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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:27

Au British Museum, une approche originale et éducative de la santé en Grande-Bretagne

cradle.jpgChaque fois que je franchis le Chunnel, je passe par le British Museum, l’un des musées les plus fascinant qui soit. J’y déambule une heure ou deux à travers les collections permanentes et j’y vois les expositions temporaires. J’adore cet endroit qui abrite l’une des plus belles collections d’art et de culture du monde. Et comme chaque fois que j’y passe je ne parviens pas à comprendre que ce musée, parmi les plus prestigieux qui soient au monde, puisse être totalement gratuit et qu’il faille débourser 7 ou 8 euros pour entrer au Louvre, à Orsay, ou au Musée d’Art Moderne de Bruxelles. Les Anglais ont davantage compris l’importance de la culture que nous, la gratuité des musées londoniens en est une belle confirmation. Cet été, j’ai donc flâné au premier niveau du British pendant une paire d’heures ce qui m’a permis de découvrir un grand espace intitulé Cradle to grave by pharmacopoeia. Il s’agit d’une exposition permanente qui met en lumière le nombre moyen de médicaments pris par un citoyen britannique du berceau au tombeau (cradle to grave). C’est impressionnant car ce nombre médian de médicaments est effectivement mis sous verre dans une armature d’une dizaine de mètres de long sur un mètre de large.

Cradle to grave by pharmacopoeia tente une approche un peu décalée de la santé en Grande-Bretagne. Présentée sur une double ligne du temps qui symbolise la vie d’une femme et celle d’un homme, l’exposition présente quelque 14.000 pilules, comprimés ou autres cachets qui se trouvent ainsi placés sur chacune de ces lignes temporelles… 14.000 c’est le nombre de médicaments divers «consommés» par Anglais, de la naissance à la mort. Cela va de médicaments communs à l’homme et à la femme, des simples vitamines aux antidouleurs en passant par les antibiotiques, jusqu’aux médicaments féminins comme la pilule contraceptive ou les traitements hormonaux liés à la ménopause. Les plaquettes de l’exposition expliquent que la consommation pharmaceutique se divise en deux axes bien distincts :

- l’axe des médicaments que l’on prend de façon ponctuelle, pour combattre un mal de tête ou pour éliminer une grippe par exemple ;

- l’axe des médicaments que l’on doit prendre à partir d’un moment donnée et jusqu’à la mort, pour compenser une insuffisance cardiaque ou pour contrer un diabète par exemple.

Lorsque les deux axes sont additionnés, on arrive à une moyenne de 14.000 médicaments ingurgités sur une vie.

Pour humaniser cette litanie de médicaments, les lignes du temps sont jalonnées de photographies familiales qui illustrent des événements banals (fête d’anniversaire, repas de famille,…) et d’objets personnels (pacemaker, seringue hypodermique, tigettes diabète…) qui ont une influence directe sur la vie et donc la santé.

A voir si vous passez par Londres
Cradle to grave by pharmacopoeia
Au British Museum
Département Ethnologie, pièce 24 : Vie et Mort
Metro : Tottenham Court Road

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Published by Olivier Moch - dans A découvrir
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