Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:06

Du droit au respect pour les animaux qui vont terminer dans nos assiettes !

 

images.jpgJe suivais, samedi, sur l’autoroute un camion de transport de cochons, ces bêtes prenaient probablement le chemin de l’abattoir où elles termineraient leur vie pour accomplir leur destinée qui est de finir dans l’assiette de l’amateur de viande… Dans la tranchée de Cheratte, une côte autoroutière impressionnante où trop souvent les routiers jouent aux cons, le chauffeur menait son bahut sans ménagement avec plusieurs à-coups dus à des changements de bandes et autres rétrogradations de vitesse… Lorsque je parvins enfin à dépasser le camion ce fut pour découvrir par les larges interstices de sa remorque un nombre impressionnant de cochons entassés les uns sur les autres et à la merci de tous les chocs de la conduite lamentable de celui qui les menait à l’abattoir… Je sais que ces cochons vont à la mort mais est-il besoin de les y emmener dans ces conditions merdiques ? Non assurément ! Pourquoi l’Homme a-t-il tendance à se moquer des êtres vivants – humains et animaux – qui lui semblent inférieurs ? Je ne les connais pas mais j’en veux énormément au patron de la société de transport qui, au nom du sacro-saint profit, a autorisé l’entassement de ces pauvres bêtes mais aussi au chauffeur qui, en conduisant comme un con, brinqueballait dangereusement les cochons au risque de leur casser une patte et de les faire souffrir inutilement…

J’en entends certains dire ou penser que ce ne sont que des bêtes d’abattoir et qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat – encore une expression humaine à la con qui implique un mauvais traitement animalier -, qu’il y a bien d’autres priorités dans la vie que de se soucier du sort de cochons qui vont à l’abattoir. Et je suis sûr que parmi ces gens qui font peu de cas de la fin de vie des cochons, il s’en trouve pour hurler au scandale face au spectacle tauromachique ! Deux poids deux mesures dans la condition animalière alors… Cela remonte à quelques année mais j’ai en mémoire des images en provenance du marché aux bestiaux de Ciney où l’on voyait d’immondes individus frapper une vache à la tête jusqu’à lui provoquer des saignements à l’œil. Sept marchands avaient été condamnés pour ces faits ! Il faudrait davantage d’exemples forts de cette sorte afin de faire prendre conscience qu’un animal, fut-il condamné à l’abattoir, à droit au respect et à certaines conditions de traitement… Les conditions de mise à mort dans certains abattoirs nécessitent l’impérieux besoin de légiférer en la matière tant elles peuvent être parfois inhumaines. Je me souviens aussi d’images, au milieu des années ’90, qui montraient qu’il fallait s’y reprendre à trois fois avec un pistolet d’abattage placé sur la tête d’un ruminant avant de le voir s’écrouler dans d’atroces souffrances… Des souffrances qui auraient fait passer la corrida pour un jeu anodin de cour de récré !

Abattages à la chaîne parfois mal menés, transport dans des conditions aussi malsaines que médiocres, coups de bâton ou de pied, gavage d’oies, stockage de poules dans des espaces réduits, chasseurs sans scrupules… Décidément l’Homme fait bien peu de cas de ces animaux qu’il devrait pour choyer puisqu’ils sont destinés à le nourrir, à lui permettre de survivre. Alors que je suis grand amateur de foie gras, le gavage me dérange d’autant plus que je suis persuadé qu’il y a d’autres moyens – existants ou à trouver – d’obtenir un foie gras de qualité sans stresser autant de pauvres volatiles. Attention, loin de moi l’idée de militer pour une forme quelconque de végétarisme ou de végétalisme ; j’aime trop la viande que pour cela ! Mais bien de réclamer davantage de respect pour ces animaux qui doivent terminer dans nos assiettes !

Mais, dans sa toute-puissance, l’homme n’a pas le temps ni l’envie de se soucier du calvaire des animaux produits de bouche… Car c’est bien ça le problème ; c’est que dès avant leur mise à mort ces bêtes sont considérées comme des produits déjà plus comme des êtres vivants qui peuvent ressentir la douleur ! De toutes manières, j’en suis persuadé, ce besoin de faire souffrir est inné chez l’Homme, il est dans ses gènes… L’homme est un sadique génétique ! Alors, souvent puisque son éducation lui a inculqué qu’il n’est pas bien de faire souffrir ces semblables, il reporte cette obligation génétique de faire mal qui l’habite sur des animaux ; dans des abattoirs, sur les terrains de chasse ou même en tançant, main ou journal en renfort, son clebs ou son chat…

Certaines associations s’insurgent contre les traitements infligés aux animaux dans les arènes, dans les laboratoires ou à domicile et c’est très bien ainsi. Il est désormais temps que ces associations accordent plus d’intérêt aux animaux de boucherie, depuis l’élevage jusqu’à l’abattoir en passant par les conditions dans lesquelles ils sont transportés !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Olivier Moch - dans Humeurs
commenter cet article

commentaires