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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 12:04

Sur ses cahiers d’écolier

Eluard écrivait ton nom

Combien de rames de papier

A-t-on noirci pour l’illusion

 

L’illusion d’être affranchi

D’avoir seulement des droits

Sans obligations, ni ennui

Ni devoir porter sa croix

 

Mais du taf aux mioches

L’union sacrée, le contrat social

Juste des idoles fantoches

D’une société que l’on rêve idéale

 

De l’image de la démocratie

A l’impression tronquée du bonheur

Pour ces cerveaux réduits à bouillie

Par la télé qui matte les ardeurs

 

En passant par ce besoin artificiel

Fausseté de l’opulence

D’un pauvre confort matériel

Du pain, des jeux c’est le silence

 

Le silence d’une révolte avortée

Dans l’œuf de la complaisance

D’une foule moutonnière, décérébrée

Trop emmurée dans l’illusion de son aisance

 

Trop peureux pour être libre

Trop heureux pour être critique

Trop matériel pour briser l’équilibre

Trop frileux pour être atypique

 

Croire… Croire… Croire

En un concept, en un avenir, en un Dieu

Rester dans la masse, avec cet espoir

Que demain sera encore mieux

 

Forcément parce qu’on lui tient la main

Il se sent protégé, tout en sécurité

Enfermé dans des procédures, des examens

Qui tuent l’indépendance et la créativité

 

Mais, inapte à te saisir au vol

L’Homme est incapable de te mériter

Vaniteux, inculte et frivole

Il te laisse passer… Liberté !

Olivier Moch

 

 

                                               

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Published by Olivier Moch - dans Humeurs
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