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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:20

Les petites histoires de l'Histoire du rock et des musiques du 20è siècle.

Derrière ce titre qui est un indéniable clin d’œil au film remarquable de Richard Curtis se cache un blog qui est, en fait, un recueil d'anecdotes relatives aux chansons qui ont marqué les musiques rock, blues, folk,... du 20è siècle, y compris quelques fameux one-hit-wonders.

Comment Hendrix fit-il un tube d'un titre passé inaperçu de Dylan ? Pourquoi faillit-on ne jamais entendre Where the streets have no name ? Quelle histoire de rédemption se cache derrière "Heroes?" de Bowie ? Qui fut le premier grand provocateur du rock 'n roll ? Quel titre a sorti Depeche Mode de son image commerciale ? Quel pamphlet anti-américain les Républicains ont-ils confondu avec un hymne patriotique ? Comment un fait divers a donné naissance à l'un des riffs de guitares les plus célèbres qui soient ? D'où vient l'inspiration de One Step Beyond ? Quel titre a vraiment mis le grunge sur orbite ?... et quantités d'autres histoires du genre

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 10:53

Installée dans un nouvel espace, une exposition permanente à (re)voir de toute urgence pour mieux lutter contre la montée des extrêmes en Europe.

Le 8 mai 1945, l'Allemagne Nazie capitulait et se rendait sans condition aux Forces Alliées et à l'Union Soviétique. Le second conflit mondial était sur le point de s'achever (ndlr il prendra fin officiellement le 2 septembre 1945). Pouvait-il y avoir une meilleur date qu'un 8 mai pour inaugurer l'exposition permanente "Plus jamais ça ! Parcours dans les camps nazis pour résister aujourd'hui" à la Cité Miroir de Liège ? Assurément, non ! La Cité Miroir, inaugurée en janvier dernier, est un endroit où le passé et le présent se donnent rendez-vous pour mieux construire l'avenir, pour ne pas répéter les erreurs et les horreurs de l'Histoire. Un endroit qui accueillera dorénavant le parcours créé en 1999 par l'asbl Les Territoires de la Mémoire; un parcours à travers lequel le visiteurs découvre et prend conscience - si besoin en est - de l'horreur des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale. Depuis sa création, ce parcours unique et impressionnant à plus d'un titre avait accueilli plusieurs dizaines de milliers de visiteurs en ses locaux des Territoires de la Mémoire, il trouve donc maintenant un nouvel écrin au sein de la Cité Miroir.

"Plus Jamais ça !" s'articule autour de cinq thématique majeures :
- 1918-1933/1933-1945 : la montée du nazisme en Allemagne;
- la déportation à partir de la Belgique;
- la complexité du système nazi, la question de la responsabilité individuelle et la survie après le traumatisme;
- un observatoire de l'histoire pour mieux appréhender les événements majeurs du passé récents;
- un espace citoyen pour s'indigner et résister.

Ce parcours, qui dure ± 75 minutes, repose sur une scénographie innovante qui allie mise en situation, images d'archives et supports multimédias afin de plonger les visiteurs dans la spirale infernale de la déportation. En effet, après avoir exploré les causes de déclenchement du second conflit mondial et découvert les fondements de l'idéologie nazie, le visiteur se glissera momentanément dans la peau d'un déporté. Mais, loin de se vouloir passéiste, cette exposition permanente dynamique et interactive se veut surtout tel un lien vers aujourd'hui et, surtout, vers demain. Si "Plus jamais ça !"(1) est un hommage aux millions de victimes de la barbarie naziz, la question de la résistance aux extrêmes droites qui montent un peu partout en Europe est présente en permanence.

"Plus jamais ça ! Parcours dans les camps nazis pour mieux résister aujourd'hui" sera inaugurée ce jeudi 8 mai à la Cité-Miroir. Elle sera accessible gratuitement les samedis 10 et dimanche 11 mai à l'occasion de deux journées portes ouvertes. Elle sera ensuite accessible, dès le lundi 12 mai, au grand public (plus d'infos ici). Pour cette première année, quelque 20.000 visiteurs sont escomptés !

"Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles" (Max Frisch)

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(1) Plus jamais ça ! est une expression qui avait été prononcée lors de la découverte des camps de concentration nazis et de leur horreur.

Plus jamais ça !
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 10:10

Le Museum of London accueille, d'octobre 2014 à avril 2015, une exposition consacrée à un mythe incontournable de la Vieille Angleterre : Sherlock Holmes !

Cette année, Sherlock Holmes aurait eu 160 ans ! Il est toujours amusant ce constater comme certains personnages littéraires prennent corps dans nos vies... un peu comme s'ils existaient ou avaient existé réellement. C'est l'une des magies de la littératures que de créer les illusions de la réalité ou la réalité des illusions ! Sherlock Holmes fait assurément partie de ces héros littéraires dont on peut croire qu'ils ont eu une vraie vie. Certains Holmesiens en sont d'ailleurs intimement persuadés, pour eux la version académique qui veut que Holmes soit un personnage de romans imaginé par Sir Arthur Conan-Doyle, en 1887, est une contrevérité. La seule vérité est que Sherlock Holmes est un détective anglais, né en 1854, dont la vie et les exploits furent narrés par son ami le Dr John Watson, par l'intermédiaire d'un agent littéraire très en vogue à l'époque, Arthur Conan-Doyle, ami personnel de l'écrivain Bram Stoker. Si Sherlock Holmes est à ce point crédible c'est, sans doute, parce que Conan-Doyle jalonna ses aventures de quantités de détails mais aussi de personnages réels comme Einstein, Freud, Marx, la famille royale de Hollande et d'autres.

Quoi qu'il en soit, Sherlock Holmes est une réalité anglaise incontournable ! Peut-on imaginer l'Albion sans thé, sans Big Ben, sans les Reines Victoria et Elisabeth, sans les stations balnéaires huppées du Devon, sans les falaises blanches de Douvre, sans les vertes étendues du Derbyshire, sans l'excentricité, sans les Beatles, sans la livre sterling, sans Agatha Christie, sans l'humour sarcastique... sans Sherlock Holmes ? Assurément, Holmes est une référence anglaise qui fascine toujours autant au niveau international. Il suffit de voir le succès de la série Sherlock pour s'en persuader.

Une plongée dans l'univers d'Holmes mais aussi dans l'Angleterre victorienne

Et pourtant, en dehors du Musée Sherlock Holmes, dans Baker Street, aucune exposition majeure n'a été consacrée au détective depuis... 1951. Shocking ! Le Museum of London va réparer ce grave manquement dès l'automne prochain en lui offrant un événement de longue durée en ses murs. Ainsi, de la mi-octobre 2014 à la fin avril 2015, Sherlock Holmes s'exposera dans ce prestigieux musée consacré à l'histoire de la capitale britannique. L'idée est de mettre en valeur l'impact de Sherlock Holmes sur la littérature et le cinéma du 20è siècle et de rappeler pourquoi et comment il continue, aujourd'hui encore, à exercer une fascination durable sur des millions de personnes à travers le monde. Chaque jour, des lettres adressées à Sherlock Holmes arrivent au 221B Baker Street (ndlr adresse de Holmes dans les romans et nouvelles mais aussi, désormais du Musée Sherlock Holmes).

Pour ce faire, le Museum of London est occupé à réunir une collection de documents écrits et audiovisuel (romans, BD, documentaires, films, séries, jeux,...) qui seront proposés au public. En outre, et c'est une manière de fonctionner typique du MoL, divers endroits de l'époque victorienne fréquenté par Sherlock Holmes seront reconstitués afin de plonger au maximum les visiteurs dans l'ambiance. Ainsi pourra-t-on voir, notamment, des reconstitutions du Strand de la fin du 19è siècle, un café de la même époque, la lande du Dartmoor où sevît le Chien des Baskerville, des parties de l'appartement partagé par Holmes et Watson, le bureau de l'inspecteur Lestrade à Scotland Yard... L'exposition s'attachera à montrer les multiples facettes du héros de Conan-Doyle, personnage à l'intelligence suprême mais aussi égotiste, misanthrope et mysogine, consomateur de cocaïne (diluée à sept pourcent) lorsqu'il s'ennuie et qu'il n'a aucun problème sur lequel faire fonctionner son cerveau (peut-être s'attachera-t-elle aussi à démontrer que la cocaïne, comme beaucoup d'autres drogues, n'était pas illicite à l'époque ?), violoniste émérite qui peut pourtant parfois sortir des sons infâmes de son instrument, chimiste de premier plan, n'hésitant jamais à faire le coup de poing si nécessaire. A travers les différentes facettes du détective, c'est la méthode holmes qui sera mise à l'honneur, une méthode infaillible en trois axes : l'observation, l'induction et la synthèse logique. Ces trois stades qui devraient permettre a n'importe quel humain de trouver la solution de tous les problèmes à condition, évidemment, de disposer d'un sens aiguisé de l'observation qui permet de détecter ce que le commun des mortels ne voit pas, et un esprit analytique, qui permet d'assembler tous les petits détails en une seule logique possible.

Mais l'expo sera également un plongée dans l'Angleterre victorienne car le canon holmesien est une véritable vitrine de cette époque de grandeur pour le Royaume-Uni. Elle se voudra enfin regard sur le Londres de l'époque avec lequel Holmes noue une relation particulière.

La campagne de promotion de cette exposition prestigieuse a commencé fin mars à Londres. Construite sur le même modèle que l'exposition consacrée à Charles Dickens qui avait attiré près de 100.000 visiteurs au MoL, le Commissaire de l'exposition consacrée à Holmes confie vouloir dépasser la barre des 100.000 personnes en un peu plus de six mois...

Exposition Sherlock Holmes
Museum of London
17 octobre 2014 - 25 avril 2015
Tickets d'entrée : 12£ (déjà disponible via le site du MoL)


 

Sherlock Holmes au MoL
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:39

La Cinémathèque de Bologne édite un livre écrit par Charlie Chaplin. Le manuscrit de ce roman avait été retrouvé dans les affaires personnes de la légende du muet.

footlights.jpgIl y a 100 ans aujourd'hui sortait sur les écrans The Kid auto race, le premier film dans lequel Charlie Chaplin campe son personnage fétiche de Charlot (ndlr nommé The Tramp c'est à dire Le Vagabond dans les versions originales). Chaplin avait déjà fait un peu de figuration auparavant mais ce film était aussi le premier dans lequel il tenait la vedette. The Tramps - désolé, je préfère l'appellation américaine au nom de Charlot qui ne correspond à rien dans l'idée du personnage - appaitra dans une soixantaine de films, des courts-métrages pour la plupart. Très rapidement, ce personnage de vagabond tendre et maladroit deviendra populaire, il sera même le premier personnage de fiction a bénéficier de produits dérivés comme une poupée, des BD, des gadgets... Plus qu'un simple comique, Chaplin a atteint les sommets du jeu d'acteur avec son personnage-fétiche, la scène finale de City Lights (Les Lumières de la Ville, 1931) est toujours considérée comme l'une de meilleure de l'histoire du cinéma, le jeu d'acteur proposé par Charlie Chaplin dans cette scène poignante est simplement extraordinaire. Pour maitriser au maximum son cinéma, Chaplin endosse, dès le départ, les rôles de scénariste et de réalisateur en plus de celui d'acteur. A partir de 1916, il produira, en outre, lui-même l'ensemble de ses films s'offrant ainsi le luxe d'une indépendance totale dans sa création.  Chaplin aimait bien tout contrôler dans le processus de création, l'un des rôles qu'il appréciait le plus était celui de scénariste car il lui permettait d'imaginer le récit des aventures de ses personnages. Il faut le dire, Chaplin avait un réel talent d'écriture et beaucoup se sont étonnés qu'il n'ait jamais tenté l'aventure littéraire. En effet, si Charlie Chaplin monta sur scène, réalisa, écrivit des scénarios, composa des musiques de film, chanta... jamais il ne céda à l'écriture d'un roman. Du moins le croyait-on !

En effet, des brouillons manuscrits ont été retrouvés dans les affaires personnelles de Chaplin par son biographe, David Robinson. Après plusieurs mois de travail, Robinson est parvenu a reconstitué un manuscrit complet dont le titre, choisi par Chaplin, est Footlights. Ce roman a été écrit, semble-t-il, en 1948. A cette époque, Chaplin est en proie a des graves soucis avec le FBI qui l'accuse de sympathies communistes et qui entend l'expulser des Etats-Unis. Le Député démocrate du Mississippi John E. Rankin qualifiera même dans une intervention devant le Congrès l'oeuvre de Chaplin de "nuisible pour le tissu moral américain et répugnante"(1). Par ailleurs, son dernier film en date, Monsieur Verdoux (1947), dans lequel il incarne un tueur en série (si si !) est un échec tant auprès des critiques que du public. Enfin, il est aussi sous le coup d'un procès de reconnaissance de paternité qui lui est intenté par l'actrice Joan Barry. Bref, lorsqu'il s'essaie au roman, Charlie Chaplin est peu sûr de lui et il ne va pas plus loin que l'étape du manuscrit. Cependant, Chaplin n'est pas homme a abandonner totalement un projet. Si pour une raison qui lui est propre, le manuscrit de Footlights ne devient jamais un roman publié, il s'en servira d'une manière ou d'une autre... pour le scénario d'un prochain film, par exemple.

Les base des Feux de la Rampe


Le roman s'inspire apparemment d'une rencontre entre Charlie Chaplin et le chorégraphe russe Vaslav Nijinski qui eut lieu en 1916. Toujours est-il que Footlights rapporte l'histoire d'un acteur de music-hall sur le déclin qui tombe sous le charme d'une danseuse débutante qu'il sauve du suicide et qu'il va aider à perfectionner son art. Les fans de Chaplin viennent de reconnaitre dans ce ces quelques mots le pitch du magnifique film Limelight (Les feux de la rampe, 1952). Ainsi donc, Chaplin usa de la trame de son roman non-publié pour réaliser son ultime grand chef d'oeuvre... "Plus encore que le film, le roman est une réflexion profonde sur la relation entre l'art et le public mais sur la peur de ne plus plaire au public à travers l'histoire de ce clown qui n'est plus capable de faire rire"(2) commente Cecilia Cenciarelli, Co-directrice du projet de restauration de l'oeuvre de Chaplin à Cinecitta.

Pour la première fois, les ayants-droit de Charlie Chaplin ont autorisé la publication d'une oeuvre inédite. Reste à savoir - et c'est le cas pour toutes les oeuvres publiées à titre posthumes sans l'aval de l'auteur - si Chaplin aurait souhaité que cette oeuvre écrite en 1948 soit publiée. Après tout, alors qu'elle était achevée, il n'a jamais franchi le cap de la publication alors qu'il aurait pu le faire. Peut-être ne l'a trouvait-ils pas suffisamment aboutie que pour être livrée au public ? On ne le saura jamais ! Quoi qu'il en soit, la Cinémathèque de Bologne, qui édite le roman, vante les qualités de l'oeuvre en précisant que le roman de Chaplin "émeut par sa vitalité, son équilibre narratif et sa liberté"(3) tandis que plusieurs spécialistes littéraires compare son style à celui de Charles Dickens(3)...

Footlights sera présenté au public,  à Londres, ce mardi 11 février.

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(1) Chaplin : sa vie, son art, par David Robinson, Editon Paladin, 1986
(2) Unpublished Chaplin novella to be released, par Rachel Donadio, on artsbeat.blog.nytimes.com, 3 février 2014
(3) Un roman inconnu de Charlie Chaplin refait surface à Bologne, par Marguerite Kloeckner, on lefigaro.fe, 5 février 2014

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:46

Quand un homme vit dans les arbres pour échapper à la médiocrité de la société…

calvinoDe tous temps, j’ai été un dévoreur de livres ! J’ai toujours pris beaucoup de plaisir à lire et à trouver, au gré des pages que je tourne, une évasion salutaire. Si je concède une immense passion aux écrits de Pierre Desproges, il est une multitude d’auteurs à qui je dois de grands moments de lecture ; Sartre, Vian, Camus, Conan-Doyle, Vasquez Montalban, Manchette, Japrisot, Daeninckx, Verne, Christie, Hammett, Zola, Pagnol,… et Calvino ! Je n’ai jamais lu qu’un seul ouvrage d’Italo Calvino, je devais avoir 16 ou 17 ans, et il s’intitulait «Le Baron Perché». Mais cette histoire avait fasciné l’adolescent anarchiste que j’étais déjà un tantinet !


« C'est le 15 juin 1767 que Côme Laverse du Rondeau, mon frère, s'assit au milieu de nous pour la dernière fois. Je m'en souviens comme si c'était hier. Nous étions dans la salle à manger de notre villa d'Ombreuse ; les fenêtres encadraient les branches touffues de la grande yeuse du parc. Il était midi ; c'est à cette heure-là que notre famille, obéissant à une vieille tradition, se mettait à table ; le déjeuner au milieu de l'après-midi, mode venue de la nonchalante Cour de France et adoptée par toute la noblesse, n'était pas en usage chez nous.» ainsi commence le roman de Calvino. L’auteur y narre la révolte d’une jeune aristocrate qui, âgé de 12 ans, décide de monter dans un arbre et ne plus reposer les pieds sur la terre d’un monde qu’il juge terne, médiocre et irrespectueux de lui-même… Le jeune Côme vivre ainsi toute sa vie dans les arbres sans jamais en redescendre, recevant même la visite de Napoléon et parvenant à séduire, de sa position juchée, Violette une marquise voisine…

Et pourtant, lorsqu’il quitta le planché des vaches, personne ne prit Côme au sérieux ! Qui pouvait prêter foi aux divagations d’un enfant de douze ans ? Mais celui-ci, opiniâtre et assurément misanthrope, se rend vite compte que la nature lui permet de vivre comme il l’entend et même, en passant d’arbre en arbre, de se déplacer où il veut se rendre… Tout en restant perché, le Baron du Rondeau prendra part aux événements historiques que traverse son pays(1) en parvenant à reprocher à ses contemporains leur mollesse à entrer dans l’Histoire. Au fil du temps, Côme devient célèbre partout en Italie et l’on se déplace pour le voir, telle une bête de cirque, en se demandant s’il descendra un jour de son arbre. Mais, le Baron passa le reste de sa vie dans es arbres afin d’échapper aux contraintes sociales, à la médiocrité terrestre mais aussi pour démontrer à l’envi ce qu’est la liberté… Le choix de vivre autrement, faisant fi des règles établies et du regard des autres ! Côme choisit de vivre seul en hauteur plutôt que mal accompagné au niveau du sol… pour finir au ciel, emporté par une montgolfière.

Conte philosophique davantage que roman, «Le Baron Perché» est une œuvre de rupture pour Italo Calvino qui fracasse ainsi le style littéraire plus traditionnel auquel il souscrivait à l’aube des années cinquante… Cette œuvre, poursuivie par «Le Vicomte pourfendu» et «Le Chevalier inexistant», apportera à Calvino la reconnaissance en tant qu’un des auteurs les plus remarquables de la littérature italienne du vingtième siècle.

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(1) Nous sommes au Nord de l’Italie, juste à l’issue de la Guerre de Succession d’Autriche et en pleine Campagne d’Italie menée par Napoléon

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 09:31

Selon l'économiste Paul de Grauwe, les réformes de l'Etat belge n'ont rien apporté à la Flandre. Un pavé dans la mare de la N-VA...

beter-belgie.jpgAncien économiste du FMI, Licencié en Sciences Economiques de la KUL, Ph. D. en Economie de la John-Hopkins University, à Washington DC, et actuel Professeur Extraordinaire à la KUL, Paul De Grauwe sait de quoi il parle lorsqu'il évoque les matières économiques. C'est le cas dans un ouvrage qui vient de paraitre : Een beter België - Een federale toekomst voor ons land, cosigné notamment par le politologue Dave Sinardet et l'ancien Premier Ministre Belge Guy Verhofstadt (Open VLD). A travers ce livre, les auteurs prennent le fédéralisme en considération sous les angles de son utilité et de sa réelle valeur. Ils analysent l'impact des différentes réformes de notre état(1) à travers une série de questions pertinentes comme : la Flandre est-elle de centre-droite et la Wallonie un bastion de gauche ? La démocratie consensuelle est-elle une faiblesse ou, au contraire, un atout dans ce monde multipolaire ? Ou encore les successives réformes de l'Etat ont-elles également stimulé la croissance économique ? A cette dernière interrogation, le Professeur De Grauwe répond clairement : "Les réformes de l'Etat n'ont rien apporté économiquement àla Flandre !"(2) Clairement, Paul De Grauwe rejette l'idée souvent portée par les nationalistes flamands d'une Wallonie qui serait un frein au développement économique de la Flandre. Selon l'économiste, les réformes de l'Etat successives n'ont pas n'ont pas généré une dynamique économique beaucoup plus importante au nord du pays. Au contraire, dit-il, "la croissance de la Flandre à stagné durant la décennie passée et à même reculé ces dernières années"(2). En définitive, l'écart économique entre les deux parties de notre pays est infime et il est même de plus en plus limité.

Une pierre dans la chaussure de Bart De Wever et de ses amis nationalistes mais peut-être une pierre dont ils pourraient se servir pour réclamer encore davantage d'autonomie... "J'ai pensé la même chose pendant longtemps" concède Paul De grauwe qui est aussi membre du parti libéral flamand Open VLD. "Mais les chiffres ne mentent pas. Les nationalistes flamands pensent que tout ira mieux si l'on transfère toujours plus de compétences  à la Flandre. [...] Il n'y a aucune preuve en ce sens"(2) explique-t-il encore à l'Agence Belga.

A lire :

Een Beter België
Een federal toekomst voor ons land
Par Paul De Grauwe, Guy Verhofstadt, Dave Sinardet et autres
Chez WPG
Janvier 2014
ISBN : 9789085425601

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(1) pour arriver àla structure fédérale actuelle, six réformes ont été mises en place en 1970, 1980, 1988, 1993, 2001 et la dernière en date qui a été votée en décembre dernier par le Sénat.
(2) L'économie flamande n' a pas progressé plus vite que celle de la Wallonie, par Belga, on www.levif.be, 11 janvier 2014.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 09:57

100 ans de radio... Une expo à Tour & Taxis pour retracer l'histoire de ce média populaire.

vu-a-la-radio.jpgSi la radiodiffusion a connu son véritable essor entre les deux guerres mondiales, elle reste aujourd'hui un média qui touche le public. On l'écoute en voiture, dans la salle de bain le matin, en déjeunant, au boulot... Bref, la radio garde pignon sur ondes. Pour une centenaire, ce n'est pas si mal ! En effet, en Belgique, la radio a 100 ans et pour rendre un hommage mérité à cette vieille dame, les grandes radios belges - la RTBF, Bel RTL, Contact, Nostalgie et NRJ - se sont associées afin de monter une exposition à Bruxelles, sur le site de Tour & Taxis. Vu à la radio, c'est le nom de l'expo, "donne à voir ce que les auditeurs écoutent depuis un siècle"(1) est-il précisé sur le site de Tour & Taxis. L'expo montrera l'évolution d'un média qui a su évoluer avec les nouvelles technologies et avec les modes d'écoute pour conserver sa place auprès du public. Les visiteurs découvriront aussi comment se fabriquent les contenus de la radio, ses secrets techniques et ses arcanes. A travers des anecdotes et des mises en scènes, il se replongera dans les grands moments de la radio et découvrira le rôle important qu'elle joua dans l'Histoire du 20è siècle, notamment en matière de propagande et d'informations. Vu à la radio s'est installé dans un véritable studio reconstitué, opérationnel, ce qui permettra la diffusion en direct de nombreuses émissions sur les radios partenaires de l'événement. Plusieurs activités sont prévues tout au long de l'expo comme la Journée Mondiale de la Radio (13 février) ou la commémoration du centenaire de la première transmission européenne (28 mars).

Mais ce sont encore les organisateurs qui présentent le mieux leur exposition : "Ce sujet, passionnant, fait se croiser les thèmes du son, des lois scientifiques, des premières armes de la radio dans le monde et en Belgique, des pouvoirs totalitaires, de la propagande, du pouvoir et du contre-pouvoir, de la libéralisation de la parole, des grandes heures de la radio belge... au sein d'une exposition ludique et interactive destinée au grand public" (1).

Une histoire un peu plus que centenaire en Belgique...

Si les premiers essais de radiodiffusion, par Marconi(2), remontent à 1896, la première émission de radiocommunication date de 1899, c'était une transmission entre la France et l'Angleterre. Ce n'étaient que des signaux électrique... L'année suivante, en 1900, Réginald Fessenden parvient à radiodiffuser la voix humaine. Il faudra attendre 1906, toujours par l'intermédiaire de Fessenden, pour entendre la première retransmission publique de voix et de musique par radiodiffusion. C'était à Brant Rock (Massachussetts) et l'émission proposait une brève allocution de Fessenden, un extrait d'une oeuvre de Haendel et une chanson de Noël car le calendrier indiquait la date du 24 décembre 1906.

Dès 1907, les premières émissions radios sont expérimentées en Belgique, dans la coupole du Palais de Justice de Bruxelles. Le Roi Albert 1er fait installer, en 1913, une station de radio au Château de Laeken et tous les samedis, des programmes sont captables et recevables sur des postes à galènes à travers tous le pays. Au printemps 1914, le 28 mars, la première émission proposant un programme musical est diffusée depuis le Chateau de Laeken vers le grand public. "1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10... Allô, allô. Poste radiophonique et radiotélégraphique de Laeken, près de Bruxelles. Messieurs les amateurs de téléphonie sans fil, nous allons vous faire entendre un concert dédié à Sa Majesté la Reine Elisabeth..."(3), ce sont les premières paroles prononcées par l'animateur de cette émission grand public. Ensuite, pendant une heure, des airs de Puccini, Verdi, Wagner, Gretry et quelques autres furent diffusés. C'était le début de la radiophonie large en Belgique... et même en Europe car notre pays joua vraiment un rôle de précurseur dans le développement de ce média. L'exposition Vu à la Radio est aussi là pour nous le rappeler !

Vu à la Radio - 100 ans de radio en Belgique
depuis le 13 décembre 2013 et jusqu'au 27 avril 2014
Tour & Taxis
Accès : 10,00€
Plus d'infos

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(1) www.tour-taxis.com
(2) qui a frauduleusement utilisé des brevets déposé par Nicola Tesla qui est, plus tard, reconnu par la Cour Suprême des Etats-Unis comme l'inventeur de la radiodiffusion.
(3) Quand la radio belge naissait à Laeken, in La Libre Belgique, 13 avril 2005.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:24

C'est ce soir, à 18h00, que la Ville de Londres inaugure officiellement son sapin de Noël.

Trafalgar-09.jpgComme à l'accoutumée, il trônera sur Trafalgar Square pendant un mois, jusqu'au 5 janvier prochain. Le sapin de Noël officiel de Londres s'illuminera ce soir lançant, par la même occasion, le début des festivités de Noël. Pour la 67è année consécutive, l'arbre a été offert par Oslo respectant ainsi une tradition chère aux Londoniens. En effet, en 1947 la Norvège offrît le premier sapin de l'après-guerre à Londres pour remercier l'Angleterre d'avoir accueilli le roi Hakon VII qui avait du fuir son pays pendant le conflit mondial alors que le régime en place avait été renversé par les Nazis qui avaient installé un gouvernement leur asservi. Hakon avait alors trouvé refuge à Londres d'où il dirigea un gouvernement en exil avec l'aide des autorités britanniques. La résistance norvégienne trouva sa source à Londres d'où elle fut dirigée par Hakon. C'est en guise de remerciement que la capitale de Norvège offrît son plus beau sapin à son équivalente anglaise en décembre 1947. Depuis, c'est devenu une vraie tradition qui unit les deux pays et leurs deux capitales. Chaque année, en novembre, le Maire du District de la Cité de Westminster (où se trouve Trafalgar Square) et des représentants de la Ville de Londres se rendent à Oslo pour l'abattage du sapin qui est ensuite rapatrié vers sa destination finale.

Le sapin, un épicéa de 20 à 25 mètres de hauteur et âgé d'au moins 50 ans est dressé sur Trafalgar Square à la fin de chaque mois de novembre avant d'être simplement garni de guirlandes électriques qui sont illuminées le premier jeudi de décembre tandis que des jeux de lumières de couleurs éclairent les monuments de la place, la statue de Nelson, les fontaines et la façade de la National Gallery. Le sapin reste un mois entier, jusqu'au 5 janvier avant d'être réduit en copeaux, composté et transformé en paillis qui sera utilisé dans un des parcs de la Cité de Westminster.


Les 12 jours de Noël

C'est donc ce soir que le sapin sera illuminé en présence de la foule des grands jours, Londoniens et touristes qui se pressent de plus en plus nombreux pour assister au lancement des fêtes de Noël à Londres. A partir de mardi prochain et jusqu'au 22 décembre, Trafalgar Square sera le point de rendez-vous quotidien des chorales de Noël qui tous les soirs, de 17h00 à 22h00 chanteront les fameux Christmas Carols, des chants de Noël comme Jingle Bells, Joy to the WorldÔ little town of Bethlehem ou encore l'incontournable We wish you a merry Christmas... Mais, parmi toutes ces comptines, celle que les Londoniens (comme tous les Anglais d'ailleurs) ne manqueront pas d'entonner c'est indéniablement The Twelve days of Christmas ! Cette chanson à récapitulation remonte au 18è siècle et se transmet par la voix orale de génération en génération. Elle évoque cette période qui va du lendemain de Noël jusqu'à l'épiphanie; le chanteur énumère la liste des cadeaux qu'il a reçu de son amoureuse pour Noël, cela va de perdreaux à des tambours en passant par des anneaux d'or. Cette comptine populaire dans les pays anglo-saxons est mise en exergue sur Regent Street, l'artère commerciale de Londres qui s'habille aux couleurs de la chansonnette pendant la période des fêtes de fin d'année.

The twelves days of Christmas est si importante en Angleterre qu'un indice des prix à la consommation special Noël a été créé, en 1984, sur base des douze cadeaux évoqué dans la chanson. Cet IPC permet d'avoir, da façon symbolique, l'évolution des coûts liés aux fêtes de fin d'année, ce que les Anglais appellent The real cost of Chrismas, le coût réel de Noël. Cet IPC à augmenté de 57,5% entre 1984 et 2012...

La mélodie de The Twelve days of Christmas trouve sa source au 16è siècle... en Scandinavie. Décidément, entre son sapin et sa comptine favorite, Londres présente des effluves nordiques pour les fêtes de fin d'année !

Photo : le sapin de Trafalgar Square, en 2011

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 14:18

Pour mettre en place une stratégie de communication externe efficace, c'est à dire qui atteint ses cibles et ses objectifs.

livre-copie-1.jpgLa communication constitue aujourd'hui l'un des enjeux majeurs de l'entreprise, elle doit tenir une place primordiale dans la stratégie des organisations. Il s'agit d'abord de distinguer clairement la communication interne de la communication externe ! Ce sont deux métiers différents, qui peuvent avoir des champs communs mais qui ont des finalités différentes, touchent des cibles différentes et se pratiquent avec des outils différents. Comme le titre l'indique, Vade-mecum de la communication externe des organisations propose un focus sur la communication que chaque organisation, de la TPME à la grande entreprise en passant par l'association ou l'institution, doit mettre en place. En effet, à quoi sert-il d'avoir le meilleur produit ou service, la plus pointue des expertises si on ne le fait pas savoir aux autres, à ses publics-cibles en particulier ? C'est aussi ça la communication externe : faire-savoir les savoir-faire !

De façon pragmatique, ce vade-mecum repose sur vingt années de pratique professionnelle pour donner des clés utiles à une communication externe efficace Construction d'un plan de communication, organisation d'événements, relations avec les médias, relations publiques mais également communication de crise, autant de thèmes abordés dans cet ouvrage sans oublier les désormais indispensables médias sociaux, outils nécessaires à la communication de toute organisation, outils prodigieusement efficaces s'ils sont bien utilisés.

Vade-mecum de la communication externe des organisations s'adresse à tous les dirigeants d'organisations, qu'ils soient à la tête d'une petite entreprise qui n'a pas forcément les moyens d'avoir un service de communication en son sein ou qu'ils soient à la tête d'une grande institution qui doit se positionner dans un environnement concurentiel. Mais aussi aux étudiants en communication et, de façon plus large, à tous ceux qui ont un savoir-faire à communiquer vers leur(s) public(s). La communication est un vrai métier, un métier qui repose sur des règles précises, des axiomes essentiels à connaitre pour la rendre pertinente. On ne peut pas ne pas communiquer disaient, dans les années '50, les chercheurs de l'école de Palo Alto. Cette réalité de fond a souvent desservi les Communicateurs professionnels car chaque quidam étant capable de communiquer par nature, les métiers de la communication ont souvent été dénigrés, jugés inutiles. Cependant, si communiquer est inné, bien communiquer s'apprend et n'est pas aussi aisé que d'aucuns veulent toujours le croire !

Vade-mecum de la communication externe des organisations
Olivier Moch
Sortie novembre 2013
Publié chez Edi.Pro
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sbn : 978-2-87496203-5

Plus d'informations : olivier.moch@belgacom.net

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Il n'y a pas de savoir-faire qui vaille sans savoir-faire !
 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 14:32

Il sortait en Angleterre le 22 novembre 1968 et marquait une forme de rupture avec les albums précédents…

white.jpgOn ne présente plus les Beatles, les quatre gars de Liverpool font partie de la légende musicale du 20è siècle, ils ont marqué leur époque et 43 ans après leur séparation, ils restent l’un des plus gros vendeurs de disques du monde. Lennon, McCartney, Harrison et Starr sont des mythes ! De Please Please me, en 1963, à Let it Be sorti en mai 1970, les Beatles ont enregistré treize albums exceptionnels parmi lesquels il convient de pointer The Beatles, plus connu sous l’appellation de White Album, L’Album Blanc, qui fête aujourd'hui son 45è anniversaire. C’est, en effet, fin novembre 1968 que sort cet album de rupture. The Beatles marque la fin d’une période plutôt psychédélique qui avait atteint son apogée avec l’opus précédent, paru en novembre 1697, Magical Mystery Tour. The Beatles est une plaque résolument plus rock ! La transition est perceptible par des sonorités simples reposant sur des arrangements basiques à la guitare sèche et/ou électrique selon les morceaux mais aussi par des textes nettement moins philosophique quoique parfois plus engagés. Revolution, écrite par John Lennon, est ainsi la première chanson ouvertement politique des Beatles, elle préfigure de l’engagement du chanteur dans sa carrière post-Beatles. L’ensemble des chansons qui composent ce double album – trente titres au total – a été écrit lors du séjour dans l’ashram de Maharishi Yogi, à Rishikesch, au nord de l’Inde lors de l’hiver 67/68. La méditation transcendantale abreuve l’esprit de chaque Fab’ Fours mais l’expérience tourne court car les vieux réflexes de musiciens et de compositeurs reprennent le dessus. Ce qui devait être un éloignement du tumulte d’un monde fou ne perdure quelques semaines. Il s’achève d’autant plus vite et mal que John Lennon soupçonne le Yogi d’être un imposteur et un profiteur.

Les Beatles sont de retour en Angleterre avec dans leurs bagages une quarantaine de chansons écrites aux Indes. Parmi elles quelques perles comme Back in the USSR, I Will, Mother Nature’son inspirée par l’enseignement du Yogi et que McCartney interprète seul accompagné d’une guitare sèche et d’une grosse caisse, le sublime While my guitar gently weeps signé George Harrison ou encore le fabuleux Helter Skelter, avec ses modulations qui préfacent le hard-rock… Lennon, McCartney, Harrison et Starr entrent en studio, à Abbey Road bien sûr, à la fin du mois de mai 1968. Ils y resteront plusieurs mois pour qu’à l’automne soit enfin prêt un album exceptionnel ; The Beatles ! Trente chansons gravées sur un double LP, quatre faces d’un bonheur musical qui réunit rock pur, ska, ragtime, jazz, ballades acoustiques… avec en prime la sublime participation d’Eric Clapton à la guitare sur While my guitar gently weeps.

Le début de la fin des Beatles

Mais The Beatles marque aussi la première phase de la désunion entre Paul McCartney et John Lennon. Ils envisagent les choses différemment ; McCartney reste ce génial musicien prêt à tout essayé tandis que Lennon, qui vient de rencontrer Yoko Ono, se montre plus agressif dans ses textes, plus engagés mais aussi plus vulnérable et plus observateur du monde qui l’entoure. D’ailleurs les cessions d’enregistrement ne se passent pas toujours dans la bonne humeur. Lennon subit l’influence de Yoko Ono qui sera, quelques mois plus tard, à la base de la séparation des Beatles. L’ambiance est si tendue que Ringo Starr disparait plusieurs jours car il ne supporte plus les tensions entre ses deux amis… L’ambiance est lourde, certes, mais la qualité du travail est remarquable. Fin juillet, les Beatles trouvent même le temps d’enregistrer rapidement une chanson que Paul McCartney a écrit pour Julian Lennon qui ne parvient pas à supporter le divorce de ses parents ; John a quitté son épouse au printemps dès son retour des Indes (et probablement déjà à cause d’Ono). Cette chanson vite enregistrée sort en août pour faire patienter le public, elle ne figurera pas sur l’Album Blanc ni sur aucun autre album officiel du groupe par la suite… Cette chanson c’est Hey Jude, l’un des plus gros succès des Beatles qui est aussi classé à la huitième place du classement des plus belles chansons de tous les temps !

Pourquoi l’Album Blanc ?

Officiellement titré The Beatles, cet album de 1968 est pourtant plus connu sous le titre de White Album ou encore Double White. Cette appellation sera automatiquement accolée au disque à cause de sa pochette d’une blancheur immaculée ou apparait en léger relief le titre The Beatles. Cette pochette contraste avec la très colorée et très kitsch couverture du LP précédent, Magical Mystery Tour. Cette blancheur est encore un signe de la rupture évidente avec les productions antérieures du groupe. Il existe cependant une légende qui veut que cette pochette vide soit également une conséquence des tensions entre Lennon et McCartney. John voulait que la pochette soit une photo de lui et de Yoko Ono un peu osée pour l’époque. Il aurait : «Ce sera cette photo ou rien !» et McCartney aurait répondu : «Ce sera rien alors !»…Cependant, la véritable raison est que McCartney et le producteur de l’album voulaient faire de la pochette un pêle-mêle de photos des quatre membres du groupe à différents âges. Cela ne s’est pas fait et la pochette est restée blanche pour trancher avec le kitsch colorés des albums précédents.

L’Album Blanc The Beatles est 19 fois disque de platine et est classé 10è Meilleur Album de tous les temps.

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