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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 09:33

Une collection prestigieuse qui pourrait relancer le concept Polaroïd...

pola.jpgAaah le bon vieux Polaroïd qui permettait de voir, quasiment tout de suite, le résultat de son tirage photographique. Il suffisait de laisser sécher quelques minutes et l'on pouvait obtenait une photographie carrée avec de large bords blancs des paysage ou des enfants que l'on venait d'immortaliser. Qu'est-ce qu'on en a vu, dans les années '70, des pères et des mères de famille qui agitaient leur main pour faire sécher leurs exploits photographiques avant d'exhiber fièrement leur petit dernier devant le Mont Saint-Michel où l'ainé à califourchon sur un âne touristique de la Costa Brava... Mais l'évolution a eu raison du Pola dans les années quatre-vingt et, même si la société américaine à tenter de survivre, en s'attaquant aux secteurs de la lunettes et de l'imprimante, elle a du poser les armes en 2002, avec une première faillite, puis quelques années plus tard avec la seconde faillite d'une reprise qui a mal tourné.

 

Si c'est dans les années '70 que le Polaroïd s'est popularisé en Europe, le procédé de la feuille synthétique de cristaux de sulfate d'iodoquinine capables de polariser la lumière - d'où le nom de l'appareil - fut inventée dans les années trente et cette invention a séduit bien des photographes américain de renom comme Callahan, Lange ou Warhol qui ont largement eu recours au système polaroïd dans leur production. Il existe même une Collection dite Polaroïd qui regroupe un millier de clichés de haute qualité, des clichés qui reposent avant tout sur la vision artistique du photographe davantage que sur la technique, très limitée sur ce genre d'appareil.

 

Et ce sont ces clichés qui vont, peut-être, sortir Polaroïd de la situation de faillite dans laquelle la firme est embourbée. En effet, par décision du tribunal des faillites du Minnesota, cette Collection Polaroïd sera mise aux enchères afin d'éponger les créances laissées par la société. Cette vente a lieu aujourd'hui, chez Sotheby's à New York après une semaine d'exposition des photographies qui a drainé un public intéressé par la vente. C'est qu'il y a de belles acquisitions à faire, à commencer pour ceux qui ont les moyens par un cliché de Farrah Fawcett pris par Andy Warhol ou La Mère Migrante, la fameuse photo de Dorothea Lange dont la mise à prix devrait débuter à 80.000 dollars. Les acheteurs pourront aussi se battre pour obtenir, et c'est la pièce maitresse de la vente, un lot de clichés signé Ansel Easton Adams, le fondateur du groupe F/64. Parmi ce lot, estimé entre 300.000 et 500.000 dollars se trouve le fabuleux Lever de Lune à Hernadez, une photo polaroïd prise en octobre 1941, au Nouveau-Mexique et tirée en format mural. L'Autoportait en neuf parties de Chuck Close sera aussi de la vente.

 

Cette Collection Polaroïd on la doit à une idée d'Ansel Easton Adams qui, dans les années cinquante, envoya à plusieurs photographes de renoms américains un appareil Polaroïd en leur demandant de lui retourner quelques tirages de leur création en échange. Plusieurs de ces photographes se sont pris au jeu et, au fil des années, la Collection s'est créé. Elle s'est perpétuée jusqu'à la fin des années septante dépassant, au total, le millier de pièces aussi variées qu'originales.

 

Selon les estimations de Sotheby's, la vente devrait rapporter entre 7 et 11 millions de dollars, elle a débuté hier et se termine aujourd'hui. Cette somme devrait permettre 'éponger tout ou grande partie des créances laissées par la firme Polaroïd qui a été rachetée, une nouvelle fois, en 2009 par un groupe d'investisseur qui veulent tenter de faire revivre cet appareil hors du commun qui a joué un rôle capital dans l'histoire de la photographie

 

Plus d'infos sur le site de Sotheby's 

 

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Published by Olivier Moch - dans Actualité
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