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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 13:15

Suivi de l'actualité liée à l'élection présidentielle américaine...

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18 octobre - Obama remporte le second sondage

obamavsromney-copie-1.jpgMardi dernier, à New York, Barack Obama est sorti vainqueur du deuxième débat entre les deux prétendants à la Maison Blanche. Certes, les deux hommes ont eu de grands moments dans une débat de haut-vol (ndlr le meilleur depuis le duel kennedy/Nixon en 1960 selon l'analyste politique Geroge Will qui a vu tous les débats présidentiels depuis 1960) mais tous les commentateurs politiques et la population sondée s'accordent à dire que le Président sortant à pris, cette fois, le meilleur sur son rival républicain. Barack Obama était plus à l'aise que lors du premier affrontement, à Denver, il fut même parfois un peu trop agressif mais il est sorti vainqueur d'une joute verbale très enlevée sur la Syrie. Par ailleurs, Mitt Romney s'est fourvoyé dans un discours sur la place de la femme digne des années '50, un discours qui fait de lui la risée du net depuis lors... Mais ce qui ressort fortement de la soirée de mardi, durant laquelle 80 électeurs ont pu poser des questions aux deux candidats, est bien que l'économie reste le principal souci de la population américaine. Sur ce thème, les deux candidats sont restés dos à dos, se contentant surtout de s'envoyer quelques piques acerbes. Ils devront revoir leur copie sur l'économie pour le troisième et dernier débat qui aura lieu le 22 octobre prochain à Boca Raton, en Floride. Le thème principal de ce débat sera la politique étrangère mais nul doute que l'économie s'invitera dans les échanges...

2 octobre - Comme un parfum d'Aurora et de Columbine

Les armes à feu s'invitent dans le débat télévisé entre Romney et Obama, mercredi à Denver. Lire ici


26 septembre - Ryan n'a pas l'étoffe pour la Maison-Blanche

ryan.jpgIl y quelques semaines, nous évoquions la présence du Représentant du Wisconsin, Paul Ryan, sur le ticket républicain comme possible joker pour Romney. Ryan, ultra-conservateur, pouvait peut-être séduire l'électorat le plus à droite du Parti Républicain... Au GOP, l'on présentait d'ailleurs déjà Paul Ryan comme l'étoile montante et même comme un futur locataire de la Maison-Blanche... Mais voilà, l'électorat américain ne partage pas cette idée ! Selon un sondage Reuters/Ipsos publié le 24 septembre dernier, 46% des personnes interrogées qui voteraient pour le Parti Républicains estiment que la présence de Paul Ryan diminue leur envie de voter pour Romney; 27% d'entre eux affirment même que la présence de Ryan affaiblit le ticket républicain. 29% des sondés se disent renforcés dans leur envie de voter républicain grâce à la présence du Représentant du Wisconsin... Pire encore, lorsque l'on interroge les personnes indécises - celles-là même qui devraient influencer le résultat du 6 novembre par leur vote -, on s'aperçoit que seuls 18% sont favorables à la présence de Paul Ryan sur le ticket républicain. Le reproche majeur fait à Ryan est qu'il reprend trop les habitudes de Romney, c'est à dire qu'il est trop prudent et trop vague dans ses propositions de campagne. Le GOP avait espéré que Ryan déteindrait sur Romney pour dynamiser sa campagne, c'est l'inverse qui semble se produire. Par ailleurs, Ryan apparait comme peu connu du grand public puisque seuls une personne sur quatre le connaissait avant qu'il ne soit intronisé par la Convention Républicaine, à la fin août. Une Convention républicaine qui doit déchanter puisque si elle entrevoyait Ryan comme un potentiel futur Président, l'opinion publique pense largement le contraire puisque seuls 29% pensent que Ryan a l'envergure d'un Président, moins d'une personne sur trois. Ryan un mauvais choix de colisitier ? A première vue, oui mais seul l'avenir pourra le confirmer... Quoi qu'il en soit, les sondages donnent désormais une confortable avance (49/43) à Barack Obama.

13 Septembre - La Réforme Santé d'Obama n'attire toujours pas !

obamacare-copie-1.jpgVotée en 2010 et finalement validée par la Cour Suprême après de longs échanges houleux entre Républicains et Démocrates, la Réforme Santé de Barack Obama doit être totalement opérationnelle en 2014. Elle concerne surtout les quelque 50 millions d'Américains qui n'ont pas les moyens de financer leurs soins de santé. En effet, les impayés liés à la santé sont la première cause de précarisation aux Etats-Unis, ils débouchent souvent sur une faillite personnelle et sur l'expulsion. Beaucoup d'Américains se retrouvent, chaque année, à la rue, livrés à eux même parce qu'ils n'ont pas su, à l'origine, payer une facture de soins de santé. La procédure de recouvrement les laisse souvent sans le sou et sans toit... L'importance d'avoir une bonne couverture est fondamentale, c'est l'essence même de la Réforme mise en place par Obama. Et pourtant, un récent sondage le montre, plus de quatre Américains sur dix y sont défavorables. 44% des Américains ne veulent pas de cette réforme, 38% l'estiment essentielle ! La raison première est l'obligation de souscrire une assurance qui va à l'encontre du principe de liberté individuelle tant aimé aux USA... Mitt Romney ne se prive d'ailleurs pas d'avancer cet argument dans sa campagne électorale. Mais ce rejet peut aussi être lié à une mauvaise communication autour de la réforme de la part du clan Démocrate. Ainsi ont-ils peu mis en avant les aides possibles de l'Etat pour souscrire à l'assurance, inquiétant ainsi les gens les plus défavorisés qui craignent de voir cette assurance exploser leur budget déjà étriqué. La compléxité de la réforme n'a été que peu vulgarisée et beaucoup n'en saisissent pas les tenants et les aboutissants ce qui génère une grande méfiance de leur part... Clairement, les équipes d'Obama ont un réel besoin de bien communiquer auprès du grand public sur cette réforme afin d'infléchir sa mauvaise réputation et de gagner quelques milliers de voix dans la course à la présidence...

6 septembre - Joker de Luxe

Bill Clinton pourrait être l'atout majeur de Barack Obama dans sa quête de réélection. A lire ici.

29 août - Ticket Romney/Ryan

La Convention républicaine, réunie à Tampa Bay, à investi officiellement le ticket Mitt Romney/Paul Ryan pour le course à la Maison Blanche. A lire ici.


29 juin - La Cour Suprême a validé la Réforme de la Santé d'Obama

obamacare.jpgC'est une victoire capitale pour Barack Obama, une victoire qui pourrait bien lui ouvrir les portes de la Maison-Blanche pour un second mandat : la Cour Suprême a validé, par cinq voix contre quatre, le coeur de la réforme des soins de santé voulue par le Président Obama. C'était le chantier majeur de son premier mandat, c'est une victoire importante qui risque de peser dans la balance au moment du scrutin de novembre prochain. Paradoxalement, c'est la Président de la Cour Suprême, le Juge John Roberts, plutôt proche de l'ancien Président George W. Bush qui l'avait nommé, qui a fait penché la décision en faveur de la réforme. Désormais donc les Américains devront souscrire une assurance-santé afin de garantir leur accès aux soins de santé. Avant cette réforme, quelque 40 millions d'Américains n'avaient que peu ou pas accès aux soins par manque de moyens, l'assurance obligatoire sera donc un accès aux soins pour tous ! Cette réforme est aussi un moyen de réduire les dépenses de l'état en matière de santé alors que les coûts médicaux se sont envolés ces dernières années. Pour sa part, Mitt Romney a déjà promis d'annuler la réforme s'il est élu... Faire campagne en prétendant vouloir défaire ce qui a été fait par le prédécesseur n'a jamais été une bonne stratégie ! Obama s'est contenté de dire qu'il s'agit d'un jour historique pour les Etats-Unis car il est bon pour que tous les citoyens aient une couverture médicale qui leur garantit des soins sans être ruinés lorsqu'ils sont malades.


28 juin - Les sondages favorables à Obama

obamasondage.jpegA 130 jours du scrutin présidentiel américain, différents sondages donnent Barack Obama vainqueur. Ce ne sont, évidemment que des instantanés pris à un peu plus de quatre mois du rendez-vous mais ils abondent dans le même sens. Ainsi, selon des enquêtes de terrains commandées par  The Wall Street Journal et NBC, menées entre le 20 et le 24 juin, Obama réunirait 47% des intentions de vote pour 44% à Romney; ceci dit la somme des indécis, soit 5%, pourrait encore faire pencher la balance d'un côté comme de l'autre. L'enquête réalisée par Gallup, au même moment, donne un écart quasi similaire puisque les intentions de vote sont de 46% pour le Président sortant et 44% pour son challenger. Ces instantanés ne dévoilent donc pas de tendances dure mais le sondage qui doit faire davantage plaisir à Obama est celui qui le donne vainqueur en Floride (45%-41%), dans l'Ohio (47%-38%) et en Pennsylvanie (45%-39%). En effet, selon l'Institut de Sondage de l'Uiversité de Quinnipiac, Barack Obama remporterait aisément ces trois états qui sont considérés comme des états-clés dans la conquète de la Maison-Blanche. Traditionnellement, depuis 1960, aucun Président n'a été élu sans remporter au moins deux de ces trois états importants qui n'affichent pas une couleur républicaine ou démocrate indéfectible. Ce sondage de l'Université de Quinnipiac montre, par ailleurs, que Barack Obama a refait son retard sur Mitt Romney en matière d'économie. Longtemps, le candidat républicain était considéré comme le mieux armé pour relancer l'économie du pays, cela ne semble plus le cas. Autre motif de satisfaction pour Obama, sa décision de ne plus expulsé systématiquement les jeunes réfugiés sans papier qui risquait fort de lui causer du tort semble plutôt bien acceptée par les sondés. Finalement, ce qui pourrait générer le plus gros problème du Président sortant pourrait être sa réforme de la santé... ou plutôt la décision que doit prendre la Cour Suprême quant à la validité constitutionnelle de cette réforme. La Cour Suprême pourrait, en effet, décider de bloquer une loi qui a pourtant été votée par le Congrès estimant qu'elle va à l'encontre des libertés constitutionnelles des citoyens américains. Vingt-six états ont déposé plainte auprès de cette instance afin de faire invalider cette réforme, la décision de la Cour Suprême est attendue dans les prochaines heures et du sort de la réforme de la santé pourrait aussi dépendre, selon plusieurs analystes politiques, le sort du scrutin présidentiel. Concrètement, si la réforme de la santé, pierre angulaire de la première campagne de Barack Obama, était bloquée par la Cour Suprême, cela pourrait constituer un échec capital pour le Président dans sa course à la réélection...

30 mai - Romney sera le candidat républicain officiel !

romney texasEn remportant l'élection primaire du Texas, ce 29 mai, Mitt Romney est certain d'être adoubé par son parti pour aller au combat contre Barack Obama, le 6 novembre prochain. En effet, avec les 105 Délégués obtenus hier au Texas, il dispose désormais de 1191 Délégués soit 47 de plus que le quorum utile à sa désignation. Cette désignation sera ratifiée par la Convention Nationale du Parti Républicain, à Tampa Bay (Floride), à la fin du mois d'août prochain. D'ici là, Mitt Romney va pouvoir se consacrer pleinement à sa campagne contre Obama. L'objectif est maintenant pour lui de mobiliser la base stable, l'électorat naturel, du Grand Old Party et de la fédérer autour de sa personne. L'autre cheval de bataille de Romney sera d'attirer à lui les déçus de la présidence d'Obama. Avec l'aide du Super PAC Crossroads GPS, ouvertement contre Obama, le camp Romney vient de réaliser un clip vidéo rapportant l'histoire d'une mère de famille qui a voté Obama en 2008 et qui le regrette. A travers ce témoignage qui sera diffusé sur les chaines de télévision des dix états indécis (les fameux Swing States qui votent tantôt républicain tantôt démocrate) le but est de tenter de rallier une majorité de personne au panache républicain... Pas de doute, cette fois la campagne électorale est lancée entre Obama et Romney !

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2 mai - Gingrich renonce à l'investiture

gingrichrenon.jpegC'est aujourd'hui à 15h00 (heure US, soit 21h00 heure de Bruxelles) que Newt Gingrich confirmera son abandon dans la course à l'investiture ouvrant aisni définitivement la voie à Mitt Romney. Gingrich a d'ailleurs déjà posté son message de remerciement à tous ceux qi l'ont soutenu sur son site de campagne. Désormais, tous les efforts du Parti Républicain doivent se concentrer sur l'affrontement avec Obama. Gingrich n'a pas encore appelé ses partisans à soutenir Romney mais il devrait le faire tout à l'heure lors de son allocution officielle.

26 avril - Romney a (presque) la voie libre

En remportant les cinq états mis en jeu mardi dernier, Mitt Romney s'est quasiment assuré l'investiture républicaine. A lire ici

12 avril - Mitt Romney a le champ libre

romney.jpgCe mardi 10 avril, Rick Santorum a annoncé qu'il renonçait à l'investiture républicaine à cause, apparemment, des problèmes de santé de sa fille. C'est à Gettysburg, haut-lieu de l'Histoire américaine, qu'il a officialisé son abandon. Ainsi donc, l'ultime rival sérieux de Mitt Romney renonce laissant la voie libre à l'ancien Gouverneur du Massachussetts. Avec 668 Délégués (sur 1144 utiles pour obtenir l'investiture), Mitt Romney devance largement ses deux derniers concurrents, Newt Gingrich (135 Délégués) et Ron Paul (50 Délégués) alors qu'il reste 19 états en jeu. Désormais, Romney peut concentrer toute son énergie à une campagne contre Barack Obama plutôt qu'à une lutte fraticide qui a déjà duré trop longtemps au sein du Grand Old Party. Il pourra aussi injecter moins de fonds dans la fin de cette course à l'investiture, des fonds qu'il consacrera à la future campagne contre Obama. Pour sa part, Rick Santorum, qui ne s'est pas encore rangé derrière Romney, renonce juste avant la primaire de Pennsylvanie (24 avril), son état, qu'il craignait de perdre selon certaines sources. Il est vrai que perdre l'état de Pennsylvanie aurait été un sérieux camouflet pour Santorum... Quoi qu'il en soit, on semble enfin y voir plus claire dans cette course à l'investiture républicaine.


2 avril - Gingrich perd son principal soutien financier et recentre sa campagne


gingadelson.jpgSheldon Adelson, un millairdaire qui a fait fortune dans la gestion de casinos, était un soutien important pour le candidat à l'investiture républicaine Newt Gingrich. Etait, car il convient désormais d'employer l'imparfait Adelson ayant décidé de ne plus injecter d'argent dans la campagne de son poulain qu'il juge en boiut de course. "Il ne peut plus gagner la nomination de son parti" a déclaré en fin de semaine Sheldon Adelson. Dès lors, comme tout homme d'affaires qui se respectent, le magnat des casinos - qui est quand même la 13è fortune mondiale - a décidé de ne plus investir à fonds perdus. Par ailleurs, et peut-être y-a-t-il un lien de cause à effet, Newt Gingrich vient également d'annoncer qu'il tournait tous ses regards vers la Convention républicaine de l'été prochain. C'est à cette occasion que sera désigné officiellement le ticket républicain qui sera chargé de conquérir la Maison-Blanche. Si d'aventure Romney ou Santorum devaient ne pas obtenir, lors de la campagne d'investiture, les 1144 Délégués nécessaires, ce qui n'est pas impossible du tout, alors le Grand Old Party devrait avoir recours à la fameuse Brokered Convention. C'est ce cas de figure qui constitue vraissemblablement l'ultime (maigre) chance de Gingrich d'être candidat à la présidence américaine... Si mathématiquement, Gingrich n'est pas encore éjecté de la course à l'investiture, concrètement ses chances sont quasi-nulles c'est pourquoi il a décidé de réorienter sa campagne sur le rendez-vous estival important qui attend les Républicains.

31 mars - Point sur la course à l'investiture républicaine

Les caucus et les primaires se sont enchainés depuis le Super Tuesday du 6 mars dernier. Le Kansas, l'Alabama, le Mississipi, Hawaï, l'Illinois et la Louisiane se sont prononcés. Santorum 'est adjugé le Kansas, La Louisiane et l'Alabama tandis que Romney remportait Hawai, le Mississipi et l'Illinois. La course reste serrée puisque, à ce jour, si Romney dispose de deux fois plus de Délégués que Santorum, l'écart n'est jamais que de 295 Délégués alors qu'il en reste 1258 en jeu... Rien n'est joué, au contraire même. Ci-après la situation au 31 mars 2012. Rappelons qu'il faut 1144 Délégués pour remporter l'investiture.
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12 mars - "Les Etats-Unis vont renouer avec la prospérité !" Barack Obama

obama.jpegLe Président Obama est parti à l'assaut de la Virginie, un état traditionnellement considéré comme crucial dans la course à la Maison-Blanche. Dès lors, tandis que les Républicains s'enlisent dans leurs primaires et leurs caucus, Barack Obama marque son territoire. Vendredi dernier, fort des chiffres favorables du chomage aux Etats-Unis, il a promis une prospérité retrouvée aux Américains. Effectivement, le marché de l'emploi se porte nettement mieux avec un boni de 227.000 emplois sur le mois de février alors que le taux de chomage est stable à 8,3% c'est à dire son niveau le plus bas depuis mars 2009. Cette situation est du pain béni pour Obama puisque ses rivaux républicain ont longtemps martelé que le marché de l'emploi désastreux était à imputer au Président et qu'il était incapable de relancer l'économie. Avec les chiffres favorables de ce début d'année 2012, Obama ampute les Républicains d'un bâton qui servait à la battre...

8 mars - Obama tire les marrons du feu

Mitt Romney a remporté le Super Tuesday républicain mais le grand vainqueur en est certainement... Barack Obama. A lire ici

24 février - Super PAC's

superpacs.jpegLes PAC (Comités d'Action Politique) sont des organisations attachées aux partis politiques ou à des hommes politiques qui collectent des fonds pour financer les campagnes politiques des différents candidats. Ils ont été mis en place en 1905 après la Réforme sur le financement des campagnes électorales voulue par Theodore Roosevelt. Ces PAC sont soumis à des règles strictes édictées tant par le législateur fédéral que par les lois de chacun des états, ainsi les montants alloués par candidat ne peuvent excéder 5000 dollars par campagne. A côté de cela, les PAC peuvent aussi financer les partis qui retourneront alors de façon indirecte l'argent à la campagne de leur(s) candidat(s). Depuis la campagne législative de 2010 (Midterm), un arrêté de la Cour Suprême des Etats-Unis autorise une nouvelle forme de PAC : des PAC qui se présentent comme indépendants des partis ou des hommes politiques et que l'on nomme Super PAC's... La différence est floue car lorsqu'il alloue un montant à un candidat, peut-on dire qu'un PAC est indépendant de ce candidat ? Quoi qu'il en soit, cet arrêté à fondamentalement changé la donne en ce sens que les Super PAC's ne sont pas limités dans les montants qu'ils donnent aux hommes politiques en campagne. De nombreux Super PAC's ont été créés et ils entendent jouer un rôle important dans la campagne présidentielle. American Crossroads s'est ainsi constitué avec pour unique dessein la défaite de Barack Obama et financera avec l'argent qu'il récolte n'importe quel candidat républicain qui fera des propositions, surtout sur le thème de l'économie américaine, susceptible de contrecarrer Obama.


Mais les Super PAC's risquent d'avoir un rôle déterminant dans la course à l'investiture républicaine. Alors que Mitt Romney semblait le mieux armé financièrement, voila que plusieurs milliardaires ont décidé de faire des dons à des Super PAC's qui soutiennent les trois autres candidats. Il semble que les Américains de tendances républicaines ne veulent vraiment pas de Romney comme candidat ! Sheldon Adelson, propriétaire de plusieurs casinos, a donné dix millions de dollars à Winning our Future qui redistribue les sommes récoltées à Newt Gingrich, tandis que Harrold Simmons, un industriel du Texas, à fait don de 14 millions de dollars à American Crossroads qui a aussi reçu des fonds (2,5 millions de dollars) de l'homme d'affaire Bob Perry. Cette somme a servi, notamment à financer des spots publicitaires anti-Romney. Endorse Liberty est un Super PAC qui se positionne derrière Ron Paul, elle vient de recevoir 2,6 millions de Peter Thiel, un gestionnaire de fonds influent.

Le risque est que ces Super PAC's indépendants entament un campagne de dénigrement agressive contre Barack Obama mais les analystes politiques américains estiment que des hommes d'affaires de tendances démocrates ne tarderont pas à soutenir financièrement des PAC's et des Super PAC's pro-Obama...

16 février - Présentation succincte des Partis Républicain et Démocrate

The Democrats

Grand Old Party

8 février - Santorum ressurgit du diable-vauvert pour relancer la course à l'investiture

santo.pngRick Santorum a remporté, hier, les caucus du Minnesota et du Colorado ainsi que la primaire du Missouri. L'ex-Sénateur de Pennsylvanie, Républicain ultraconservateur, a créé la surprise surtout dans l'état du Colorado dans lequel Mitt Romney était donné favori (ndlr il y avait remporté facilement le caucus républicain en 2008) et où il n'a pris que la deuxième pace à plus de cinq points de Santorum. Aujourd'hui, les analystes de la politique américaine entrevoient en Santorum une alternative crédible à Gingrich pour contrer Romney. Le Tea Party, qui ne veut pas de Romney, jugé trop modéré, pourrait donner consigne de soutenir Santorum. Clairement, trois candidats sont encore en jeu, Romney a peut-être commis l'erreur de croire la course gagnée... Rick Santorum s'est repositionné en seconde position de la course avec 45 Délégués dans son giron. Comme le montre l'illustration ci-dessous (extraite du Washington Post de ce jour), Mitt Romney reste largement en tête avec 107 Délégués; Newt Gingrich est troisième avec 32 Délégués. Pour obtenir l'investiture républicaine il faudra réunir 1144 Délégués, on est encore loin du compte... En attendant le Super Tuesday du 6 mars où plus de 400 Délégués seront mis en jeu dans plusieurs états, les candidats du Grand Old Party se retrouveront dans le Maine (11/02), dans le Michigan et en Arizona (28/02) et dans l'état de Washington (3/03). Pendant ce temps, Barack Obama se réjouit de voir les difficultés des Républicains à lui trouver un adversaire.

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5 février - Mitt Romney engrange le Nevada et joue déjà contre Obama

romnevada-copie-1.jpgMitt Romney se positionne de plus en plus comme le candidat républicain à l'élection du 6 novembre prochain. Ce week-end, il a remporté facilement la Primaire du Nevada; une victoire évidemment attendue dans un état où l'on trouve énormément de Mormons, comme lui. Avec cette troisième victoire (New Hampshire, Floride et Nevada), Romney peut sérieusement envisager l'investiture, d'ailleurs il joue déja comme s'il l'avait obtenue en ne faisant plus campagne contre Gingrich ou Santorum mais bien directement contre Barack Obama. C'est, en effet, à l'encontre du Président en fonction que le discour de victoire de Mitt Romney était dirigé. L'ex-Gouverneur du Massachussetts a mis en avant les manquements d'Obama en matière d'économie et a crié haut et fort qu'il fallait aux Etats-Unis un Président capable de relancer l'économie... lui en l'occurrence !

Du côté d'Obama, cela fait quelques temps déjà que l'on axe sa campagne contre Romney. Si désormais Romney axe la sienne contre Obama, il y a de fortes chances que le duel final oppose les deux hommes.


1er février - Obama vs Romney ?


Selon Polling Report, Barack Obama écraserait tous ses rivaux républicains... sauf Mitt Romney. Plus d'infos ici


1er février - Les 50 Grands Electeurs floridiens dans la poche de Romney

romneyflorida.jpegMitt Romney a remis les pendules à l'heure en remportant haut la main l'élection primaire de Floride. S'il n'a pas encore officiellement l'investiture républicaine, Romney a poser un jalon important sur le chemin qui doit le mener à l'affrontement avec Barack Obama. En Floride, Romney à obtenu 46,4% des voix pour 31,9 à Gingrich; Santorum (13,4%) et Paul (7%) ont navigué loin derrière. Pour eux, la course semble d'ores et déja finie, auront-ils l'obstination de continuer ? Pas sûr... Par contre, Newt Gingrich a annoncé qu'il va se battre pour chaque état à venir, qu'il entend être le candidat des "anti-Romney". Plus que jamais les dissensions entre les deux hommes forts du Grand Old Party sont visibles; Romney se pose en rassembleur tandis que Gingrich se veut diviseur, Romney est diplomate, Gingrich sort les crocs... Pour l'heure, seuls quatre Etats se sont prononcés, il en reste 46 à conquérir, la course risque d'être captivante avec en poitn d'orgue le fameux Super Tuesday du 6 mars prochain. En attendant, les candidats à l'investiture républicaine ont pris la route du Nevada pour le prochain caucus qui y aura lieu le 4 février...


23 janvier - suivre la campagne américaine sur le Huffington Post


Le Huffington Post, version française

The Huffington Post, version anglaise

22 janvier - Gingrich met des bâtons dans les roues de Romney

gingrich.jpgNewt Gingrich s'est largement imposé lors de la Primaire de Caroline du Sud. Celui qui fut, officiellement, le premier Républicain à se déclarer candidat à l'investiture - c'était en mai 2011 - était donné favori dans le Palmetto State, il n'a pas failli à son statut en prenant 40 % des suffrages (pour 28% à Romney) relançant par là même la course. Gingrich s'est replacé utilement, lui qui était le mieux placé avant la Noël et qui était écarté après ses résultats moyens en Iowa et dans le New Hampshire. Aujourd'hui, les analystes politiques américains prédisent une longue course à l'investiture alors qu'on la disait quasiment terminée si Mitt Romney s'était imposé en Caroline du Sud.  Et cette course, en plus d'être longue, elle risque aussi d'être dure. Gingrich l'a prouvé avec un spot de campagne très violent dans lequel il attaquait Romney de face, l'accusant d'être un prédateur financier sans vergogne, d'avoir fait fortune au détriment de salariés licenciés dans diverses entreprises. Mais c'est aussi dans les deux débats télévisés de la semaine écoulée que Newt Gingrich a posé les jalons de sa victoire d'hier. Il a tout simplement été étincelant ! Gingrich s'est montré un orateur remarquable, maîtrisant ses sujets sur le bout des doigts et sachant remettre à leur place journalistes et autres candidats qui ont tenté de l'attaquer. A noter que Ginrich a bénéficié du soutient de Rick Perry qui s'est retiré de la course jeudi dernier.

Désormais, le duel semble s'orienter entre Newt Gingrich et Mitt Romney; Rick Santorum et Ron Paul, les deux autres candidats restants semblent condamnés à jouer les faire-valoir et devraient même renoncer plus ou moins vite. D'un côté, celui de Gingrich, il y a un débatteur hors-pair, passionné, effronté, maitre de ses propos et disposant du soutien de Rick Perry mais trainant quelques casseroles (deux divorces, des aventures extra-conjugales...) qui ne plaisent pas forcément aux plus conservateurs des Républicains; de l'autres, celui de Romney, il y a un homme très organisé, disposant de fonds importants, que les Démocrates pointent comme l'adversaire le plus sérieux pour Obama et qui dispose du soutien de Jon Huntsman mais qui présente le désavantage, aux yeux des mêmes conservateurs, d'être Mormon... Prochain rendez-vous : le 31 janvier en Floride !

16 Janvier - Jon Hunstman abandonne !

hunstman.jpegL'ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Chine, Jon Hunstman, s'est retiré de la course à l'investiture républicaine. Selon son porte-parole, Huntsman a préféré s'effacer au profit de Mitt Romney qu'il considère, désormais, comme le meilleur candidat possible pour le Great Old Party. Jon Huntsman, qui fut aussi Gouverneur de l'Utah (2004-2009), était considéré comme le plus modéré de  tous les candidats républicains, il savait qu'il n'avait que peu de chance de briller en Caroline du Sud, lors de la prochaine élection primaire (21 janvier), un état plutôt conservateur qui devrait davantage sourire à Santorum ou Perry. Spécialiste de l'Asie, il fut Ambassadeur à Singapour (1992-1993) et en Chine (2009-2011) avant de devenir Membre du Bureau National des Recherches sur l'Asie.


11 janvier - Romney se positionne en favori pour l'investiture républicaine.

BN02.jpegEn remportant aisément l'élection primaire du New Hampshire (36% des voix contre 24% à Ron Paul et seulement 10% à Rick Santorum qui n'a pas confirmé son résultat de l'Iowa), l'ancien Gouverneur du Massachussetts a clairement pris position en tant que favori pour aller affronter Barack Obama en novembre prochain. D'ailleurs, et c'est un signe qui ne trompe pas, l'état-major d'Obama concentre désormais tous ses efforts de campagne contre Mitt Romney... Celui-ci était donné favori dans le Granite State car il y possède une résidence et a été gouverneur de l'état voisin. Cette victoire lui fait cependant le plus grand bien car après le succès étriqué remporté dans l'Iowa, Romney avait besoin d'asseoir sa candidature avant les autres rendez-vous avec les électeurs républicains. La victoire est d'autant plus importante que Romney a été victime d'attaques personnelles de la part des autres candidats, des attaques assez étonnantes quant à ses positions capitalistes, des attaques pour lesquelles Romney s'était indigné en disant qu'elles ne l'auraient pas surpris si elles étaient venues des Démocrates mais bien de la part de Républicains qui sont présumés partager les mêmes valeurs que lui en la matière...

Le prochain rendez-vous est fixé au 21 janvier, en Caroline du Sud, un état traditionnellement très conservateur dans lequel Romney ne fait pas figure de favori. Cette Primaire sera précédée de deux débats télévisés sur Fox News (le 16 janvier depuis Tampa Bay, en Floride) et sur CNN (le 19 janvier, depusi Jacksonville, en Floride). Jon Huntsman, Rick Perry et Rick Santorum croient en leurs chances en Caroline du Sud tandis que Newt Gingrich, qui fait plutôt pâle figure pour l'instant, vient de recevoir une manne financière de cinq millions de dollars de la part d'un patron de casino, compte (re)lancer sa course à l'investiture. Si Mitt Romney devait remporter la Primaire de caroline du Sud, il ferait assurément pencher la balance en sa faveur, si pas définitivement en tous cas sérieusement.

8 Janvier - P2012 mode d'emploi

Si l'Election Day aura lieu le 6 novembre prochain, le marathon présidentiel a d'ores et déja débuté aux Etats-Unis. Explication simplifiée d'un mode de scrutin pas vraiment simple. A lire ici.


4 janvier - Mitt Romney remporte difficilement le caucus de l'Iowa

BN01.jpegL'ancien Gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney, à remporté le tout premier caucus de la course à l'investiture républicaine, dans l'Iowa. Il a devancé le candidat ultra-conservateur Rick Santorum qui a été, un moment, en tête des résultats, et Ron Paul. La victoire a été ténue, à 8h00 du matin (heure de Greenwich), Santorum devançait Romney de... quatre voix ! A 8h34, le New York Times annonçait le résultat officiel : 30.015 voix pour Mitt Romney, 30.007 pour Rick Santorum. Romney remporte donc la victoire la plus serrée de toute l'histoire des caucus américains. Sans surprise, Romney a fédéré les votes urbains de l'Iowa tandis que Santorum attirait les votes ruraux... Au total, ce sont 122.255 électeurs républicains qui se sont exprimés lors de ce caucus, soit un peu plus qu'en 2008.

3 janvier - Tous les regards convergent vers l'Iowa

La course à l'investiture républicaine débute aujourd'hui dans l'Iowa pourtant le premier caucus de la présidentielle est de plus en plus critiqué... A lire ici.


Retrouvez tous les articles liés à l'élection présidentielle américaine sur Acta Diurna en saisissant le mot-clé P2012 dans le moteur de recherches du site.

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Published by Olivier Moch - dans Actualité
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