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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 09:19

Série de l'été - 1968, la chanson de McCartney pour Julian, le fils de John Lennon, qui vit mal le divorce de ses parents...

 

serieete18---the-Beatles.jpgOn ne présente plus les Beatles, les quatre gars de Liverpool font partie de la légende musicale du 20è siècle, ils ont marqué leur époque et 38 ans après leur séparation, ils restent l’un des plus gros vendeurs de disques du monde. Lennon, McCartney, Harrison et Starr sont des mythes ! De Please Please me, en 1963, à Let it Be, sorti en mai 1970, les Beatles ont enregistré treize albums exceptionnels parmi lesquels il convient de pointer The Beatles, plus connu sous l’appellation de White Album (L’Album Blanc), paru à la fin du mois de novembre 1968. Cet Album Blanc est une sorte de rupture dans la discographie des Fab Fours. The Beatles marque, effectivement, la fin d’une période plutôt psychédélique qui avait atteint son apogée avec l’opus précédent, paru en novembre 1697, Magical Mystery Tour. The Beatles est une plaque résolument plus rock ! La transition est perceptible par des sonorités simples reposant sur des arrangements basiques à la guitare sèche et/ou électrique selon les morceaux mais aussi par des textes nettement moins philosophique quoique parfois plus engagés. Revolution, écrite par John Lennon, est ainsi la première chanson ouvertement politique des Beatles, elle préfigure de l’engagement du chanteur dans sa carrière post-Beatles.

Après un séjour dans l’ashram de Maharishi Yogi, à Rishikesch, au nord de l’Inde lors de l’hiver 67/68, les Beatles sont de retour en Angleterre avec dans leurs bagages une quarantaine de chansons écrites aux Indes. Parmi elles quelques perles comme Back in the USSR, I Will, Mother Nature’son, inspirée par l’enseignement du Yogi et que McCartney interprète seul accompagné d’une guitare sèche et d’une grosse caisse, le sublime While my guitar gently weeps, signé George Harrison, ou encore le fabuleux Helter Skelter, avec ses modulations qui préfacent le hard-rock… Lennon, McCartney, Harrison et Starr entrent en studio, à Abbey Road bien sûr, à la fin du mois de mai 1968. Ils y resteront plusieurs mois pour qu’à l’automne soit enfin prêt un album exceptionnel ; The Beatles ! Trente chansons gravées sur un double LP, quatre faces d’un bonheur musical qui réunit rock pur, ska, ragtime, jazz, ballades acoustiques… avec en prime la sublime participation d’Eric Clapton à la guitare sur While my guitar gently weeps.

Mais cet Album Blanc marque aussi la première phase de la désunion entre Paul McCartney et John Lennon. Ils envisagent les choses différemment ; McCartney reste ce génial musicien prêt à tout essayé tandis que Lennon, qui vient de rencontrer Yoko Ono, se montre plus agressif dans ses textes, plus engagés mais aussi plus vulnérable et plus observateur du monde qui l’entoure. D’ailleurs les cessions d’enregistrement ne se passent pas toujours dans la bonne humeur. Lennon subit l’influence de Yoko Ono qui sera, quelques mois plus tard, à la base de la séparation des Beatles. L’ambiance est si tendue que Ringo Starr disparait plusieurs jours car il ne supporte plus les tensions entre ses deux amis… McCartney est aussi marqué par la séparation de John Lennon d’avec son épouse Cynthia. Il l’est d’autant plus que Julian vit très mal cette situation qu’il considère comme le vol, par une autre femme que sa mère, de son père. Un jour qu’il rend visite à Cynthia, dans sa voiture sur le chemin, Paul McCartney imagine une chanson destinée à réconforter Julian Lennon, une chanson simple reposant sur quatre couplets et une mélodie basique. Cette chanson rapidement imaginée, McCartney l’intitule Hey Jul’ en référence au diminutif de Julian… Cela doit en rester là ! Mais les cessions d’enregistrement de l’Album Blanc se prolongent et il s’agit de faire patienter le public. Revolution est prête et peut sortir en 45 tours mais il faut un autre titre pour la seconde face… Comme Revolution est écrite par Lennon, pour éviter d’attiser les tensions entre les deux hommes, George Martin, le producteur des Beatles demande à McCartney s’il n’a rien sous la main. Peut-être un peu par provocation à l’encontre de Lennon, McCartney propose Hey Jude, la chanson écrite pour Julian, qu’il a un peu retravaillée en y ajoutant notamment une fabuleuse finale longue de trois minutes faite de na na na na et dont il a changé la référence au prénom… Hey Jude séduit George Martin qui décide d’en faire la face A du 45 tour, Revolution sera la face B… Et, toujours pour éviter les tensions, Martin décide de mettre les noms de Lennon et de McCartney sur les deux titres. Hey Jude est vite enregistrée et sort donc en août pour faire patienter le public, elle ne figurera pas sur l’Album Blanc ni sur aucun autre album officiel du groupe par la suite… Elle deviendra l’un des plus gros succès des Beatles et est aujourd’hui classée à la huitième place du classement des plus belles chansons de tous les temps…


Hey Jude

Hey Jude, don't make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.

Hey Jude, don't be afraid.
You were made to go out and get her.
The minute you let her under your skin,
Then you begin to make it better.

And anytime you feel the pain, hey Jude, refrain,
Don't carry the world upon your shoulders.
For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder.

Hey Jude, don't let me down.
You have found her, now go and get her.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.

So let it out and let it in, hey Jude, begin,
You're waiting for someone to perform with.
And don't you know that it's just you, hey Jude, you'll do,
The movement you need is on your shoulder.

Hey Jude, don't make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her under your skin,
Then you'll begin to make it
Better better better better better better, oh.

Na na na, na na na na, na na na na, hey Jude...

Traduction :

Hey Jude, ne gâche pas tout
Prends une chanson triste et rends-la meilleure
Souviens-toi qu’il faut la laisser entrer dans ton cœur
Alors ça commencera à aller mieux

Hey Jude, n’aie pas peur
Tu es né pour avancer et la rencontrer
A la minute où tu l’auras dans la peau
Alors tu commenceras à aller mieux

Et à chaque fois que tu auras mal, hey Jude, laisse tomber
Ne porte pas le monde sur tes épaules
Car tu sais que c’est la folie qui rend les choses plus faciles
En rendant ce monde un peu plus froid

Hey Jude, ne me laisse pas tomber
Tu l’as trouvée, maintenant prends-là
Souviens-toi qu’il faut la laisser entrer dans ton cœur
Alors ça commencera à aller mieux

Ca va et ça vient, hey Jude, vas-y
Tu attends quelqu’un pour jouer cette chanson avec toi
Mais tu ne sais pas que c’est juste toi, Hey Jude, qui doit le faire
L’entrain dont tu as besoin est sur tes épaules

Hey Jude, ne gâche pas tout
Prends une chanson triste et rends-la meilleure
Souviens-toi qu’il faut la laisser entrer dans ton cœur
Alors ça commencera à aller
Mieux, mieux, mieux, mieux, mieux, mieux

Na na na, na na na na, na na na na, hey Jude...

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Published by Olivier Moch - dans A découvrir
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