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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 10:40

Jim

Il y a 40 ans s'éteignait, à Paris, Jim Morrison arrivé au terme d'une trop courte vie d'excès.

 

jim.jpgPoète maudit, Ange de la provocation, Apôtre de l'autodestruction tel était Jim Morrison. Fils spirituel de Rimbaud, imbibé d'alcool mais aussi, et surtout, imprégné d'Aldous Huxley, de William Blake et de Plutarque. Sur une scène américaine dominée, en cette moitié des années soixante, par des groupes comme Canned Heat, Grateful Dead, Mamas & Papas ou encore Jefferson Airplanes et le prometteur Bob Dylan, la formation musicale formée par Morrison et Manzarek va se démarquer rapidement. The Doors fusionnent ésotérisme et textes mystiques dans une ambiance sensuelle et sexuelle… Dans un contexte fait de censure puritaine, de révolte et de guerre du Vietnam, Jim Morrison se découvre rapidement une voie royale vers la postérité; la provocation ! Malheureusement, c'est surtout la provocation que l'on retiendra de ce véritable poète. Le film d'Olivier Stone, en 1991, entretient d'ailleurs cette image de provocateur auprès de ceux qui ne connaissent Morrison qu'au travers de la caméra du réalisateur de "Platoon"…

Mais Jim Morrison c'était aussi la rage puissante d'un écorché vif marqué par une enfance et une adolescence aussi bourgeoise que malmenée par des relations tendues avec son Marine de père. Disciple du mythique triptyque "Sex, Drugs & Rock'n Roll", il a ajouté à ce cocktail détonant une forte dose d'alcool… Alcool qui fut autant sa muse que son fossoyeur ! Clown triste témoin de son époque, Morrison savait qu'il allait parfois trop loin. "Je suis un être humain, sensible, intelligent, affligé de l'âme d'un clown qui me force toujours à tout gâcher aux moments les plus importants..." se plaisait-il à dire. C'était, probablement, déjà un prémices de cette autodestruction latente. Il était connu et reconnu, cela l'embêtait et le rassurait en même temps… Paradoxe morrisonien !

Si l'on se souvient souvent de Morrison comme le chanteur des Doors, on oublie parfois qu'il est aussi l'auteur de plusieurs recueil de poésie parmi lesquels le plus connu est, sans doute, "An American Prayer" qui fut, d'ailleurs, mis en musique par les trois autres membres des Doors 7 ans après la mort de Jim Morrison. "Far Arden", "The American Night" et "Wilderness" sont autant de spicilèges publiés par Jim ! 32 ans après sa disparition, Morrison reste un mythe mais beaucoup ignorent ses vers. Qui serait capable aujourd'hui de citer tout ou partie d'un texte de Jim Morrison ? Je sais, heureusement, qu'il en reste… Surtout depuis 1991 ! Si le film d'Oliver Stone n'a servi qu'à cela, c'est déjà un bon film !

Allez Jim, reposes-toi tout près de Chopin, de Desproges, de Sarah Bernhardt et de tous les autres, illustres ou obscurs, qui dorment au Père Lachaise…

"Les gens sont terrorisés par la liberté. Ils créent eux-mêmes leurs chaînes. Ils luttent justement contre ceux qui cherchent à les rompre. C'est leur sécurité. Ils craignent la liberté parce que l'inconnu leur fait peur. Ils ont perdu l'habitude de ressentir au plus profond d'eux-mêmes les choses de la vie. Ils ont remplacé l'action par le masque d'inertie. Impossible donc de voir venir une révolution : la révolution personnelle de chaque individu ne s'est pas opérée" (Jim Morrison).

"La poésie est si éternelle.. Tant qu'il y aura des hommes, ils pourront se souvenir des mots et de leurs combinaisons, seules la poésie et les chansons peuvent survivre d'un holocauste. Personne ne peux mémoriser un roman entier, un film, une sculpture ou une peinture. Si ma poésie a un but, c'est de libérer les gens de leurs oeillères, de démultiplier les sens". (Jim Morrison)

 

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commentaires

roymodus 02/08/2011 13:48


« He’s hot, he’s sexy and he’s dead »

Voilà comment la presse américaine a annoncé la mort de Jim Morrison.

Sam Bernett et Jean Maris Gessat reviennent sur une époque de leur vie, en 1971, où un géant de plus de 100 kg, barbu, chevelu, un peu clodo et passablement taciturne, émerveillait.
Ça se passait en face à face, entre deux verres, au Roch’n’Roll Circus, (une boite de Saint Germain des Près).
Jim Morrison était là où on ne l’attend pas. Dans un style graphique pas très cathodique…

http://www.roymodus.com/143-Jim-Morrison-ailleurs

Phylactèrement votre


roymodus 06/07/2011 09:49


« He’s hot, he’s sexy and he’s dead »

Voilà comment la presse américaine a annoncé la mort de Jim Morrison.

Sam Bernett et Jean Maris Gessat reviennent sur une époque de leur vie, en 1971, où un géant de plus de 100 kg, barbu, chevelu, un peu clodo et passablement taciturne, émerveillait.
Ça se passait en face à face, entre deux verres, au Roch’n’Roll Circus, (une boite de Saint Germain des Près).
Jim Morrison était là où on ne l’attend pas. Dans un style graphique pas très cathodique…

http://www.roymodus.com/143-Jim-Morrison-ailleurs

Phylactèrement votre


Olivier Moch 08/07/2011 08:19



Merci pour le lien