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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 06:10

Le 30 septembre 1955, James Dean se tuait au volant de sa Porsche 550 Spider...

 

jimmy.jpgIl avait 24 ans, était beau comme un dieu et trois films auront suffit à faire de lui une légende du cinéma hollywoodien. Parler de James Dean aujourd’hui, c’est un peu évoquer une idole méconnue. Jeune homme écorché par la vie - le décès de sa mère adorée alors qu’il n’a que 9 ans est le premier échelon d’une vie marquée par la douleur - le jeune Jimmy trouve très tôt refuge dans le théâtre. La scène lui permet d’extérioriser ses démons intérieurs, elle sert d’exutoire à son tourment. Au lycée déjà chacune de ses apparitions dans la petite troupe scolaire suscite l’admiration et l’intérêt. Sa voie est tracée, il sera acteur !

L’on peut assurément résumer la carrière de James Dean à trois films qui resteront gravés dans la mémoire du cinéma américain, à savoir A l’est d’Eden (Elia Kazan, 1954), La fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955) et Géant (George Stevens, 1956 sorti à titre posthume) même s’il s’aventura plus tôt dans quelques productions comme La Polka des Marins (Hal Walker, 1951), avec le duo comique de l’époque composé de Dean Martin et Jerry Lewis. C’est en 1952, à peine âgé de 21 ans, que Dean entre à la prestigieuse école de l’Actor’s Studio, à New York créée dans les années ’40 par Lee Strasberg et Elia Kazan. Il apprendra beaucoup de ce dernier qui lui confiera son premier grand rôle, celui de Cal dans un film, A l’est d’Eden, adapté du roman de John Steinbeck. Ce rôle est celui d’un jeune homme révolté qui s’oppose à son père ! Dean donne tellement de poids à Cal qu’on voit en lui plus qu’un acteur en devenir. Quelques mois plus tard, La fureur de vivre fait de James Dean un sex-symbol certes mais aussi, et surtout, le mythe d’une génération de jeunes américains blasé par une vie trop aisée dans cet immédiate après-guerre. Le blouson de cuir, le t-shirt blanc et les jean’s portés par James Dean dans ce film deviennent l’emblème de la révolte...

Son dernier rôle, celui de Jett Rink dans Géant à quelque chose de prémonitoire. Le film rapporte la vie d’un jeune homme qui sombre à cause de son ambition et de son goût pour la gloire. James Dean n’aura jamais l’occasion de voir ce film puisqu’il se tua en voiture, sur la route de Salinas en Californie, en percutant de plein fouet un autre véhicule à un carrefour. «Vivre jeune, mourir vite» telle était la devise de ce fan des aventures du Petit Prince. Il aura été exaucé ! Si elle a été courte, la vie de James Dean fut pleine. Il a vécu comme il l’a voulu ne faisant aucune concession à la médiocrité.

Dans un cadre accroché sur un mur de l’Actor’s Studio est écrite cette phrase : «Si Marlon Brando a révolutionner la manière de jouer un rôle, James Dean a révolutionner la manière de vivre...» !

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Published by Olivier Moch - dans Actualité
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