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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 12:32

Forbes publie le classement des nanars américains de 2010...

jonah.jpgC'est aujourd'hui Thanksgiving, l'une des fêtes les plus importantes aux Etats-Unis puisqu'elle commémore l'action de Grâce des Pères Pèlerins, premiers colons des Etats-Unis. Ceux-ci, débarqués du MayFlower, dans la baie de ce qui est devenu le Massachussetts, en 1620, furent aidé par des indiens de la tribu Wampanoag qui leur apprirent à pêcher, à chasser et à cultiver. Les bases de la Colonie de Plymouth étaient jetées, et avec elles celles des futurs Etats-Unis d'Amérique. En guise de remerciement, lors de la première récolte des colons, qui fut très abondante, le Gouverneur de Plymouth décréta trois jours d'actions de grâce pour remercier Dieu mais décida aussi d'un repas de partage avec les indiens Wampanoag. C'est ce repas lors duquel la dinde sauvage était le plat principal que Thanksgiving, devenu fête laïque, commémore aujourd'hui encore...

La dinde est le symbole de Thanksgiving, aucun Américain n'imagine de repas de Thanksgiving sans ce volatille sur la table. Mais turkey - dinde en anglais - est aussi le mot équivalent à navet chez nous pour désigner un mauvais film. Ce jeu de mot a donné l'idée au magazine Forbes de publier la liste des ratés cinématographiques de l'année 2010. Voici donc le classements des navets américains de l'année, et comme dans les grandes cérémonies ou les éliminations de la télé-réalimerde, nous allons procéder par ordre décroissant afin de maintenir un insoutenable suspens...

10. From Paris with love (Bons Baisers de Paris), de Pierre Morel avec John Travolta et Jonatha Rhys-Meyer. Du grand n'importe quoi d'action !

9. Furry Vengeance (La forêt contre-attaque), de Roger Kumble avec Brendan Fraser et Brooke Shields. Rien que le titre est déja tout un programme...

8. Green Zone, de Brian Helgeland avec Matt Damon, Amy Ryan et Greg Kinnear. Prometteur sur le papier mais avec un résultat en deça des espérances apparemment.

7. MCGruber, de Jorma Taccone, avec Will Forte, Ryan Philippe et Val Kilmer. Une parodie de McGyver imaginée par les pontes du Saturday Night Live... Un SNL qui vieillit décidemment bien mal !

6. Splice, de Vincenzo Natali avec Adrian Brody et Sarah Polley. Un nanar d'anticipation mal filmé et mal servi par ses acteurs...

5. Let me In (Laissez-moi entrer), de Matt Reeves avec kodi Smith-McPhee, Chloé Moretz et Elias Koteas dont on se demande ce qu'il est venu faire dans cette galère mi-drame mi-horreur !

4. Scott Pilgrim vs the World (Scott Pilgrim), de Edgar Wright avec Michael Cera et Mary-Elisabeth Winstead. L'enième adaptation cinématographique d'un comic book. Traditionnellement les adaptations de comic book sont sans intérêt, là c'est le comic book qui est déja sans intérêt à la base... Le mélange des deux donne un résultat minable !

3. Repo Men, de Miguel Sapochnik avec Jude Law, Forest Whitaker et Liev Schreiber. Un film de science-fiction cyberpunk incompréhensible... Pourquoi, Forest, t'es-tu perdu là ? 

2. Extraordinary Measures (Mesures extraordinaires), de Tom Vaughan avec Harrison Ford et Brendan Fraser. Un drame... dramatique !

1. Jonah Hex, de Jimmy Hayward, avec Josh Brolin, John Malkovitch et Megan Fox. Le nanar de l'année 2010 ! Encore une superhéroserie surpatriotique lamentable au niveau de scénario et de l'histoire. Dis-nous John, pourquoi as-tu fais ça ? C'est une tâche énorme sur ton CV cinématographique !

A noter que Brendan Fraser, le très hurluberlu chasseur de momies, apparait deux fois dans ce classement. C'est dire s'il ne sait pas choisir ses films... Notez qu'avec son talent, il ne faut pas être trop difficile non plus ! Disons qu'il privilégie la qualité de son compte en banque à la qualité du scénario... Remarquons quand même la présence de gros calibres du cinéma américain comme Harrison Ford, Matt Damon, John Travolta ou Val Kilmer. Ce qui tend à démontrer qu'une belle carrière n'est jamais épargné d'une (ou de plusieurs) erreur(s) de choix.

Dans son article, Forbes pointe également les nombreux buzz qui ont précédé certains de ces navets. Créés de toutes pièces pour assurer la promo du film (l'exemple le plus frapant est celui créé autour de Let me in), ces buzz étaient surtout des incitants faits de belles promesses mensongères pour draîner le grand public vers les salles.

Source : Forbes "Hollywood's Biggest Turkeys of 2010" par Dorothy Pomerantz, 22 novembre 2010

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Published by Olivier Moch - dans Actualité
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