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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:42

Le second roman du Visétois Charles Havard… Une belle découverte littéraire à quelques encablures des vacances d’été.

 

charles9.jpgLe premier roman de Charles Havard, Les Confluents Posthumes (2007), m’avait séduit par la fluidité du récit et le fond historique très fouillé qui transparaissait en filigrane de l’histoire. Quatre ans après ce premier ouvrage, l’auteur revient avec un second roman dont le titre est prometteur : Le Doigt de Charles IX t'ordonne d'assassiner le Président de la République. Mêlant toujours intimement Histoire, biographies historiques et aventures romanesques, le récit surfe sur cette vague d’un passé lointain qui refait surface qui avait déjà fait la qualité du premier roman de Charles Havard. Celui-ci n’est pas un professionnel de la littérature puisqu’il exerce les fonctions de Secrétaire Communal dans la petite ville bassimosane de Visé. Ceci dit, en tant que grand lecteur, j’ai lu beaucoup d’auteurs professionnels actuels qui n’ont pas l’aisance littéraire de Charles Havard. Le Doigt de Charles IX t'ordonne d'assassiner le Président de la République sera dans ma valise, avec d’autres romans, pour les prochaines vacances d’été… En prélude à sa lecture, je vous propose une rencontre virtuelle avec Charles Havard pour évoquer ce second roman.

 

Acta Diurna : Le Doigt de Charles IX t'ordonne d'assassiner le Président de la République, voila un titre plutôt hors du commun. Quels sont les thèmes qui y sont abordés ?

Charles Havard : En vrac, je citerai les racines lointaines dans les vagabondages royaux, les iniquités de la guerre des tranchées entre 1914 et 1918, la condition rejetée de la femme d'un fautif, les assassinats et tentatives d'assassinat sur les rois et les présidents de la France, les ponts à construire entre générations successives, la réparation postérieure d'une erreur historique et les amours contrariées.

 

Acta Diurna : Présentez-nous Le Doigt de Charles IX t'ordonne d'assassiner le Président de la République ?

Charles Havard : Les deux actions parallèles se déroulent en 1914 et en 2010, mais la racine de l'intrigue remonte au XVIème siècle et à ce roi de France, Charles IX, qui a régné assez peu et qui est malencontreusement connu pour le massacre des Protestants à la Saint-Barthélémy. Sur base d'une filiation bâtarde putative, un lointain descendant parvient à prélever un doigt sur le cadavre du roi lorsqu'il est exhumé par les révolutionnaires en 1793, lors du sac de la nécropole royale de Saint-Denis. Ce doigt devient une relique dans la famille et il sert de prétexte à un complot fomenté en 1915 dans les tranchées de l'Aisne. Ce complot va produire ses effets en 2010 par la manipulation d'une jeune fille moderne qui n'a aucun intérêt pour le passé mais qui sera amenée à mieux comprendre ce qui s'est passé en 1915 et qui a été depuis lors occulté par une omerta familiale. Elle va ainsi découvrir l'existence contrariée de son aïeule et rectifier une erreur historique.

 

Acta Diurna : Il aura fallut attendre quatre ans depuis Les Confluents Posthumes, votre premier ouvrage, nage-t-on dans des univers similaires ou les deux sont-ils totalement différents ?

Charles Havard : J'exploite la même veine de la contemporanéité confrontée à la résurgence d'un passé que l'on croyait oublié. Le temps a passé, les passions se sont fondues dans la poussière, mais un râle se fait entendre et un individu de notre époque cherche à réparer ce qui a été indûment cassé. Les Confluents Posthumes constituent cependant une suite strictement chronologique alors que Le Doigt de Charles IX fluctue constamment entre 1914 et 2010 pour qu'à la fin les deux histoires divergentes se rejoignent.

 

Acta Diurna : Vous n'êtes pas un professionnel de la littérature, alors écrire qu'est-ce que cela représente pour vous ? Un hobby, un exutoire... ?

Charles Havard : Un peu des deux. Ecrire constitue certes un exutoire pour imaginer des histoires et des personnages que l'on finit par vivre dans ses tripes. Un hobby, certes, parmi de nombreux autres. Vers les 22 heures en hiver, j'aime ouvrir l'ordinateur et écrire dans le calme d'une maison endormie. Je suis alors dans une autre dimension.

 

Acta Diurna : Et ensuite, des projets pour un troisième ouvrage ?

Charles Havard : Si le temps dont je dispose me le permet, j'aimerais sortir un roman en juillet 2014. Il s'appellerait éventuellement Visé, les flammes d'août 1914. J'ai à l'esprit une trame romanesque qui se passerait dans le cadre du terrible incendie de Visé consécutif à l'invasion allemande de 1914. Je reviendrais ainsi au local. Il me faut d'abord cerner avec énormément de minutie et de détails ce qui s'est réellement produit à Visé, avant d'y inscrire une fiction. J'ai encore d'autres idées, mais ce sera pour après.

 

Acta Diurna : Concrètement ou peut-on se procurer Le Doigt de Charles IX t'ordonne d'assassiner le Président de la République ?

Charles Havard : Comme beaucoup d'autres auteurs, je dispose d'un faible réseau communicatif. Les libraires ne peuvent pas proposer l'ensemble des sorties. Le premier canal, c'est par moi-même et la Poste (quand elle n'est pas en grève à Liège), ou bien à la librairie Wagelmans à Visé. Certains libraires se lanceront peut-être dans ma promotion, mais tel n'est pas encore le cas. On peut aussi le commander en ligne en tapant simplement le titre du livre ou bien directement aux Editions Persée…

Le pitch du roman :

 

Pauline a dix-neuf ans en 1914. Triste époque pour tomber amoureuse de François, qui revient du service militaire en Afrique du Nord et qui est rappelé sous les drapeaux pour l’entame de la première guerre mondiale. Pauline aurait voulu étudier, mais les nécessités de la besogne agricole en ont voulu autrement. Pauline est vivace, entière, rongée de curiosité, mais le conflit avec l’Allemagne interrompt ses espoirs d’une autre vie…

Victoria a vingt-trois ans en 2009. Elle a fini des études en communications qui la mènent dans les services de presse de l’Élysée. Son rôle est modeste, mais elle travaille dans un des cercles les plus restreints autour du Président Sarkozy. Victoria est une jeune femme de son époque, avide de consommation, de voyages et de copains à profusion. Mais son portable commence à lui charrier des allusions macabres pour l’inciter à attenter à la vie du Président…

 

Quel est le lien entre ces deux destins et ces deux époques ?

 

 

Le Doigt de Charles IX t'ordonne d'assassiner le Président de la République

Editions Persée

336 pages ; 21 x 15 cm

ISBN 978-2-35216-879-9

EAN 9782352168799. 

 

NB Le roman peut aussi être commandé directement chez l’auteur via son adresse e-mail : charles.havard@publilink.be

 

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Published by Olivier Moch - dans A découvrir
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commentaires

Al.Bin 04/06/2011 11:58


j'avais lu les Confluents Posthumes sur ton conseil et je ne l'ai pas regretté. Je vais donc acheter celui donc rien que le titre est une promesse.

Al.Bin