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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 11:24

Largement en tête dans les sondages pour l'investiture républicaine, Rick Perry se fait allumer par une très grande partie de la communauté de son parti !

perry.jpgDébut septembre, nous évoquions le duel dans lequel se sont lancés, à un peu plus d'un an du D-Day, Mitt Romney et Rick Perry pour l'investiture républicaine (lire à ce propos P2012, Romney et Perry tiennent la corde...). Nous évoquions le fait qu'un combat de longue haleine débutait pour déterminer lequel des deux irait affronter Barack Obama pour la présidentielle de 2012. Depuis, Rick Perry a conforté sa position de candidat le plus populaire en creusant encore un peu plus son avance dans les différents sondages, 28% pour Perry contre 21% à Romney dans les sondages publiés ce week-end. Un peu surgi du Diable-Vauvert, Perry l'actuel Gouverneur du Texas mène la course mais il semble que son crédit semble s'épuiser auprès des militants du Great Old Party. D'aucuns voient même dans l'ascension de Perry un phénomène normal lié à l'attrait de la nouveauté et qui va s'éroder au fil du temps. Mitt Romney table d'ailleurs sur cette érosion puisqu'il affirme qu'il reprendra le terrain cédé sur la distance. C'est qu'il reste encore pas mal de temps avant le début des primaires à la mi-janvier 2012. D'ailleurs, le débat organisé à Orlando, en Floride, le 23 septembre dernier à largement tourné en faveur de Mitt Romney... Ce qui fait d'ores et déja dire au célèbre éditorialiste Rich Lowry (The National Revue et Fox News) qu'aujourd'hui il est plus opportun de se demande "jusqu'où Perry va monter mais bien à quel point il va sombrer"(1) ! En attendant, tous les candidats potentiels - y compris Romney - ne se gènent pas pour tirer à boulets rouges sur Perry sur des thèmes qui tiennent fortement à coeur à la droite conservatrice américaine comme l'immigration (une disposition légale permet, au Texas, de financer les études universitaires des enfants d'immigrés clandestins mexicains ce qui heurte profondément l'aile droite du Parti Républicain), la santé ou la politique extérieure que, visiblement, Perry ne maîtrise pas très bien. L'homme est ouvertement pro-israélien ce qui, au moment d'un débat sur la création possible d'un état palestinien embête un peu les pontes du Great Old Party qui, s'ils sont tout aussi pro-israéliens le montrent un peu moins...

Mais les médias de tendances conservatrices s'y mettent aussi, ce qui n'arrange évidemment pas les affaires de Perry. Ainsi, le Wall Street Journal s'acharne sur la méconnaissance de la politique étrangère de l'actuel Gouverneur du Texas, n'hésitant pas même à le traiter de "bouffon"(2) tandis que la blogeuse et analyste politique proche des Républicains, Michelle Malkin, fustige sa molesse générale en écrivant sur son blog "Si c'est comme ça que Perry compte s'attaquer à Obama, nous avons un problème. Vite injectez lui du Red Bull !"(3). Clairement toute l'aile droite conservatrice de la politique américaine, depuis le tea-Party jusqu'aux pontes du GOP en passant par les médias conservateurs et les lobbies républicains, doute de la compétence de Rick Perry pour aller au combat contre Obama. On assiste même à une forme de palinisation de la candidature de Perry; ainsi le camp Romney s'évertue-t-il a mettre en avant tous les défauts de Rick Perry plutôt que de promouvoir les qualités de Mitt Romney. Ils mettent en avant son inculture de la politique étrangère mais aussi aussi ses égarements divers voire les libertés qu'il prend parfois avec la réalité ou la vérite (les "moments Pinocchio de Perry" comme on les nomme déja dans l'entourage de Romney...). Certains reprochent même à Rick Perry de proposer une politique... de gauche ! Lui qui est pourtant très conservateur dans l'âme... L'objectif est clair, il s'agit de déstabiliser au plus vite celui qui reste toujours, pour l'instant, le plus populaire des candidats républicains potentiels. Car Mitt Romney sait aussi que le Gouverneur du Texas est une machine électorale qui, pour rappel, a remporté les dix scrutins auxquels il a pris part depuis ses débuts en politique en 1984. Romney sait qu'il a fort affaire avec ce rival d'autant qu'il reste sur un échec dans la course à l'investiture de 2008...

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(1) Romney wins in Orlando, par Rich Lowry, on www.foxnews.com, 23 septembre 2011
(2) Amateur hour at the White House, ar Peggy Noonan, in The Wall Street Journal, 24 septembre 2011
(3) Perry's cringe-worthiest debate moment, par Michelle Malkin on michellemalkin.com, 23 septembre 2011

P2012

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Published by Olivier Moch - dans Actualité
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