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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:22

4% des étudiants berlinois ont tarifé leurs charmes pour financer leurs études... En Europe beaucoup d'autres y pensent sérieusement !

ooo.jpgLa prostitution des étudiants n'est pas un phénomène rare ou isolé, elle existe dans plusieurs pays d'Europe, en Angleterre ce seraient même quelque dix pourcents(1) des étudiants qui y auraient eu recours... Alors que certains financent leurs études en travaillant dans des cafés, des restaurants ou dans des grandes surfaces, d'autres se font escort girls ou vendent leurs corps dans la rue et via internet. Ce phénomène touchent une grande majorité de filles mais concerne aussi les garçons. Entre le coût des études (syllabus, photocopies, droits d'entrées,...), le loyer d'un kot ou d'un studio, la nourriture et l'argent de poche pour les loisirs, la vie d'étudiant devient de plus en plus chère. Pour y faire face, un nombre croissant d'entre-eux franchissent le pas du sexe tarifé. Il n'y a pas de chiffres officiels, en France, sur la prostitution étudiante mais selon le syndicat SUD-Etudiants, il y aurait environ 40.000 étudiants français qui se prostitueraient(2), cela équivaudrait à une proportion d'un étudiant sur 57, soit 1,75%. Cependant, selon une étude menée par le Centre d'Etudes de Berlin, à Paris ce sont 29% des étudiants qui seraient prêts à recourir au sexe tarifé pour financer leurs études... Toujours selon cette étude, à Berlin, le chiffre serait même de 33%. On est dans l'hypothétique là, mais l'enquête montre aussi que 4% des étudiants berlinois ont d'ores et déja franchi le pas !

L'Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) confirme la paupérisation des étudiants français; 45.000 vivent dans une situation de grande pauvreté, 225.000 peinent à financer leurs cours(2). L'argent est le moteur essentiel du chemin vers la prostitution. Dans son livre "Mes chères études..."(3), Laura D. explique que cela peut ramener jusqu'à 300 euros par heure de "travail"... Cela constitute, effectivement, une force motrice puissante pour un(e) étudiant(e) dans la dèche. Par ailleurs, internet a dopé la prostitution, en général, et facilite la recherche de clients pour des étudiants qui n'ont pas forcément besoin de tapiner. Cela constitue aussi une garantie d'anonymat par rapport aux condisciples.

Le sexe est devenu, de façon générale, une façon de financer des études car, par delà la prostitution, il se développe d'autres activités lucratives. Ainsi, remarque-t-on de plus en plus d'étudiants qui se laissent tenter par les photos de charmes, par le strip-tease, les spectacles chauds par webcam interposée ou encore par la vente, vie la net, de sous-vêtements portés... Et le créneau semble porteur car s'il y a une offre c'est parce qu'il y a une demande ! Encore que dans ce cas précis, ce soit plutôt l'offre qui ait créé la demande... Evidemment, les arnaques n'ont pas tardé à fleurir sur le net avec la mise en place de faux-sites d'étudiantes où l'on trouve des femmes qui se font passer pour des étudiantes afin de séduire la clientèle masculine. Plusieurs réseaux de prostitution professionnelle ont déja été ainsi démantelés par la Brigade de Répression du Proxénétisme...

Eva Clouet, qui avait axé sa thèse universitaire sur la prostitution estudiantine, explique dans un excellent ouvrage adapté de sa thèse(4) que, comme dans le cas de la prostitution classique, les étudiants qui ont suivi un parcours de rupture familiale restent davantage enclin à se tourner vers le sexe pour payer leurs études. Elle constate aussi que la majorité des étudiants vivent cette situation plutôt positivement, voire même être épanouis, mais que cela ne constitue pas une garantie de sécurité pour l'avenir... En clair, certain(e)s étudiant(e)s risque fort de rester dans le commerce du sexe au terme de leurs études si les revenus que cela génère est lucratif.

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(1) Student Prostitution, par Fritzie Franchette Ramos & Maricar Gay Savella, 2001.
(2) La prostitution gagne les bancs de la fac, on lefigaro.fr, 29 octobre 2006
(3) Mes chères études. Etudiante, 19 ans, job alimentaire : prostituée, par Laura D., Ed. Max Milo, 2008
(4) La prostitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de la communication, par Eva Clouet, Ed. Max Milo, 2008

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Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
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commentaires

agrandir penis 13/07/2014 14:48

Peut être une dernière solution mais malgré cela, c'est une contrainte à la société

Stéphane 08/10/2011 22:37


Cela n'a aucun bon sens! Il y a pourtant tellement de façons de financer ses études sans avoir à se faire du tord comme ça! Lisez l'article suivant qui propose des initiatives de financement par
stages! http://www.reseauetudiant.com/dossiers/emploi-pret-finance/le-financement-des-etudes-lors-d%e2%80%99une-adhesion-en-parallele-7530-21.htm