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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 10:26

George Herman Ruth était l’un des plus grands joueurs de base-ball de tous les temps... Il fut la première vraie star du sport US.

Sport national au Etats-Unis, le base-ball reste beaucoup plus confidentiel de ce côté ci de l’Atlantique. Chez l’Oncle Sam, on commença à frapper la balle avec une batte dès avant la Guerre de Sécession (1861-1865). Certes, le jeu alors appelé Rounders n’en n’est qu’à ses balbutiements. Mais au fil du temps, il se développa pour devenir le sport national majeur, avec le foot US et le basket ball version NBA. Le base-ball a engendré ses légendes ; comment ne pas évoquer Lou Gehrig, Jackie Robinson, Ty Cobb, Joe Shoeless Jackson, Roger Maris, Willie Mays, Roberto Clemente ou l’immense Joe Di Maggio et plus proche de nous Barry Bonds... dont les noms résonnent même aux oreilles des plus profanes d’entre-nous. Batteur à la puissance exceptionnelle, George Babe Ruth fait aussi partie de la légende. Il se signala dès 1914 en Major League de base-ball, alors à peine âge de 19 ans, quand il signe son premier contrat professionnel avec les Boston Redsox après avoir joué quelques seamines en test ches les Orioles de Baltimore. Issu d’un orphelinat de la côte-est, cogner la balle est sa passion, il sait aussi que c’est l’unique opportunité pour lui de sortir de la misère qu’engendre sa condition d’enfant sans parents. George présente pourtant un physique qui est loin d’être celui d’un athlète, bambin il était petit et rondouillard mais, déjà, il frappait la balle avec une puissance bien au delà de la norme. Cette puissance lui permet d’intégrer une équipe professionnelle, d’échapper à la rue et à la délinquance. En effet, chenapan hors pair au caractère de cochon, George Ruth n’entendait en faire qu’à sa tête sans tenir comptes des règles édictées par la société qui le plaça dans un orphelinat infâme dès son plus jeune âge.

La nature l’a doté d’une force de frappe exceptionnelle et à la puberté il se développe de façon impressionnante. Adulte, il mesure 1,88 mètres et pèse 108kg. Grand et doté d’une force exceptionnelle, autant se servir de ces atouts ! Rapidement, les adversaires qui sont au gant savent qu’ils passeront un moment délicat lorsque celui que l’on surnomme, tantôt affectueusement tantôt ironiquement, Le Bébéest à la batte. Il reste cinq saisons chez les Redsox avant d’intégrer la plus prestigieuse équipe de ce début de siècle les Yankees de New York. Le montant du contrat racheté par les New-Yorkais se monte à 125.000 dollars soit une somme faramineuse pour l’époque. Mais l’investissement est rentable car Babe fait gagner plusieurs titres de champion consécutifs (ndlr aussi appelé World Series) à son équipe. En 1927, il établit un record fabuleux : 60 home runs - c’est à dire tour complet du circuit sans que la balle ne revienne dans les mains de l’adversaire - sur la saison. Ce record ne sera battu qu’en 1961 par Roger Maris qui en réalisa 61... La quasi totalité des homes runs de Ruth furent possible simplement parce qu’il avait frappé la balle en dehors des limites du terrain et qu’il était matériellement impossible à l’équipe adverse de la récupérer... En terme de pourcentage, George Ruth détient d’ailleurs toujours le record. 60 home runs équivalaient, en 1927, à 14% de tous les home runs réalisés sur la saison. Aujourd’hui, le batteur qui atteindrait 14% de l’ensemble de la saison devrait accomplir plus de 300 home runs !

Et des records, Babe en a trusté durant sa longue carrière. Il est, par exemple, un des deux seuls joueurs au monde à avoir réussi trois home runs dans la même partie... Il est le seul à avoir répété cet exploit à deux reprises. Il est nommé, toujours en 1927, «Héros national» pour son apport au base-ball. En 1936, il intègre le Baseball Hall of fame, tableau d’honneur des joueurs les plus prestigieux. Il réussira, au total, 714 home runs lors de sa carrière (il disputa 2503 partie soit une moyenne de 1 HR toutes les 3,5 parties !), record qui restera inégalé jusqu’en 1974. Ajoutons à cela tous les titres de World series qu’il emporta et les mentions de «Joueur de l’Année» qu’il collectionna...

A la fin de la saison 1934, George Ruth, qui mena une vie loin d’être celle à laquelle s’astreint un athlète de haut niveau, voit pourtant son physique décliner. Depuis quelques saisons déjà son salaire est annuellement revu à la baisse. Il décide donc de quitter les Yankees et de devenir manager d’une équipe. Il choisit les Braves de Boston, une équipe médiocre, mais son caractère ne colle pas avec celui des dirigeants alors, au bout d’une semaine, il démissionne. Après avoir passé 20 années au firmament du base-ball, il prend une retraite méritée. Ses records tombent lentement les uns après les autres mais George Babe Ruth restera à jamais gravé dans la légende du base-ball. Aujourd’hui, sur les 194 records qu’il décrocha dans sa carrière, 53 sont toujours en attente d’être battus… Fils de personne, il est devenu l’Empereur du Stade, celui devant lequel on s’incline, permettant entre 1920 et 1932, à son sport de prédilection de devenir aussi celui de toute l’Amérique. Il fut la première grande star de ce sport… peut-être même la première vraie star du sport américain ! Il fut, notamment, la première vedette à associer son nom et son image à un produit de consommation. C’était une barre de chocolat…

Lorsqu’en 1948 George Ruth s’éteignit des suites d’un cancer, la direction des New York Yankees décida de retirer, à tout jamais, la vareuse floquée n°3 que Babe avait rendue célèbre... Aucun autre joueur des Yankees n’aura jamais l’honneur de la porter !

En 1992, Arthur Hiller rend homage à George Ruth avec son excellent film Gentleman Babe, c’est John Goodman qui campe The Babe à l’écran… Une statue à son effigie se dresse fièrement dans Oriole Park, à Baltimore, où il était né en 1895.

 

The Babe

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