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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 15:45

Certains groupes ont été cherché l'inspiration dans des méandres bizarres pour trouver leur nom de scène...

band.jpgOn sait tous que Malcolm et Angus Young ont trouvé le nom de leur band - AC/DC qui signifie Alterning Current/Direct Current (Courant Alternatif/Courant Direct) - sur une machine à coudre électrique ou encore qu'ABBA est un acronyme des initiales des quatre membres du groupe (Agnetha, Bjorn, Benny et Anni-Frid). Mais par delà ces exemples connus, il y a quantité de groupes dont on ignore les origines du nom. Un peu de recherches nous permet d'établir la liste suivante qui est, évidemment, loin d'être exhaustive. Références littéraires ou cinématographiques, faits de société, produits prohibés, événements historiques... voyons ce qui influença le choix des noms de groupes de rock ! 

1° Les Littéraires


Alice in Chains : le groupe de rock alternatif et grunge de Seattle doit son nom au roman de Lewis Caroll, Alice au Pays des Merveilles. L'univers onirique et fantasmatique ainsi que la satire de l'univers scolaire anglais de l'époque plaisait énormément aux membres du groupe mais, en 1987, le roman de Caroll avait fortement subi l'influence de Walt Disney et, dans la mémoire collective, à l'évocation d'Alice au Pays des Merveilles, on associait plutôt l'univers de Disney que celui de Caroll... Pas terrible pour un groupe de rock alternatif ! Alors, le prénom de l'héroïne de Lewis Caroll a été conservé et, pour lui conférer un air plus adulte et plus perverti par la société, on lui a ajouté des chaines. Alice est devenu une adepte du sadomasochisme, cela correspondait mieux aux attentes du groupe.

Art of Noise : le groupe new wave londonien, qui a vu le jour en 1983, emprunte son nom au manifeste futuriste écrit par l'artiste peintre et compositeur italien Luigi Russolo L'Arte dei Rumori (L'Art des Bruits, en anglais Art of Noises). Ce manifeste écrit en 1913 est considéré comme le texte le plus influent à propos de l'esthétique musicale au 20è siècle.

Coldplay : à l'origine, le groupe de rock de Londres s'appelait Starfish (Etoile de Mer) mais rapidement, Chris Martin, le chanteur en eut marre de ce nom qui n'avait rien de rock 'n roll. Alors, il opta pour le titre d'un recueil de poêmes, Coldplay, qui était en fait le nom choisi par un groupe d'ami d'école qui l'abandonna. Martin se dépêcha de le récupérer...

The Doors : le très littéraire Jim Morisson ne pouvait pas trouver le nom de son groupe ailleurs que dans la littérature. Les différentes expériences planantes (LSD, mescaline...) de Morisson l'ont évidemment entraîné vers The Doors of Perception (Les Portes de la Perception), un essai de l'auteur anglais Aldous Huxley dans lequel il rapporte son expérience psychédélique liée à la consommation de mescaline. L'essai d'Huxley s'inspire lui-même d'une citation du poète William Blake : "Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaitrait à l'homme telle qu'elle est, infinie" extraite du recueil Le mariage du ciel et de l'enfer.

Grateful Dead : le groupe de rock californien, originellement baptisé The Warlocks lors de sa formation en 1964, s'est inspiré de la mythologie egyptienne pour trouver son nom définitif. C'est en effet dans l'encyclopedie Britanica que Jerry Garcia, le guitariste et chanteur du groupe, trouva un paragraphe consacré au Livre Egyptien des Morts dans lequel il est question de la reconnaissance des morts qui envoient leur âme au Créateur. "Nous renvoyons maintenant nos âmes au Créateur car nous nous tenons au bord de l'obscurité éternelle. Dans la Terre de la Nuit, le Bateau du soleil est dessiné par les Morts Reconnaissants"... Les Morts Reconnaissants, en anglais Grateful Dead !

Heaven 17 : dans le roman d'Anthony Burgess, Clockwork Orange (Orange Mécanique), écrit en 1962, chez un disquaire, une adolescente mentionne le nom d'un groupe inventé pour le récit, Heaven 17. Dix huit ans plus tard, Ian Craig Marsh, qui vient de quitter Human League pour fonder son propre groupe, choisit ce nom pour la formation qu'il vient de monter avec Martyn Ware et Glenn Gregory.

Joy Division : c'est dans l'univers des camps de concentration que le groupe post-punk de Manchester trouve son nom de scène, en 1976. Initialement nommé Warsaw, le nom fut changé pour éviter la confusion avec un autre groupe anglais, Warsaw Pakt. Pendant la seconde guerre mondiale, les Freudenabteilung (litteralement les Divisions de la Joie) étaient les services qui étaient chargé d'organiser l'exploitation sexuelle de certaines détenues pour le plaisir des officier allemands. Le choix de ce nom vaudra à Joy Division des accusations de sympathies pour le nazis, des accusations renforcées par le contenu de certains albums mais aussi par le nom choisi par le groupe (New Order ou Ordre Nouveau qui désigne souvent des groupuscules d'extrême droite) à la mort du leader de Joy Division, Ian Curtis, qui en était l'âme. En fait, le nom Joy Division vient du roman The House of Dolls, de l'écrivain juif survivant des camps de concentration Yehiel De-Nur qui évoque dans son récit les fameuses Freudenabteilung.

The Velvet Underground : le groupe de Lou Reed, révélé par Andy Warhol, trouva son nom dans un livre qui évoque le sadomasochisme de Michael Leigh. Le Souterrain de Velours était, dans cet ouvrage, un lieu capitonné de velours dans lequel se pratiquaient des jeux sexuels SM.

2° Les Cinéphiles et les Musicaux

Duran-Duran : les néoromantiques de la pop et de la new wave anglaise tirent leur nom de scène du film culte de science-fiction Barbarella (Roger Vadim, 1968), plus spécifiquement d'un personnage du film, le Docteur Durand Durand, que l'héroïne a pour mission de sauver.

Badfinger : le groupe de rock gallois qui vit le jour en 1969 à Swansea récupéra son nom de la chanson With a little help of my friends des Beatles ou, plus précisément, de son titre de travail. Avant de trouver son titre définitif, alors que McCartney et Lennon la peaufinaient, cette chanson s'intitulait Bad Finger Boogie.

The Moody Blues : le groupe anglais auquel on doit l'inoubliable Nights in white satin s'appelait, à l'origine, The M&B5 d'après le nom d'une brasserie de Birmingham M&B (Mitchell & Butlers). Mais M&B5 cela ne signifie rien en soit et chacun est libre de donner à ces deux lettres la signification qu'il veut. Alors il faut trouver une vraie signification à M&B... C'est en écoutant le titre Mood Indigo, de Duke Ellington, que l'idée vient : Mood devient Moody et Indigo, une nuance de bleu, devient Blue pour coller à la seconde initiale... M&B5 devient Moody Blues et puis finalement The Moody Blues.

Pink Floyd : après avoir tergiversé sur le choix du nom et avoir évolué pendant quelques temps sous l'appellation Tea Set, Syd Barrett, chanteur et guitariste, décida de nommer le groupe The Pink Floyd Sound en hommage à deux joueurs de blues exceptionnels : Pink Anderson et Floyd Council, véritables pionniers de ce style de musique. Barrett tenait à ce que le terme sounds (sons) apparaisse dans le nom car il veut se lancer dans différentes expériences musicales et sonores pour créer un son qui serait unique et typique de son groupe. Rapidement, pourtant le nom sera réduit à Pink Floyd... avec la destinée que l'on sait !

Radiohead : les rockeurs de l'Oxfordshire avaient pour nom On a Friday (Un Vendredi) lorsqu'ils tournaient dans les pubs de province mais quand le label Parlophone leur fit signer un premier contrat, en 1986, ils furent contraints de changer de nom avant de signer. Il fallait se décider rapidement et ce fut le titre d'une chanson du groupe post-punk américain Talking Heads qui devint le nouveau nom du groupe.

The Rolling Stones : ce nom provient de paroles de la chanson Mannish Boy (I'm a man child, I'm a rollin' stone, I'm a man child, I'm a hoochie koochie man), un standard du blues enregistré en 1955 par Muddy Waters et popularisé par BB King.

The Yardbirds : ce groupe qui révéla, notamment, Eric Clapton, Jimmy Page ou Jeff Beck doit son nom au saxophoniste de jazz Charlie Parker dont le surnom Bird était la contraction de Yardbird qui signifie en argot américain débutant ou prisonnier. Lorsqu'il débuta le saxophone, à 11ans, son entourage le surnommait affectueusement Yardbird; avec le temps Parker est de devenu l'Oiseau, Bird. Dans ses romans, Jack Kerouac évoque très souvent le jazzman, qu'il nomme simplement Yardbird. Keith Relf, fondateur du groupe et fan de kerouac, utilisera le terme Yardbird pour baptiser sa formation.

3° Les Révoltés ou les Provocateurs

Lynyrd Skynyrd : groupe phare du rock contestataire américain des années soixante, ce groupe doit son nom à un professeur de gymnastique, Mr Skinner, de la Robert E. Lee High School, à Jacksonville, en Floride. Celui-ci menait ses cours de sports selon une discipline de fer et ne supportait pas les "bons à rien à longs cheveux". Ronnie Van Zant, Allen Collins et Gary Rossington, qui fondèrent le groupe en 1964, avaient évidemment les cheveux longs et leur idée était que le succès, quel qu'il fut, ne dépend pas de la chevelure... Pour glorifier les Skinners, c'est à dire les étudiants martyrisés par Mr Skinner, ils ont cherché un moyen d'intégrer ce mot à leur nom de groupe. Skinner est devenu Skynyrd et les bons à rien ont vendu des millions d'albums...

The Pogues : les punks de King Cross avaient opté pour un nom gaélique, Pog Mo Thoin, que l'on peut traduire par Embrasse mon Cul... Il a été réduit en The Pogues parce que les radios anglaises et la BBC refusèrent de diffuser les chansons d'un groupe dont le nom contenait un mot grossier.

Queen : A la fin des années '60, Brian May et Roger Taylor sont membres d'un groupe nommé Smile (Sourire). Freddie Mercury rejoint le groupe en 1970 et impose directement sa personnalité ainsi qu'un nouveau nom de groupe. Il veut un nom court, facile à retenir, plutôt irrévérencieux et universel (car il est persuadé que le groupe sera mondialement connu). Il opte pour Queen qui répond à tous ces critères et qui, en plus, ouvre la porte à diverses interprétations y compris aux allusions homosexuelles...

The Ramones : ce groupe de New York a marqué l'histoire du mouvement punk. C'est par pure provocation qu'ils ont choisi ce nom. Les punks étaient à l'opposé de la musique proposée par la référence ultime de la musique anglophone, Paul McCartney qui à l'époque proposait surtout un rock fait de ballades avec son groupe Wings. Lorsqu'il voyageait, McCartney signait ses réservations d'hôtel du nom de Paul Ramon, c'est autant par dérision que par provocation que les New-yorkais ont choisi de se baptiser The Ramones...

4° Les Allumés

Dexys Midnight Runners : le groupe anglais post-punk de Kevin Rowlands est, surtout, connu chez nous pour son hit exceptionnel Come on Eileen qui fut le single le plus vendu de l'année 1982. Issus de la scène punk des années '70, Kevin Rowlands et Kevin Archer avaient plus ou  moins tout essayé en matière de stupéfiants et notamment la fameuse dexérine, une amphétamine très en vogue à Londres à cette époque. Lorsqu'il s'est agi de trouver un nom pour le nouveau groupe que les deux hommes monte, en 1978, c'est tout naturellement qu'ils pensent à y intégrer une référence à la dexérine. Se souvenant qu'ils ont souvent cherché cette amphétamine dans la nuit, à l'issue des concerts avec Killjoys leur groupe précédent, ils se mettent en situation dans le nom du nouveau band. Mais pour éviter toute forme de censure radiophonique, il faut que cette allusion soit masquée, c'est ainsi que le groupe opta pour le nom de Dexys Midnight Runners (Ceux qui Courent après la Dexérine à Minuit)...

Green Day : Un Green Day (Jour Vert) est, dans l'argot américain un jour passé à fumer de la marijuana... On devine pourquoi Billie Joe Armstrong et sa bande ont opté pour ce nom de scène !

Iron Maiden : pour un groupe qui se revendique Heavy Metal (mais dans son aspect le plus commercial) et qui véhicule une image plutôt sataniste, il fallait un nom choc. Iron Maiden (La Vierge de Fer) était un instrument de torture médiéval qui faisait pénétrer des pointes de fer dans le corps du supplicié.

5° Les Socio-culturels

The B-52's : contrairement à ce que l'on pense, le nom ne vient pas directement du bombardier américain B-52 mais bien d'un style de coiffure, la choucroute, qui en argot sud-américain se dit B-52 à cause de son aspect massif. Cindy Wilson, la soeur du chanteur du groupe, et Kate Pierson sont les choristes du groupe et elles arborent toutes les deux une coiffure B-52. Elles sont rapidement devenue emblématiques du groupe qui adoptera alors le nom de B-52's...

Depeche Mode : le groupe new wave formé à Basildon dans l'Essex, en 1977, emprunte simplement son nom au célèbre magazine de mode française.

The Who : lorsqu'il s'est constitué, en 1961, le groupe de Pete Townshend, Roger Daltrey et John Entwistle se nommait The Detours mais avant même qu'un premier single ne sorte, Entwistle se rend compte qu'un groupe américain porte déja ce nom. Alors, un ami de Townshend leur proposa, comme ils étaient totalement inconnu de s'appeler The Who (Les Qui). Lorsqu'ils signent chez EMI, en 1964, leur manager impose un changement de nom pour coller à la mouvance Mod - un mouvement de jeunes hédonistes très branchés et à la pointe de la mode vestimentaire - qui envahit Londres depuis quelques temps. Le groupe s'appelle alors High Numbers qui, dans l'argot Mod, signifie "bien fringué, avec des vêtements classes". Après un premier 45 tours qui passe totalement inaperçu, le manager Peter Meaden est remercié par EMI qui fonde beaucoup d'espoir sur Townshend, Daltrey, Moon et Entwistle. Pour se distancier de l'échec commercial du premier disque, le groupe redevient The Who... avec la carrière exceptionnelle et l'influence fondamentale qu'il exercera sur la musique du 20è siècle !

UB40 : lorsqu'il fonde le groupe avec quelques potes, Alistair Campbell est à peine sorti de l'école et l'avenir est plutôt gris à Birmingham en cette fin des années '70. Il n'envisage pas de vivre de la musique qui n'est qu'un exutoire et, à l'image d'une partie importante de la population de cette ville du centre de l'Angleterre, la seconde du pays en termes de population et d'industrie, Campbell va devoir aller pointer au chômage. Il rentre alors son document de demande d'allocation, le Unemployment Benefits - Form 40 souvent abrégé dans les administrations en UB40. Ce document symbolisant parfaitement son état d'esprit autant que la situation sociale de la ville, Alistair Campbell utilise sa forme abrégée pour donner un nom à son groupe.


6° Les simplistes ou les Evidents

The Bee Gee's : le groupe pop et disco fut fondé en 1958 (oui, vous avez bien lu) par les frères Gibb à peine âgés de 10 et 12 ans, à Manchester dans le nord de l'Angleterre. A l'origine, il s'apelait simplement Brothers Gibb, les Frères Gibb. Rapidement, le nom s'est réduit à la contraction de ses initiales BG qui, en anglais, se prononcent Bee Gee auxquels fut ajouté un s pour le génitif...

Van Halen : initialement le groupe de hard-rock créé, en 1974, par les frères Van Halen s'appelait Mammoth mais le nom était déjà porté par un autre groupe de Californie. C'est sans grande originalité qu'Eddy et Alex Van Halen ont renommé leur groupe avec leur propre patronyme.

7° Les Indéfinissables

Aerosmith : lorsque le groupe s'est formé en 1970, à Boston, Joey Kramer, le batteur, souhaitait qu'il s'appelle Aero mais cela faisait un peu court et un peu mou pour un groupe qui entendait jouer du hard rock et du heavy metal. Il fallait quelque chose pour compléter Aero... Lors d'un délire, Kramer et un de ses amis se sont laissés aller à jeter tout et n'importe quoi et à associer ces n'importe-quoi à Aero. On imagine ce que cela pouvait donner : AeroPear (AeroPoire), AeroPork (AeroPorc), AeroDrum (Aerobatterie)... Et puis Joey Kramer lâcha bêtement Smith qui signifie forgeron mais qui est aussi le nom de famille le plus répandu aux Etats-Unis et qui peut donc représenter un quidam, un inconnu dans la masse (Mr Smith = M. Dupont). Des inconnus, cela représentait parfaitement le groupe et puis, Aerosmith, ça claquait pas mal. Le nom du groupe était trouvé !

Creedence Clearwater Revival : les origines de ce groupe mythique du blues et de la musique country des années '60 et '70 sont, convenons-en, un peu tirées par les cheveux (longs, bien entendu !). Il s'agit de l'assemblage de trois termes qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. Creedence était le prénom d'un ami du guitariste Tom Fogerty; Clear Water étaient des mots du slogan d'une publicité télévisée pour une marque de bière; Revival parce que chaque contrat dans des petits bars permettait au groupe de poursuivre sa route, une forme de renouveau, de nouvelle vie... L'assemblage des trois mots plaisait à John Fogerty et aux autres, le nom du groupe était définitif !

Pearl Jam : le band grunge de Seattle avait choisi pour nom Mookie Blaylock par allusion au joueur vedette des New Jersey Nets. Mais le nom était protégé par la NBA et le groupe fut obligé d'en changer. C'est en parlant des confiture de sa grand-mère Pearl que le chanteur, Eddie Vedder, proposa de baptiser le groupe Pearl Jam. Faute de mieux, le nom fut adopté...

Procol Harum : souvenez-vous de ce groupe londonien qui fit un tabac international avec la chanson A whiter shade of pale. Procol Harum, d'où ce nom étrange peut-il bien provenir ? Simplement du nom du chat siamois de Guy Stevens, le manager du groupe. Ce chat de race, avec pédigrée, s'appelait effectivement Procol Harum, il valait une petite fortune et Stevens y était attaché comme à la prunelle de ses yeux. "Nous aussi on va bientôt valoir une petite fortune" lui dit en substance Gary Brooker, le leader du groupe. Il fut alors décidé d'appeler le groupe Procol Harum.

R.E.M. : pendant quelques mois, le groupe de Michael Stipe évolue sans nom. Il joue de la musique punk-rock et cherche un nom accrocheur. Malgré plusieurs propositions comme Cans of piss (Canette de Pisse), Twisted Kites (Cerf-volants enroulés) ou Negro Wives (Femmes Nègres), rien ne retient l'aval de l'ensemble des membres. Un peu lassé, Stipe ouvre alors un dictionnaire et tombe sur l'acronyme R.E.M. (Rapid Eye Movement - Mouvement Occulaire Rapide) qui évoque un stade du sommeil paradoxal lorsque le dormeur rêve et que ses globes occulaires bougent rapidement et inconsciemment. Ce nom original est finalement conservé et R.E.M. débute, à l'aube des années quatre-vingt, une longue et prolifique carrière.

U2 : d'abord nommé Larry Mullen's Band, du nom de son créateur, le groupe se rebaptise Feedback, à cause du larsen produit par leur vieil ampli, avant d'opter pour The Hype (Le Battage ou L'Esbrouffe) et c'est sous cette appellation qu'il fait ses premières apparitions à la télévision irlandaise (RTE). Steve Averill, alors chanteur d'un groupe punk de Dublin, propose au groupe de prendre le nom de U2, en référence à un avion espion américain - le Lockheed U-2 - abattu par l'armée russe alors qu'il survolait Semipalatinsk, le site d'essai de missiles nucléaires de l'URSS. Ce nom plait à Adam Clayton car en plus de la référence politique, il contient un double sens U2 se prononce You Too (Toi Aussi) ce qui tend à la communion avec le public et les fans... Si le nom ne séduit guère Bono et Larry Mullen, ils doivent vite se rendre compte que U2 claque bien dans l'oreille et que cela fonctionne bien avec le public lors des concerts...

Article publié une première fois le 30 juillet 2012 sur Acta Diurna

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Published by Olivier Moch - dans A découvrir
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