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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 09:55

Du café comme d’une substance à dépendance !

feca.jpgJe ne sais pas si vous êtes comme moi mais je suis convaincu que le premier café du matin est l’un des meilleurs moments de la journée... Et bien, pourtant il est le signe d’une forme réelle d’assuétude ! Selon des chercheurs de l’Université John Hopkins, à Baltimore (Etats-Unis), la sensation de bien être liée au café matinal n’est rien d’autre que la compensation du manque lié à la dépendance du consommateur à la caféine... Ce manque est provoqué par une abstinence de plusieurs heures pendant la nuit. Le café peut donc être assimilé à une drogue ! Tout est relatif évidemment puisque la caféine n’est pas aussi néfaste que peuvent l’être la cocaïne, l’héroïne, d’autres types de drogues ou même l’alcool... Mais, les recherches de l’équipe universitaire du Professeur Roland Griffith sont claires sur le sujet : il existe bel et bien une dépendance au café et plus précisément à la caféine contenue dans le nectar noir... Lorsqu'une personne ne peut ingérer sa dose habituelle de café, elle risque de souffrir d'un éventail de maux, clairement liés à sa dépendance. Les troubles liés au manque de caféine sont de cinq ordres : maux de tête, fatigue ou lassitude, difficulté de concentration, humeur maussade et état pseudo-grippal (avec douleurs musculaires et nausées). Clairement, tous les buveurs de café sont déjà passés par cet état de condition que l’on impute généralement, à tort, à une fatigue accrue... Et bien non, le manque de caféine en serait le principal responsable.

Les premiers symptômes de manque peuvent apparaître entre 12 et 24 heures après l’ingestion de la dernière tasse de café et peuvent se prolonger, sans apport de caféine, jusqu'à une semaine. L’agrément procuré par la première tasse de café matinal est donc lié au phénomène de bris d’un manque qui n’a pas encore atteint son paroxysme. Et l’équipe du Professeur Griffith de préciser dans un rapport d’études que ces signes de manque ne touchent pas que les grands buveurs de café. Que du contraire, comme pour toutes les assuétudes finalement, il n’est pas nécessaire de consommer à fortes doses pour être accro. Une consommation quotidienne, même modérée, de café peut générer une dépendance ! La dépendance à la caféine est à ce point réelle qu’elle devrait faire son entrée dans la prochaine édition du fameux DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Discorders), véritable bible de la psychiatrie qui recense tous les troubles mentaux...

Le marché du café représente un chiffre impressionnant du 15,3 milliards de dollars en 2009, ce qui correspond à quelque 130 millions de sacs(1) de café vendus à travers le monde(2). Le Brésil reste le premier producteur mondial avec 46.000 sacs, devant le Vietnam (16.000 sacs) et la Colombie (10.000 sacs). En ce qui concerne la consommation, les Finlandais (avec 12,7 kilos), sont les plus gros consommateurs mondiaux, devant les Norvégiens (9,7 kilos) et les Suisses (9,2 kilos). En Belgique, nous consommons, en moyenne, 7,2 kilos de café chacun par an, en France, la moyenne annuelle par habitant est de 5,1 kilos de café... A titre de comparaison, les Etasuniens ne consomment que 4,2 kilos de café pan an et par habitant. Le café est bien un vice d’Européens ! Le café est produit qui symbolise parfaitement le commerce international du vingtième siècle, il est cultivé et cueilli dans les pays du sud et il est consommé surtout dans les pays du nord dits industrialisés… La consommation moyenne des pays sous l’Equateur est de 4,1 kilos par personnes.

Enfin, selon les chercheurs de l’Université John Hopkins, l’assuétude à la caféine est la plus aisée à sevrer. Il suffit de diminuer quotidiennement sa dose de café et de remplacer ce breuvage par un décaféiné... Ceci dit, le café a aussi des vertus ; riche en antioxydants, la caféine peut réduire, parait-il, les risques de maladies cardiovasculaires et neurodégénératives. Il contribue aussi à la prévention du diabète de type 2. Le café facilite aussi la digestion et, par vasodilatation des bronches, aide à la respiration.

Sur ce, je vais jusqu'à la machine qui trône dans ma cuisine pour me faire couler un lungo aux arômes fruités d’arabica !

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Published by Olivier Moch - dans Le monde est fou !
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commentaires

PERROT 31/05/2015 21:39

depuis 3 jours je ne buvait plus de café (je bois environ 4 grande tasses de café par jour) j ai sentit uns grande fatigue et j ai dormi plus qu a l habitude aujourd hui j ai rebus du café et tout va bien je pète la forme