’ingénieur français qui l’imagina) devait permettre aux visiteurs de passer du parc de la Boverie au quartier des Vennes ; le magnifique Pont de Fragnée voyait le jour ; ses 2100 tonnes d’acier s’étirent sur 165 mètres par delà La Meuse, un savant mélange de technique et d’esthétisme. La gare du Palais sortait de terre, elle aussi. La rue Pont d’Avroy était élargie et de nouvelles avenues donnaient à Liège un autre visage urbanistique… Malheureusement, des 80 pavillons utilisés pour l’Exposition Universelle, seul le pavillon destiné au Montenegro, situé dans le Parc de la Boverie, reste debout aujourd’hui. Il accueille désormais le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC).

Certes le bilan fut déficitaire et les actionnaires de la société créée pour mettre sur pied l’exposition ainsi que la Ville durent éponger les pertes, mais l’image de Liège en fut grandie. D’ailleurs, la Cité Ardente accueillera encore une Exposition Universelle, en 1930, alors que la Belgique fêtait son centenaire !

 

Il y a 109 ans, Liège...
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:44

Après 32 années de présentation de son Late Show, David Letterman prend sa retraite... au printemps 2015.

Il l'a annoncé voici quelques jours, David Letterman tire sa révérence. Il faut dire que son émission - The Late Show with David Letterman - commence sérieusement à avoir du plomb dans l'aile et que l'audience est en baisse depuis plusieurs mois. Après 32 ans(1), l'érosion est normale. Alors plutôt que voir son émission fétiche supprimée, Letterman a pris les devants en annonçant sa retraite. Celle-ci prendra cours en 2015, l'emission est donc encore assurée pour une petite année selon les dires de l'animateur. C'est une vraie révolution dans le paysage audiovisuel américain car David Letterman est une institution, son show diffusé en fin de soirée (23h30) réunissait en moyenne quelque 3,8 millions de téléspectateur. Le côté subversif et sarcastique de l'animateur conférait une unicité réelle au show. On regarde The Late Show with David Letterman dans l'espoir qu'il allume les invités avec son humour corrosif... Malgré cet humour qui  n'est pas le préféré des Américains, l'émission a fédéré un très large public jusqu'à ces derniers mois; de nombreux invités de prestige - y compris le Président Obama - n'ont pas hésité à risquer une participation. En 2001, Letterman fut le premier humoriste américain à prendre la parole après les attentats du WTC. Six jours après les faits, il s'en allait d'un long monologue marquant son incompréhension d'une telle aburdité humaine.

David Letterman a commencé par travailler en radio, juste après l'obtention de son diplôme en télécommunication de la Ball State University, dans l'Indiana. Il rejoint rapidement la chaine de télévision WTHR, à Indianapolis, pour y présenter la météo à laquelle il confère une toute nouvelle forme de présentation, plus dynamique, plus osée avec des touches d'humour décalé. Mais son envie est de vivre de l'humour est trop forte, alors il part pour la Californie où il se produit sur la scène du Comedy Store, une boite de nuit sur Sunset Boulevard. En parallèle, il se fait engager dans l'équipe de la sitcom Good Times, il en écrit une partie des dialogues. Au milieu des années '70, Los Angeles est un vivier de jeunes humoristes, parmi eux Billy Crystal, Jay Leno, Bob Sagget, Robin Williams ou Steve Martin pratiquent le stand-up avant de devenir les stars de l'humour que l'on connait. L'humour sarcastique de Letterman le fait repérer par Mary Tyler Moore dont la série cartonne sur CBS. Letterman enchaine avec de la figuration dans plusieurs séries à la mode comme Mork & Mindy (avec Robin Williams), notamment. Il se fait repérer par Johnny Carson qui anime la plus prestigieuse des émissions d'humour américaine, The Tonight Show, diffusée depuis 1954 sur NBC. Letterman y devient chroniqueur et puis co-présentateur mais il a surtout la révélation que c'est ce genre de projet qu'il veut porter.

NBC lui donne sa chance, en 1979, avec The David Letterman Show qui est diffusé en matinée mais le créneau n'est pas porteur pour l'humour. L'émission est pourtant très bonne, elle est récompensée par deux Grammy Awards mais faute d'audience, elle est supprimée à l'été 1980. Sous contrat avec NBC, Letterman n'apparait pourtant plus à l'antenne pendant près de deux ans. Il se produit sur diverses scènes, en stand up, mais plus en télévision. Le 1er février 1982, NBC le remet à l'antenne pour une émission d'une heure, en début de nuit, dans la foulée du Tonight Show de Johnny Carson. Late night with David Letterman trouve rapidement son public et présente des chiffres d'audience croissants. Les programmes de fin de soirée sur NBC sont donc rythmés par l'humour, de 23h00 à minuit avec Johnny Carson; de minuit à une heure avec David Letterman. Pendant dix, le concept va parfaitement fonctionner. NBC ne peut que se féliciter tant les audiences et les recettes publicitaires générées par les deux émissions sont élevées. Lorsque Johnny Carson annonce sa retraite, en 1992, il semble logique que David Letterman reprenne les rènes du Tonight Show (qui garde une audience un peu supérieur au Late Night)... Cependant, NBC mise sur Jay Leno qui remplaçait Carson à la présentation lorsque celui-ci ne pouvait assurer l'antenne. Letterman est profondément déçu d'être écarté (d'autant plus que Johnny Carson voyait aussi en lui son successeur et appuyait sa candidature auprès des dirigeants de NBC) aussi décide-t-il de quitter NBC pour CBS qui lui propose la tranche horaire 23h30/00h30 afin de concurrencer le Tonight Show de NBC.

Le 30 août 1993, The Late Show with David Letterman débarque donc sur CBS. Letterman a embarqué avec lui presque toute l'équipe qui participait au Late Night, scénariste, technicien, comédiens,... Par ailleurs, il négocie un contrat en béton qui lui assure la propriété entière du concept même si celui-ci est totalement financé par CBS. Ainsi, David Letterman s'offre une liberté totale de contenu. Pendant 16 ans, Jay Leno et David Letterman vont s'affronter dans une bataille d'émissions populaire. Leno gagne le match des audiences car il fédère près de cinq millions d'auditeurs pour un peu moins de quatre à Letterman. Mais ce dernier remporte les batailles de la popularité et du salaire, puisqu'il est classé chaque année devant Leno aux classements des animateurs et des humoristes préférés des Américains, ce qui lui garanti un salaire de 31 millions de dollars annuels versés par CBS. Le 1er juin 2009, Leno cède le témoin du Tonight Show à Conan O'Brien pour lancer The Jay Leno Show, en prime time. Mais le concept ne prend pas, à 21h00, les auditeurs américains préfèrent regarder des séries à la mode plutôt qu'une émission d'humour. Non seulement, The Jay Leno Show n'atteint pas les objectifs fixés mais, en outre, il prive le Tonight Show d'une partie de ces audiences car les téléspectateurs ne reviennent pas sur NBC pour suivre O'Brien... Donc, le 1er mars 2010, Leno revient à la présentation du Tonight Show après la suppression du Jay Leno Show.

Un ressort est cependant cassé car les audiences ne remontent pas, au contraire ! A la rentrée 2010, David Letterman passe en tête des audiences, pour  la première fois son émission détrône The Tonight Show... Pour la télévision américaine, c'est historique ! Désormais, David Letterman est le n° 1 partout : il est le plus regardé, le plus populaire auprès du public et le mieux payé des animateurs américains.

Ce 3 avril 2014, Letterman annonce donc qu'il prendra sa retraite au printemps 2015, à l'âge de 68 ans. CBS devra donc trouver un nouveau concept de talk-show pour pallier au départ de son animateur-vedette. Une page de l'histoire de la télévision américaine va se tourner... comme une s'était tournée, en février dernier, avec la retraite de Jay Leno.

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(1) onze années (1982-1993) sur NBC et vingt-deux sur (1993-2015) sur CBS

Une légende quitte le petit écran US
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 09:09

La Dame de Fer fête son 125è anniversaire cette année…

Initialement baptisée La Tour de 300 Mètres, la construction exceptionnelle du Gustave Eiffel a été inaugurée le 31 mars 1889, il y a juste 125 ans aujourd’hui. Construite dans le cadre de l’Exposition Universelle qui avait lieu cette année là à Paris, elle devait être l’image réelle du savoir-faire technologique de la France. Elle aurait du être démolie après l’exposition mais elle resta finalement debout pour devenir le symbole par excellence de la Ville de Paris.

En novembre 1884, alors que la Troisième République est en plein essor technologique, Jules Ferry, Président du Conseil(1), confirme officiellement la tenue d’une nouvelle Exposition Universelle à Paris après celles de 1855, 1867 et 1878. Cette quatrième Expo aura lieu de mai à octobre 1889 et sera le symbole du centenaire de la Révolution Française. Depuis le moi de juin 1884, deux cadres de la société Eiffel – Maurice Koechlin et Emile Nouguier – travaillent sur le projet d’une tour métallique de 300 mètres de haut pour rivaliser avec des projets américains. Gustave Eiffel ne voit que peu d’intérêt à ce projet mais concède à ses deux ingénieurs le droit de poursuivre leur idée. Initialement, le projet prévoyait une tour faite de quatre pylônes incurvés et reliés entre eux par cinq niveaux de plateformes. Mais Stephen Sauvestre, le chef architecte de Gustave Eifel, à qui l’ont doit notamment l’Ecole de Chimie de Mulhouse et l’Hôtel Béranger à Tours, redessine les plans pour proposer une tour consolidées par quatre pieds maçonnés et par des arcs ; il ramène en outre le nombre de plateformes à deux et surplombe la tour d’un sommet qui ressemble à celui d’un phare de côte… Cette nouvelle mouture du projet est présentée à Gustave Eiffel qui, cette fois-ci, se montre enthousiasmé. À tel point qu’il dépose, le 18 septembre 1884, en son nom et ceux de Koechlin et Nouguier, un brevet pour permette à sa société de construire des piles et des pylônes métalliques d’une hauteur pouvant dépasser 300 mètres.

A partir de cet instant, Gustave Eifel va passer le plus clair de son temps à convaincre le monde politique de l’intérêt de sa tour, véritable vitrine de la technologie de pointe française. Eiffel parvient à convaincre le Ministre de l’Industrie, Edouard Lockroy, de la tenue d’un concours pour «étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour en fer à base carrée». Ce concours est accepté et aura lieu en mai 1886, son règlement cadre tellement bien avec le projet de la Tour Eiffel qu’il est permis de se demander si le règlement n’en a pas été écrit par… Gustave Eiffel lui-même ! Toujours est-il qu’Eiffel, sûr de son fait et de la faisabilité de la tour, rachète les droits du projet à Koechlin et à Nouguier pour en devenir l’unique dépositaire. Mais ce sont quand même 107 projets qui sont rentrés pour le concours ; Eiffel remporte le concours car il parvient à convaincre le jury que sa tour n’est pas purement un bâtiment d’agrément mais qu’elle peut remplir d’autres fonctions, notamment en matière scientifique et de télégraphie.

Le 8 janvier 1887, une convention officielle est signée entre l’Etat français et Gustave Eiffel pour la construction de cette fameuse tour. Les travaux débutent 20 jours plus tard et durent quelque 26 mois… Il est à noter qu’aucun accident mortel ne sera à déplorer sur le chantier ce qui était extrêmement rare à l’époque !

Les artistes de l’époque contre la Tour…

Quelques jours après l’ouverture du chantier, la Tour Eiffel va se trouver des ennemis que peu finalement auraient soupçonnés. Un groupe d’artistes français renommés qui estiment que la Dame de Fer défigure la «plus belle ville du monde». Ce sont, au total, quelque trois cents artistes qui s’associent pour fustiger «l'inutile et monstrueuse tour Eiffel» dans une lettre ouverte restée célèbre, intitulée Protestation des artistes contre la Tour de M. Eiffel publiée dans le journal Le Temps, le 14 février 1887. Parmi ces artistes, on trouvait des gens comme Maupassant, Gounod, Dumas fils, Sully Prudhomme ou Verlaine.

Gustave Eiffel répondit de manière remarquable à cette critique acerbe, également dans les colonnes du Temps par cette tirade : «Quels sont les motifs que donnent les artistes pour protester contre l'érection de la tour ? Qu'elle est inutile et monstrueuse ! Nous parlerons de l'inutilité tout à l'heure. Ne nous occupons pour le moment que du mérite esthétique sur lequel les artistes sont plus particulièrement compétents. Je voudrais bien savoir sur quoi ils fondent leur jugement. Car, remarquez-le, monsieur, cette tour, personne ne l'a vue et personne, avant qu'elle ne soit construite, ne pourrait dire ce qu'elle sera. On ne la connaît jusqu'à présent que par un simple dessin géométral ; mais, quoiqu'il ait été tiré à des centaines de mille exemplaires, est-il permis d'apprécier avec compétence l'effet général artistique d'un monument d'après un simple dessin, quand ce monument sort tellement des dimensions déjà pratiquées et des formes déjà connues ? Et, si la tour, quand elle sera construite, était regardée comme une chose belle et intéressante, les artistes ne regretteraient-ils pas d'être partis si vite et si légèrement en campagne ? Qu'ils attendent donc de l'avoir vue pour s'en faire une juste idée et pouvoir la juger. […]Parce que nous sommes des ingénieurs, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu'en même temps que nous faisons solide et durable nous ne nous efforçons pas de faire élégant ?»

Aujourd’hui, la Tour Eiffel pourtant critiquée lors de son édification par beaucoup d’intellectuels de l’époque est devenue, par sa taille exceptionnelle et sa silhouette immédiatement reconnaissable, un emblème incontournable de Paris et même de la France. Elle accueille plus de six millions de visiteurs chaque année…

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(1) Le Président du Conseil était, jusqu’en 1959, le Chef du Gouvernement. Ce poste est aujourd’hui nommé Premier Ministre.

 

Bon anniversaire, Madame...
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:42

La première émission radiodiffusée en Belgique eut lieu le 28 mars 1914…

Si la radiodiffusion a connu son véritable essor entre les deux guerres mondiales, elle reste aujourd'hui un média qui touche le public. On l'écoute en voiture, dans la salle de bain le matin, en déjeunant, au boulot... Bref, la radio garde pignon sur ondes. Pour une centenaire, ce n'est pas si mal ! En effet, en Belgique, la radio a 100 ans… Si les premiers essais de radiodiffusion, par Marconi(1) remontent à 1896, la première émission de radiocommunication date de 1899, c'était une transmission entre la France et l'Angleterre. Ce n'étaient que des signaux électriques... L'année suivante, en 1900, Réginald Fessenden parvient à radiodiffuser la voix humaine. Il faudra attendre 1906, toujours par l'intermédiaire de Fessenden, pour entendre la première retransmission publique de voix et de musique par radiodiffusion. C'était à Brant Rock (Massachussetts) et l'émission proposait une brève allocution de Fessenden, un extrait d'une œuvre d’Haendel et une chanson de Noël car le calendrier indiquait la date du 24 décembre 1906.

Chez nous, dès 1907, les premières émissions radios sont expérimentées, dans la coupole du Palais de Justice de Bruxelles. Le Roi Albert 1er fait installer, en 1913, une station de radio au Château de Laeken et tous les samedis, des programmes sont captables et recevables sur des postes à galènes à travers tous le pays. Au printemps 1914, le 28 mars, la première émission proposant un programme musical est diffusée depuis le Château de Laeken vers le grand public. "1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10... Allô, allô. Poste radiophonique et radiotélégraphique de Laeken, près de Bruxelles. Messieurs les amateurs de téléphonie sans fil, nous allons vous faire entendre un concert dédié à Sa Majesté la Reine Elisabeth..."(2), ce sont les premières paroles prononcées par l'animateur de cette émission grand public. Ensuite, pendant une heure, des airs de Puccini, Verdi, Wagner, Grétry et quelques autres furent diffusés. C'était le début de la radiophonie large en Belgique... et même en Europe car notre pays joua vraiment un rôle de précurseur dans le développement de ce média.

Les vrais débuts dans les années ‘20

Il faut, cependant, attendre 1922 et la création de la Société Belge de Radiodiffusion pour qu’une structure se mette en place. C’est en novembre 1923 que la SBR lance Radio Belgique qui diffuse les premières émissions régulières, et encore il ne s’agit que de musique. Les premières émissions non-musicales qui trouvent leur place dans ce nouveau média sont consacrées aux résultats sportifs d’abord et à la revue de la presse écrite ensuite. En 1926, Theo Fleischman présente le premier journal parlé consacré aux nouvelles du monde. ‘’Toutes les nouvelles du monde en trente minutes’’ dit alors le slogan du journal parlé… Fleischman est l’un des pionniers mondiaux de l’information en radio. Les actualités radiodiffusées sont une première grande avancée, de plus en plus de Belges se tournent vers la radio pour agrémenter leurs soirées à la maison. En 1927, le Ministre socialiste flamand Edouard Anseele ouvre un dossier pour la création d’une société nationale de radiodiffusion. Il faudra presque deux années de travail avant que la proposition d’une radio nationale ne soit déposée à la Chambre. La loi instituant l’Institut National de Radiodiffusion (INR) est votée le 18 juin 1930, cette loi autorise aussi la création de radios privées de portée régionale. Il s’en créé seize en quelques années…

Radio propagande et radios pirate

Dans les années ’30, l’évolution de la radiodiffusion permet deux grandes avancées : la retransmission à longue distance, grâce au développement des ondes courtes jusque là négligées à cause de leur manque de stabilité, qui ouvre la voie aux émissions vers les colonies belges, le Congo surtout, et le grand reportage en direct qui est expérimenté pour la première fois lors des funérailles du Roi Albert 1er, le 20 février 1934, où 16 micros d’ambiance sont déployés et six journalistes rapportent l’événement. Ce reportage en direct est relayé dans plusieurs pays européens et aux Etats-Unis. Une fois encore, la Belgique est pionnière dans l’univers de la radio… Dans le même temps, la Maison de la Radio voit le jour. Elle est imaginée et conçue pour favoriser le développement de ce média qui prend de plus en plus d’importance : six studios – dont l’impressionnant studio 4 qui permet d’accueillir près de 400 personnes et des orchestres pour la diffusion de concerts -, des bureaux de travail, une rédaction pour les actualités… Il s’agit de la plus grande infrastructure dédiée à la radio dans le monde !

Mais éclate le second conflit mondial ! Le 10 mai 1940, l’Allemagne envahit notre pays et l’INR sert de relais pour la diffusion d’informations officielles sur la situation. Pour éviter que la Radio ne tombe aux mains de l’ennemi, les dirigeants de l’INR sabordent un de leurs deux émetteurs et démontent le second qu’ils emportent jusque dans le nord de la France pour continuer d’émettre. Rapidement pourtant, les Allemands occupent la Maison de la Radio et y installent leur propre système de radiodiffusion qu’ils baptisent Radio Bruxelles. Elle sera la voix de la propagande nazie en Belgique. Avec la progression des armées allemandes, l’INR recule du nord de la France vers Montpellier avant de traverser la Manche pour s’installer à Londres où s’est également installé le Gouvernement Pierlot qui est en exil. Depuis Londres, une Résistance s’organise et Radio Belgique y contribue avec une émission quotidienne diffusée sur la Belgique, par ondes courtes, depuis les studios de la BBC. Le Gouvernement en Exil commande aux Etats-Unis un émetteur puissant qui est installé dans la colonie du Congo et qui va permettre, en 1943 et 1944, de couvrir 18 heures de programmes quotidiennes pour contrer la propagande nazie. Les émissions de la Radio Nationale Belge, telle qu’elle est rebaptisée pour lui conférée un air plus patriotique en temps de guerre, sont diffusées depuis le Congo, en plusieurs langues, vers différents pays du globe. Propagande allemande contre propagande du Gouvernement Belge en Exil, la radio devient alors une espèce de ring virtuel où s’affrontent des idéologies…

A l’issue du conflit, les radios privées sont prohibées par le législateur car certaines d’entre elles ont repris, malgré l’interdiction, leur diffusion alors que l’Allemagne occupait encore la Belgique. D’aucunes annoncèrent même la capitulation nazie avant qu’elle ne soit officielle et plusieurs dizaines de Belges sortis dans la rue pour ‘’fêter’’ la fin de l’Occupation furent abattus par les soldats allemands. L’INR est donc la seule radio en Belgique, elle émet des émissions en français et en néerlandais pour les deux parties du pays. L’apparition du disque microsillon ouvre une nouvelle ère pour la radio, une ère musicale facilitée par le fait que l’on est plus obligé d’avoir des orchestres en studio pour diffuser de la musique. Le développement du rock ‘n roll, dans les années cinquante, accentue encore le côté musical du média radio. Mais l’INR ne s’engouffre pas dans cette brèche. En 1955, Europe 1 est captable en Belgique et met à mal le monopole de l’INR en proposant une radio plus moderne, plus dynamique notamment avec la diffusion de rock ‘n roll, de variété française et de programmes plus légers. Si elles existent depuis les années ’20, les radios dites pirates – c'est-à-dire qui diffusent sans autorisation – sont marginales en Belgique. Malgré l’interdiction des radios privées et contrairement à d’autres pays comme les Pays-Bas ou l’Angleterre, la Belgique ne voit pas fleurir les radios pirates. Une loi interdisant ce type de radio a été votée en 1962 et elle est plutôt bien respectée. Seule la RTB (Radio Télévision Belge créée en 1959 pour accompagner le développement du média télévision se popularisant) diffuse des émissions de radio. Tout juste note-t-on une tentative rapidement avortée, baptisée Radio Campus, à l’ULB, lors de manifestations estudiantines, en mai 1968.

Il faut donc patienter jusqu’à la fin des années septante pour voire se développer un réseau de radios libres en Belgique. Inspiré de ce qui se fait en Italie, ce mouvement permet facilement de créer des espaces de communication libre. De façon surprenante, le Gouvernement Belge ne fait pas vraiment la chasse aux radios pirates (ou libres) malgré la loi de 1962 les interdisant. Alors, elles se multiplient ! Radio Eau-Noire avait ouvert la voie, en 1978, pour protester contre un projet de construction de barrage sur le lac de l’eau-Noire à Couvin, d’autres suivent à l’image de Radio Tam-Tam créer par la Coordination Anti-Nucléaire, à Bruxelles, Radio Brol, lancée par des étudiants de l’ULB, Radio LLN (Louvain-La-Neuve et/ou L’heure des Libertés Nouvelles), Radio Z’alternatives Bruxelles… Toutes ont en commun de s’articuler autour d’un combat ou de revendications. Les radios libres créent l’Association pour la libéralisation des Ondes (ALO) dont l’objectif est dual : fédérer autour d’actions directes (et souvent prohibées) de mise en valeurs de ses radios-membres et devenir un interlocuteur des autorités pour la reconnaissance légale des radios libres.

Le retour des radios privées et commerciales


A l’aube des années ’80, avec la naissance de Radio Contact, à Bruxelles, ou Radio Ciel, à Seraing, les radios libres développent, pour se financer, un côté commercial qui déplait aux autorités. Alors qu’elles étaient plutôt laissées tranquilles, les radios libres subissent désormais une véritable chasse aux sorcières. Elles sont de plus en plus victimes de saisies de matériel. Malgré cela, les radios libres continuent de se développer et, à l’initiative de Radio Contact, se fédèrent en une Groupement des Radios Indépendantes de Belgique (GRIB). L’appellation a changé, elles ne se veulent plus pirates ou libres mais bien indépendantes ce qui ouvre un dialogue avec le Gouvernement belge. Le 20 août 1981, un décret légalise les radios indépendantes locales mais leur interdit toujours le recours à la publicité. C’est un premier pas… En France, conformément à l’une de ses promesses électorales, François Mitterrand légalise les radios pirates, chez nous des radios indépendantes se créent un peu partout profitant de la légalisation : Radio Basse Meuse, lancée par des étudiants de l’ULg, Radio Panik qui axe toute sa programmation sur la lutte contre le racisme, Radio Queen qui devient vite Canal 44…

Le milieu des années ’80 voit deux changements majeurs qui finissent d’asseoir l’existence des radios indépendantes : l’espace concédé sur la bande FM est élargi (1984) et la publicité est autorisée sous certaines conditions (1985). Dès lors, les radios indépendantes deviennent privées et commerciales et en quelques années des réseaux de radios se mettent en place. Un premier plan de fréquences est mis en place en 1987, les radios privées font définitivement partie du paysage radiophonique belge ! Elles prennent tant d’ampleur que le Gouvernement autorise, en 1991, la publicité commerciale sur les ondes de la RTBF qui doit faire face à la double menace de la concurrence des radios privées et de son propre endettement. En cette même année 1991, RTL lance la radio Bel RTL.

Malgré ce que l’on pourrait croire, la radio reste un média important, selon une étude du CIM publiée en 2013(3), 90% des Belges écoutent la radio au quotidien et ils l’écoutent, en moyenne, 29 heures par semaine, dans la voiture, dans la salle de bain, au boulot. Le média radio a su parfaitement intégrer les TIC (podcasting, terminaux nomades, webradio…) pour s’adapter à la communication du 21è siècle. C’est aussi pour ça qu’elle reste si populaire !

Excellent anniversaire, Madame Radio !

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(1) qui a frauduleusement utilisé des brevets déposé par Nicola Tesla qui est, plus tard, reconnu par la Cour Suprême des Etats-Unis comme l'inventeur de la radiodiffusion.
(2) Quand la radio belge naissait à Laeken, in La Libre Belgique, 13 avril 2005.
(3) source : http://www.var.be/fr/f88553f2-31d5-4242-9243-494cfa34fe7e

La radio à cent ans !
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Published by Olivier Moch - dans Actualité
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 15:52

Explosion de la vente en ligne + augmentation des terminaux nomades = stratégie de m-commerce nécessaire !

m-commerce.jpgLe constat est clairement posé : les Belges sont adeptes des achats en ligne ! Le chiffre d'affaire de la vente en ligne avoisinait les 1,9 milliards d'euros, dans notre pays, en 2013. Les estimations de Becommerce, l'association belge des entreprises actives dans la vente à distance, font état d'un chiffre d'affaires supérieur à deux milliards d'euros pour 2014(1). Dans le même temps, les ventes de tablettes (+70%) et de smartphones (+15%) ont encore bondi  en 2013 alors que les GSM dits classiques et les PC voient leurs ventes en nette déclin. L'addition de ces deux réalités ne peut amener qu'à une seule conclusion : le commerce mobile est en pleine ascension, il est fondamental pour toute organisation qui vend des biens ou des services de s'engager rapidement dans cette voie. Ainsi que le souligne justement le site e-marketing : "Le mobile devient un compagnon d'achat du consommateur"(2) et de nombreux dirigeants de sociétés de commerce en ligne l'on compris. En Belgique, 55% des commerces en ligne proposent déjà des interfaces mobiles et 37% devraient venir s'y ajouter cette année(3). Conséquence : le chiffre d'affaire du m-commerce s'envole dans notre pays, il est passé de 56 millions d'euros, en 2011, à 168 millions d'euros, en 2012(4). Triplé ! Et les chiffres progresseront encore dans les mois à venir... Dans sa conférence "Stratégie mobile : pourquoi et comment se lancer ?", donnée dans le cadre du salon Objectif Com, le 18 mars dernier, à Charleroi, Simon-Pierre Breuls, Marketing Directeur chez Universem, donne ce chiffre éloquent : 83% des consommateurs qui font une recherche via leur smartphone ou leur tablette passent à l'action ensuite, c'est à dire qu'ils posent un acte d'achat ou de consommation.

Le développement du paiement mobile - + 75% en 2013(5) -  et sa sécurisation modifient fondamentalement les pratiques commerciales. Le mobile n'est pas l'avenir du commerce, il est le présent du commerce ! La question de la pertinence du m-commerce ne doit même plus se poser, non celle qui doit se poser désormais c'est la question de la stratégie à appliquer en matière de commerce mobile. Ces derniers chiffres devraient convaincre les éventuels derniers sceptiques : aujourd'hui, en Belgique, 16,8% du trafic internet se fait via un terminal nomde, tablette ou smartphone. Ce trafic n'était que de un pourcent à la fin de l'année 2010, en un peu plus de trois ans, il a été multiplié par seize... et encore l'augmentation est fortement sensible depuis la fin 2012.

evolution-trafic-internet-mobile.jpg

Proximité et rapidité

Le quotidien français Les Echos avance même que, d'ici 2016, 70% des ventes commerciales se feront en ligne dont 24% via un terminal nomade(5). Quelle organisation qui vend des biens ou des services peut se permettre de s'amputer de ce canal de vente ? Poser la question c'est y répondre : aucune !


Il convient encore de préciser que le m-commerce est une commerce de proximité et de rapidité. En effet, les gestes posés par les m-consommateurs ne concernent pas les prévisions d'achats ou les achats à long terme. En clair, on ne réserve pas ses vacances via son smartphone; on n'achète pas une voiture via sa tablette. Non, ce sont plutôt des comportements dictés par l'envie ou le besoin du moment : il est midi, qu'est-ce que je peux trouver à manger dans le coin ? Ou encore, je suis à Bruxelles pour une journée shopping, où vais-je trouver des super promos sur des chaussures...

Quels sont les secteurs les plus porteurs en Belgique ?

Les résultats engrangés par les mastodonte du commerce en ligne via le m-commerce sont impressionnants(6) :
  - Amazon : plus de 2 milliards de dollars annuels de Chiffres d'Affaires;
  - Apple : près d'un milliards de dollars annuels;
  - Marriot International : ± 150 millions de dollars annuels;
  - Wal Mart : près de 130 millions de dollars annuel;
  - InterContinental Hotel & Resort : 120 millions de dollars...

En Belgique, selon Becommerce, le top5 des secteurs les plus porteurs pour le m-commerce est composé, dans l'ordre, de la mode, de la déco intérieure, du tourisme, des jouets et de la beauté/bien-être.
top5-m-commerce-belgique.jpg

On peut conclure par cette évidence qu'aujourd'hui chaque entreprise se doit soit de développer une application mobile, soit au minimum d'adapter son site internet aux terminaux nomades. Si cette seconde alternative est assurément moins onéreuse à mettre en place, la première est un réel investissement à long terme qu'il s'agit d'envisager en la couplant à une réelle stratégie de marketing et de communication mobile.

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(1) Van Campenhout, Patrick, e-commerce : les Belges sont adeptes des achats en ligne, on www.lalibre.be, 20 mars 2014
(2) Guernalec, Florence, Le mobile devient un compagnon d'achat du consommateur, on e-marketing.fr, 19 février 2014
(3) Van Campenhout, Patrick, Les webshops belges engagent et ce sont mis à l'heure du mobile, in La Libre Belgique, 20 mars 2014, page 26
(4) Belga, Les ventes du m-commerce ont triplé en Belgique en 2012, on trends.levif.be, 17 septembre 2013
(5) Chloé, Stratégie m-commerce : site web mobile optimisé ou application mobile pour sa marque, on emploi-e-commerce.com, 24 juin 2013
(6) Source : www.powerretail.com

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:55

Avec son Pono, Neil Young entend proposer une plateforme de téléchargement musical d'ultra haute définition dans le respect de l'intention des artistes...

Le chanteur rock & folk Neil Young a connu son heure de gloire dans les années '70 avec des albums comme After the Gold Rush (1970), Harvest (1972), On the Beach (1974) ou Comes a Time (1978). Ses titres Down by the River, Cinnamon Girl, Hey, Hey, My, My, Heart of Gold, Southern Man ou Alabama font partie de l'histoire musicale américaine. Alabama  et Southern Man notamment, qui générèrent une polémique dans le sud des Etats-Unis au moment de leur sortie car les paroles étaient une critique virulente du racisme et du Ku Klux Klan encore bien présents alors en Alabama. Ces titre de Neil Young entrainèrent la réponse du groupe leader du rock sudiste de l'époque, Lynyrd Skynyrd, qui dans sa chanson Sweet Home Alabama (1974) fait l'éloge de l'Alabama et déclare clairement que les états sudistes n'ont pas besoin de Neil Young et de sa morale. Sweet Home Alabama, titre phare de Lynyrd Skynyrd, contribuera largement a entretenir l'image raciste véhiculée par le groupe de Ronnie Van Zant. Mais cette anecdote, bien qu'elle soit partie intégrante de la carrière de Neil Young, nous éloigne du chanteur canadien reconnaissable par son style lancinant et sa guitare saturée. En 1969, Neil Yong rejoint le groupe Crosby, Stills & Nash avec lequel il enregistrera plusieurs albums dont les excellents Déjà vu (1970) et Journey trough the past (1972) pour lequel il composa la majorité des titres. Bref, Neil Young est un cador du rock américain qui fait d'ailleurs partie du Rock & Roll Hall of Fame.

Neil Young a toujours accordé une grande importance à la qualité de ses compositions c'est pourquoi il a toujours été contre les formats compressés comme le CD, le MP3 ou le MP4 car, selon lui, la compression détruit en partie la qualité musicale d'une oeuvre. Longtemps, il a cherché un format qui respecterait davantage la vision des compositeurs et sa démarche semble sur le point d'aboutir. Depuis plusieurs mois, Neil Young évoquait son projet de Pono Music, désormais une souscription a été lancée en crownfunding pour passer du projet à la réalité. Le succès de cette collecte lancée voici quelques jours dépasse toutes les attentes du chanteur qui espérait récolter quelque 800.000 dollars d'ici la fin de la souscription, le 15 avril. 72 heures après sa mise en ligne sur Kickstarter, elle avait déjà permis de récolter... 2.860.000$.

La concrétisation du Pono Music de Neil Young semble donc en bonne voie. Concrètement, il s'agit de proposer un service de téléchargement légal HD et le lecteur adapté. Le format proposé sera en ultra haute définition soit 192 KHz/24bits (contre 44KHz/16bits pour un CD tradtionnel) qui permet de reconstruire la pièce musicale avec trente fois plus de données qu'un format MP3. "Nous avons libéré la musique du fichier numérique pour lui offrir à nouveau sa qualité originelle, comme elle l'était en studio"(1) explique Young qui entrevoit les fichiers Pono Music comme le mariage parfait entre les avantages du numérique et du son analogique.

Pono signifie droit, en hawaien ! Ce nom symbolise, selon Neil Young, le droit qu'on les artistes compositeurs que leur musique soit honorée et écoutée selon l'intention qu'ils avaient en la créant ce qui serait impossible dans un format compressé, toujours selon le chanteur canadien.

Quant au prix...

Si une majorité d'artistes renommés - parmi lesquels Sting, Emmylou Harris, Tom Petty, Bruce Springsteen, Norah Jones, Foo Fighters, Pearl Jam, Lenny Kravitz notamment - se montre favorable au principe certaines voix s'élèvent pour fustiger le prix estimé de la musique via Pono. En effet, le lecteur adapté devrait être vendu au prix de 400$ (soit une peu moins de 300€) tandis que les albums proposés au téléchargement le seront dans une fourchette de prix allant de 15 à 25$ (soit 10 à 18€). Des prix décriés par Les Inrocks(1) et par d'autres mais qui, en définitive m'apparaissent plutôt compétitifs puisqu'un iPod de 32GB coûte de 249 à 429 euros. Le lecteur Pono sera dans cette gamme de prix mais proposera, avec 128GB, huit fois plus de capacité de stockage. Quant aux téléchargements, leur fourchette de prix n'est pas exagérée au regard du prix des CD que l'on trouve en magasin. Je suis passé par la FNAC hier, le nouvel album de Pharrell Williams s'y vend à 16,99€, celui des Enfoirés à 22,99€ tandis que des albums plus anciens comme Rattle & Hum (19988) de U2 ou Space Oddity (1969) de David Bowie se vendent encore à 15,99€.

Reste à voir si la qualité musicale sera aussi sensiblement meilleure que ne l'annonce Neil Young. Si c'est le cas, son Pono devrait connaitre le succès auprès des vrais fans de musique et des nostalgiques du son des vinyles...

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(1) Burgel, Thomas, Neil Young lance Pono, son service de téléchargement très, très haute qualité, sur lesinrocks.com, 12 mars 2014

Pono, pour une musique de qualité studio
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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 14:39

Légalisé depuis le 1er janvier dernier au Colorado, le cannabis a déjà rapporté 2,5 millions de dollars dans les caisses de l'état...

Nous l'évoquions au début de l'année, l'état du Colorado a autorisé, par voie référendaire, la culture, la possession et la consommation de cannabis à des fins privées et selon des conditions strictes et claires (lire ici). Cette décision des autorités de l'état de l'ouest était, en partie, motivée par la manne financière des taxes liée à l'exploitation commerciale du produit. Une première estimation faisait état de quelque 67 millions de dollars annuels sous forme de taxes diverses. L'état du Colorado prélève, effectivement, 2,9% de taxes sur la vente et 15% sur la consommation. Il vient de rendre public les chiffres pour le mois de janvier, premier mois de légalisation. Ce sont 59 activités commerciales qui ont été recensées dans l'état, elles ont généré une rentrée de 3,5 millions de dollars pour l'état. "Ce premier mois de vente de cannabis à des fins récréative correspond à nos attentes"(1) estime Barbara Brohl Directrice du Département des Recettes Fiscales du Colorado.

Sur base des chiffres du premier mois, le Gouverneur du Colorado, John Hickenlopper, estime que le chiffre d'affaire annuel des activités engendré par la légalisation du cannabis récréatif sera de l'ordre de 610 millions de dollars, soit 30 millions de plus que les hypothèses émises avant la légalisation. De manière générale, selon USA Today, la légalisation du cannabis explose les chiffres prévus. "Nous savions qu'il y aurait un large intérêt mais il a été plus grand que ce que nous avions imaginé"(1) commente Taylor West, Directeur adjoint de l'Association Nationale de l'Industrie du Cannabis. Une réalité que confirme le propriétaire d'un lieu de consommation de cannabis de Denver. Celui-ci explique avoir été dépassé par l'ampleur de la fréquentation de son point de vente et de consommation. Toni Fox, c'est le nom du propriétaire du 3D Center qui commercialise le cannabis récréatif vendait déjà du cannabis médical avant le premier janvier. ALors que ses ventes de cannabis médical avoisinaient les 1000$ par jour, sa moyenne a grimpé à... 40.000 dollars par jours depuis la légalisation du cannabis récréatif. Avec son équipe originelle de six personne, il n'a pas su faire face; il a du engager 14 personnes supplémentaires pour renforcer son équipe ! "L'avenir s'annonce brillant !"(1) a-t-il conclu en se réjouissant du boom économique généré par la légalisation du cannabis récréatif au Colorado.

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(1) Colorado makes $3,5M in pot revenue in january, par Jolie Lee, on www.usatoday.com, 10 mars 2014.

Cannabis récréatif... et lucratif !
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 08:49

8 mars : Journée Internationale des Droits de la Femme

femmes.jpgLa Journée des Droits de la Femme semble trouver son origine dans les manifestations féminine qui secouèrent Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) le 8 mars 1917. Les conditions de travail et les difficultés d’approvisionnement de la ville ont poussé les femmes dans la rue, vite rejointes par les ouvriers des usines Poulitov, la plus importante de Petrograd. Cette manifestation pacifique est à l’origine du déclin du Tsar Nicolas II et trace les prémisses de la Révolution d’Octobre... La légende voudrait que l’origine de cette journée remonte à 1857 et à une manifestation d’ouvrières du textile, à New York, mais cette hypothèse apparaît comme farfelue. Il s'agit en fait d'un clin d'œil de féministes américaines qui, dans les années 1950, veulent à la fois intégrer cette journée dans le contexte américain et rendre un hommage à Clara Zetkin, figure historique du féminisme ; 1857 étant son année de naissance. Et pourtant, tout commença bien avec Clara Zetkin lorsqu’elle proposa, en 1910 lors de la Conférence Internationale des Femmes Socialiste à Copenhague, la création de la Journée internationale des femmes. Mais il fallut attendre 1921 pour qu’un premier pays, l’URSS en l’occurrence, accepte de reconnaître la Journée Internationale des Femmes et de la commémorer. Ce n’est qu’en 1977 que les Nations-Unies reconnaîtront officiellement cette journée… Il aura fallu attendre 67 ans !

Les précurseurs

Les deux premières nations qui ont reconnu officiellement la Journée Internationale des Femmes sont l’URSS (1921) et la Chine (1924). Cette reconnaissance s’étend à tous le bloc de l’est juste après la seconde guerre mondiale. L’on est parfois surpris de voir quand les pays occidentaux et démocratiques ont accepté la Journée Internationale des Femmes :

1921 : URSS
1924 : Chine
1946 : Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Roumanie et Bulgarie
1971 : Québec
1977 : reconnaissance officielle par les Nations-Unies et application par de nombreux pays internationaux, y compris en Afrique
1982 : France

Et pourtant, dans de nombreux pays à travers la planète, même de part chez nous, le droit des femmes n’est pas respecté que ce soit en matière de travail, de salaires, de religion, de propriété ou même de droit à l’avortement ou à la contraception. Trop souvent encore, les droits des femmes entrent en contradiction avec les normes religieuses et morales trop archaïques des sociétés, quelle qu’en soit la culture…

A lire ou à relire : Histoire de la conquête de la reconnaissance de la compétence des femmes


NB :En illustration, un dessin qui me fait beaucoup rire et qui résume assez bien la situation !

 

En France, seulement depuis 1982
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:46

Messieurs, vous voila prévenus... Ils vous faudra dépenser un peu plus pour offrir des fleurs rouges !

roses.jpgLe constat est posé par les fleuristes, les fleurs n'ont plus trop la cote. En dehors de certaines périodes de fêtes, on "consomme" nettement moins de fleurs qu'il y a quelques années. Il reste cependant quelques îlots de consommation comme la fête des mères, le premier de l'an et, évidemment, la Saint-Valentin qui arrive dans quelques jours. Selon l'un des sacro-saints principes de l'offre et de la demande, quand la demande augmente, les prix ont tendances à augmenter également. Il n'est donc pas surprenant de voir que les fleurs - les roses surtout ! - voient leur prix majoré pour la mi-février. En fait, l'augmentation est déjà perceptible. Une rose rouge, la plus populaire au moment de la Saint-Valentin, qui coûtait aux alentours de trois euros à la fin du mois de janvier vaut désormais quatre euros, voire quatre euros cinquante, en magasin. Elle culminera entre cinq et six euros du 13 au15 février, avant de voire son prix décroitre. Evidement, cette envolée (ndlr 200% quand même - de 3 à 6 euros - entre la fin janvier et le 14 février) correspond à la répercussion du prix d'achat payé par les fleuristes chez leur négociants et encore, beaucoup de fleuristes décident de réduire leur marge bénéficiaire pour rester attractifs pour leur clientèle.

Le rouge est la couleur de l'amour et de la passion. De manière générale, toutes les fleurs rouges subiront cette hausse importante des prix. Le bouquet de tulipes rouges passera, selon l'Union Royale des Fleuristes de Belgique, de 5 à 8 euros. Les amarylis, les oeillets, les anémones, les frésias... partiront à la hausse seuls les gerberas resteront à des prix stables puisqu'une augmentation de 0,50€ est estimée.

Il convient de préciser que cette augmentation n'est pas imprévue puisqu'elle se produit chaque année à la même époque. La Saint-Valentin, commerciale par excellence, se fête partout à travers le monde. Elle reste le jour de l'année où le plus de fleurs sont achetées et , dès lors, "la demande en roses et principalement en roses rouges dépasse largement l'offre. Cette demande est de dix fois le volume normal"(1) explique un fleuriste québecois. Face à cette forte demande, les producteurs de fleurs et les fleuristes doivent également souvent engager de la main d'oeuvre supplémentaire dont le coût se répercute sur celui des fleurs.

Il faudra, c'est ainsi, débourser un peu plus pour offrir des roses rouges... ou alors offrir des fleurs blanches ou jaunes. Après tout, c'est parfois comme ça que démarre de nouvelles tendances !


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(1) Le coût des roses à la Saint-Valentin, on fleurdelysee.wordpress.com, consulté le 6 février 2014

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